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 AVEC LES YEUX SOUS LA LUMIERE

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Cyclop avatar
Sujet: AVEC LES YEUX SOUS LA LUMIERE Sam 20 Mai - 1:45



AVEC LE TEMPS FORT NECESSAIRE


CHARLIE SYBIL BISHOP
âge : seize ans
date de naissance : trente novembre
qi : cent soixante trois
sexe : agenre
origine : britannique, haïtienne
ancienneté : trois ans
cheveux : noirs, teinture bleu-gris
yeux : marrons
peau : métisse
taille : cent soixante six centimètres
tatouage/piercing : lol
corpulence : squelettique
manie : écrire sur ses mains


mais tu ne le vois pas, c'est de l'or au bout des doigts



CLASSE
spécialité

Définissez-vous en une phrase.

■ Non.

Vous offrirez quoi à Noël à votre meilleur ennemi ?

■ Une corde.

Parmi ces livres ci-dessous, lequel serait le plus susceptible d'être votre livre de chevet ?

■ H2G2 : The Hitchhiker's Guide to the Galaxy de Douglas Adams.

Ce que vous devez impérativement arrêter de dire. Sérieusement.

■ « Plus vite ! Hé que ça saute ! Allez ! Merde ! »

La petite manie dont vous vous passerez bien ?

■ N'avoir aucune notion du temps.

Il y a forcément quelque chose que vous auriez dû faire depuis longtemps et n'avez toujours pas fait.

■ M'excuser au près de la personne que j'ai insulté il y a trois semaine. Peut-être. On verra.



AVEC LES MAINS ÇA C'EST LES NERFS

optimiste ■ curieux ■ énergique ■ indépendant ■ battant
mutique ■ inconscient ■ provocateur ■ égoïste ■ menteur

Sybil est un survivant.
C'est ce qu'on lui a toujours dit depuis l'hôpital, répété comme un refrain rouillé
parce qu'il aurait pu finir comme sa mère
parce qu'il aurait pu finir comme son père
mais Sybil est un survivant –
c'est un concept qu'il ne comprend pas vraiment.

Sybil n'est pas au dessus des vivants
il y avait bien un complexe de supériorité avant
mais –

Sybil n'est pas en dessous pour autant
avec son œil qui ne voit plus avec son bras qui le lâche avec sa jambe qui boite
mais Sybil le cache sous des faux semblants – et sous un cache-oeil si c'est trop voyant.


Sybil est un vivant

de ceux qui profitent de tout les instants ;
n'accordent pas d'importance aux conséquences ;
il n'est pas vraiment gentil Sybil mais n'est pas non plus méchant
il ne pense qu'à lui c'est impressionnant – mais il lui reste si peu Sybil
si peu mais c'est bien suffisant

de toute façon il ne parle pas Sybil, alors on le remarque pas souvent
ça ne le dérange pas – les gens sont fatiguants.


un pied devant l'autre, chaque jour reste le notre


« Charlotte, ça ne va pas ? »

L'enfant est recroquevillée dans un coin, en position fœtale.
De toute évidence, les cailloux avec lesquels elle joue l'intéressent plus que tout ce qui l'entoure.

« Charlot- »
« J'aime pas qu'on m'appelle comme ça. »

Elle lâche un des cailloux, qui tombe dans ce qu'elle imagine être un grand fracas.
Elle l'imagine un peu pareille, la réaction de son papa.

« Pourquoi pas ? »
« C'est pas joli. »

C'était sûrement nouveau pour lui.
Elle n'a que six ans, mais elle prend déjà l'habitude de cacher des choses à ses parents.
Elle soupire.

« Y'a que maman qui le prononce joliment. On peut pas m'appeler autrement dit ? »

Elle le regarde de ses grands yeux bruns, et il s'accroupit devant elle.
Elle n'aime pas quand il fait ça. Se mettre à la taille des plus petits, c'est une façon de les prendre en pitié. Que ça soit gentil ou méchant.
Les grands de l'école font souvent ça.

« Et bien, il y a ton deuxième prénom, Sybil ? »
« C'est joli. J'aime bien. »

Un silence.

« A l'école on m'appelle beaucoup Charlie. »
« Et tu aimes bien ? »
« Oui. »
« Alors, comment veux-tu qu'on t'appelle ? »
Haussement d'épaules. « Comment tu veux m'appeler ? »

- - -

Sybil est un enfant étrange, selon ses professeurs.
Elle n'est pas intégrée à la classe, et pourtant elle n'est jamais toute seule.
Toujours avec des groupes différents. Comme si elle retournait sa veste, tout le temps.
Elle est très intelligente. Elle le sait. Ça la distrait.
Les cours ne semblent pas les intéresser.
Les autres élèves par contre. Elle les regarde comme elle regarderait une colonie de fourmis.
Mais elle n'est pas méchante. A eux, elle ne se dit pas plus intelligente qu'un autre.
Sybil est un enfant étrange.

- - -

Sybil est un enfant distant.
A la voir, elle passe son temps à analyser. Les gens, le vent, les fleurs.
Elle a un QI supérieur à la moyenne, et, selon le psychologue qu'on les a forcés à lui faire voir, un manque d'empathie.
Elle n'avait que peu d'amis
qui en savaient probablement bien plus sur elle que ses propres parents
et elle n'avait que 13 ans.

C'est tellement jeune, 13 ans.
Bien trop jeune pour avoir un accident.
Le coup typique de la voiture qui roule trop vite pour réussir à céder la priorité.


Quand Sybil s'est réveillée, elle a eu du mal à réaliser.
A comprendre pourquoi à sa droite elle ne voyait rien.
Pourquoi elle ne sentait pas son bras, ni sa jambe. Jusqu'à ce qu'elle y voit les plâtres.
Jusqu'à ce qu'une infirmière arrive, d'abord surprise puis rassurée.

Apparemment, elle était la première à s'être réveillée.
Mais leur soulagement fut de courte durée en se rendant compte qu'elle était incapable de parler.
Ses cordes vocales avaient certes pris un coup, mais elle devrait toujours pouvoir s'en servir.
Ils ont passés de nombreux tests à tenter de comprendre pourquoi ça n'était pas le cas. Finalement, ils en ont tiré la conclusion que ça n'était que psychologique, et que ça lui passerait. Probablement.

Sa mère s'est réveillée peu après elle. Sybil a vite appris que si elle avait perdu beaucoup de contrôle sur la moitié de son corps, sa mère, elle, n'était pas capable de bouger grand chose. Elle arrivait à cligner des yeux, c'était déjà une bonne chose.
Après quelques jours, elle était également capable de parler.

Son père, lui, n'eut pas leur chance. Le poteau qui l'attendait en sortie de route n'eut aucune pitié pour lui.
C'est en fauteuil roulant qu'elles assistèrent à son enterrement. Sa mère pleurait à chaude larmes – l'une des seules choses qu'elle pouvait faire.
Sybil, elle, ne savait pas si ça faisait partie du package « choc émotionnel », mais elle en était incapable.

Sybil ne saurait dire combien de temps elle passa à l'hôpital, entre les séances de rééducation, de thérapie, les cours à rattraper et les diverses animations auxquelles elle pu assister.
Elle sait juste que lorsqu'ils l'ont considérée prête à quitter l'établissement, sa mère était toujours incapable de faire quoi que ce soit par elle-même. Elles ont entendu dire qu'il y avait peu de chance qu'elle guérisse un jour de sa paralysie.
Elles s'y étaient résignées.
Mais Sybil ne voulait pas la quitter.

« Il paraît qu'ils ont trouvé un bon orphelinat où t'envoyer. »
Même après plusieurs mois, il lui semblait toujours aussi difficile de parler.
« C'est un peu loin d'ici, mais tu t'y sentiras bien, j'en suis sûre. »
Je n'ai pas envie de te laisser ; qu'elle lui avait répondu. Son langage des signes était encore un peu bancal, mais il lui devenait de plus en plus naturel au fil des jours.
Sa mère apprenait moins vite, mais comprenait instinctivement.

« Tout vas bien se passer. Je serais toujours avec toi. »

Alors Sybil a accepté. Elle n'avait pas le choix.

- - -

La Wammy's House était un établissement étrange.
Peuplé d'orphelins surdoués, comme Sybil.
Sauf que sa mère n'est pas morte, juste paralysée. Probablement à vie. Ça n'est pas si grave – une fois ses études finies, Sybil ira s'occuper d'elle. Elle méritait bien qu'on lui rende la pareille.

A son arrivée, Sybil pris une décision radicale. Décision qui mûrissait doucement dans sa tête depuis un moment déjà.
Puisqu'il lui fallait se trouver un pseudonyme, cacher son identité
Sybil deviendrait donc Cyclop, et Cyclop serait un il.
Sybil n'a jamais aimé les différences faites entre les garçons et les filles. Au départ c'était simplement de la curiosité.
C'est devenu, sans qu'il ne s'en rende vraiment compte, une véritable part de son identité.

Tout comme ses multiples handicaps.
Ça n'a plus d'importance maintenant, s'il ne vainc jamais ce blocage qui l'empêche de faire usage de sa voix.
Si l'état de son bras ne s'améliore jamais.

Bon par contre si il doit finir en fauteuil roulant à cause d'une seule jambe invalide et du bras correspondant incapable de s'appuyer sur une canne, là ça le fera un peu chier quand même.


(DON'T LISTEN TO THE WORDS I SAY)

pseudonyme : wesh the one and only koko
âge : *sigh*
sexe : meh
avatar : sakuma jirou - ie
découverte du forum : oula
est-ce votre premier forum rp ? c'est trop chou comme question
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