Partagez | 
 

 Poison cup - Gloom.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Invité
Sujet: Poison cup - Gloom. Dim 2 Sep - 20:06



-Heaven smiles above me-


PSEUDONYME: Gloom.
NOM : Gorris.
PRÉNOM(S) : Odile.
QI : 172.
DATE DE NAISSANCE : 08 / 12.
ÂGE : 17 ans.
SEXE : ❒ M ✔ F
ORIGINE : Allemande.
ANCIENNETÉ : Deux mois.
MANIE : Agripper ce qui lui passe par la main pour le déchiqueter.




Couleur des cheveux : Des cheveux blonds cachés par une teinture platine.
Couleur de la peau : Pâle.
Tatouage/Piercing ? : Aucuns.
Couleur des yeux : Des yeux bleus voilés par des lentilles rosées.
Taille en centimètres : 166 cm.
Corpulence : Fine.


-Close your eyes and see the sky is fallin'-

Calme - Imaginative - Observatrice - Polie - Réaliste - Prudente.
Maladroite - Pessimiste - Compliquée - Confuse - Sensible.
Le silence. Brisé par le grésillement de feuilles de papiers négligemment roulées en boule, atterrissant sans plus d’attention et de douceur au sol. Le silence. Dérangé par les griffonnements incessants d’un crayon, qui, d’un trait fin et sombre, marque son territoire sur une page vierge, lui volant sa clarté de par ses textes, exprimant tristesse et méprise, engloutissant lentement la source lumineuse du papier à moitié froissé. Des larmes, fonçant tels des météorites sur la feuille, défigurant au passage ces mots, ces phrases ainsi que chaque déterminants et verbes. Engloutissant dans les profondeurs de l’oubli le reflet de moult ressentis, tentant désespérément de se trouver une place sur cet espace blanchit. Des mains tremblantes agrippant avec peine la feuille, qui finit par prendre place sur le sol, se joignant aux autres, tout en donnant l’impression que peu à peu, le corps se trouvant face au bureau se ferait engloutir, lentement, dans un silence incessamment brisé par une répétition successive.
Je n’y arrive pas.
Voyez. La jeune fille là-bas, on dirait que son regard est perdu, mais moi, je dirais plutôt qu’elle a perdu son regard. Ses yeux fixent inlassablement le sol, recouvert de neige en ce bel hiver, mais ils ne le voient pas. Ils sont absents, parce que son regard s’est enfuit. Il fuit tout, il crie à la délivrance, n’acceptant pas de voir cette dure réalité, mais son cerveau le bloque, le coince, entre quatre murs, il l’étouffe et lui ordonne d’y faire face, comme une souffrance qu’on lui inflige, il pleure, comme si on l’obligeait à voir une atroce scène de crime, oui. Parce que la réalité est atroce. Elle est moche, et elle noircit son regard. Le vent souffle, la faisant frissonner, ses dents claquent, ses membres tremblent. Enfin elle se lève, difficilement, comme si un énorme poids logeait sur ses épaules, c’est en se sortant de sa longue absence qu’elle reprend son chemin, comme un robot dont les jours sont programmés à l’avance, sans saveur, sans envie.
Elle est là. Aussi invisible que présente. Donnant l’impression d’être un faible agneau égaré. Elle regarde, fixe, observe. Méfiante, comme si quelque chose lui sauterait au cou à chacune de ses respirations. Enchaîné, étouffé, emprisonné par l’invisible, comme si chaque faux-pas serait un crime à payer. Elle ne donne pas l’impression d’être faible, pas forte non plus. C’est son regard qui la trahie. C’est lui qui se cache, qui vous évite et vous ignore. C’est lui, qui se dévoile rarement à vous, rongé par la méfiance, comme si le mot ‘confiance’ ne serait encré sur une feuille que de façon négative. Lui, qui conte ce que ses lèvres sont incapables d’articuler. Il est aussi inutile que pénible.
-Are you there, up in the sky ?-

_______________________________________________

Définissez vous en une phrase.
Non.
Vous offrirez quoi à Noël à votre meilleur ennemi ?
Les hauts de Hurle-vent.
Parmi ces livres ci-dessous, lequel serait le plus susceptible d'être votre livre de chevet ?
Finnegans Wake de James Joyce.
Ce que vous devez impérativement arrêter de dire. Sérieusement.
« Je comprends ce que tu ressens... »
La petite manie dont vous vous passerez bien ?
N'avoir aucune notion du temps.
Il y a forcément quelque chose que vous auriez dû faire depuis longtemps et n'avez toujours pas fait.
Ranger ma chambre si je trouve un jour le temps.
_______________________________________________


-It's no lie.It's just another love song-

L’histoire me sera indulgente, car j’ai l’intention de l’écrire.
Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi les gens s’embêtent à retenir l’heure exacte de leur naissance, ni pourquoi ils le fêtent chaque année. Parce qu’au final, on ne né qu’un jour, alors il ne devrait y avoir que deux gâteaux. Celui de notre naissance, et celui de ceux qui fêteront notre mort.

-Odile, apporte-moi une bière et dépêche.

La haine. Celle que son père éprouve envers sa propre fille, il ne la considère pas comme son enfant, ni comme quelqu’un, en fait. Peut-être juste comme un meuble. Je sais qu’Odile le déteste, elle déteste son souffle puant l’alcool, matin comme soir. Elle déteste ses joues rosées, son ventre qui ne cesse de s’engraisser, sa voix grasse et autoritaire, tout, absolument tout, tout ce qui le constitue, tout ce qui émane de lui, tout ce qui se raccroche à lui. Elle lui vomirait dessus, si elle le pouvait, mais même ça, ne pourrait pas couvrir l’odeur abominable de tabac et d’alcool qu’il ramène avec lui chaque soir. Prétendant travaillé jusqu’à tard, prétendant avoir énormément de travail, avoir une longue heure de trajet entre son boulot et la maison. Mensonges évidemment.
-Laisse, je vais la lui apporter.

La soumission d’une femme faible. Elle est sourde. Sourde de ne pas m’écouter et aveugle de ne pas le remarquer. Elle est vieille, elle est fade, elle n’a plus rien de frais et de radieux, plus rien de ce qu’une femme devrait posséder. Ils sont en pleins jeu. Ils font tous deux semblants. Semblant d’être un couple, semblant d’éprouver encore un peu d’amour l’un envers l’autre, mais il n’y a plus rien, ni pour combler ce vide, ni pour lui redonner vie, à cet amour. On fait semblant, parce que c’est comme ça que ça marche, pas autrement, pas comme ils le veulent, pas comme elle le veut. Mr. Le gouffre pointera le bout de son nez un jour, mettra fin à ce faux, créant encore plus de haine, encore plus de tristesse, encore plus de colère, il viendra sans prévenir et se délectera de cet apocalypse familiale, si au moins le mot famille pourrait être vrai.

Et toi Odile, qu’est-ce que tu en penses ? Elle ne répond pas. Elle ne peut pas répondre, elle ne peut pas souffler ce qu’elle pense, elle est coincée par les pleurs de sa mère, discrètement étouffés entre les quatre murs de sa chambre. Elle les entend, pouvant presque sentir les sanglotements de sa chère mère incapable de s’affirmer devant l’homme, croyant qu’ainsi, elle ramènerait en lui ce sentiment d’envie, de plaisir, mais qui voudrait de ça. Oui, ça. Une femme fragile, remuant la queue en suivant son petit maître chéri partout. Franchement, même Odile trouvait ça pathétique, mais Odile n’avait pas son mot à dire, du haut de ses seize ans, elle était une enfant, aux yeux de son père autant que ceux de sa mère, d’après eux, elle ne pouvait pas comprendre les histoires des adultes. Mais, c’est eux qui ne comprennent pas, qu’il n’y a plus d’histoire, qu’il n’y en a plus depuis longtemps et qu’ils sont simplement deux gamins jouant au ‘papa et à la maman’. Ils s’inventent, mais jamais leur histoire n’aura le mérite de s’ancrer sur du papier.

Un beau jour, de semi-délivrance, Mr. Le gouffre se pointa. Tel une tornade engloutissant tout sur son passage, jusqu’au moindre souvenir. Ce beau jour, son père se détacha de cette vie si peu mouvementé, une vie monotone sans couleurs. Au volant de son 4X4, accompagné d’une jeune blonde bronzée et maquillée comme un pot de peinture. Même que, Odile l’enviait un peu, Odile le comprenait également. Il n’était pas le genre à se satisfaire d’une femme qui donne l’impression d’avoir cinq ans de plus que son âge, d’une vie où il considérait l’alcool comme sa deuxième femme, il n’en pouvait plus, alors il est parti. Compréhensible, non ?
Et toi maman, est-ce que ça va ? Evidemment que non, ça ne va pas, ça ne va plus, depuis que ces jours faussement paisibles ce sont envolés, depuis son départ, rien ne va dans sa tête. Elle qui auparavant, était encore capable de soutenir ne serait-ce qu’un peu son enfant, maintenant, elle le haït. Elle haït l’être qu’elle a mis au monde. Tout est sa faute, si son père est parti, si son père ne l’aimait plus, s’il en avait assez, si elle ne comblait plus ses envies, c’est ta faute Odile, parce qu’il faut bien que ce soit la faute de quelqu’un. Une fausse faute mettant fin à une fausse histoire.

Dis Odile, tu lui en veux, à ta mère ? Oui. Elle lui en veut, elle en veut à sa lâcheté, à ses misérables pleurs, à son hideux corps faible, se faisant drainer son énergie un peu plus chaque jour, à sa façon de s’extirper si facilement de ses problèmes en les refilant à sa fille, comme si elle lui offrait ses souffrances et ses tristesses, et que pendant ce temps, elle pleure lamentablement. Elle pleure, alors que c’est elle la fautive, elle joue les victimes, magnifique actrice d’une scène de théâtre, elle fait semblant même après que le semblant ai été brisé. Attirant la compassion des autres, trouvant place dans leurs bras, elle dit qu’elle s’en remettra, qu’elle trouvera quelqu’un d’autre. Tout de suite quelqu’un d’autre, alors qu’il y a quelques jours, elle rampait encore aux pieds de son mari alcoolique et grossier. Pendant qu’elle se réfugie sans les bras de son cher entourage, Odile aspire l’ombre, mais Odile n’a pas le droit de se plaindre, parce qu’elle a encore sa mère, parce qu’elle a encore quelqu’un pour s’occuper d’elle. Mais ça, c’est ce qu’ils croient, c’est ce qu’ils voient et pourtant, la pièce n’est pas finie, les applaudissements ne se font pas encore entendre et les roses ne sont pas encore lancées.

Eteinte. Derrière son rôle de femme abandonnée se cachait toujours cette pauvre personne, en manque d’affection, en manque d’amour, en manque de ce qui peut faire battre son cœur. Plus rien ne l’intéressait, rien ne s’intéressait à elle. Ses fins bras tentant tant bien que mal de s’agripper à quelque chose, son regard suppliant qu’elle n’hésitait pas à afficher pour recevoir ne serait-ce qu’un peu de pitié. Mais la pitié n’aspire pas l’amour. La pitié n’est pas de l’amour. Alors pour finir, elle s’est éteinte. Les roses de cette fin théâtrale, cherchant à bien faire, l’ont enlacé, si fort qu’elle en eu le souffle coupé, si brutal que ses yeux s’endormirent pour ne plus se réveiller. L’amour l’a tué. Au fond, Odile comprenait sa mère, son besoin d’attention, son besoin de sentir son cœur battre au rythme de son bien aimé, son envie folle de croire au prince charmant, Odile comprenait.

Un coup de file, une simple lettre, des billets menant vers l’Angleterre, voilà ta destination Odile, voilà le chemin où tu pourras te sortir du semblant et rencontrer la réalité. Un long trajet épuisant. A peine arrivé, elle se fait embarquer dans une luxueuse voiture, deuxième trajet épuisant. Fatiguée, fatiguant, inconnu. Qu’a-t-elle à perdre si elle n’a rien ? Ah, tiens, on dirait que tu es arrivé Odile.
Les grilles s’ouvrent, un homme l’attend à l’entrée du bâtiment, se présentant comme étant le Directeur de ce prestigieux orphelinat. Evoquant entre deux-trois phrases qu’elle avait passé un test de Q.I, dont elle n’avait, en vérité, plus le souvenir de l’avoir effectué. Pas le temps de caser une phrase, mais pas l’envie non plus. Odile se fait entraînée dans le bureau de ce directeur.
-Bien. Il est temps que tu choisisses un pseudonyme, Odile.

Dis Odile, pourquoi t’adaptes-tu si facilement à tout ça ? N’as-tu pas mal ? Ne te sens-tu pas blessée, affaiblie, triste ? Bien sûr que si, elle ne cesse d’être une ombre, malgré que cette fausse histoire se soit éclaircie. Elle, elle est toujours aussi noircit. Alors il faut quelque chose qui lui corresponde, n’est-ce pas Odile ? Quelque chose qui te reflètes.
-Gloom.
Sur ce. Bienvenue à la WH, Gloom.
Alors Odile, c'est comment par ici ? Elle hausse les épaules. Rien n'a vraiment changé, rien ne change parce que personne ne vient la changer. Vous savez, ce truc qu'on appelle l'influence. Désintéressée, inintéressante. Non, plutôt invisible. Elle coule dans ses innombrables partitions de poésies, ses petites histoires où chaque fin vous mettent une larme à l'oeil, qu'elles soient tristes ou joyeuses. Elle se fait engloutir par sa seule occupation. Rien ne change, parce qu'elle ne fait pas d'effort pour en changer. Deux mois où chaque jour se ressemble, encore et toujours, elle s'est enfermée dans son misérable quotidien, personnage d'une pièce de théâtre rejouant la même scène mainte et mainte fois.

-You think you know me, well you're wrong-



SURNOM(S) : Nezumi.
DATE DE NAISSANCE : 11 / 02 / 99
ÂGE : Wut. Au dessus.
SEXE : ❒ M ✔ F
AVATAR : Prussia female – Hetalia.
DÉCOUVERTE DU FORUM : Bah. DC, quoi.
EST-CE VOTRE PREMIER FORUM RP ? Hu.


Dernière édition par Gloom le Lun 3 Sep - 11:15, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Near
avatar


Feuille de personnage
Wammy’s: H / A
Double Compte:
Âge: 14 / 22
Sujet: Re: Poison cup - Gloom. Dim 2 Sep - 22:13

    Rebienvenue donc ! :3

    Très jolie fiche, je me suis retrouvée engloutie dans l'histoire parce que j'aime bien ta façon d'écrire, c'est simple et classe en même temps, j'aime bien Very Happy (et puis nyo!Prusse !)

    Alors juste par contre, son prénom ou son nom de famille doivent commencer par la même lettre que son pseudo.

    Ton personnage est soit Word soit Alter, je te laisse choisir en fonction de ce qui t'inspire le plus !


♔ ♔ ♔





The universe works on a math equation
that never even ever really even ends in the end
Infinity spirals out creation


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.fanfiction.net/u/965492/Kaori-same
Invité
Sujet: Re: Poison cup - Gloom. Lun 3 Sep - 11:19

Oh, merci merci ♥
Voilà, j'ai rectifié pour le nom, petit oubli de ma part et je m'en excuse D:
Je me suis aussi permis de changer le background, histoire de rendre la lecture plus facile.

Et je choisis Word ~
Revenir en haut Aller en bas
Ginger
avatar


Feuille de personnage
Wammy’s: H / A
Double Compte:
Âge:
Sujet: Re: Poison cup - Gloom. Lun 3 Sep - 11:38

J'adore <3
Et je te valide amuse toi bien avec ton adorable Gloom.

♔ ♔ ♔

Avatars par Sissi d'amouuuuuur<3
Ginger/Ember pour l'image 8D

LUCK AND INTUITION PLAY THE CARDS WITH THE SPADE TO START,
AND AFTER SHE'S BEEN HOOKED I'LL PLAY THE ONE THAT'S ON HER HEART,
Poker Face
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: Poison cup - Gloom.

Revenir en haut Aller en bas
 

Poison cup - Gloom.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Lames suintantes + poison ?
» Poison + Rune protect + Repos = Poison
» Lydia de Sambre ~Un poison sous la forme d'une rose~
» Le poisson-poison : Le Fugu !
» [Recherche] Scorvol/Scorplane, talent : soin poison

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Wammy's House :: Prologue :: ► Fiches de Présentation :: archives-