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 Random ∆ tu le sais bien on est vivant, tant qu'on est inconscient.

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Sujet: Random ∆ tu le sais bien on est vivant, tant qu'on est inconscient. Ven 28 Déc - 2:08

Edit G : Je réserve cette fiche. Random est à moi parce que c'est une avalanche de cuteness gnuuuuh <3

Are you satisfied with an average life
Do I need to lie to make my way in life


Random

NOM : Halloway
PRÉNOM(S) : Rudyard Aaron
QI: 162
DATE DE NAISSANCE : 20 / 10
ÂGE : 17 ans
SEXE (✔) : (✔) M ❒ F
ORIGINE : Londonnais
ANCIENNETÉ : Deux jours.
MANIE : Ecouter la pulsation de son cœur.


You’ve been hanging with the unloved kids
Who you never really liked and you never trusted


Couleur des cheveux : Blond
Couleur de la peau : Blanche
Tatouage/Piercing ? : Non
Couleur des yeux : Marron
Taille en centimètres : 172
Corpulence: Mince


All i ever wanted was the world
I can't help but I need it all


Actif
Charismatique
Spontané
Curieux
Perspicace
Passionné
Investi
Menteur
Lunatique
Joueur
Impatient
Déraisonnable
Inconscient
Compliqué


I live my life inside a dream
Only waken when I sleep
I would sell my sorry soul

Il est celui qui veut jouer, celui qui veut te toucher si profondément que tu t’en souviennes toute ta vie. Il est l’enfant sans limite, l’homme empli de désir, le fantôme en ombres chinoises, il est Rudyard, il est Random, il est un assemblage hétéroclite de noms qui se succèdent et se complètent. Il est l’étincelle qui embrase le monde, et c’est l’effet papillon là où il s’aventure. Il s’ennuie, et tout est bon pour remédier à cet ennui qui le fait dépérir. Il ne prend pas les bonnes décisions, il prend les plus risquées susceptibles de le tirer de sa langueur si détestable, il n’écoute pas la raison qu’on lui dicte il agit. Il se rend compte des choses, mais ce sont autant de détails qui serviront uniquement à son jeu, ses jeux, ses désirs exaltés d’une existence folle. Il est glace puis feu, il est aimant puis ennemi, tout ça à la fois pour servir sa soif insatiable de divertissement. Il te regarde, il t’observe il te sourit il t’ignore il te brise, il fait abstraction du danger le danger n’est rien hormis une échappatoire à cet ennui.
Rudyard n’a pas de personnalité. Il n’y a rien dans ce garçon, cependant une soif irrépressible d’échapper à la langueur d’une vie monotone, une acuité intellectuelle surprenante associée à un sens de l’observation tout aussi étonnant et une folle envie de jouer, passionnée et inconditionnelle. Il fait tout pour vous faire craquer, quitte à mentir, quitte à être le pire des connards. Juste pour jouer, tant cela a pris des dimensions énormes. Il est celui qui prend un malin plaisir à avoir raison, à prouver sa perspicacité, son altruisme dont il tire sa fierté. Il est celui qui s’adapte, celui qui est lunatique comme son pseudonyme le laisse deviner, celui aussi imprévisible que possible. Random est le détonateur, celui qui met le feu aux poudres. Random est un menteur qui malgré son sens de l’observation se laisse entraîner dans le malheur par déraison. Par jeu.


I get dark only to shine
Looking for the golden light
Oh it's a reasonable sacrifice


Définissez-vous en une phrase.
    Je suis un.


Vous offrirez quoi à Noël à votre meilleur ennemi ?
    Un poisson rouge.


Parmi ces livres ci-dessous, lequel serait le plus susceptible d'être votre livre de chevet ?
    H2G2 : The Hitchhiker's Guide to the Galaxy de Douglas Adams.


Ce que vous devez impérativement arrêter de dire. Sérieusement.
    « Je comprends ce que tu ressens... »


La petite manie dont vous vous passerez bien ?
    Accro au high five.


Il y a forcément quelque chose que vous auriez dû faire depuis longtemps et n'avez toujours pas fait.
    Faire mes devoirs. Mais je les ai jamais fait, commencer maintenant serait pas judicieux pour ma réputation.

We’ve got obsessions
I want to erase every nasty thought that bugs me every day of every week

« Je voudrais te croiser au coin d’une rue. T’assassiner d’un sourire, et puis te faire jouer. Car rien n’est plus ennuyeux que la prévisibilité d’une vie bien réglée. »

Tu es l’enfant imprévisible, tu es l’ouragan qui se glisse partout. La fausse note qui déstabilise le musicien accompli, c’est toi, c’est toi Rudyard. Tes yeux ces deux prunelles brûlantes, ardentes d’un désir de vivre ; et qu’on te laisse vivre et jouer. Ton visage neutre et détendu et ce tic qui trahit ton impatience, cet empressement à exister qui t’agite et te fait vibrer, avec les battements de ton cœur ces pulsations insensées.

Rudyard. Ce nom qui sonne à tes oreilles comme quelque chose de barbare. On t’assimile à un auteur, on t’obligerait presque à devenir lui, c’est insupportable, ces limites à ta perception. Ta naissance, c’est un peu ça, on ne te laisse pas le choix. Il y a pire, il y a toujours pire. Ta première respiration, c’est un mécanisme automatique du corps, un geste instinctif de survie qui n’a rien de typiquement humain, qui est semblable pour chaque être vivant. Pourtant, cette inspiration que tu as pour la première fois est diablement acharnée, tu veux infiniment cet air dans tes poumons, même si ton corps encore fragile se contracte presque tout entier, violemment. La lumière abîme tes yeux, dans le ventre chaud tout était bien plus sombre, ta peau est brûlée par ce contact avec le monde mais c’est une sensation bénéfique. Toi, Rudyard, tu souffres. Ta mère ne sent rien, ta mère est anesthésiée, cela fait longtemps qu’on lui a administré sa péridurale, deux heures presque. Bientôt elle s’endort, toi dans ses bras, ses mains qui se terminent par des ongles aux bouts pointus, roses.

Ta mère est coquette, Rudyard. Elle dirige ta vie avec brio, comme du papier à musique, une vie bien rangée, organisée à l’extrême. Tu es prisonnier de ces mains manucurées, de ces tailleurs roses, de cet appartement luxueux et moderne à l’atmosphère vide de sens. Ton père travaille trop, elle ne cesse de le dire. Rudyard, Rudyard. Elle ne cesse de répéter ce nom comme si elle voulait te donner la nausée. Ce nom qui en cache un autre, elle te le dit souvent, ça aussi. Rachel. Rachel Rachel Rachel Rachel. Elle aurait aimé avoir une fille, elles se seraient bien entendues. A dix ans tu te languis d’une vie moins monotone, et la morosité te pénètre si profondément qu’elle finira bien par te tuer.



Je fais le mort, je fais le fier, je fais celui qui existe
Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste
Parano dans les rues putain je parle seul
Toxico au pognon je vais droit au cercueil




20:00. La télévision est allumée, c’est l’heure des informations, du journal télévisé. Dans ta vie aux angles droits, sans lignes courbes, tu assistes toujours à l’émission, ta mère est férue de ce genre de choses. Tes yeux sont rivés sur l’écran par crainte d’une punition qui pourrait tomber suivant l’humeur de la matrone, tes yeux suivent le présentateur au regard neutre, atrocement impassible. Il y a des images que tu ne comprends pas, des gratte-ciels, deux tours identiques, deux avions qui s’écrasent. Tu n’es pas concerné, tu n’es pas américain, tout ça est loin, bien loin, trop loin pour que cela t’importe. C’est comme ça tous les jours, ces mauvaises nouvelles qui tombent, il ne sert à rien de t’en inquiéter. Toi, tu veux vivre, tu ne veux pas qu’on puisse t’en empêcher d’une façon aussi puérile. Et puis malgré ton cerveau embrumé, déconnecté de cette réalité, un groupement de mots parvient à traverser ton esprit. « World Trade Center ». Tu te retournes brusquement vers ta mère, crispé, en attente d’une réponse qui ne vient pas, que tu invoques du regard, que tu désires ardemment. Ton cerveau a assemblé les idées pour former un tout cohérent, et tu ne pleures pas, et tu ne dis rien. C’est presque un duel, entre ta mère et toi, et aucun ne sait qui va gagner, aucun ne baisse les yeux. Sauf que les siens se remplissent petit à petit de larmes. Une, deux, trois. Son maquillage va couler. C’est exceptionnel, non ? Peut-être. Tu te rappelles un visage franc, des yeux rieurs, une silhouette filiforme, une cravate qu’il aimait porter, ton père. Ton père. Toi, ton cœur bat toujours, toujours aussi fort, comme au premier jour, tu as cette intensité dans ta poitrine, ces pulsations rythmées apaisantes autant qu’entraînantes. Mais il manque quelque chose de fondamental, la certitude que ton père est bien vivant. Un soupir te coupe dans l’écoute des battements insistants. Une expiration désolée.

▬ Rudyard… Il était de ceux qui ont saut…
▬ Laisse-moi tranquille ! Je veux pas le savoir !

La porte claque. A ta grande surprise, tu te découvres dehors, sur le pas de la porte, dans le corridor de l’immeuble chic où tes parents et toi habitez. Habitiez. Tu respires bruyamment, le sang qui est en toi coule dans tes veines douloureusement, comme une déglutition difficile, du moins c’est l’impression que tu as. Alors tu cours, en pleurant, en avalant tes larmes pour goûter. Ca sent le sel. Dehors il fait beau, c’est terrible, pourquoi le monde ne s’arrête pas ? Alors que des personnes sont mortes aujourd’hui, tant de victimes innocentes elles ne s’y attendaient pas et mon dieu pourquoi n’arrêtes-tu pas ça pourquoi les gens sautent des buildings alors qu’ils ont des enfants et pourquoi est-si cruel y a-t-il une finalité ou n’est-ce qu’un jeu une partie d’échec sans aucun sens une folie douce qui se répand en moi comme un poison pourquoi tu me laisses avec ça sur le dos à onze ans dieu ?
Tes pas t’amènent là où tu ne vas pas, de toute manière tu ne vas nulle part hormis là où ta mère te permets d’aller. Une permission, quel euphémisme c’est plutôt une restriction tout compte fait. Les questions s’amoncellent sous ton crâne, tu les chasses, elles sont pourtant aussi présentes mais tu es vide. Vide de sens, incapable de penser. Une phrase cohérente dans ta tête. Ce n’est pas juste. Tu traînes, tu ne fais pas grand-chose, tu n’es qu’une silhouette fantomatique qu’on ne remarque pas, qu’on ne voit pas. Tu n’es rien, aux yeux de personne, aux yeux de ta mère tu n’es qu’une pale copie d’une fille qu’elle aurait aimé avoir mais qui est morte alors qu’elle venait de naître. Rachel Rachel Rachel Rachel. Tu t’engouffres dans cette faille que ce nom ouvre, tu t’enfouis profondément dans les abysses, tel un automate tu reviens vers la porte du grand appartement, et tu t’endors sur le palier.


Je vais les rues, je vais les lieux où on ne m'attend pas
Ceux que je croise au fond des yeux non, ne me voient pas
Je parle à des gens comme moi qui n'ont l'air de rien
Des esclaves en muselière qui n'en pensent pas moins




Tu ne sais pas quand tu as commencé à comprendre que tu étais et est toujours plus intelligent que la moyenne. Quand ta mère s’est remariée avec un ami de ton père que tu connaissais depuis ta naissance ? Quand tu t’es fait la réflexion que tes camarades de classe étaient vraiment trop lents à la compréhension des choses ? Ou alors quand l’ennui a fini par te prendre dans ses bras, étouffant.
Tu commences alors à sortir de ce grand appartement où flotte encore l’ombre de ton géniteur, d’autant plus que ton beau-père porte le même parfum, entêtant, détestable senteur sur la peau d’un autre. Tu lies des amitiés avec des adolescents de ton âge, au fond tu n’es pas sûr de les apprécier, mais tu restes avec eux, et tu t’amuses follement. Pour l’instant. Pour l’instant tu te contentes de te mêler à cette masse indéfinissable, tu te fais rebelle ou rêveur, tu apprends la guitare, ça t’occupe, ça te détend, tu peux te concentrer sur quelque chose de matériel tout en laissant ton esprit vagabonder. Tu fais aussi du piano. Et tu as choisi de faire à nouveau de l’escrime. Tu avais essayé ce sport étant petit, ton père t’avait amené à quelques cours, et puis son congé s’était terminé, et personne n’y avait plus pensé. Tu décides de faire ça consciencieusement. Ca t’intéresse. De plus, tu t’essaies un peu à tous les sports, et tu te plais à escalader les façades, à sauter des toits, comme un jeu dans Londres. Tu ne parles pas de façon spécialement impolie à ta mère, en vérité tu l’ignores, comme elle l’a vraisemblablement fait durant de longues années, sauf pour te rappeler cet exaspérant prénom, Rachel. Tu sais ce que tu es, tu sais surtout ce que tu n’es pas. Tu lis beaucoup. Tu cherches des informations sur le net, tu fais des bibliothèques ta demeure. Tu apprends, tu classifies les informations dans ton esprit pour former un tout, tu rejettes celles qui ne sont pas importantes, tu emmagasines du savoir d’une façon presque sacerdotale. Cela en devient alarmant, tu oscilles entre un total détachement du monde et une sociabilité surprenante. Tu te joues des autres, tu l’as ainsi décidé, pour lutter contre l’ennui. Tu te divertiras de la manière la plus appropriée simplement pour échapper à cet état de lassitude. Il n’y a pas de règles, sinon essayer d’être le plus fin, le plus intelligent, observer et deviner, se prouver à soi-même et aux autres sa supériorité intellectuelle nouvellement découverte.




On s'achète on se vend
Au vent des hémisphères
On se jette on se prend
Contre un peu d'éphémère




▬ Tu chantes ? C’est joli.

C’est un sourire plein de fossettes, une jolie silhouette courbée sur toi, une masse de cheveux roux. Une mer de brins de cuivre. Tu souris aussi, tu ne lâches pas ta guitare, tu continues à jouer, tu improvises, un solo.

▬ Je ne chante pas, je joue.

Tu continues, tes doigts effleurent les cordes c'est aussi intense que des battements de cœur, ça pulse et ça vibre, ça te donne le tournis, comme une dimension que tu effleures mais que tu n'arrives pas à atteindre, comme quand tu regardes les étoiles. Tu as quinze ans, tu as des rêves pleins la tête, ta tête qui tourne de voir cette fille si craquante s’intéresser à toi. Tu n’es pas sûr d’être intéressé, tu fais ça par défi contre l’autorité maternelle omniprésente, et puis la fille est plus vieille, il fait presque nuit, il y a toi, ta guitare, il y a des connaissances avec qui tu traînes sans plus. Elle a des yeux, de beaux yeux bleu presque violet, des yeux à tomber par terre, dans son visage bronzé orné de tâches de rousseur, son mascara souligne la couleur quasiment surnaturelle de ses iris améthyste.

▬C’est une reprise ? fait-elle, replaçant une de ses mèches derrière son oreille dans un geste d’une élégance surnaturelle. Tu te demandes si elle fait ça par politesse, si elle te drague, si elle se moque de toi. Ou si elle joue. Tu aimerais que ce soit le cas, alors même que tu viens de la rencontrer, c’est un désir secret qui te tiraille, car il est préférable de jouer à deux. Tu lui adresses un sourire énigmatique, dont on ne sait pas s’il est froid ou aimable.

▬ Une composition, « Rachel ».

Elle ne répond pas, tu la vois se pencher sur toi, ses longs cheveux chatouillent ton visage. Tu ne réagis pas, tu l’observes, et alors tu t’en aperçois enfin. Tu comprends subitement pourquoi elle est si troublante, comme une silhouette tremblotante à la lueur d’une bougie. Elle porte les habits de n’importe qui, elle est n’importe qui, elle n’est personne avec ses habits trop grands, son visage souriant et lisse, son odeur de parfum pour petite fille. Elle s’est emparée des autres pour n’être personne, qu’un assemblage hétéroclite d’apparences, de semblants de personnalité. Elle a volé les vêtements du monde pour s’en vêtir et protéger sa silhouette féminine des regards trop observateurs. C’est comme une énigme, faite pour lui personnellement. Elle est une énigme, un code que tu n’arrives pas à décrypter. Peut-être qu’il faut chercher moins loin, qu’elle apprécie juste porter les vêtements des autres, qu’elle est cleptomane. Ou peut-être pas. C’est ce « peut-être pas » qui dérange Rudyard.

▬ Rachel… Si tu es capable de faire des mélodies pour des filles, compose-moi une chanson. « Erin Earled ».

Tu plonges tes yeux qui s’emplissent d’une vive excitation envers cette jeune personne dans les siens, ces deux abîmes violets.

▬ On va jouer à un jeu, d’accord ? On s’embrasse, on sort, on fait la fête, on danse, on se caresse, on se dispute, on se sourit, on se réconcilie, on se tente, on se séduit. Et le premier qui tombe amoureux a perdu.


Les ivrognes aiment bien naviguer
Comme des soleils au champ de blé
Et si nos yeux aiment bien pleurer
C'est parce que nous nous aimons nous aimer



Tu es sorti tôt, tu rentres tard. Tu rentres tard et accompagné par Erin. Elle n’est pas entrée dans ton cœur, elle est entrée dans ta tête, et c’est déjà trop. Tu es certain que c’est pour de faux, et puis l’amour ne dure qu’un temps à ce qu’il paraît, quand ce n’est que de l’attraction tout l’intérêt est de continuer jusqu’à ce que le lien rompe et claque comme un élastique qu’on a trop étiré. Tu es certain qu’elle aussi s’amuse bien, que tout ça c’est du pipeau, alors tu t’en amuses sans trop en faire, tu te laisses griser en restant stoïque, elle joue à te séduire et tu cèdes. Et tu sais que ce n’est pas de l’amour, ça n’en a jamais été, tu n’as pas les symptômes, c’est de la fascination, une putain de fascination et du désir, parce qu’il y en a, parce que les deux finissent par fusionner. Somme toute ce n’est qu’une envie passagère, un caprice qui passera vite, tu espères. Tu sais qu’elle t’as proposé le défi inattendu et qu’il te fallait, plus que tous ceux que l’on te lançaient et que tu relevais mécaniquement.
La porte s’ouvre sur l’appartement moderne et lumineux, trop blanc pour que ce soit la couleur de la pureté. Tu marches suivi de la femme, comme si elle n’était rien. Tu n’es pas sûr d’être bon à ce jeu, tu n’es pas sûr d’avoir jamais réussi à la séduire. Vos pas font du bruit, elle a des chaussures à talons.

▬ Rudyard ? C’est maintenant que tu arrives ?

C’est ton beau-père. Un idiot, évidemment. Et puis en vérité ce n’est pas ton beau-père, ce n’est personne, juste un homme avec qui ta mère vit. Dans sa bouche, ton prénom a une connotation péjorative, déjà qu’il ‘était pas très reluisant.

▬Très heureux.
▬ Et c’est qui cette fille que tu ramènes ? Elle a rien à f…
▬ Nouveau parfum, plus corsé, c’est inhabituel, quelque chose de plutôt coûteux je crois ? Un parfum que ma mère a toujours détesté, mais que bon nombre de femmes aimeraient sentir sur leur mari. Ou leur amant. Il y a un poil de moquette sur ta cravate, elle a du traîner par terre. J’ose même ajouter que tu as du traîner par terre, cher beau-papa. Oh, et encore une chose, qui vient très à propos. Va te faire foutre.

Et tu admires un moment son visage qui une minute avant était putain de suffisant, qui est maintenant décomposé, et tu entends son téléphone sonner, tu penses que c’est sûrement sa pute, tu souris presque, satisfait, ta main prend celle d’Erin pour l’emmener dans ta chambre. Tu passes la porte quand la sentence retentit.

▬ Rudyard. Jennifer est morte.

Et c’est tout, on te l’annonce comme ça. Ta mère vient d’être retrouvée morte à 03 :00 du matin. Tu pensais qu’elle partait en voyage d’affaire. Bien qu’en vérité elle aussi trompait son compagnon, mais ça c’était évident. Elle s’était habillée en rose, toute en rose, comme chaque jour depuis des années. Tu es dehors, tu encaisses le coup, tu te demandes ce que tu vas devenir, Erin t’observe du coin de l’œil, une expression neutre et vague sur le visage. Toi, tu n’es pas vraiment affecté par cette autre mort dans ta famille. Tu te sens vide, mais aucune tristesse ne t’envahit, juste cette certitude que la mort finit bien par arriver à tout le monde. Qui sait ce que tu vas devenir ? Toi, tu ne sais rien, tu te sens bien ignorant pour la première fois depuis longtemps.

▬ Alors tu t’appelles Rudyard ?
▬ Aucune importance, puisque tu as perdu.

Elle ne dit rien, elle te regarde un instant, tandis que tes yeux se perdent dans les lumières des feux de signalisation londonnais. Une larme se met à couler sur sa joue, une seule, qui transforme son visage en un masque tragique.

▬Tu étais bien trop incohérent pour moi.

Un sourire fugitif transparait sur ton visage. C’est la joie dans la désolation, la satisfaction dans l’oubli. Tu t’éloignes, vers dieu sait où, dans l’aube embrumée.

Plus tard, dans la journée, on te retrouvera. Après quelques semaines, on te dira que tu as une possibilité, entrer dans un orphelinat un brin spécial, après qu’on aura mesuré ton QI, qu’on l’aura écrit en toutes lettres sur une feuille : 162 points. On t’expliquera que là-bas, à la Wammy’s House comme on l’appelle, tous les orphelins sont surdoués, comme toi, avec un QI supérieur. Toi, tu accepteras immédiatement. Tu n’as personne, ni véritable ami ni famille, et tu penseras que ce n’est qu’un jeu de plus, un jeu à ta hauteur avec tous ces nouveaux personnages. Tu te laisseras guider parmi des dizaines de salles que l’on te présentera rapidement, tu devras avoir affaire à la paperasse administrative. Tu verras l’établissement comme un endroit où tu vas prendre ton pied, sans t’occuper de l’architecture, des élèves étranges que tu n’auras pas encore eu trop l’occasion de rencontrer. Tu vas t’installer tranquillement, le temps de t’habituer à ton environnement, sans regret, encore un peu vide de tout ce qui vient de t’arriver.

________________________________


_enter new data
Random_ γ
sport specialty_fencing

« Pourquoi Random ? Parce qu’un jour on m’a dit que j’étais incohérent, trop aléatoire. On m’a dit ça comme si c’était une qualité, comme si on me considérait comme un égal, qu’on admettait le fait que j’avais gagné. C’était une fille, elle ne comptait pas vraiment à mes yeux je crois. Mais ces paroles me reviennent en tête, elle utilisait souvent cet adjectif pour me définir. J’avoue me demander moi-même qui suis-je vraiment, et puis c’est bien une succession de hasards qui m’ont amené ici, n’est-ce pas ? »


Eve




(kikoo j'ai volé les codes de haya qui est chou comme tout)


Dernière édition par Random le Dim 30 Déc - 23:38, édité 12 fois
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Sujet: Re: Random ∆ tu le sais bien on est vivant, tant qu'on est inconscient. Ven 28 Déc - 12:25

Bonjour et rebienvenue parmi nous mon petit hobbit :3 (quoi les hobbits c'est bien c'est chou voilà voilà pleins de poutous aux hobbits best people of Middle Earth)
Donc je suis amoureuse de Random et son caractère me plaît beaucoup et je ne vois pas de défaut ou quoique ce soit. Alors selon le test Random est un...Shape !
N'oublie pas de lui trouver une spécialité sportive et surtout bonne continuation pour ta fiche ♥

♔ ♔ ♔

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Sujet: Re: Random ∆ tu le sais bien on est vivant, tant qu'on est inconscient. Dim 30 Déc - 3:14

Ginger elle fait toutes les fiches des hobbits ♥
J'ai fini, bon courage pour relire ce torchon écrit à 2:00 du matin o/ Sur ce je te fais des bisous et à bientôt à une des fêtes de Hobbitebourg avec des nains des elfes des hobbits et tout et tout 8D
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Sujet: Re: Random ∆ tu le sais bien on est vivant, tant qu'on est inconscient. Dim 30 Déc - 13:14

Et oui ma Eve et si jamais t'as l'intention de te faire un fiche avec Sam, Pippin ou même Bofur j'en réserve les droits ahahahah preciouuuuuuus ♥
Sinon ta fiche !

.....


......



Je suis amoureuse de Random....il est...génial pour moi. Je ne vois pas de défauts, d'incohérences ou d'erreurs pour moi Random est...crédible, attachant et un peu chieur paumé 8D.
Par contre même si ça fait deux jours qu'il est là j'aimerais bien avoir un petit paragraphe sur son arrivée à la WH et pourquoi il a choisit de s'appeler Random (je veuuuux des détaiiiils/meurt).
Voiloù et après ça je te valide joyeusement et nous irons faire la fête à Hobbitebourg dansant avec les hobbits tandis que les elfes joueront de la musique, que les nains mettront de l'ambiance et que Gandalf fera crépiter ses magnifiques feux d’artifices ♥

♔ ♔ ♔

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Sujet: Re: Random ∆ tu le sais bien on est vivant, tant qu'on est inconscient. Dim 30 Déc - 23:45



euh, j'ai rajouté un mini-truc, j'espère que ça suffira, et j'ai aussi mis une dernière réplique à Erin lors de sa rencontre avec Random, je l'avais oublié >>

euh. merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci. ça me fait énormément plaisir *____*

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Sujet: Re: Random ∆ tu le sais bien on est vivant, tant qu'on est inconscient. Lun 31 Déc - 15:34


(continuons sur la lancée gif du Hobbit...gniiiiiih Radgast et ses lapinous de Rhosgobel *w*)

Je je te valide mon enfant ♥
C'est juste...tiens vlà une musique pour déecrire mon émotion devant ta fiche ♥ !
Je veux un lien avec Random...randomique et euh amuse toi bien parmi nous *câjole câjole*

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Sujet: Re: Random ∆ tu le sais bien on est vivant, tant qu'on est inconscient.

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Random ∆ tu le sais bien on est vivant, tant qu'on est inconscient.

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