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 the story of the impossible ▬ pv mask

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Sujet: the story of the impossible ▬ pv mask Lun 18 Fév - 23:20


S'il y avait bien une chose que Color ne supportait pas, c'était de ne pas être dans la perfection. Elle acceptait de faire des compromis avec elle-même parce qu'elle savait qu'il était difficile d'être parfaite. Elle acceptait d'être dans le très bien ou le bien, elle acceptait d'être uniquement à quelques doigts de l'excellence. Elle acceptait la minuscule rayure sur son étagère, et la bosse de travail sur son index droit. Mais elle ne supportait pas d'être réellement éloignée de la perfection.
Et son binôme avec Mask était loin, loin, très loin. De la perfection.
Ils n'étaient pas accordés, pas du tout. Il était immense, elle était minuscule. Il étudiait les animaux, elle étudiait les êtres humains. Il avait les cheveux blancs, elle les avait châtains. La liste était longue. Infiniment longue. Trop longue. Pour l'esprit carré de Color, dans lequel tout devait être rangé par couleurs et par pairs, c'était tout simplement inconcevable.

C'est pourquoi elle avait donné rendez-vous à son coéquipier, dans un lieu qu'elle avait jugé sérieux : la serre. Ils étaient des Experts, n'est-ce pas ? Les plantes, la biologie... C'était censé être leur domaine, ou quelque chose comme ça. En tout cas, elle n'avait pas trouvé mieux. C'est pourquoi la petite demoiselle avançait désormais à travers le parc, bien décidée à mettre de l'ordre dans ce binôme catastrophique. Ce soir, elle en faisait la promesse sur toutes ses affaires les plus précieuses, elle se coucherait en étant convaincue qu'elle et Mask pouvaient travailler ensemble sans honte. Ils allaient s'entraîner dur. Elle ne lâcherait pas l'affaire. Peu importait qu'elle ait à faire à un jeune homme beaucoup plus grand qu'elle, elle savait ce qu'elle voulait.
Ils allaient s'entraîner à être accordés.

D'un geste décidé, Color poussa la porte vitrée de la gigantesque serre de la Wammy's House. La végétation avait depuis longtemps envahit une bonne partie de cet espace, plus personne ne s'en occupait réellement. Rares étaient les orphelins appréciant les plantes au point de prendre soin de cette forêt vierge qu'était devenue la serre. Des ronces avaient même poussé à certains endroits, et c'est en prenant bien garde à ne pas déchirer ses vêtements que la brunette s'avança sur le petit chemin de gravillons sinuant le sol. Un sourire naquit sur ses lèvres. Ils allaient avoir du travail. C'était parfait ! Ainsi ils auraient le temps de trouver une solution à leur problème – parce que ne pas être coordonnés en était en gros voyez-vous.

Après avoir épousseté un petit fauteuil en rotin des feuilles sèches qu'il abritait, la jeune fille s'assit et regarda sa montre. Il était à peine quinze heures, elle était incroyablement à l'heure. C'était peut-être la preuve de sa motivation, elle qui était d'habitude allergique à la ponctualité. Son pied se mit à tapoter le sol fébrilement.
Si elle était toujours en retard, elle détestait paradoxalement attendre.
Color n'arrivait pas à comprendre qu'elle était elle-même à mille lieues de la perfection.
Le grincement de la porte la fit sursauter, et sa tête se releva sur un géant empruntant le même chemin qu'elle auparavant, s'aventurant cependant avec beaucoup moins de précaution qu'elle au travers des plantes griffues de la serre.

▬ Bonjour ! Je suis contente que tu sois à l'heure. Aujourd'hui est un jour essentiel j'espère que tu en as conscience...

Dans ses manières de petite lady, elle se releva en effaçant les plis de son tee-shirt. Puis elle alla jusqu'à une armoire partiellement rouillée et ouvrit le battant afin de laisser découvrir les affaires de jardinage et le matériel expérimental à son équipier.

▬ Nous allons devoir trouver. La voie de notre binôme.

Elle racontait vraiment n'importe quoi, Color... Mais elle était si sérieuse. Si éprise par son idéal de perfection. Et elle voulait tellement bien faire.
Qu'elle ne s'en rendait pas compte le moins du monde.


(hrp: désolée pour le temps que j'ai mis. et c'est pas très très long. et c'est pas très très bien. mais j'espère que ça t'inspire quand même omg.)(de l'amour sur toi. ;w; ♥)
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Mask
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Sujet: Re: the story of the impossible ▬ pv mask Mer 20 Fév - 11:43



Quinze heures. À la serre. Un rendez-vous qui aura lieu dans le serre à quinze heures. La première question que Mask se posas fus : « Mais qu'est-ce qu'une serre ? ». La deuxième, un peu plus préoccupante était « Et où cela se trouve ? ». Car, c'était bien connu, niveau orientation Mask était bien le dernier à la Wammy's House en tout ce qui concernait les bâtiments. Ainsi prit-il l'initiative de partir une heure plus tôt que prévu pour pouvoir trouver le bâtiment, qui, lui avait-on dit, était très simple à trouver. Une belle connerie oui. Courant dans tous les sens, et même en étant parti largement en avance, Mask arriva sept minutes en retard. Mask détestait être en retard. C'était un manque flagrant de respect envers quiconque, et cela vous catégorisez comme fainéant ou pire, comme un je-m'en-foutiste. Et Mask, détestait être catégorisé comme tel, encore plus que le fait d'être catégorisé.

Mais voilà, il avait fini par la trouver cette serre -nom qu'il trouvait illogique d'ailleurs, le mot « serre » le faisant plus penser à une patte d'oiseau qu'à autre chose- qui lui semblait apparemment être....une prison. Mais pour plantes. Peut-être parce que son but était illogique qu'on lui avait donné un nom illogique ? Mask ne comprenait pas quel plaisir pourrait-on avoir à enfermer des plantes. Il savait que les Autres avaient pour habitudes d'enfermer ceux qui désobéissaient à leur loi, c'était pourquoi les prisons existaient, mais il ne comprenait pas cette manie de tout enfermer. Après les animaux dans les zoos-tiens, encore un nom débile-, voici que l'on enferme des plantes dans des serres. Avaient-elles au moins fait quelque chose de mal ? Il en doutait fortement, qu'est-ce qu'une plante pourrait faire de mal ? C'était inerte car, car...c'était une plante !

La logique de toute cette mise en scène dépassait Mao, il ne comprenait absolument rien à toute cette chose, et il détestait ça. À bien y réfléchir, cela faisait beaucoup de choses qu'il détestait. Reprenant ces esprits, il se décida enfin à entrer dans cette mini-jungle, enfonçant presque la vieille porte sous son poids, trébuchant sur les quelques imperfections du sol. Un soupir plus tard, Mask releva la tête pour découvrir l'énergumène -Color, non?- qui lui avait demandé -ordonné- de venir ici, il ne savait même pas pourquoi. S'approchant d'elle, écrasant les ronces sur son passage comme il se doit, il s'immobilisa devant la jeune fille, décontractant ses muscles, lui donnant ainsi l'air d'un pantin sans vie, penchant légèrement la tête sur la gauche, attendant la suite qui ne tarda pas.

▬ Bonjour ! Je suis contente que tu sois à l'heure. Aujourd'hui est un jour essentiel j'espère que tu en as conscience...

Faux, il était en retard, de neuf minutes maintenant. La petite chose se leva avec des manières exagérées et se dirigea vers une armoire, du moins ce qu'il en restait derrière la rouille et l'ouvrit pour y découvrir....des instruments de torture ? Il pencha la tête de l'autre côté, toujours aussi confus.

▬ Nous allons devoir trouver. La voie de notre binôme.

Binôme ? L'ensemble algébrique de deux monômes ? Bi, comme bipède, donc deux. Ah, elle veut parler des groupes chez les experts. Mao n'avait jamais très bien compris pourquoi il était dans la classe des « experts ». Un expert, c'est quelqu'un qui était extrêmement doué dans un domaine particulier. Hors il n'était pas spécialement doué pour rien. Bref, ce discours le perdait plus qu'il ne l'aidait. Mais ce qu'il l'intéressait avant toute chose, c'est de savoir qui était cette personne qui lui parlait. Mask se penchant vers la jeune fille, se courbant sur lui-même fixant le visage du plus près possible derrière son masque. Un être humain, sans aucun doute, de sexe féminin, assez jeune vue sa taille et sa corpulence, bien habillé, parlant avec passion : elle était sûre d'elle. Autant ne pas la contredire. Mais il y avait quand même une question qui restait sans réponse. Se redressant, l'asiatique se retourna vers l'armoire, dans laquelle il pris un transplantoir aussi rouillé que le reste, l'étudiant avec soin. Il se remit face à la jeune fille, jouant avec l'outil.

-Je veux bien aider mais....est-ce que tu sais...pourquoi...ces plantes sont-elles en prison ?

Il ne se rend pas compte à quel point sa question, digne d'un enfant de six ans, peut paraitre ridicule, mais il est sincère, attendant vraiment une explication digne de ce nom. Il s'accroupit face à Color pour être à sa hauteur, enlaçant ses propres genoux, attendant la réponse, patiemment. Il a tout le temps du monde.
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Sujet: Re: the story of the impossible ▬ pv mask Jeu 21 Fév - 22:52


Color se rendit compte qu'elle ne s'était pas réellement présentée trop tard, et elle fronça fort ses sourcils fins pour ça. Quelle impolitesse c'était, de ne pas dire convenablement qui on était. Que c'était imparfait. Elle détestait avoir à faire à des inconnus pour sa part ; elle appréciait de savoir rapidement le nom de ses interlocuteurs. Elle avait oublié que si elle, elle s'était renseignée sur son binôme, l'inverse n'était pas forcément vrai. Oh vraiment, quelle erreur vulgaire. C'est pourquoi elle ne sourcilla pas lorsque le jeune homme s'approcha d'elle et se pencha au plus près pour pouvoir l'observer. Elle ne s'offusqua même pas, alors qu'il enfreignait une des règles concernant la distance de bienséance. Elle se contenta de rester bien droite tandis qu'il la scrutait derrière son masque, et de tenter de ne pas trop ciller face à cet étrange regard.

Finalement, le garçon parut accepter la présence de la petite jeune fille et se redressa pour attraper une truelle qu'il étudia un instant entre ses mains pâles. Il savait ce que c'était, n'est-ce pas ? Claire douta un peu. Peut-être n'avait-elle pas choisi le meilleur endroit en fin de compte. Peut-être s'était-elle trompée. Elle se trompait tellement souvent. Et la perfection était si loin, si loin. Il fallait qu'elle continue ses efforts. Il fallait qu'elle poursuive son travail.
Un jour tout filerait droit.

▬ Je veux bien aider mais....est-ce que tu sais...pourquoi...ces plantes sont-elles en prison ?

Oh, Color s'était attendue à beaucoup de choses. Elle pensait que Mask allait lui reprocher son manque de politesse, qu'il lui demanderait d'aller autre part, qu'il lui dirait que le jardinage ce n'était pas pour lui et qu'il se moquait bien d'être un binôme parfait. Elle pensait qu'il lui proposerait peut-être dans le meilleur des cas de commencer par telle ou telle expérience. Mais ça. Ça, elle ne s'y attendait pas. Des plantes ? En prison, vraiment ? La gamine regarda autour d'elle d'un air désorienté avant de saisir qu'il parlait de la serre. Il voyait l'endroit comme une cage, alors ? Une cage de verre. C'est vrai que quelque part, c'était un peu ça.

Croisant ses bras de gosse autour d'elle, Claire planta ses yeux dans ceux de son coéquipier. Ou ce qui devait être ses yeux. Il s'était agenouillé pour être à sa hauteur, c'était gentil, elle n'avait pas à lever la tête ainsi. Quel âge avait-il déjà ? Seize ans n'est-ce pas ? Elle l'avait lu sur la fiche des binômes. Il semblait étrangement jeune à ce moment-là. Alors elle se sentit incroyablement importante, Color. Il ne comprenait pas quelque chose ? Il ne savait pas ? Elle allait lui trouver l'explication, elle le jurait. C'était son rôle ! Son rôle de grande pas grande.

▬ Elles ne sont pas en prison, les plantes. Elles sont dans une maison – leur maison. Parce que dehors c'est dangereux pour elles, elles sont fragiles tu sais. Mais quand on ne s'occupe pas d'elles, elles sont tristes. Elles aiment qu'on les regarde.

Elle laisse un silence planer et tend l'oreille. Elle a l'impression. Elle a l'impression qu'on les écoute. Des milliers de petites feuilles prêtes à écouter son discours. Mais peut-être est-elle trop présomptueuse. Peut-être qu'elle se prend pour quelqu'un de trop important. Après tout une plante, ça veut être observée, mais ça s'en moque un peu des discours des petites gens, n'est-ce pas ? Oui, probablement. Alors elle continue, la jeune Expert ; elle continue pour Mask.

▬ C'est pour ça qu'aujourd'hui, pour commencer, on va les aider à être belles. Il faudrait en tailler quelques unes, peut-être. Et puis j'aimerais qu'on arrive à faire un engrais très puissant ! Si on y met du notre, on y arrivera sûrement.

C'était petit, ce qu'elle voulait faire. Tailler des plantes. Faire de l'engrais. De basses besognes en soi. Pourtant elle se sentait ravie. Il y avait quelque chose dans ces tâches qui avait un goût d'aventure. Tout de même ! Avec un peu d'imagination, on pouvait se dire qu'ils allaient s'attaquer à une forêt vierge, une jungle amazonienne terrible. Un espace naturel dangereux qui n'attendait qu'eux pour être exploré.
Et c'était d'un seul coup beaucoup plus attrayant.

Farfouillant dans l'armoire, la gamine en sortit une cisaille presque plus grande qu'elle, qui la courba légèrement avant qu'elle ne se redresse vaillamment. Elle passa devant le garçon toujours agenouillé et tenta de couper quelques ronces qui lui barrait la route péniblement. Des lianes qui l'empêchaient de progresser dans son expédition.

▬ Oh, j'ai failli oublier encore une fois !

Elle se tourna vers Mask en souriant. Est-ce qu'il voyait les choses comme elle ? Est-ce qu'il arrivait à voir la jungle ? Elle ne savait même pas. Tout ce qu'elle pensait, c'était qu'ils étaient deux scientifiques partis sur les routes périlleuses de la science. Elle en oubliait presque son objectif initial d'un binôme parfait.

▬ Je m'appelle Color. Ravie de te rencontrer, camarade.

Petite gosse va.

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Mask
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Sujet: Re: the story of the impossible ▬ pv mask Dim 17 Mar - 10:58



Elle avait l'air contente. Contente qu'il lui ai posé cette question. Ça le rassurait, elle ne se riait pas de lui, mieux elle été enthousiaste à l'idée de l'aider. Mask avait trouvé un allier dans cette guerre aux préjugés ou il n'était pour l’instant armé que d'un bouclier ; mais un aîné aller lui montrer comment rester debout dans se monde sans dessus-dessous. Une vague de soulagement envahi le corps de l'homme masqué, et il entendit sa réponse.

▬ Elles ne sont pas en prison, les plantes. Elles sont dans une maison – leur maison. Parce que dehors c'est dangereux pour elles, elles sont fragiles tu sais. Mais quand on ne s'occupe pas d'elles, elles sont tristes. Elles aiment qu'on les regarde.

Ah bon ? Il n'avait jamais vu les choses d'une telle manière, mais après tout pourquoi pas. La jeune fille s’arrête, comme si elle s'attendait à ce que quelqu'un d'autre lui réponde. Pourtant ils étaient seul, non ? Détachant son regard de son professeur, Mao balaya l'endroit du regard, cherchant un inconnu dans les nombreux feuillages ; mais a part des plantes, rien d'autre ne les entourait. Peut-être que la jeune fille parlait à un esprit ? Mask se baffa mentalement. Eux ne croyait pas aux esprits ou aux légendes. Eux ne croyait pas, ou sinon, dans une entité toute puissante qui régnait sur eux, mais dans tous les cas, ils ne voyaient la nature que comme un objet. Quoiqu'il en soit, il devait se sortir de la tête ces croyances.

▬ C'est pour ça qu'aujourd'hui, pour commencer, on va les aider à être belles. Il faudrait en tailler quelques unes, peut-être. Et puis j'aimerais qu'on arrive à faire un engrais très puissant ! Si on y met du notre, on y arrivera sûrement.

Se concentrant de nouveau sur l'enfant, il bu ses paroles avant de les méditer. Prendre soins de plantes fragiles. Cette idée lui était plaisante, ces plantes devaient être tristes de ne pas pouvoir respirer à l'air libre, autant prendre soins d'elles alors. Sauf qu'encore une fois, il était ignorant, ignorant des termes utilisés et ignorant de la manière de faire. Alors qu'il s’apprêter à demander de l'aide à son guide de fortune, il la vit avec peine soulever une énorme pince et s'acharner à couper des ronces qui lui barraient le passage. Autant dire qu'elle en savait presque autant que lui, soit quasiment rien. Résigné, et un facepalm plus tard, Mask se surpris à sourire, se libérant du lourd manteaux avec lequel il s'était couvert, et retroussant les manches de son T-shirt -pourquoi faisait-il si chaud ici ?-. Un petite goût d'aventure sur le bout de la langue, et une pincé d'enthousiasme au fond du cœur, et le voilà se relevant, s'armant lui aussi d'une pince -bien plus petite que celle de son compagnon, à peine la taille de sa main-, et fouillant un peu plus l'armoire. Deux seaux, un arrosoir et une pair de gants plus tard, le géant alla lui aussi couper les quelques ronces qui envahissaient et étouffaient les autres végétaux ; et c'est après s'être ouvert les mains avec les nombreuses épines de son ennemie du jour qu'il comprit le pourquoi des gants.

▬ Oh, j'ai failli oublier encore une fois !

Il sursauta à la soudaine exclamation. Se retournant, il interrogea la petite d'une attitude interrogative. Peu bavard et sans expressions, Mask était bien vite devenu maître dans l'art de parler avec son corps. Sauf que cela lui donnait un air tout à fait ridicule.

▬ Je m'appelle Color. Ravie de te rencontrer, camarade.

Cette annonce le surpris. Ils ne s'étaient pas présentés ? Il soupira. Il en avait mare de se poser des questions qui auraient dut être évidentes. Il passa une main sur son visage, sous son masque, se pinçant l'arrête du nez et soupira une dernière fois ; Mask détestait être malpolie, et cela faisait déjà deux fois qu'il violait cette règle qu'il s'était imposé. Color. Il devrait s'en souvenir, ce mot n'est pas bien compliqué. Elle avait l'air amical. Il lui répondit, plus par politesse qu'autre chose, vu qu'elle avait l'air de s'être renseigné avant.

-On m'a nommé Mask....enchanté.

Une réponse simple, comme il les aimait. Retournant à sa tache, qui était à l'heure actuelle de se battre contre une légion de plantes aussi grandes que fines, plus connu sous le nom de roseau à quenouilles, qui entravaient quelques peu ses mouvements. Se débrouillant comme un Indiana Jones bourré au milieux d'un marécages d’Amazonie du sud et quelque peu énervé par la situation, le problème ne lui apparu qu'après. Plus précisément, après avoir voulu faire un pas un avant, sentir de l'eau mouillé jusqu'à mi-mollet et ne plus pouvoir dépêtrer sa jambe de l'amas de racines dans lequel il venait de la coincer. Et voici donc un géant d'un mètre quatre vingt dix pour quatre vingt kilos se retrouvant obligé de jouer les contorsionnistes entres des roseaux géant, un pied coincé dans une marre, l'autre sur de la boue tout à fait instable. S'il avait un jour ouvert un livre de jardinage, il aurait su que ces plantes ne poussaient qu'aux bords d'une étendu d'eau, voir même dedans. Retenant encore une fois un juront, vite transformé en un « Rognntudjuu ! » totalement crédible, Mask fit la chose qui semblait la plus logique de faire : tirer de toutes ses forces sa jambes de là.

Et cela fonctionna. Un peu trop bien à son goût. Son élan et la force qu'il avait mis dans l'action était disproportionné par rapport à la solidité des racines, et Mao bascula en arrière, entraîné par son poids, se rattrapant de justesse à une branche qui passait par là. Un ange passa, suivit de près par une résignation :

« Après mur réflexion....je pense qu'il est plus...'prudent'....de ce documenter avant. Non ? »

Comme quoi, un bain de pieds improvisé peu bien vite faire changer d'avis.
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Sujet: Re: the story of the impossible ▬ pv mask Dim 23 Juin - 18:30



Color avait treize ans, Color était une enfant, Color ne savait pas toujours où était la limite entre le jeu et la vraie vie. Entre l'illusion et le réel. Elle marchait dans la rue ; jusque là quelque chose de très normal. Et puis tout d'un coup un dragon surgissait d'un magasin et c'était à elle de sauver le monde. Pour elle tout était encore absolument logique. Pour nous, pauvres mortels, cette gamine était tout simplement folle à lier. Le paradoxe était le suivant : Claire vivait dans un monde infiniment carré. Pas la moindre bosse, pas un pli même minime, pas la plus petite trace de poussière dans son monde clairement bien rangé. Elle était obligée de tout ordonner ; c'était compulsif ! Alors elle se créait des événements dans sa vie trop terne. Elle se découvrait des couleurs à ajouter dans une existence en noir et blanc. Elle rêvait. La traversée de la serre devenait une expédition dans la jungle amazonienne, sa cisaille prenait l'allure d'un sabre et son binôme devenait un...

▬ On m'a nommé Mask....enchanté.

Elle se détourna un instant du chemin qu'elle était en train de se tailler à travers les branchages pour détailler son compagnon. Il était très grand, plutôt mince, avec un masque digne d'un super-héros. La gamine hocha la tête lentement, avec un sérieux qui aurait pu être comique vu de l’extérieur. Oui. Son binôme, Mask, faisait un parfait assistant aventurier. Il avait la carrure ; le profil même de l'emploi ! Il était celui sur lequel on pouvait compter, l'infaillible subalterne, prêt à se sacrifier pour le bien de la communauté. Fort, courageux, fier. Exactement ! Elle ne le connaissait pas encore très bien, mais elle était persuadée que c'était ce genre de garçon. C'était comme un sixième sens. Ne parlait-on pas régulièrement d'intuition féminine ?

▬ Rognntudjuu !

Le grognement la fit redescendre sur Terre juste à temps pour voir son parfait acolyte s'étaler de tout son long dans un fracas épouvantable. Ses paupières clignèrent quelques instants dans le vide avant de comprendre la scène. Il semblerait que son compagnon de voyage ait quelques difficultés avec la nature sauvage. Se serait-elle trompée dans son jugement ? Étrange. Elle croyait vraiment avoir vu en lui tout ce qu'elle recherchait dans un assistant voyageur. Un silence passa, au cours duquel Color tenta de donner un sens à la situation, essayant de concilier la chute de Mask avec l'image qu'elle avait eu de lui quelques secondes plus tôt, sans grand succès.

▬ Après mur réflexion....je pense qu'il est plus...'prudent'....de ce documenter avant. Non ? 

La gosse porta à nouveau son attention sur le jeune homme. Il venait de dire quelque chose de plutôt intelligent, elle devait le reconnaître. Avec précaution elle déposa sa cisaille sur l'un des nombreux plans de travail que proposait la serre, puis s'avança à pas lents vers son binôme et lui tendit sa main ; minuscule et pâle assemblage d'ongles et de doigts. Doucement, elle se sentait revenir dans la réalité. Plus de jungle dangereuse, plus de plantes exotiques et peut-être – qui pouvait savoir ? - toxiques. Juste une serre en verre et quelques fleurs sans histoire, qui ne demandaient qu'à être aimées. Des fleurs qu'ils ne connaissaient pas assez pour pouvoir s'en occuper. Il fallait qu'ils se documentent. C'était évident. Elle aurait dû y penser avant. Si elle avait été parfaite, elle y aurait pensé.

▬ Tu as raison. Nous allons nous rendre à la bibliothèque, c'est ce qu'il y a de plus sage à faire.

Ses lèvres se pincèrent légèrement sous l'effort lorsqu'elle aida son compagnon à se relever, puis elle commença à épousseter son tee-shirt, comme elle avait l'habitude de le faire toutes les minutes de toutes les heures de tous les jours de sa vie depuis toujours. Elle baissa ses yeux bleus pour vérifier qu'aucun pli ne venait troubler son implacable perfection vestimentaire. Et c'est là qu'elle la vit. Ou plutôt c'est là qu'elle LA vit. Cette chose immonde et brune. Cette marque boueuse sur son tee-shirt immaculé. Clair crut tourner de l’œil sous le coup de l'émotion et son cœur s'arrêta un instant de battre. Les jambes tremblantes et les larmes au bord des yeux. Oh mon Dieu. Oh. Mon. Dieu. Elle avait dû apparaître quand Mask était tombé. Il y avait eu du mouvement lorsqu'il avait dégagé son pied de la mare. Quelle horreur. Quelle douleur. Quelle abomination.
Finalement, ne pouvant plus se retenir une milliseconde de plus, la gamine fondit en larmes.

▬ Ma-mask. Je. Je viens de. De. De. Je viens de me. Me. Je viens de me tâcher.

D'énormes et irrépressibles sanglots secouaient maintenant sa poitrine.
Ça n'avait l'air de rien.
C'était tout.
Plus fort que Superman, pire que l'apocalypse.
Mademoiselle Claire Olwel avait une tâche.
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Mask
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Sujet: Re: the story of the impossible ▬ pv mask Mer 25 Sep - 16:43




Mademoiselle Claire Olwel  avait une tâche

Mais ça à la limite, Mask s'en foutait de la tâche, tout ce qu'il savait c'est que la fillette en face de lui pleurait et paniquait comme si elle avait une horde de fantômes à ses trousses. Il rechercha à droite et à gauche la raison de cette panique, mais rien, même pas un tout petit ectoplasme. Logiquement, ça ne pouvait être ça. Alors quoi ? Un croche patte de fougère ? Une embuscade de ronce ? Une noix de coco kamikaze ? Beaucoup de plantes sont fourbes et dangereuse, on se rend pas compte du nombre d'agression qu'il y peu y avoir de la part de ces végétaux : tiens, pas exemple, on a beaucoup plus de chance de mourir le crâne fracassé par une noix de coco trop mur que en étant dévoré par un squale. Mais ça, la populace ne s'en rend pas compte, si seulement le monde ouvrait les yeux sur le tord que peut provoquer un simple légume. Et en plus les gosses auraient enfin une excuse valable pour bouder leurs brocolis. Même si eux ne se jettent pas d'en haut d'un cocotier pour vous aplatir la boite crânienne. De toutes façons, tout le monde est d'accord la dessus, ce légume est infecte.

Mais ce n'est pas ces divagations qui vont aider à guérir le problème. Et d'ailleurs, si mademoiselle pouvait préciser quel est son problème ce serait sympas, parce que c'est pas comme si il commençait à paniquer, mais un peu quand même.

▬ Ma-mask. Je. Je viens de. De. De. Je viens de me. Me. Je viens de me tâcher.

Ah.

Il ne s’était vraiment pas attendu à ça.

C'est un réellement problème ? Apparemment oui. Si les Autres commencent à paniquer parce qu'il y a un peu de terre sur eux, il ferait mieux d'aller retourner vivre dans sa montagne. Mais la petite a vraiment l'air paniquée à l'idée que son gilet soit recouvert d'un peu de boue, alors que faire ? Il n'était pas comme ces gens enfermés dans la boite à image qui passaient leurs journées entières à vanter les mérites des produits qu'ils vendent, il ne pouvait pas faire disparaître la tache comme ça, d'un claquement de doigt, en rendant ''un éclat plus blanc que blanc au vêtement''. Il lui faudra apprendre ce tour de magie si il doit être le coéquipier de Color. Mais l'heure n'est plus à la réflexion, sa coéquipière commence à avoir les larmes aux yeux et de toutes évidence, c'est le contact avec cette saleté de tache qui en résulte. Il est temps d'agir.

Mask attrapa l’arrosoir a côté et arrosa la tâche.

Bah oui, logique.


Spoiler:
 
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Sujet: Re: the story of the impossible ▬ pv mask Jeu 31 Oct - 11:27


Il faisait froid d'un coup.
Au début Claire ne comprit pas, se demandant d'où provenait cet air glacé. Et puis, sentant quelque chose lui tomber sur les pieds, elle baissa les yeux pour apercevoir son tee-shirt trempé gouttant sur son short et ses jambes nues, ainsi que sur ses chaussures. Elle était devenue une flaque humaine. Même dans ses rêves les plus dingues, ça ne finissait pas comme ça. Parfois, si c'était vraiment un terrible cauchemar, elle terminait sous un monticule de boue ; mais là !Elle ne savait pas trop si elle devait rire ou pleurer. D'un côté la tâche s'était atténuée, d'un autre elle s'était étendue. D'un côté elle avait moins chaud, d'un autre elle était gelée.

Avec l'air abasourdi d'une gamine qui n'arrive pas à en croire ses yeux, elle se mit à fixer Mask.

Ce garçon était vraiment un drôle de coéquipier. Il avait l'air de vouloir tout faire au mieux. Il avait l'air de toujours s'emmêler au pire moment. Il avait l'air d'être tellement grand qu'il ne savait pas quoi faire de ses membres. Color ne pouvait pas comprendre ça, elle avait toujours été trop petite. Elle avait toujours été en dessous de la moyenne ; il avait toujours été au-dessus. Mais au fond elle lui ressemblait peut-être plus que ce qu'il n'y paraissait. Parce que, quoi ! Elle aussi elle faisait toujours de son mieux ! Et elle aussi elle se cassait toujours la figure quand il ne fallait pas.  

Le silence dans la serre dura encore un peu, comme si ni l'un ni l'autre ne savaient comment réagir. Claire sentait le regard des fleurs sur eux-deux. Elles attendaient la suite, telles des grand-mères devant leur feuilleton préféré. Elles voulaient connaître le dénouement de cette rencontre inhabituelle entre deux êtres tellement opposés et similaires que c'en était risible. Elles voulaient savoir, vite. Et Claire aussi voulait savoir. Alors elle leva légèrement ses deux sourcils parfaitement épilés et ouvrit la bouche comme un poisson étonné sortant de l'eau. Parler.

« Il fait froid non ? »

Doucement, elle prit la main gigantesque de Mask dans les siennes minuscules et tremblantes. Les larmes étaient parties, c'était terminé. Claire Olwel avait affronté courageusement cette épreuve terrifiante grâce à Mask. C'est peut-être idiot pour vous, mais pour elle c'était tout simplement incroyable. C'était la première fois depuis sa petite enfance qu'elle ne courrait pas à toute vitesse - et en pleurant toutes les larmes de son corps - vers la machine à laver dès l'apparition de la plus petite tâche. A présent elle se sentait forte. Elle se sentait exploratrice, elle se sentait aventurière. Elle se sentait prête à découvrir le monde.

« Je pense qu'on devrait commencer par ranger ta chambre, finalement ! Ce sera déjà un grand pas ! Tu viens ? »

Oui voilà. Ils rangeraient la chambre de Mask jusqu'à ce qu'elle soit aussi ordonnée que celle de Color. Ils y combattraient des dragons et des robots, des sorcières mangeuses de petits enfants et des animaux mutants. Ils élimineraient la poussière et referaient le lit ; ils débarrasseraient le bureau et rangeraient la commode. Et puis ils se serreraient la main comme deux acolytes fiers de leur travail. C'était une excellente idée. Une idée de rien du tout.
Une idée pour eux.
Entraînant Mask par la main, Claire Olwel sortit de la serre et ferma timidement la porte.

Vous comprenez, il fallait laisser les fleurs dormir.
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the story of the impossible ▬ pv mask

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