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 That day was supposed to be a good one [Whisky]

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Vergil
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Sujet: That day was supposed to be a good one [Whisky] Dim 16 Fév - 18:38

« Ouais, Whisky m'a filé ça. »

Viktor regarda fixement le gamin.
Trop, c'était trop. Vergil chiffonna le papier entre ses mains et ouvrit brutalement le tiroir pour en tirer l'impressionnante collection de feuillets de dispense qui s'y amoncelait depuis déjà quelques temps, tous signés de la main de l'illustre infirmier. Il darda sur l'élève un regard menaçant, avant de se lever :

« Ouvrez tous vos manuels à la page 203. Je ne tolérerais pas une seule dispense de plus pour ce cours d'allemand. Oui, oui, même pour toi. Va t'asseoir. Pendant mon absence, vous allez faire les exercices 1, 2, 3 et 5, plus la compréhension écrite. Et le premier qui ne me présentera pas ses devoirs à mon retour se prendra une semaine de retenue et des lignes des « Infortunes du Jeune Werther » à traduire en anglais et en latin. »

Les élèves baissèrent la tête face à la menace grondante et sortirent leurs manuels, prêts à se dévouer corps et âme à la langue de Goethe, tandis que Vergilt sortait de la classe d'un pas raide. Il se retint in extremis de claquer la porte en quittant la pièce et passa une main dans ses cheveux hérissés.
Il ne pouvait pas tolérer, une fois de plus, qu'un autre enseignant puisse contester son autorité toute puissante, en autorisant un élève à sécher ses cours pour des prétextes absolument stupides. Ça avait tout l'air d'une micro guerre. De plus, il semblait qu'aucun des autres adultes qui gravitaient dans ce microcosme qu'était la WH n'avaient sa rigueur et sa morale. Bordel. Ils étaient tous dans le même bateau, enchaînés à des adolescents imbéciles, et il fallait que l'infirmier se la joue compatissant, au nom d'une sacro sainte morale revendiquant la libération de la puberté et de ses principes de merde. Vergil devait déjà se retenir de ne pas malmener ses élèves, mais dans le cas de Whisky, c'était différent ; il pouvait se permettre de le menacer tout à loisir.
Le molosse germanique était lâché.

Il entra sans frapper dans l'infirmerie, un rictus collé sur son visage crispé. En apercevant Whisky, il s'avança vers ce dernier et laissa tomber sur son bureau la pile de dispenses :

« Alors ? Qu'est ce que ça signifie ? T'as cru que tu pouvais te la jouer gamin compatissant ? Essaye de leur trouver au moins une excuse crédible, la prochaine fois que tu signeras une putain de dispense ; non mais, regarde-moi ça, l'élève souffre d'un mal de tête prononcé. Sérieusement. Whisky. »

Et le pseudonyme de l'infirmier sonnait comme un aboiement dans la bouche germanique de Viktor. Vergil avait gardé un accent définitivement agressif lorsqu'il parlait anglais, si bien que même lorsqu'il essayait de parler normalement, les gens se méprenaient souvent sur son ton. Et il devait reconnaître que l'irritation qu'il ressentait à l'égard de Whisky ne devait pas aider sa voix à paraître plus douce ou compréhensive. Que Whisky puisse saboter à loisir les cours des autres professeurs, ça allait encore mais le sien, putain, personne n'avait le droit d'y toucher. Il avait un programme à remplir et la moitié de ces gamins parlaient déjà allemand comme des bâtards dégénérés, alors non, qu'en plus cet imbécile soit de la partie, c'était insupportable.
En plus, il ne pouvait pas le blairer. Dunno why. Vergil restait très intolérant à l'égard des gens incapables de mûrir.

Viktor rétrécit son regard, les sourcils froncés :

« J'exige que tu ne signes plus de dispense à l'avenir. »
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Whisky Ne pense pas au passé...
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Sujet: Re: That day was supposed to be a good one [Whisky] Sam 22 Fév - 14:47

Une douce fumée blanchâtre. Voilà se qui sortait de derrière la chaise de l'infirmerie, où se tenait le responsable du lieu. Whisky, Médecin immature de 26ans, était encore en train de fumée son mauvais tabac, en douce, comme un gosse de douze ans. Il profitait qu'aucun élève n'ait besoin de soin particulier pour s'accorder sa pause addiction dans le dos de l'administration Wammyhousienne. La caméra de surveillance de L, qui se trouvait dans un angle, avait l'objectif masqué par une grande plante verte dans un énorme pot, qui permettait à Whisky de faire ce qu'il lui plaisait sans qu'il ait de compte à rendre à personne. Le detecteur de fumée avait été saboté par l'infirmier, pour ne pas qu'il déclenche une alarme lorsqu'il se grillait une clope. Oui, Whisky avait dressé une micro-culture dans l'art de fumer une cigarette, une sorte de rituel accompagnant chaque clope. Bref, ce jour-là, il cloppait tout en lisant distraitement d'un oeil le dossier des orphelins. Les pages lui dressait une liste de pseudonymes et de photos d'enfants plus ou moins agées. Lola, Mello, Near, Matt, Hurricane, Everald... Tant d'enfant qui nécessitait des soins parfois grave, parfois léger, ou parfois pas de soins du tout. Des prescriptions spéciales pour les un, des recommandations pour les autres... Il y avait vraiment de tout.
Whisky était en train de noter des informations sur un certains Guard, une note disant qu'il devait éviter les médicaments provoquant des visions ou des hallucinations, lorsque des pas lourds résonnèrent dans le couloir. Pris de panique, Whisky jeta sa clope dans une direction approximative et plaqua le cendrier dans le tiroir. Pourvu que ce ne se soit pas Kaplan ! Le médecin detestait ce conseiller d'éducation qui traumatisait maintes les élèves et qui le fliquait. Impossible de fumer lorsqu'il était dans les parages ! Ce requin contrôlait tout. Mais vraiment tout. Et il avait le droit de sanctionner Whisky, qui était sensé se desintoxiquer durant le séjour, en faisant des retenues sur son salaire ou en le collant.
La porte s'ouvrit donc, mais ne laissa pas entrer Hadès, mais plutôt Cerbère, dans l'infirmerie. Le prof d'Allemand de la Wammy's House n'était pas le plus grand des hommes, mais sa simple présence avait semblé réduire la taille de la pièce de quelques mètres. Ces cheveux hérissés avec du gel, ces sourcils froncés, son air aussi aimable qu'une porte de prison créait une atmosphère opaque autour du personnage qu'était Vergil. Une zone de rancune envers le monde, de hargne, qui se dirigeait aujourd'hui vers le doux infirmiers de la Wammy's House. Whisky soupira intérieurement, car il savait qu'il allait passer un sale quart d'heure. Merci Vergil.

« Alors ? Qu'est ce que ça signifie ? T'as cru que tu pouvais te la jouer gamin compatissant ? Essaye de leur trouver au moins une excuse crédible, la prochaine fois que tu signeras une putain de dispense ; non mais, regarde-moi ça, l'élève souffre d'un mal de tête prononcé. Sérieusement. Whisky. »

L'interrêssé était justement en train de soulever quelques distances pour jauger de l'épaisseur du paquet, et n'avait à vrai dire pas écouter plus de la moitié des mots du professeur allemand. Que de dispense de cours sur le bureau ! Des bleus, des jaunes, des manuscrites, des dactylographiés... Les papiers étaient vraiment le témoignage du travail de Whisky de ce dernier mois. Ce dernier releva justement la tête et sourit à Vergil, un sourire enfantin qui contrastait avec ces rides et ces cheveux blancs. En cet instant, comme en d'autre d'ailleurs, son âge semblait encore plus flou que d'habitude. Vieux ? Jeune ? Mystère. Il était si immature parfois.

« C'est vraiment moi qui ait écrit tout ça...? »

Le regard de Vergil fit perdre son sourire au garçon, qui laissa mollement retombé les papiers qu'il venait de soulever. Que cet homme était coincé... Un papier au nom de Phoenix glissa de la pîle et atterit devant le nez de Whisky. Le motif de dispense était marqué de manière manuscrite : traitement et discusion importante. Attrapant la feuille, Whisky la brandit devant le nez du pakistanais en lui disant avec un air un peu amusé, et un peu sérieux aussi.

« Tu vois bien que je suis sérieux, Vergil ! Regarde ! Tu va pas me dire que ce motif est béguin... »

Sauf que Whisky s'arrêta et renifla l'air, en plissant le nez. Une odeur étrange flottait dans la salle. Un peu âcre et légère... Qui piquait les narines légèrement. Reniflant devant Vergil, le medecin tourna la tête en direction de l'origine de l'odeur, sourcil froncés... Et vit sa plante verte en feu.

« Bordel de...! »

Sous les yeux de Vergil, le tout-ridés se jeta sur le végéta...l et commença à essayer d'étouffer le feu avec sa blouse. Deux longues minutes s'écoulèrent, au terme desquels le feu fut maitrisé... au prix du bas de la blouse de Whisky. Il avait rammassé le mégôt, source de l'incendie, et le porta à ces lèvres en pestant. Sa plante en avait pris un coup, mais tenait toujours -bancalement, certe- devant la caméra. Mentalement, le docteur se promit de racheter du cicatrisant pour sa petite plante en pot, et de changer la moquette autour du recipient. Puis il se tourna vers Vergil et le regarda, la clope au bec, et ces lêvres esquissant un sourire qui lui rajoutait des rides.

« Bref. Tu disais ? J'ai pas entendu ta dernière...
- Je te disais que j'exige que tu ne signes plus de dispense à l'avenir. »

Whisky ouvrit de grands yeux en entendant la requête du professeur d'allemand. Il ne pouvait pas lui demander ça... Si ? Ce serait comme demander à un professeur de ne plus enseigner. Non non non, songea l'infirmier en passant sa main sur son visage, dissimulant un cours instant son réseau de ride, il n'en ferait rien. Il n'allait pas obéir à une demande si ridicule.

« Vergil. Je respecte énormément ton travail, commença le fumeur en soufflant de la fumée de cigarette, mais je ne peux pas acceder à ta requête. Les élèves ont besoin de soin et d'attention. Est ce que je te demande de ne plus faire ton travail, moi ? Et puis... Tu devrais peut-être te remettre en question avant de me crittiquer ! Calme toi un peu ! Tu veux une clope pour te détendre...? »

Et Whisky sortit son tabac de la poche de sa blouse, pour se rouler une clope, tout en regardant le latiniste. Son mégot acheva de se consummer et Whisky l'expédia dans la corbeille, avant de reporter sa clope non allumé et nouvellement roulé entre ces lèvres, et d'observer en relevant un sourcil son interlocuteur. Sa réponse ? Clope ou pas clope ?
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Vergil
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Sujet: Re: That day was supposed to be a good one [Whisky] Dim 23 Fév - 12:47

Non mais quel bouffon.

Vergil haussa un sourcil nerveux devant son attitude gamine et son sourire – pourquoi souriait-il, hein, il croyait que ça allait calmer Vergil, HEIN ? -, avant de croiser ses bras musculeux.

« Je m'en branle, que ces élèves aient le choléra, des migraines, ou la jambe cassée. Si tu veux discuter avec ces putains de gamins, fais le en dehors des cours. Ils ne manquent pas de temps libre, ces sales gosses. Là, ce papier est aussi con que les autres ; j'pense pas que Phoenix ait besoin de son traitement à c't'heure précise. Tu veux court-circuiter mon cours, c'est ça ? »

Viktor resta de marbre face au flamboiement de la fameuse plante verte, contenant sa colère pour laisser à l'infirmier le soin de s'occuper du problème. En fait, il avait juste envie de renverser le végétal en feu pour se venger, bêtement. Il se délecta un instant de la vision : l'infirmerie en feu, et Whisky au milieu en train de se faire une danse macabre sur les braises. Plus d'infirmerie, plus de dispense. Problème réglé.
Ce qui le froissait surtout, dans cette histoire, c'était que Whisky était trop maternel envers ces mômes. Certes, on peut être malade, mais qu'ils le soient toujours quand ils devaient aller dans son cours d'allemand, c'était un peu forcer sur la coïncidence. Vergil avait l'impression qu'il n'avait jamais réussi à avoir une classe complète depuis son arrivée ; c'était toujours le même cirque, les gamins se ramenaient devant son bureau, d'abord gênés, puis, au fil des dispenses, devenaient de plus en plus insolents. Un rictus moqueur déforma les lèvres minces du professeur d'allemand, et il avança d'un pas, jusqu'à ce que son ombre recouvre le bureau de l'infirmier. Il se retint de l'agripper par le devant de sa blouse pour le secouer un brin et lui faire rentrer dans le crâne que NON, c'était pas possible :

« Je ne remets pas en question ton putain de travail, aha, mais juste. Je reconnais que le tien est utile, aussi, etc. MAIS JUSTE. Éviter de filer des dispenses quand vient l'heure d'allemand. Ces petits connards sont prêts à tout pour la sauter, et tu les laisses faire. Alors non. Putain. Tu ne respectes pas mon travail. Tu lui chies dessus. »

Par pure esprit de rivalité, quand Whisky lui proposa une clope, Viktor sortit sortit son propre paquet de malboro. Vu l'épisode de la plante incendiaire, il se doutait que l'infirmier avait dû trafiquoter le détecteur de fumée, et bon, il n'avait de toute façon pas envie de sortir se griller sa clope dans le vent glacial qui devait souffler à l'extérieur. Il alluma sa clope et reposa un regard froid sur le type au visage de figue qui lui faisait face :

« En plus, c'est quoi ça ? Fumer dans l'infirmerie ? Et les gamins avec de l'asthme ? Tsk. T'es totalement irresponsable. »

Whisky faisait de ces gamins des femmelettes, incapables de se concentrer sur quoi que ce soit, s'il leur suffisait d'aller geindre à l'infirmerie pour obtenir une dispense. De toute façon, Viktor n'avait jamais été très axé sur la psychologie infantile ; il avait toujours eu une santé parfaite, et que des gamines puissent se faire dispenser pour « des règles » - des règles, quoi, okay, tu perds du sang, meuf, mais on s'en branle dans les faits, comment ça pourrait être douloureux de perdre ses ovaires – c'était aussi à la limite de sa compréhension. Un bon élève est un élève qui a son cul collé à sa chaise et le nez dans ses cahiers.
Ahah, peut-être qu'il en demandait trop.

Quant à remettre son propre travail en question, non. Il faisait ce qu'on lui demandait, très simplement. Et encore, il ne leur tapait pas dessus avec une règle en fer. Il devait peut-être menacer le prochain qui se présenterait armé d'une dispense avec ce genre de traitement old school, qui avait toujours suffit pour ramener les fortes têtes dans le bon et droit chemin de l'éducation.

Les élèves ont besoin de soin et d'attention, parodia-t-il d'une voix geignarde dans sa tête, accentuant le côté gamin de la réplique. De l'attention ? Non, ils avaient surtout besoin de rigueur et de barrières. Et les adultes nécessitaient parfois le même traitement, songea-t-il en posant sur l'infirmier un regard brûlant.

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Whisky Ne pense pas au passé...
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Sujet: Re: That day was supposed to be a good one [Whisky] Ven 21 Mar - 13:12

« Je m'en branle, que ces élèves aient le choléra, des migraines, ou la jambe cassée. Si tu veux discuter avec ces putains de gamins, fais le en dehors discours. Ils ne manquent pas de temps libre, ces sales gosses. Là, ce papier est aussi con que les autres ; j'pense pas que Phoenix ait besoin de son traitement à c't'heure précise. Tu veux court-circuiter mon cours, c'est ça ? »
 
À cette agression sonore, Whisky avait soupiré. Puis la Plante verte ne lui avait pas laissé le temps de répondre et avait accaparé sa pensée, pour le forcer à agir et sauver le végétal en feu. Ainsi, c'est pour cela qu'il n'avait répondu à Vergil que ces gamins avait déjà beaucoup de travail - certes moins que lui à son époque - et qu'ils méritaient de conserver le temps qu'ils leurs restaient pour décompresser. En effet, Whisky savait que l'excès de travail pouvait tuer un homme... Au sens littéral du terme. Son unique amour s'était pendu à cause de ça... Qu'on ne vienne pas lui dire après que "le travail, c'est la santé !". De plus, personne ne contrôlait les douleurs de son corps, et Whisky partait du principe que l'honnêteté entre les élèves et lui était réciproque. Alors quand un des orphelins arrivait avec le visage triste et parfois plein de larme, à cause d'une douleur... Il les dispensait. Il était un peu trop naïf, mais chuuut ! Il ne fallait pas le dire.
 
Bref, au moment de l'invitation de fumer, Vergil avait sortit un vrai paquet de clope. Et cela avait eu sur Whisky l'effet... D'une sorte de Saint-Graal. L'attention du médecin et son regard s'était porté de manière accru sur la main du fumeur, fixant ses cigarettes de marque d'une manière avide. Depuis combien de temps il n'avait pas fumé de VRAI bon tabac ? Depuis trop longtemps... Le médecin tendit la main et essaya de prendre une cigarette, avant de se rendre compte que l'autre avait déjà rangé son paquet... Avec une moue dépitée, le médecin sortit un briquet déguisé de manière à ressembler à un objet du quotidien, et alluma sa cigarette roulée sans rien dire. Il proposa ensuite du feu à Vergil, avant de voir que le latiniste accro au gel avait déjà allumé sa clope.
 
Il rangea donc son briquet et s'apprêtait à mettre un peu d'ordre sur le bureau, quand Vergil reprit la parole pour lui dire avec son accent à couper au couteau et ses airs moralisateurs.
 
 « En plus, c'est quoi ça ? Fumer dans l’infirmerie ? Et les gamins avec de l’asthme ? Tsk. T'es totalement irresponsable. »
 
Le médecin soupira et un peu de fumée sortit de ses lèvres, avant de se remettre face à Vergil et de montrer du doigt la cigarette du prof' d'allemand, un air moitié rieur moitié sérieux sur le visage. Qu'est ce que c'était que ça, sinon un objet tout aussi criminel que son tabac au rabais...?
 
« T'es vraiment doué pour te moquer du monde : t'es en train de faire quoi là, à part fumer dans l'infirmerie...? Puis les gamins qui ont de l'asthme ne subissent ni ma clope ni ses odeurs : je passe mon temps à aérer l'infirmerie et je regarde toujours si mon cendrier est vide lorsque l'un de ces élèves vient. Je tiens pas à leurs pourrir le peu de santé qu'il leur reste...  »
 
Et Whisky tira une nouvelle bouffée sur son mégot, avant de regarder le professeur d'Allemand droit dans les yeux. Il connaissait vaguement son histoire, comme quoi il était Pakistanais et qu'il était arrivé dans la Wammy's House pour des raisons personnelles en rapport avec son ex-famille, mais pas plus. Qui était vraiment Vergil...? Les yeux un peu dans le vague à cause de sa réflexion, il s'égara dans ses pensées et se surprit à lire sur le visage de Vergil des signes d'animosité et de moquerie : ces yeux brillant, cette bouche crispé, cette mâchoire serrée et ce regard... Le latiniste ressassait sans doute ces derniers propos en les déformant, et s'en servait comme charbon pour alimenter sa colère. Le docteur soupira et sentit qu'il ferait mieux de dire quelque chose. Alors, sans doute à cause du regard brûlant de son ami, il le regarda dans les yeux et marmonna doucement, avant de prendre plus d'assurance:
 
« Ça fait longtemps que l'on ne m'avait pas regardé avec de telles flammes dans les yeux... Ah, ça, j'ai eu le droit à de la pitié, du mépris, de la jalousie... Mais rarement à un tel regard brûlant. »
 
L'infirmier quitta le derrière de son bureau en commençant à faire un tour lent dans la pièce, fixant le latiniste qui le fixait, ce qui rendait assez troublant la situation. Les réflexions fusaient dans le crâne de l'ancien élève de la Wammy's House, et aiguillait le jeune homme sur de vieux cours poussiéreux sur le caractère humain. Et pour modérer son flot de parole, le médecin se mit à parler à voix haute, étalant au grand jour le fruit de ces réflexions devant l'objet de ladite pensée.
 
« Réfléchis, Walter, commença-t-il en se parlant à lui même et en tournant sa cigarette entre ces doigts. Vergil est un peu borné mais il est juste, et s’il est souvent difficile de lui faire entendre un autre point de vue parce qu'il est colérique, il ne t'a pas encore menacé de te frapper. C'est donc positif, non...? Maintenant reste à savoir pourquoi tu lui déplais. C'est sans doute à cause de ton caractère gamin immature et ton insolence... Mais t'es plus un gamin, non ? Faudrait peut-être qu'il se calme, quand même... »
 
La réflexion continua quelques minutes, avant d'être troublé par un sms que le médecin venait de recevoir. Tout en prenant entre ces doigts le mégot qui se finissait, Whisky checka vite fait l'écran usé du fossile qui lui servait de téléphone, avant de se tourner vers Vergil, qu'il avait ignoré pendant quelques minutes. La nouvelle le concernait lui aussi, au fond.
 
« Y'a du café en salle des profs, ils ont racheté des paquets. C'est cool ça. »
 
Mais devant l'air dur et congestionné du professeur d'Allemand, Whisky préféra ne pas insister, et tenta de distraire Vergil en rangeant les dispenses dans une boite en carton qui trainait dans un coin. L'énorme pile disparut donc du bureau, pour se retrouver dans un contenant aux proportions assez fortes. Terrible, le nombre de dispense que signait Whisky...

[HRP: Désolé pour le temps que j'ai mis à répondre ><]
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Vergil
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Sujet: Re: That day was supposed to be a good one [Whisky] Lun 31 Mar - 16:13

« J'vois pas pourquoi j'devrais me dispenser de faire un truc si toi, tu le fais. Eh, tous égaux, hein. » Déclara l'allemand avec une sorte de macabre fierté

Et non, ils n'étaient pas égaux. L'homme ne prétendait pas connaître Whisky plus que ça – personne ne devait avoir l'envie de s'attacher à quelqu'un qui est son exact opposé – mais sa conception de l'univers voulait qu'il croie que ceux qui se laissaient piétiner avec la langueur d'un pachyderme sous anesthésiant valaient à peine son attention. Et Vergil devina sans peine que la réplique coupée par l'arbuste en flammes de l'infirmier aurait probablement suffit à le faire sortir de ses gonds ; quoi, Whisky se devait bien de défendre sa pédagogie comme lui-même se battait pour faire instaurer la sienne. Si ça ne tenait qu'à lui, il foutrait tous les gamins insolents dans un cachot, façon Fond de l'Étang. Mais malheureusement, les temps avaient bien changé depuis les fifties. Bienvenue dans l'ère des grands gamins et de leurs acolytes adolescents, incapables de marcher droit. Le prochain qui viendrait lui dire que, ohlàlà, ces pauvres petits travaillent tellement, il faut bien leur laisser un peu de temps libre pour qu'ils s'occupent de leurs dépressions galopantes, Vergil le balancerait dans un fossé rempli d'adolescents zombifiés par la nouvelle PS4 :

« Le peu de santé qu'il leur reste ? Tu es décidément trop bon quand tu essayes de faire dans l'ironie. »

Sa voix dégoulinait de ce cynisme agressif qui était sa marque de fabrication ; tétant sa cigarette, son regard insupportablement moqueur ne lâchait pas l'abruti qui lui faisait face. Et puis, il haussa un sourcil, lorsque l'autre lui lança qu'il avait le regard brûlant. Tiens donc, il allait de surprise en surprise depuis qu'il était entré dans cet orphelinat de tarés, et, visiblement, les élèves n'étaient pas toujours les pires. Viktor se demanda surtout comment il se devait de réagir face à une telle allégation ; ça faisait tellement tarlouze, aussi, de lui sortir un truc comme ça :

« C'est dommage que « mon regard brûlant » ne soit pas capable de discerner les dommages indéniables qu'a dû subir ton cerveau depuis les vingt dernières années, pauvre cloche. »

Et il s'apprêta à sortir de la pièce d'un pas rageur, lorsque l'infirmier marmonna ce monologue quelque peu singulier, suspendant l'allemand dans son geste. Il posa sur son vis-à-vis un regard dégoûté. Pas encore menacé de le frapper ? Mais pourquoi les gens le prenaient-ils toujours pour un sauvage de la plus basse catégorie ? À croire qu'ils ne voyaient en lui que sa colère, certes, qui était l’élément le plus facile à repérer, mais voy...

« Mais bordel. Ça t'arrive d'être un peu logique, parfois ? J'vais pas te frapper pour un truc aussi con, et arrête de marmonner dans ton coin, c'est inquiétant. »

Après tout, Moriarty avait dû engager tout un panel d’enseignants spécialisés pour son orphelinat ; un taré pour soigner d'autres tarés, ça pouvait même paraître logique, mais le sens de la tirade de Whisky échappait à Vergil :

« Tu m'déplais parce que t'es un sacré con, incapable de gérer un tas d'imbéciles qui ne demandent qu'à te bouffer. »

Décision sans appel. Il grimaça en relâchant la fumée qui bloquait sa gorge et s'approcha du bureau de l'infirmier, de nouveau menaçant. C'est sûr que maintenant que Whisky avait dit tout haut ses craintes, Vergil se voyait très mal le chopper par le col de sa blouse pour lui mettre une droite. Mais, bordel, il était aussi un peu plus intelligent que ça, pas juste bon à menacer les gens de leur éclater la gueule s'ils ne se pliaient pas à ses désirs ; ce genre de méthode ne marchait qu'avec les adolescents, et encore, il fallait peut-être tenter de traiter Whisky comme un adulte. Aha, proposition hilarante :

«Cool, ouais. Mais ça sert à quoi, qu'tu m'dises ça ? » Demanda le teuton, d'une voix grinçante

Oh, c'était peut-être une timide tentative de l'adoucir, et il en sut gré à l'infirmier d'au moins essayer. Mais il ne se détendit pas pour autant, la bouche tordue dans un rictus boudeur, qui lui était tellement habituel qu'il était difficile de l'imaginer sans.

[hrp : t'inquiète :'3 prends ton temps. Par contre, meuf, Vergil est allemand, hein xD - quoique paki' aurait pu être drôle]
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Whisky Ne pense pas au passé...
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Sujet: Re: That day was supposed to be a good one [Whisky] Mer 16 Avr - 15:31

« J'vois pas pourquoi j'devrais me dispenser de faire un truc si toi, tu le fais. Eh, tous égaux, hein. »

Whisky était d'accord avec cette idée d'égalité que Vergil évoquait de manière sarcastique. Pas d'accord avec une idée très hippiesque de la notion de l'égalité, dans le genre "Paix entre tout les hommes, on est tous frère, paix et amour", mais plus dans une idée de certaines cohérence de la race humaine. Scientifiquement, on dispose tout d'un génome semblable à quelque minuscule détail près à nos semblables, c'est même ce qui donnait à la race des hommes sont unité. Et c'est ceux en quoi Whisky croyait, plus que tout le reste. D'ailleurs, c'est aussi pour ça qu'il discutait avec Vergil, au lieu de le négliger comme on néglige parfois les personnes qu'on juge simplette. Ça et le fait que si Vergil lui mettait une droite, il risquait de finir à l'hopital, avec des points de sutures et de la ré-éducation de la machoire.
Puis bref, après la plante en feu et tout ça... Vergil avait répondu au grand discours sur la santé des enfants fait par le médecin attitré de la Wammy's House. Une réponse cynique et direct, efficace, faite par un mec qui tétait sa cigarette comme un gamin qui tête sa tétine. Vraiment, Vergil était tellement drôle, dans sa pose d'adulte qui en jette, accro à un petit baton blanc comme les gosses à leurs biberons. Mais on à tous une part de ridicule en soi, n'est ce pas ? Et Vergil n'échappait pas à la règle.

« Le peu de santé qu'il leur reste ? Tu es décidément trop bon quand tu essayes de faire dans l'ironie. »

Le médecin ne préfera pas répondre, la liste de nom présent dans ses dossiers médicaux témoignait pour lui du besoin de soin de la Wammy's House. Et puis, à quoi cela servait-il, de discuter santé avec une personne qui ne savait même pas la base de la médecine ? A rien, et Whisky préféra changer de sujet, pour ne pas que l'autre s'énerve inutilement. Tiens, parlons d'un sujet sain, qui plaira à route la famille... Les yeux de Vergil, par exemple.

Sujet qui fit froncer lesdit yeux de Vergil, qui se trouvait donc encore en train de tirer la gueule. Ou peut-être qu'il était surpris et qu'il n'avait que la colère en expression faciale pour le traduire. Quoi qu'il en soit, le latiniste put voir que Whisky venait de se mettre à faire les cent pas sur le tapis de l'infirmerie. C'est peut-être pour ça que l'autre le regardait comme on regarde un taré. Mais c'était trop tard, de toute manière... Bref, tout cela m'inspira à Whisky qu'une énième tirade sarcastique, comme il savait si bien les faire. L'accent germanique habituelle du jeune homme hacha les mpts d'anglais comme on hache la viande pour faire du hachis, rendant encore plus aggressif une phrase dénué de tout sentiments positif.

« C'est dommage que « mon regard brûlant » ne soit pas capable de discerner les dommages indéniables qu'a dû subir ton cerveau depuis les vingt dernières années, pauvre cloche. »

Whisky ignora poliment la remarque, et commença à parler tout seul en faisant les cent pas. Depuis longtemps, on le prenait pour un fou, et il l'était sans doute en partie. Apprendre la médecine en moitié moins de temps que la majorité des gens, n'avoir aucun respect pour soi, passer sa jeunesse défoncée après avoir subit la mort de son compagnon de route, son épaule... Tout cela contribuait sans doute à penser que le médecin était un doux dingue, un gentil taré qui ne cherchait pas encore à planter des gens avec un couteah de chasse. Mais pour une personne qui aurait connu Whisky depuis des années, c'était aussi le signe de la perte de son innocence et de ses capacités intellectuels. La défonce et le travail acharné avait réduit comme peau de chagrin la puissance de son cerveau, tout comme les nombreux problèmes psychologiques qu'il avait traversé. En somme, tout n'était qu'une contribution à l'enfant immature qu'il était devenu aujourd'hui.

Bref, Vergil avait commencé à se tirer loin de l'infirmier officiel de la Wammy's House, lorsqu'il suspendit son geste pour écouter Whisky. La colère brillait encorr au fond de ces yeux, tout comme la mélancolie se dissimulait au fond du regard de Walter. D'ailleurs, le changememt d'attitude de Vergil n'échappa pas au médecin, qui rangea cette information dans la partie encore intact de son cerveau détraqué. Et tu fis ton monologue en t'arrêtant et en te posant face à lui, ta cigarette-maison se consummant lentement entre tes lèvres. Tu parlais à voix haute, avec un air absent, jusqu'à ce qu'un sms vienne te troubler. Ça et le regard du professeur d'allemand au langage si chatié, si poétique.

« Mais bordel. Ça t'arrive d'être un peu logique, parfois ? J'vais pas te frapper pour un truc aussi con, et arrête de marmonner dans ton coin, c'est inquiétant. »

Tiens donc, l'homme aux cheveux englués de gel pouvait ressentir autre chose que de la colère ? C'était curieux, d'autant plus que le grand dadais abordait encore une tête de bouledog tueur sur son visage. Horrible faciès qui aurait pu se transformer en visage agréable en faisant quelque effort. Mais peut-être que l'Allemand était bloqué sur le visage "colère" depuis le temps, comme un mécanisme grippé. C'est peut-être parce que le latiniste avait de la colère contre sa vie passé, en fait. Chacun sa méthode pour extérioriser sa peine. Whisky fumait comme un pompier et avait touché à plein de saloperie pour pouvoir oublier.

« Tu m'déplais parce que t'es un sacré con, incapable de gérer un tas d'imbéciles qui ne demandent qu'à te bouffer. »

Sympa pour les enfants orphelins, d'être qualifié avec tant d'amour de la part de Vergil. Le médecin soupira et envoya son mégot fini dans la poubelle à coté de son bureau. Au moins, il savait ce que Vergil ressentait, maintenant. Il rangea donc les dispenses devant l'Allemand, et eut l'audace de lui tendre le carton remplie de dispenses. Après tout, ce serait plus utile à lui qu'au médecin. Médecin qui préféra changer de sujet en lui parlant du nouveau paquet de café.

«Cool, ouais. Mais ça sert à quoi, qu'tu m'dises ça ? »

Whisky attrapa les clefs et souria, avant de se diriger vers la porte de l'infirmerie. Il tappa sur l'épaule du latiniste, avant d'ouvrir lesdite porte.

"Je t'invite a boire un café, s'tu veux. Ça sera mieux que de discuter dans l'infirmerie."

[HRP: ...Je suis un mec /D Et oui, sans doute xD]
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That day was supposed to be a good one [Whisky]

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