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 Vice - don't hold a glass over the flame, don't let your heart grow cold

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Invité
Sujet: Vice - don't hold a glass over the flame, don't let your heart grow cold Sam 15 Juin - 10:38

Chaos isn’t a pit.

 
vice ■  DOVINCINNI VITTORIO


âge : 21 ans.
date de naissance : 12/12/1992.
qi : 170.
origine : Italienne.
ancienneté : 17 Juillet 2009 - bientôt quatre ans.
manie : Son regard se plonge dans le vide.
cheveux : noirs.
yeux : marrons.
peau : hâlée.
taille : 180 cm.
tatouage/piercing : deux piercings aux deux oreilles.
corpulence : maigre.

Many who try to climb it fail and never get to try again.



Words
Le XIXème siècle littéraire et politique dans l'Europe de l'Ouest.


The fall breaks them.

Franc ■  Observateur ■  Calme ■  Réfléchi ■  Clairvoyant ■  Plaisantin
Individualiste  ■  Désintéressé ■  Froid ■  Distant  ■  Couard ■  Précieux
L'encens pénètre dans ses narines et l'étouffe presque. Il ne croit plus en l'infaillibilité de la mémoire humaine. Il y a quelques temps encore, il pensait pouvoir se rappeler de sa mère. De ses cheveux, de son odeur. Elle avait été masquée et avilie par l'odeur musquée des corps qui se rencontrent, une odeur de sexe aussi vivace que celles dont se plaignent les femmes en pleine période menstruelle. Une odeur rance et métallique. Il pensait pouvoir se rappeler du jour où ils s'étaient rendus voir son père à l'hôpital, ce jour où il avait marmonné un italien sans grand sens. Il ne fait pas grand cas des théories psychanalytiques et ne s'embarrasse jamais de conceptions psychologiques qui biaisent sa vision littéraire du monde.
Il ne rêve de rien, pourtant ; possède, à vingt-et-un ans, la persistante impression de connaître, l'impérieuse certitude d'essayer de tout savoir. C'est un homme lettré qui présume manier les mots avec le génie et la superficialité des sophistes antiques. Il a lu Sartre et Camus, Eco et Barrico, Ronsard et Musset. Il s'est attaché à parcourir l'oeuvre rimbaldienne et baudelairienne avec le plus grand soin, s'est égaré, des nuits durant, sur La Divine Comédie de Dante. Il a beaucoup lu sans avoir jamais l'impression de retenir grand chose - s'est toujours convaincu que les personnes qui s'armaient d'un stylo à la lecture ne pouvaient être fréquentables.
Il est grand et rachitique.

Il possède une peau fine qui cicatrice très vite. Son enfance casse-cou l'incombe ainsi de quelques cicatrices notables, comme celle qui longe son avant-bras, rosée et lisse au toucher. Chaque matin, il prend soin de coiffer ses épis avec une pâte modelante dont l'odeur est un peu forte. Ses cheveux sont très fins, d'un noir de jais. Il est persuadé qu'il suffira qu'il atteigne l'âge de trente ans pour commencer à les perdre. Au moindre rayon de soleil, il n'hésite pas, sans pudeur aucune, à dégainer ses lunettes de soleil, à branches fines et à verres larges. Il n'est pas très poilu et possède tout au plus un rasoir jetable qu'il se force à changer tous les deux mois avec une mousse à raser bon marché. Il la passe à loisir sur son torse ou ses aisselles quand il se sent un peu capricieux - autrement, elle siège avec le rasoir dans le bric à brac innommable que constitue sa salle de bain.

L'importance que prend la littérature, qu'elle soit philosophique, de genre romanesque, poétique ou théâtral, se matérialise dans l'espace physique de Vice. Sa chambre est agencée pour accueillir le moindre nouvel ouvrage - neuf ou d'occasion - avec un soin extrême. Elle possède, d'ailleurs, une agréable odeur de papier vieilli avec laquelle il est impossible de ne pas se sentir familier. Souvent a été sujet à moqueries ce noble et vaillant passe-temps cultivé car mêlé, sans commune mesure, dès l'instant où le regard se pose sur son lit et sa petite table de nuit, à l'univers du sexe. Lubrifiants, préservatifs et, à ne pas en douter, objets sexuels en tout genre peuplent le paysage immédiat au réveil du jeune homme. C'est retourner à une ambiance profane, presque frivole, plein d'inconsistance.
Cette jonction brutale est dans le prolongement de la personnalité de Vice. Si, par certains aspects, il s'avère réfléchi, raisonné et philosophe, il est capable de se vautrer dans la plus basse trivialité sans grande difficulté. Il semble même avec certitude qu'il apprécie sans commune mesure ces facettes antithétiques, sans cependant travailler à démontrer leur concordance. Il est saisi d'une joie simple à la pensée de jouir autant d'un rapport sexuel comme d'un ouvrage poussiéreux.

Cette simplicité anime ainsi ses propensions brutales, éveille le rustre d'apparence qu'il est parfois. Il aime à croire que c'est la littérature seule qui a favorisé son glissement vers l'image du littéraire taciturne, respectable et discret qu'il incarne à la Wammy's. Nul n'est dupe mais Vice se plaît à penser que cette duplicité tacite n'illustre en rien une hypocrisie consensuelle à son égard : elle résidérait dans une amiable composition de ses affaires.
Pure dénote toutefois de ce schéma conventionnel. Il lui est toujours apparu évident qu'elle ne mangeait pas de pain-là - que leur amitié exigeait une conciliation réelle, une entente véritable. Ses récentes anicroches concernant Néron n'ont pas adouci sa tâche. Il est conscient qu'elle est incapable d'accepter son attitude lâche et volage - il préférait encore fermer les yeux et ne pas conduire à son propre procès.

And some are given a chance to climb, they cling to the realm or the gods or love. Only the ladder is real. The climb is all there is.


Il se souvient avoir beaucoup geint. A la fois comme un enfant pleurnichard et un adolescent incompris. Il avait vite compris, en rencontrant Pure, qu'il utilisait alors un mauvais langage.

Il renâcle à tout oublier. C'est pourtant ce que la Wammy's House et ce que Pure semblent souhaiter : qu'il se laisse aller. Il sait que c'est d'une désolante facilité, qu'il lui suffirait de retirer les quelques photos de la jolie femme brune qu'était sa mère avant de tomber enceinte dans sa jeunesse. Légitime ou morale, cette possibilité est pleine de promesses. Elle l'empêcherait d'abord de penser à ce vieux père malade et au fait, non négligeable, que sa mère s'y soit consacrée pendant toute son enfance. Quelques photos de cette période s'amoncelle aussi au scotch transparent avec les autres contre le placard de sa chambre, où se concentrent ses vestes en cuir, ses quelques casquettes aussi noires que ses cheveux et ses interminables pairs de jeans.

C'est aussi ce que l'encourage à faire cette foutue et clichée cigarette qu'il fume après avoir fait l'amour, adossé contre son lit, dont l'odeur s'accroche à sa peau, à ses ongles, à ses vêtements. Elle n'a rien d'élégant : il est pris d'une telle étourderie que toute sa cendre ne tombe jamais dans son cendrier et qu'il est obligé de frotter le sol de la pièce jusqu'à en avoir les doigts noirs.

Il savourerait le corps des femmes et ses livres avec une plus grande légitimité. Il se sentirait propre sur lui-même. Il n'était pas obligé de se contraindre à être aiguillé çà ou là par de foutus déterminismes, à la convenance de son passif, de ce qui l'avait atteint ou touché.

La Wammy's House leur offrait l'indispensable possibilité de faire table rase. C'était difficile, compliqué, il fallait œuvrer de telle façon à se nourrir au mieux de son passé. S'il avait été un autre, dont la nullité en sciences ne serait pas considérable, sans doute se serait-il attaché à devenir médecin. Exceller dans l'art des chiffres, bonifier son âme en aidant autrui à aller mieux. Un chevalier des temps modernes dont l'action n'est plus mentale ou philosophique.

Ce serait le méconnaître de penser qu'il nie sa nature littéraire. Avec plus ou moins de fidélité, il tente de la cultiver et de l'enrichir. Il ne prétend pas encore s'être approprié tous les romans, essais critiques ou recueils poétiques de son étagère mais essaie de ne pas les oublier et de les entamer lors d'un moment de libre. Au risque de gâcher une soirée.

Il se rappelle de Donatello. De leur arrivée, pleine d'espoir pour l'un, réservée pour l'autre. Désormais, il est seul. Quatre ans qu'il voit les pensionnaires quitter l'orphelinat, d'autres les remplacer, certains investis d'une mission divine, certains encore raser les murs ou les égayer. Il ne saurait les compter et les quelques qui l'ont marqué l'ont souvent quitté, quatre ans après son arrivée.


Chaos is a ladder.

pseudonyme : Lush.
âge : 18 ans.
sexe : Féminin.
avatar : Ren Honjô de NANA.
découverte du forum : La honte j'avais 13 ans.
est-ce votre premier forum rp ? Non.


Dernière édition par Vice le Lun 17 Juin - 20:47, édité 1 fois
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Invité
Sujet: Re: Vice - don't hold a glass over the flame, don't let your heart grow cold Lun 17 Juin - 19:18

La fiche est terminée. L'autre peut être placée à la corbeille - trop vieille. Je reviendrai sur celle-ci quand je serai certaine de la tournure où j'orienterai Vice à la WA et posterai la partie correspondante <3
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Âge: 17 & 25 ans
Sujet: Re: Vice - don't hold a glass over the flame, don't let your heart grow cold Lun 17 Juin - 20:06

Hep. Réponds à note rp maintenant. J'ai découvert qu'on avait une fan.

♔ ♔ ♔

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Sujet: Re: Vice - don't hold a glass over the flame, don't let your heart grow cold Lun 17 Juin - 20:41

Ouaiiiiis, j'ai pas le droit de poster ici, mais c'est pour la bonne cause alors m'en voulez pas trop. éè
JE SUIS LA FAN. Et fière de l'être, oui m'dame. ♥
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Âge: 17 & 25 ans
Sujet: Re: Vice - don't hold a glass over the flame, don't let your heart grow cold Lun 17 Juin - 20:43

xD J'adore.

♔ ♔ ♔

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Sujet: Re: Vice - don't hold a glass over the flame, don't let your heart grow cold

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