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 Une rose qui pleure ? (TERMINER)

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Time
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Sujet: Une rose qui pleure ? (TERMINER) Sam 15 Juin - 15:06

Il se promenait, effleurant de ses doigts fins les douces pétales des roses. Time, que fait-tu à l'aube de cette nouvelle journée alors que tout le monde dort ? Le ciel mélangeait le gris et le orange. Il regarda le ciel, ce ciel si paisible à ses yeux. Il souriait, inspirant cette air frais et doux. Ces moments de calme, Time les appréciait. Une douce brise caressa ses cheveux, les oiseaux chantait, la ville commençait à s'animer...Des battements d'ailes marquèrent l'envole de colombes. Il aurait tout donner pour pouvoir voler et s'échapper vers un endroit où il trouverait les mêmes moments de tranquillité que maintenant.
Voilà que ce bref moment de calme et de tranquillité s'envolait avec ces oiseaux blanc pendant que le soleil orangé montait dans ce ciel virant au bleu azur. 

Sa peau laissa paraitre un trait rouge.Aussi vite et tranchant que le vent, une épine coupa le bout du doigt de Time. La blessure n'était pas vraiment très grave mais fut suffisamment profonde pour le faire saigner. 
Sur une pétale coulait une goutte de se liquide rouge. Une goutte rouge traversant la rosée du matin, se rouge se mêlant au couleur de la rose. Il commençait à avoir froid au bout du doigt, puis son doigt s'engourdi. Time regarda son doigt puis dirigea son regard vers la rose où son sang coulait. Cette rose, elle pleurait, elle versait une larme de sang. Une journée qui commençait bien...A cette heure tous le monde dormait mis à part lui mais il sentit une personne approcher...


Dernière édition par Time le Jeu 25 Juil - 20:17, édité 2 fois
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Sujet: Re: Une rose qui pleure ? (TERMINER) Dim 16 Juin - 18:50


» I’m not what you think I’m. «


    Le soleil réussit à prendre elle dessus sur les nuages et laisse joyeusement ses rayons s’étaler en contrebas, sur ce bas monde. Blossom est à sa fenêtre, le coude posé, la joue contre sa paume ouverte. Elle regarde le ciel en se demandant ce qu’il y a au-delà de Londres, de l’Angleterre, des autres pays ainsi que des mers encerclant les continents. Blossom connaissait assez bien sa géographie, mais cela n’expliquait pas s’il y a avait « autre chose ». Après tout, pourquoi pas ? Lorsque le premier homme posa pied sur l’Amérique, tout le monde pensait pourtant que le monde se limitait aux autres terres. Plus important encore, même si Blossom admettrait au bout de quelques minutes et sans trop de mal qu’il n’y a, au-delà des mers, que des mers et après, vu que la Terre est ronde, bah d’autres terres. Bon, je vous l’accorde, le sujet est loin d’être intéressant.
    Mais au-delà des cieux alors ? Qu’y avait-il ? Un paradis et un enfer, réellement ? L’adolescente n’y croyait pas tant que ça. Toujours plongées de la sorte dans ses réflexions, la jeune Word ne vit pas les minutes s’écouler, les heures défiler. Finalement, elle se redressa et alla changer son long t-shirt noir contre un simple débardeur blanc et un short en jean noir. C’est décidément une bien trop belle journée pour qu’elle reste cloitrée dans sa chambre à philosopher. Elle était d’humeur excentrique aujourd’hui.

    Les jardins. Elle adore cet endroit, ces plantes, ces fleurs, cet air frais qui y règne. La dernière fois qu’elle  était venue ici, elle avait fait la remontre d’Everald. Peut-être qu’aujourd’hui, elle allait faire une autre rencontre, qui sait.
    Tenez, un jeune homme. Il semble ne pas avoir remarqué la présence de Blossom alors celle-ci ne se permet pas d’aller l’aborder, préférant rester à une distance raisonnable de lui en observant ses gestes.
    Ses doigts traînent sur un rosier, sur les pétales de ses fleurs pour plus de précision tandis que son regard est porté sur le ciel. Que regarde-t-il au juste ? Les yeux de la demoiselle suivirent ceux du jeune homme et elle commença à se demander de quel groupe il fait partie. Parce qu’il est sacrément rêveur pour un Riddle, par exemple, détenteurs d’un esprit extrêmement vif. Mais qui sait, les apparences sont trompeuses, ne le sont-elles pas ?
    Il fallait s’y attendre. Les lèvres de Blossom s’étirent en un sourire amusé alors que son regard s’est reporté depuis un moment déjà sur les agissements du garçon. Il vient de se blesser le doigt mais c’est à peine s’il réagit, observant son sang s’ajouter à la couleur des roses. L’adolescente s’approche lentement, faisant claquer ses talons sur le gravier avant d’atteindre la hauteur du jeune homme.

    Une brise s’insinue entre eux deux, se glissant sous la chevelure flamboyante et la soulevant, faisant fouetter son visage de quelques mèches. Elle pose délicatement sa main sur celle de l’inconnu, son geste regorgeant d’une infinie finesse, d’une grâce sans bornes. Un sourire amusé éclaire son visage, une lueur malicieuse anime son regard ; déesse de la beauté, peut-être pas, celle qui est mauvaise et jalousie, celle qui n’autorise pas les débordements, celle qui se permet tout sans jamais trouver bon de se justifier. Elle la reine, elle la déesse, elle qui est au-dessus de tous ces vils et piètres humains. Elle qui fait glisser ses doigts sur le dos de la main du jeune homme, qui les fait faufiler de façon à agripper délicatement sa main avant de se saisir principalement de son doigt blessé, l’amenant à sa bouche. Elle fit passer sa langue dessus, cueillant la goutte de sang, avant d’y déposer un bref baiser. Toujours séductrice et aguicheuse, quelles que soient les circonstances, Blossom ne semble nullement gênée du regard que pourrait porter sur elle cet inconnu.
    Sa voix mélodieuse retentit alors, ses lèvres rosées remuant à peine, sa langue passant dessus pour les humidifier, sa main libre passant dans sa chevelure de feu tandis que de l’autre, Blossom alla caresser le visage du jeune adolescent avec le dos de ses doigts, un petite sourire sur le coin de la bouche. Pourquoi sourire ? Uniquement pour lui rappeler qu’une déesse demeure inaccessible, insaisissable, telle une perle précieuse glissant entre les mains, imprégnée d’un liquide de pureté malsaine.

    « Que vaut ta vie ? »
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Sujet: Re: Une rose qui pleure ? (TERMINER) Dim 16 Juin - 21:10

Que valait sa vie ? Pour certain elle était capitale, pour d'autres insignifiante. Pour Time elle valait se qu'elle valait. Mais pour elle, que valait la vie de Time ? Il regarda son doigt une nouvelle fois puis le dirigea vers sa bouche. Son regard était maintenant pointer vers l'adolescente au cheveux de braise. Il la regarda longuement, toujours le doigt a la bouche. Quelques minutes s'écoulèrent. Ces minutes lui paressèrent longues.

Il sortit de sa poche une montre a gousset et une paire de ciseaux. Il regarda les aiguilles de la montre tourner et quand celle des secondes arriva en haut, sa voix calme et sans tonalité prononça un programme, comme un emploie du temps :

"-07H59: Le jardinier est en route pour arroser ses roses. Time coupe une rose. Temps restant : 60 secondes."

A ce moment on entendait des bruits de pas dans le gravier. N'y tenant pas compte Time coupa la rose qui versait une larme de sang, la donna à Blossom et lui dit :

"-Tu est comme cette rose. A première vue tu est est belle et fragile, mais tu cache des épines qui font mal."

En prononçant ces mots Time reprit son programme :

"-07H59: Time donne la rose à Blossom, lui parle une dernière fois et s'enfuit. Temps restant : 40 secondes."

Time pris la main de Blossom et lui posa délicatement la rose. Il la fixa et lui dit ces dernières paroles : 


"-Je suis Time, j'aime les énigmes mais aussi les blagues. J'ai hate de savoir comment tu va t'en sortir !"

Il se rapprocha de la jeune fille au cheveux rouge vif et au parfum enivrant lui glissa un mot avec la rose et s'enfuit. Sur ce mot était écrit :"Merci, temps écoulé !"
Les bruits de pas cessèrent et la voix grave et dur du jardinier retenti :

"-Mes roses ! Mes belles roses ! Toi, tu ne t'en sortira pas comme ça !"

Time, deriére un arbre, admirait la scène et chuchota :

"Alors ? Comment va tu t'en sortir ? Hi hi hi..."
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Sujet: Re: Une rose qui pleure ? (TERMINER) Dim 16 Juin - 21:55


» Be my challgenge, I may show you a part of me.[/b «



    Il sort d’où, celui-là ? Blossom se le demande. Il est vraiment bizarre. Elle qui, pourtant, ne trouve jamais personne bizarre. Parce que la bizarrerie n’existe pas, que la normalité reste aussi une illusion, une douce euphorie. Elle n’y croit pas, l’adolescente. Elle est trop intelligente pour cela, trop au-dessus de ces gamineries. Alors bien-sûr qu’elle n’y croit pas. Comment le pourrait-elle ? Pourtant, au moment même où ses yeux se sont posés sur ce garçon, elle s’est dit qu’il devait être vraiment bizarre. Enfantin, aussi. Au fond, elle lui trouvait des airs puérils et innocents, candides et mignons. Elle aimerait être encore comme ça, elle aussi. Pure et chaste, déesse vierge. Au lieu de quoi, elle est d’avantage Eris, la déesse  polémique, Aphrodite, la déesse de la beauté qui collectionne les conquêtes. Blossom est un peu un mélange des deux, après tout. Parce qu’elle n’est pas souillée au point de passer chacune de ses soirées avec un homme différent. Pas même avec le même.
    Blossom n’est pas une princesse qui croit au prince charmant. Blossom croit uniquement qu’il n’y qu’une seule personne qui, rien qu’en posant son regard sur elle, peut lui faire rappeler qu’elle est vivante, qu’elle existe. Cette personne, elle pense l’avoir trouvé. Mais il n’est pas question d’elle, n’est-ce pas ?

    Sa question reste en suspens et nulle réponse ne vient abreuver ce soudain accès de curiosité. Alors Blossom ne demande pas son dû et attend simplement de voir ce qu’allait faire celui qui n’est pas encore son interlocuteur. Ah, il le devient. La jeune fille fronce les sourcils, ne comprenant pas ce qu’il venait de dire. Sauf que l’adolescente n’est réellement pas du genre à avouer ne pas avoir compris quelque chose. Ou, du moins, pas avant d’avoir réellement essayé de comprends de ses propres moyens. Soixante secondes. Blossom entend, Blossom enregistre, Blossom analyse. Un compte à rebours se déclenche automatiquement dans son esprit et les secondes s’écoulent, les unes après les autres.
    Le garçon coupa la rose et reprit la parole. La jeune fille sourit, dévoilant une dentition parfaite, puis humidifia ses lèvres rapidement.
    Elle, comme la rose ? Non, cette description ne lui plait pas. La rose a besoin de soleil et de tellement d’attention alors que Blossom a survécu dans l’ombre et sans nulle attention. La rose se meurt au bout de quelques jours à peine, Blossom accumule des années de vie et d’expérience aujourd’hui. Pourtant, le fait que le jeune homme ait précisé en quoi se ressemblaient la rose et la Word a suffit pour que Blossom sourie. Il y avait un autre point commun ; les deux sont éphémères, bien que ne vivant pas la même durée de temps.

    Quarante secondes. Le garçon le lui rappelle alors qu’elle le savait, continuant son compte à rebours intérieur. Il se saisit de la main de la demoiselle et y dépose la rose. Il s’approche en suite d’elle et lui glisse un mot qu’elle lit rapidement après avoir ajouté quelques autres mots. Et puis, il s’éloigne, fuit presque.
    Time. Blossom sourit et se retourne en entendant des pas précipités. Le jardinier qui court vers elle, qui parle – qui crie plutôt – et qui atteint sa hauteur. La jeune fille n’est pas une Word pour rien ; elle manie parfaitement les mots et sait qu’elle s’en sortira. Elle tend sa main libre vers l’homme et pose ses doigts sur son torse, l’effleure à peine en fait, pour qu’il ne s’avise pas d’avancer. Elle laisse tomber ses bras le long de son corps et puis, armée d’un sourire franc, elle s’exclama :

    « Vos belles roses, dîtes-vous ? Celle-ci même que je tiens a été souillée par le sang d’un sot, la laisser sur le rosier reviendrait à entacher une œuvre d’art, votre œuvre d’art. Voyons, vous et moi savons que j’ai raison, que pareille chef d’œuvre nécessite la perfection. »

    Complimenter, amadouer et leurrer.
    Elle le regarde droit dans les yeux, la même lueur malicieuse dansant dans ses yeux, le même sourire sur les lèvres. Elle se pencha vers l’homme et lui glissa la tige entre deux doigts, en lui murmurant un « attention ». Trop tard, son sang s’écoulait déjà ; les épines ont fait leur travail. Il se mit à jurer et Blossom lui sourit une dernière fois avant de lui dire qu’elle ferait mieux de s’en aller. Elle s’enfonça dans les bois, marchant lentement, ne lançant pas un regard à Time. Elle bascula ensuite la tête en arrière, ayant entendu que le jardinier partait. Elle revient sur ses pas et se positionne face à lui, approchant son visage du sien, effleurant ses lèvres des siennes, les esquivant finalement, allant fouetter gentiment le lobe de son oreille gauche de sa langue.

    « Mes épines sont les mots, je les manie comme un samouraï manie son sabre, comme toi tu manies... Les chiffres ? »

    Il s’appelle Time et a parlé d’heures, soit des chiffres, plus d’une fois déjà. Enfin, Blossom a peut-être visé faux ; peut-être que son arme n’est pas les chiffres, qu’il n’est pas Riddle. Elle se redresse lentement, gardant son visage parfaitement face au sien, son front collé au sien.
    Elle ne voulait pas se mesurer un jardinier mais à lui. Lui, un orphelin au QI extrêmement élevé. Par un jardinier stupide comme un balai.
    Oui, Time, sois donc le défi de Blossom.


Dernière édition par Blossom le Lun 17 Juin - 19:52, édité 1 fois
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Sujet: Re: Une rose qui pleure ? (TERMINER) Lun 17 Juin - 19:14

L'adolescente était maintenant devant lui. Time la fixa. Il la regarda, son regard reflétait son humeur, a l'occurrence c'était du mécontentement. Mécontent qu'elle s'en soit sortie si bien. Mécontent que son plan ne fut pas divertissant. D'un ton enfantin Time lui jeta ces paroles :

"C'était pas marrant, tu t'en est trop bien sortie. Mais c'était prévisibles venant d'une words. Il y avait, disons, 10% de chance que tu échoue."

Il prit sa montre a gousset, et la laissa pendouiller au bout de ses deux doigts, séparant le regard de Time et de Blossom. Le seul bruit qu'on entendait était celui des aiguilles. Ces aiguilles qui tournait lui rappela l'absurdité que Blossom avait prononcer à son égards. Lui, manier les chiffres ? Non, certainement pas. Le temps peut-être ? Non plus, il n'avait d'ailleurs aucune notion de temps. Ce qu'il maniait surement le mieux c'était son esprit, qui regroupé sa logique acquise au bout de tant de temps a observer son entourage et a résoudre ses calculs et ses énigmes, son intelligence naturel et sa faculté à s'adapter a toute situation. Et donc pour Blossom ce sont ses mots ? Time pensa plus à sa beauté mais bon... 

"Il n'était pas prévue que tu soit là avec moi, mais bon, aucun plan n'est parfait. Alors que me veut-tu? Te venger pour cette petite farce? Ou me parler tous simplement? Alors, parle toi et ton arme si redoutable. Hi hi hi."

Un sourire s'afficha sur le visage de Time. Il recula d'un pas et se retourna. Il leva sa tête et aperçut entre deus branches d'arbres le ciel bleu azur. Et d'une voix qui avait mutée, d'une voix plus posée et calme il lui lança ces mots :

"Parle, je suis tout ouïe."
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Sujet: Re: Une rose qui pleure ? (TERMINER) Mar 18 Juin - 21:29


» Me, the guardian of underworld, exil you in perpetuity. «


    Divertissante. Blossom, maîtresse des mots, samouraï moderne, puits où se terrent les informations et les cultures littéraires, est capable de parvenir à ses fins avec de simples syllabes doublées d’un sens parfois insaisissable même pour ses camarades Word. Après tout, pour savoir ce qu’a en tête celui qui donne naissance aux phrases les plus complexes, il ne suffit pas de connaitre sa biographie. On aura beau penser avoir saisi le sens immiscé, glissé entre les lignes, les lois mathématiques exigent qu’il y ait de grandes chances qu’on ne soit pas totalement, voire pas du tout, dans le vrai.
    Déesse grecque et amatrice de poésie autant que de philosophie, Blossom a découvert bien tôt que même un corps humain en chaleur pressé contre le sien ne pourra remplacer la jouissance que lui procure l’odeur de pages tantôt vieilles tantôt neuves, l’écriture calligraphique, manuscrite ou peut-être classique ainsi que la couleur jaunie ou blanche des pages composant un roman. Jamais la présence d’un être humain, aussi savant puisse-t-il être, ne sera plus agréable que l’odeur de cuir ou de tissu faisant office de la couverture d’un livre. Mais cela, cette atmosphère chaleureuse et familière à Blossom ne l’exclue pas du monde. Elle est juste un peu dérangée de préférer la compagnie des livres aux humains, mais qui ne l’est pas à la Wammy’s ?
    Clignant des yeux plusieurs fois devant le visage de Time, le détentrice de la chevelure de braise et de la langue de vipère ou en velours étire ses lèvres en un sourire mesuré. Un Riddle donc. Il n’y a de toute façon qu’eux pour parler de probabilités à tout moment de la journée. C’est pourtant pas marrant les chiffres. Un ne vaudra jamais qu’un alors qu’un je t’aime peut avoir tellement de valeurs, tellement d’impact. Mais c’est normal qu’elle dise cela, car un Riddle lui répondrait certainement que les mots sont froids et possesseurs d’un seul et unique sens tandis que les chiffres, trompeurs, abritaient plusieurs combinaisons. Un n’est pas uniquement un mais trois moins deux, cent divisé par dix puissance deux.
    Blossom reste interdite face à pareil argument. Je vous dirai bien ce qu’elle rétorquerait, mais je préfère laisser cela pour une prochaine fois, lorsqu’elle sera confrontée à un Riddle, entrainée dans un débat qu’elle animerait, elle la nymphe, elle la déesse aussi sage que la vénérée Athéna, aussi chimère que l’est Aphrodite et aussi innocente que Pandore.
    Ce qui l’amuse, surtout, est qu’il puisse penser qu’elle est là pour se venger. Éventuellement. Mais pourtant, non, cette idée consistant à reprendre son dû – quel dû ? – ne lui avait pas même effleuré l’esprit. Peut-être que si elle avait eu ne serait-ce qu’un peu de mal à se débarrasser du jardinier, elle aurait pensé à se venger, d’une quelconque façon que ce soit. Mais qui dit vengeance dit colère et, Blossom a beau se creuser la tête, elle ne voit toujours pas pourquoi elle devrait être en colère. Alors, face à sa réplique, elle lui sourit légèrement. Puéril. Time est puéril. Quel âge a-t-il ? Elle se le demande mais ne s’attarde pas sur cette interrogation. Pas la peine de savoir pendant combien de temps son enveloppe charnelle existe alors que la Word réussit à dire qu’il se comporte comme un enfant excité et que c’est vraiment drôle.
    Son ouïe. Time veut être son ouïe ; Blossom sera sa parole. Un autre aurait peut-être fui devant pareille déclaration, n’aurait pas su quoi répondre, aurait bredouillé des personnes inintelligibles ; mais pas elle qui, à défaut d’être la muse des écrivains, est leur plume qui guide leurs mains et ordonne leurs idées, qui grave et embellit les mots. Mais nous y reviendrons.
    Blossom aime lire mais surtout écrire. Elle est sa propre plume, lui manque simplement une muse. Mais pour Time, elle allait être à la fois sa plume et sa propre muse.
    Elle qui est, désormais, sa parole, ne se demande pas une seconde ce qu’elle allait pouvoir lui dire.

    « Je m’appelle Blossom, gardienne des enfers, héritière d’Hadès, détentrice d’un cœur de pierre, d’une chevelure de braise, d’une langue aiguisée ainsi que d’un vocabulaire de choix. Maîtresse des mots, amatrice de poésie et plus que tout, sentinelle du mystère, j’attise la curiosité. »

    Elle porte son regard étincelant sur Time en s’éloignant d’un pas, tendant son bras devant elle, saisissant son poignet, cherchant ses doigts des siens, les entrelaçant.
    Elle la mauvaise, elle la manipulatrice, elle qui a le pouvoir et la force, elle qui est indépendante, elle qui est libre.
    Y a-t-il quelque chose à ajouter à cette description qu’elle vient de faire de sa propre personne ? Elle aurait dû ajouter que, Word ou pas, elle ne connaissait pas le mot modestie.
    Elle se mord la langue ; comment s’y est-elle prise pour oublier son bloc note ? Il fallait qu’elle écrive, here, right now. Sur quoi, qui ? Time, bien sûr. Eh bien tant pis ,elle allait devoir mémoriser.

    « Parle, toi, laisse-moi être ton ouïe à mon tour. »

    Ce n’est pas un ordre, plutôt une requête, même si one dirait pas de prime abord. Elle lui sourit bien que sa voix veloutée, onctueuse et mélodieuse en disait déjà long sur la valeur de l’utilisation de l’impératif présent ici.
    Au final, Blossom a réellement sa place chez les Words.
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Sujet: Re: Une rose qui pleure ? (TERMINER) Mer 19 Juin - 16:33

"Quel jolie présentation, moi je n'est presque rien à dire, je ne sais quoi dire. Je suis juste une ombre dans la nuit, un rire dans le silence, un rouge dans du blanc."

Il lacha sa main douce et délicate pour sortir de sa poche un... casse-tête. Un casse-tête mettant en scène deux clés assembler ensemble, sur les clés était gravé des chiffres. Deux clés qui, à première vue, semble inséparables. De ses doigts fin il caressa les clés, les analysant, les observants. Et puis, en quelques seconde et avec grâce, il sépara l'inséparable. Sa réussite ne lui décrocha pas un sourire mais un murmure :

"D'une facilité déconcertante, il faut que j'en trouve de plus dures..."

Plonger dans ses pensées il en avait oublier l'existence de la jeune fille qui continuer de l'observer. Un défi, une énigme plus dure. Il en cherche mais en vain. Pour l'instant, seul quelques personnes restent des mystères pour lui. Qui sait, peut-etre que Blossom en fait partie. Un bruit de fond le sort de sa réflexion. Des portes s'ouvrent, des personnes parle et s'agitent. La Wammy's House s'anime, se réveille. Il mit une clé dans sa poche et avança vers Blossom. Il s'arrêta devant elle, prit sa main et lui dit :

"Je pense que tu n'a pas un coeur de pierre, tu n'a juste jamais put l'ouvrir. Je pense que tu n'est pas l'héritière des dieux, tu est juste Blossom, une Blossom enfermée dans son coeur. Et voici la clé pour ouvrir ton coeur, la clé pour libéré Blossom. C'est tout se que j'avait à dire et c'est tout se que je pense en ce moment."

Sans se retourner, il continua sa route, marchant droit devant lui. Que va-tu faire maintenant ? Que va-tu faire Blossom ? Il y a 90% de chance pour que tu le fasse et Time n'attend que ça ...
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Sujet: Re: Une rose qui pleure ? (TERMINER) Jeu 20 Juin - 23:40


» Tic Tac, time’s over. «


    Blossom écoute attentivement ce qu’avait à lui dire Time. Elle ne réagit cependant pas, ni à ses mots, ni au geste qu’il esquissa lorsqu’il relâcha sa main. Elle continue de le regarder, chacune de ses syllabes prononcées résonnant dans son esprit, s’entrechoquant à diverses questions, n’y trouvant pas forcément des réponses. Elle croise les bras, lève les yeux vers le ciel, les plisse lorsque la lumière du soleil l’aveugle et amène le dos de sa main droite sur son front, laissant ses paupières s’alourdir. Une brise fraîche se lève et la jeune fille la savoure, en jubilerait presque. Elle prend une profonde inspiration avant de baisser soudainement la tête.
    Pourquoi lui avait-il dit cela, au juste ? Comment osait-il la reprendre sur ce qu’elle disait, sur sa description quasi-parfaite – et si la perfection existait, elle aurait été parfaite – de qui elle est. Bon, il est vrai qu’au fond, elle éluda la question silencieuse et embellit sa réponse avec des mots d’un certain vocabulaire, elle le savait. Quoi qu’il en soit, elle n’accepte qu’à peine ce qu’il vient de le dire, n’autorise qu’à demi le jugement qu’il porte sur elle. Mais ce n’est pas de sa faute, il n’a rien fait de mauvais, rien fait de mal. Le problème, c’est elle. Elle qui n’est pas modeste, elle qui devrait l’être un minimum si elle désire avoir des relations sociales, amicales, voire plus.
    Mais elle ne veut pas. Elle s’en fiche pas mal. Un Word n’a pas besoin d’être modeste, il saura toujours trouver les mots, saura quel ton utiliser, saura sourire ou afficher un rictus lorsqu’il le faudra. Les Words font d’excellents manipulateurs et n’ont pas besoin d’élaborer des plans basés sur des probabilités pour atteindre leurs buts ; ils sont spontanés, impulsifs et dotés d’un sang froid à presque toute épreuve, si ce n’est toutes sans exceptions. De toute façon, pourquoi devrait-elle être modeste ? Les petits génies qu’ils sont, à la Wammy’s, doivent être tout sauf modestes. Ingrats, tricheurs, joueurs, peut-être, mais certainement pas modestes.
    Il y a Tea. Blossom l’aime bien, Tea. Elle est juste trop sage, trop blonde, trop posée et trop… Trop pas entraînée dans le cercle vicieux de la débauche. Et il y a Ever’. Lui, ce qu’elle ressent pour lui, c’est tellement étrange, tellement indescriptible.

    Mais avant de développer ce qu’il lui dit, il est nécessaire de noter qu’il a sorti de sa poche un bien drôle de casse-tête que Blossom connaissait mais n’appréciait certainement pas. Elle n’aime pas les trucs du genre, déjà, mais elle se rappelle que ce « genre de trucs » est très utile pour estimer le QI d’une personne. À combien s’élève celui de Time ? Il doit faire partie de la classe Alpha. Peut-être ; elle l’ignore au fond.
    Pense-t-il qu’elle se soit rabaissée en disant être pourvue d’un cœur de pierre ? Ce serait étrange de la part de quelqu’un qui s’autoproclame héritière des Dieux.
    Jamais pu l’ouvrir ? Oh mais si, elle l’a déjà ouvert, son cœur. À son père, cet imbécile. Juste Blossom ? Elle est « juste » Blossom ? Mais c’est cette Blossom qui est l’héritière des Dieux. La clef qu’il lui rend, néanmoins, elle la garde dans sa main, enserrant ses doigts autour.

    Il s’éloigne. Elle s’adosse à l’arbre contre lequel il était et se laisse tomber sur le sol, en position assise. Elle n’aime pas courir pour rattraper les gens, le faire une seule fois dans sa vie fut suffisant. Elle ferme les yeux, soupire puis parle d’une voix claire et fluide :

    « Tu t’en vas déjà, Time ? Sans même apprendre à connaître celle que tu espères délivrer avec cette clef ? »

    Et c’est tout. Parce qu’elle n’a rien d’autre à dire, parce qu’elle ne veut rien dire d’autre. Alors doucement, elle passe ses bras sous ses cuisses et amène ses jambes à sa poitrine avant de poser son menton entre ses deux genoux serrés, les yeux dans le vague, sachant qu’il reviendra.
    Théoriquement.
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Sujet: Re: Une rose qui pleure ? (TERMINER) Ven 21 Juin - 19:41

"-Je peut rester si tu veut, mais je doute que tu veuille de ma présence."

Il se figea, dans un mouvement circulaire et sans bouger les pieds, il se retourna pour faire face à la jeune fille blottie contre un arbre. A ce moment là, il voulut être à la place de cet arbre, ressentir la chaleur de Blossom, son souffle, ses battements de coeur... Il voulait être quelqu'un pour elle, et c'est pour ça qu'il voulait mieux la connaitre, mieux la comprendre. Mais de peur de l'ennuyer, il ne l'aborda jamais depuis son arrivé à la Wammy's House. C'était une occasion en or pour mieux la connaitre, mais pouvait-il lui parler ? Lui qui ne manie que son esprit remplis de logique et de mathématiques tandis qu'elle, qui est son opposée, manie les mots. 
Il commença a approcher doucement de Blossom, les mains dans les poches tout en la fixant du regard. Il arriva en face d'elle, plia ses jambes et s'assit sur ses talons, tenant en parfait équilibre. Il pencha la tête, la regarda dans les yeux et de ses lèvres jaillirent quelque mots :

"-Alors, veut-tu de ma présence ? Veut-tu que je t'aide à ouvrir cette porte ?"

Son coeur battait fort, non pas car il était proche d'elle, mais car il était impatient de connaitre la réponse à sa question. Sa réponse... Es-qu'elle va lui répondre au moins, à l'albinos tourmenté ? Que va devenir Time ? Suivant sa réponse il restera l'ombre de la nuit, le rire du silence, soit il comptera une nouvelle personne lui donnant une raison de vivre. Ils sont lier, se que ferra l'un influencera l'autre. Si Blossom est triste, Time le sera aussi. En fait, Time est à peu près synchroniser avec son entourage. Si une personne qu'il connait est triste, il le sera aussi, partageant ses peines, ses douleurs. Comme si le malheur des autres était sien. On peut dire que Time aime soulager les peines des autres pour éviter qu'il ne les supporte d'avantage... Mais tout le monde dit qu'il se mêle de se qu'il ne le regarde pas alors que lui veut juste aider... Que va faire l'héritière des dieux ?

"-Alors ?"
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Sujet: Re: Une rose qui pleure ? (TERMINER) Lun 24 Juin - 18:44


» You’re alive. «


    Time avait-il espéré une autre réaction de la part de Blossom ? Qu’elle aille le rattraper, par exemple, qu’elle glisse ses doigts autour de son poignet et qu’elle lui murmure dans un souffle chaud qu’il fallait qu’il reste ? Il avait tous les airs d’un Riddle et il avait probablement déjà envisagé les différentes réactions qu’aurait pu avoir Blossom, elle n’en doutait certainement pas. Et là, assise à même le sol, elle avait réellement envie de lui demander s’il s’était attendu à quoique ce soit de sa part.
    C’était quoi, cette réplique ? Il n’est décidément réellement pas doué avec les mots, la jeune fille avait tout le loisir de le constater, seconde après seconde. Mais tous ne peuvent l’être. Enfin, ce n’est pas bien grave. Sauf que voilà, elle n’aime pas trop ce qu’il vient de lui dire, le fait qu’il lui dise douter de la volonté de la Word quant au fait qu’il reste avec elle. Comment ça, il doute qu’elle le veuille ? Qu’est-ce qu’il en sait, d’abord ? Posant ses prunelles sur lui, Blossom fronça les sourcils, les lèvres pincées.
    Il est vraiment bizarre, Time.

    Il s’approche d’elle d’un pas nonchalant, les mains dans les poches, le regard braqué sur l’adolescente. Arrivant à sa hauteur, il s’accroupit, s’asseyant sur ses talons et portant son regard sur celui de la jeune fille. Cette-dernière cligne une fois des yeux en entendant des mots se déverser de se la bouche de Time. Décidément, il est vraiment très bizarre. Et, qui plus est, il manie réellement mal les mots ; quel maladroit.
    La jeune fille ne sut pas trop quoi lui répondre. Son cœur n’est pas fermé. Son cœur n’a pas besoin d’être ouvert. Elle n’a pas besoin de lui, pas de cette façon-là. Mais comment le lui expliquer ? Pas que les mots lui manquent – ce serait une première – seulement qu’elle ne sait lesquels elle doit utiliser pour se faire comprendre.
    Contrairement à ce que l’on peut croire, un vocabulaire riche ne garantie pas de bonnes relations sociales ; il les réduit.
    Time s’impatiente ; Dit comme ça, c’est drôle ; le temps ne s’impatiente jamais, pourtant, si ? Blossom soupire doucement avant de hausser les épaules et de se relever, passant ses mains derrière son dos et restant adossée au mur.

    « Si je ne voulais pas de ta présence, je t’aurai laissé partir. Mais je n’ai pas besoin d’ouvrir quoique ce soit, Time. »

    Elle commence à s’ennuyer, la rouquine. Elle s’accroupit, allant empoigner un peu d’herbe avant de se relever, l’examinant sans attention avant d’ouvrir la main, laissant sa paume recouverte de verdure dirigée vers les branches de l’arbre qui laissent filtrer quelques rayons de soleil. Une douce brise se lève et emporte les brindilles tandis que les prunelles de Blossom se dirigent vers la voûte céleste.
    Il allait falloir qu’elle passe par la bibliothèque, histoire d’emprunter un ou deux livres. Elle plisse les yeux et regarde Time.

    « Tu es en vie, tu sais ? Impose ta présence au lieu de te contenter de demander si l’on veut de toi. »

    Ces mots furent sifflés dans un souffle chaud.
    Oui, en vie. Il n’a normalement pas besoin de dire à une personne qu’elle ne restera que si elle le veut bien. Il doit s’imposer. Blossom ne sait pas trop pourquoi mais elle veut qu’il soit un peu plus sûr de lui, qu’il arrête de... Déprendre de la volonté de personnes indignes et qui s’en fichent peut-être complètement de lui.
    Et c’est quoi, être en vie ? On aura beau philosopher sur ce terme qu’est vivre, la vérité ne changera pas : avoir le cœur qui bat est une preuve de la vie. Notre existence dépend de cela, certainement pas d’un quelconque sentiment, aussi important soit-il.
    Elle le voit, elle le sent, elle peut le toucher ; alors il est envie, ça ne peut qu’être ça. Dans ce cas, pourquoi semble-t-il si peu à l’aise ? Ça devait être sa nature. Blossom ne le juge pas, elle veut juste qu’il s’impose.  
    Elle passe une main dans sa chevelure de braise avant d’immobiliser son index ainsi que son majeur sur son front, fermant les yeux.
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Sujet: Re: Une rose qui pleure ? (TERMINER) Mar 25 Juin - 19:44

L'ennuie était présent. Il le savait, il savait que manier les mots était trop difficile et pourtant il l'a fait. Time, se que tu redouter le plus se produit : tu l'ennuie...
Pourquoi reste-tu ? Elle te la dit, elle n'a rien à ouvrir, elle n'a pas besoin de toi finalement... Comme toujours, tu t'est encore mêler de se qui ne te regarde pas. Tu a essayer de lui parler et tu la ennuyer. Tu a jouer avec le feu et tu t'est brulé. Ce sentiment de peur de l'ennuyer c'est transformer en honte. Honte de l'ennuyer.
Il perdit l'équilibre et tomba sur ses fesses. Il avait la larme a l'oeil.

Lui, vivant ? Il ne sait même pas s'il est une illusion ou une réalité. Lui, s'imposer ? Il ne l'a jamais fait et il n'est pas prés de le faire, du moins c'est ce qu'on pense ... Il n'aime pas s'imposer mais juste exprimer ses pensées. Mais l'exprimer comment ? Les mots ne sont pas sa tasse de thé. Time, tu est différent, tu n'a pas besoin de mots finalement, tes actions en disent long sur ce que tu veut. Et là c'est tout sauf s'imposer, il veut juste aider. 
Finalement, elle n'a pas besoin d'aide, elle n'a pas besoin de lui.

Il se leva doucement et se retourna brusquement pour lui cacher la larme qui venait de coulée sur son visage. Tu est comme cette rose, Time, tu pleure. Il s'éloigna, humble et, dans sa politesse inouïe, la salua d'un geste de la main pour lui dire au revoir... Il l'avait prévue, il y avait 99,9% de chance qu'à la fin de cette rencontre tu serait triste. Peut-etre vaut-il mieux pour toi que tu reste dans l'ombre ? Reste un rire dans le silence, une petite étoile parmi tant d'autre, reste toi-même, reste Time le seul et l'unique...
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Wammy’s: H / A
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Sujet: Re: Une rose qui pleure ? (TERMINER) Mer 26 Juin - 1:02


» Why aren’t you able to read between the lines? «


    Il est amusant, Time.
    Blossom inspecte son comportement avec un sourire sur les lèvres. Pense-t-il être la cause de son ennui ? Il ne devrait pas. La jeune fille est du genre à vite s’ennuyer lorsqu’elle est loin de ses bouquins, plus encore lorsqu’elle est d’humeur si philosophe. Cette humeur qui la fatigue tellement. Peut-être qu’elle a tort, après tout. Peut-être que Time s’en fiche pas mal qu’elle semble s’ennuyer. Peut-être qu’il ne s’en veut pas. Peut-être qu’il ne l’a même pas remarqué. Blossom n’en sait strictement rien, mais elle a la natte impression qu’elle vient de le blesser. Du coup, même si c’est un sentiment assez inhabituel pour elle, eh bien, elle s’en veut. Elle ne veut pas qu’il se pense ennuyant. Ce n’est vraiment pas de sa faute alors elle aimerait bien qu’il le comprenne. Pourtant, son regard porté sur lui, elle se demande si ajouter quoique ce soit ne ferait pas que le blesser d’avantage.
    Elle s’y connait en littérature, aussi bien anglaise que française, mais elle ne s’y connait réellement pas en sentiments. Elle ne sait pas comment lui parler sans le blesser. Elle sait quels mots elle doit employer pour retenir quelqu’un, mais certainement pas pour préserver sa naïveté. Car oui, Time est naïf. Sauf que l’adolescente ne voit pas ça comme étant un défaut, vraiment pas. Elle pourrait éventuellement profiter de lui, mais il n’est pas que naïf ; il est candide. Tellement innocent qu’elle ne peut tout bonnement pas lui faire de mal.
    Même si elle le connait à peine.

    Il est sensible et vulnérable ; Blossom n’a jamais connu un garçon pareil. Elle est du genre à jouer les aguicheuses et les séductrices, mais avec elle, elle n’y parvient pas. Il est trop innocent pour qu’elle le souille avec ses bêtises. Elle ne sait vraiment pas comment elle devrait agir avec lui, quel registre serait le plus adéquat pour qu’elle puisse en dire beaucoup en peu de mots, pour qu’il comprenne qu’elle ne le trouve pas ennuyeux. Parce que le lui dire simplement est trop cru, trop simpliste, trop peu… Trop peu, justement.
    Pourtant, ce serait une des plus sûres façons pour que Time comprenne où elle veut en venir et qu’il la croie ; elle n’allait pas lui mentir, il n’aurait donc aucune raison de douter de sa sincérité. Et puis, même si elle mentait, Blossom sait y faire et rien ne la trahira, pas même ses yeux – à moins qu’on la connaisse bien. Mais Time est de dos de toute façon, alors à moins qu’il ait entendu sa voix pendant assez longtemps pour pouvoir remarquer la moindre vibration, le moindre tressautement, la moindre fausse notre il n’aurait strictement aucun moyen de savoir qu’elle ment.
    Mais elle n’allait pas mentir.

    Il s’éloigne en esquissant à peine un geste d’au revoir et Blossom a les traits de son visage qui se crispent, sa mâchoire qui se serre alors qu’elle se met à tapoter sa lèvre inférieure de son index. Lentement. Très lentement. Trop lentement. Et plus c’est loin, plus elle est stressée, moins c’est bon signe pour la suite.
    Il se sent délaissé alors il s’en va ? Sans même une parole de plus ? Lui a-t-elle autant fait mal ? Mérite-t-elle réellement pareil délaissement ?
    Comprend-t-il, bon sang ? Comprend-t-il qu’il est en vie, qu’il a le droit d’aligner plus de trois phrases, de hausser le ton ? Comprend-t-il qu’il a, plus que quiconque, le devoir de décider s’il est le bienvenu ou pas dans tel ou tel endroit ?
    Ça aurait été n’importe qui d’autre, la jeune femme l’aurait giflé. Garçon ou fille, qu’importe.
    Sauf Everald. Mais lui, c’est l’exception qui confirme la règle.
    Lorsqu’elle a dit ne pas avoir besoin d’ouvrir son cœur, ça veut dire qu’il est déjà ouvert.
    Elle n’a peut-être pas besoin de lui pour forcer l’ouverture, mais il peut cependant y pénétrer, étant donné qu’il n’est pas clos.
    Putain, pourquoi il n’arrive pas à lire entre les lignes, sérieusement ?

    Alors Blossom s’avance d’un pas serein vers lui, saisissant son poignet à la volée en appuyant assez dessus pour qu’il se tourne vers elle et puis, elle fait rencontrer ses lèvres à son front. Un long baiser déposé, comme un étrange signe de protection. Lorsqu’elle s’éloigne et que son regard croise le sien, elle lui sourit simplement.

    « J’t’aime bien, Time, mais tu devrais t’estimer un peu plus que ça. Je t’apprendrai un jour, si tu veux. »

    Elle rit doucement ; c’est vrai, avec son orgueil, elle devrait donner des leçons d’estime de soi. Et au bout de la deuxième séance, ça devient payant, na.
    Elle s’éloigne quelque peu en lançant un regard derrière elle. Il fallait qu’elle se dépêche pour que la bibliothécaire n’ait pas à trop s’impatienter lorsque Blossom ira choisir les livres qui composeront sa nouvelle panoplie de lecture.
    Quoi qu’en fait, de la bibliothécaire, elle s’en fichait totalement. Elle se voilà la face ; au fond, elle veut vite rentrer pour lire. Belle journée ou pas, la voilé prise de cette folle envie de parcourir des centaines de lignes d’encre noir.
    Elle fume souvent, mais jamais elle n’est devenue accro aux cigarettes. Elle boit, parfois, mais elle n’est jamais devenue accro à l’alcool. Elle fume des joints, essaye de nouvelles drogues, mais n’est jamais devenu accro à ces saloperies. Elle lit, tout le temps et ça n’a pas mis plus de quelques heures pour que ça en devienne une addiction. Dès qu’elle apprit à lire – très tôt – elle devint accro.
    Mais toute addiction est mauvaise. Même l’addiction à la lecture. Car, par exemple, ça empiète sur les relations sociales.
    Généralement.
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Une rose qui pleure ? (TERMINER)

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