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 On vous a jamais dit que vous dansiez comme Ginger Rogers ? (done)

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Ginger
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Sujet: On vous a jamais dit que vous dansiez comme Ginger Rogers ? (done) Jeu 31 Mai - 18:38


GabrielleGinger Ahern

J'VEUX PAS FINIR MES JOURS À TOMBOUCTOU
LA PEAU TIRÉE PAR DES MACHINES À CLOUS



17 ans, née le 12 août
de sexe féminin, hétérosexuelle
182 de QI

New-Yorkaise
Depuis deux ans Shape
Ballerine machouillant ses lèvres



IT'S ABOUT A GIRL WHO GETS TUNERD INTO THE SWAN AND SHE NEEDS LOVE TO BREAK THE SPELL,
BUT HER PRINCE FALLS FOR THE WRONG GIRL SO SHE KILLED HERSELF



Châtain caramel, peau diaphane
Yeux noisettes
1m59
Maigre, anorexique

persévérante gentille touchante mélancolique autodestructive perfectionniste vulnérable asociale passionnée

Gabrielle n'est qu'une ombre. La pauvre ombre d'un cygne empreint de pureté et de chagrin. Elle n'est qu'une pauvre ballerine qui agite ses pointes dans l'espoir d'atteindre la perfection. Pauvre Ginger, comme elle peut être pathétique à agiter désespérément ses ailes pour une chimère...elle se torture, souffre, pleure. C'est un besoin maladif qui coule dans ses veines : s'autodétruire pour se punir de son imperfection. c'est un mal qui la ronge, un mal être inconnue qui hante ses pas et la pousse à malmener son corps par ses entraînements incessants, à vomir chacun de ses repas, comme si sa haine envers elle même disparaitrait, à avaler pilule sur pilule pour mieux oublier son chagrin. C'est une ritournelle sans fin qui rythme son existence. Entre chaque pirouette il faut aller se griffer ses pauvres poignets, régurgiter son repas, faire craquer les cachets sous ses dents. Elle déambule dans les couloirs, dévoilant  à vos yeux sa maigre silhouette sans forme. Dépourvue de courbes féminines, dépourvue de rondeur, dépourvue de volupté. Elle n'est qu'un cygne décharné, se perdant dans ses vêtements amples, pauvre enfant au look d'une ballerine des années folles. Ginger appartient au passé, elle semble déjà morte. Lorsque ses yeux noisettes se pose sur vous, ce n'est qu'une mélancolie sans nom que vous pouvez lire dans les prunelles de la danseuse. Elle souffre et se détruit. Son seul salut est la danse et elle se détruit pour la danse. Son corps n'est que le théâtre de toute ses privations pour atteindre un degré de performance.

Et pourquoi tant d'acharnement à se détruire ? Pourquoi un tel spleen dans ton âme qui te pousse à vouloir trancher le fil de ta vie, Ginger ? Elle n'a pourtant pas que des imperfections la petite. Gabrielle a un don pour la danse c'est un fait indéniable. Les heures qu'elle passe à s'entraîner ne sont pas vaines. Véritable passionnée de danse, Ginger s'enivre de sa passion par son besoin dévorant d'apprendre toutes les danses du monde. Elle enchaîne les pointes, les figures hip hop, les acrobaties du rock, le shuffle, le jazz, les claquettes, le charleston...la danse est tout pour Ginger. C'est son univers, son monde. Celui dans lequel elle excelle et qui lui nuit car elle s'y consacre avec trop d'ardeur, toute sa vie passe dans ses pas, ses déhanchements, ses chorégraphies. Elle ne vit que pour la danse, c'est bien la seule chose qui la raccroche au monde avec son besoin maladif d'amour. Car oui, Ginger a besoin de danser, par plaisir, mais aussi par reconnaissance.

Elle n'est pas méchante la douce enfant. Elle reste dans son coin rempli de tutus et de pointes et elle ne vous aime pas. Pas question que vous vous approchiez d'elle, elle ne veut pas d'amis. Elle fuit, préférant étudier, danser et se perdre dans une douce rêverie devant les films en noir et blanc. C'est l'impression que donne Ginger; de n'être qu'une pauvre adolescente fuyant la société, refusant qu'on la sorte de sa torpeur, refusant de vivre de nouvelles expériences, de devenir une femme. Elle n'est qu'une pauvre fille pathétique asociale aux yeux du monde. Une fille à problème, complexée, coincée...si facile à faire pleurer, si facile à martyriser pour peu qu'on la critique, qu'on crache un venin chargé de mensonge et de mépris envers elle. Envers la danse. C'est juste une pauvre fille vulnérable qui se montre froide envers la société : sans intérêt. C'est l'image qu'elle donne la petite Gabrielle et pourtant...elle ne demande qu'à être aimée la douce enfant. Elle ne demande qu'à se faire des amis, à partager des moments de complicité, à découvrir de nouvelles passions. Elle ne demande qu'à vivre, à dévoiler la gentillesse et le besoin d'amour qui se cachent derrière sa carapace.

Ginger, tu n'es qu'un cygne blanc empreint d'une pureté tachée par le vice. Tu danses pour oublier que tu ne vis pas, pour tenter de vivre. Fragile cygne qui s'emmure dans son désespoir pour échapper aux embuches de la vie, quand étendras-tu tes ailes pour chasser les ténèbres obscurcissant ton coeur ?



ECORCHER MON VISAGE, ECORCHER MES GENOUX
ECORCHER MON PETIT COEUR TOUT MOU



La première fois que Gabrielle a senti la vie palpiter dans ses veines, elle avait quatre ans. La première fois que Gabrielle a senti son cœur battre avec force contre sa poitrine, elle avait quatre ans. La première fois que Gabrielle est tombée amoureuse, elle avait quatre ans. Du haut de ses quatre ans, cette petite fille aux longs cheveux caramel avait découvert la passion, l’amour pour l’art, l’amour qui donnait une raison de vivre, une envie de se dépasser. Le nez collée contre la vitre, ses petites menottes plaquée contre cette barrière transparente, la petite New-Yorkaise avait alors découvert un sens à sa vie : vivre pour sa passion. Vivre pour la danse. C’était une certitude, une évidence pour elle, la danse était son plus grand amour. Enfiler son tutu, agiter ses pointes, laisser la musique posséder son corps…il n’y avait rien de plus grisant, de plus merveilleux pour cette enfant qui avait baignée dans les souvenirs et les regrets de sa chère maman, pauvre danseuse à la jambe cassée qui avait dû abandonner la scène et ses rêves brisés pour la jalousie et l’amertume.

Sa mère. Nancy Ahern est l’ombre qui plane sur le passé et la vie de Gabrielle. Elle ne l’aimait pas, sa mère ne l’avait jamais aimé parce qu’être n’avait jamais été ce qu’elle avait voulu. A vingt-deux ans, Nancy aurait voulu continuer à danser et non sentir palpiter la vie dans son ventre. Elle n’aurait pas voulu que son petit copain, Christopher demande de l’épouser pour que leur futur enfant trouve une certaine stabilité alors qu’elle faisait des efforts pour que sa jambe se rétablisse. Ce n’était pas la vie qu’elle avait voulu. Gabrielle représentait tout ce qu’il y avait d’amère dans son existence et surtout le talent qu’elle n’avait jamais eu. Quand elle voyait sa fille si gentille, si travailleuse danser avec tant de passion, tant de grâce. Mon Dieu pourquoi sa fille et pas elle ? Pourquoi devait-elle se traîner sur la terre alors que sa fille s’enivrait des pointes et des fouettés, s’envolant au son de la musique et des courbes que dessinait son corps alors qu’elle dansait. Nancy jalousait et enviait Gabrielle. Elle n’était qu’une erreur, une maudite erreur qui lui rappeler sa malchance.

Et alors petite Gabrielle avait grandi dans le grand appartement familial de Manhattan sans amour maternel. Maman ne l’aimait pas, c’était une certitude. Elle avait beau venir toute contente, ses yeux noisettes pétillant d’insouciance, babillant des mots d’amour, quémandant des câlins, sa mère trouvait toujours le moyen de l’ignorer. Parfois un sursaut d’instinct maternel venait réchauffer le corps de Nancy, alors elle se montrait quelque peu aimant avec la petite Gabrielle. Mais  ces instants étaient si rares…si fugaces. Il y avait toujours un instant où Nancy se ferait un plaisir de détruire les espoirs et la joie qui fleurissaient sur le visage de sa fille.

- Maman, Maman, murmura Gabrielle en posant le plateau du petit-déjeuner sur le lit. Je t’ai préparé ton petit-déjeuner pour ta fête, bonne fête.

Nancy s’était réveillée, sortant avec un grognement des bras de Morphée. Elle jeta un regard noir, chargé de reproche envers sa fille, qui souriait tendrement à sa mère, attendant un remerciement, une caresse pour son cadeau.

- Tu sais ce qui ferait plaisir à maman pour la fête des mère Gabrielle ? C’est de dormir et par ta faute maman s’est réveillée à huit heures du matin.
- Oui mais je pensais que tu-, balbutia Gabrielle penaude, son sourire s’effaçant de son visage.
- Tu n’as rien à penser ma chérie. Va donc reposer ton stupide plateau et laisse-moi dormir. Entraîne toi à danser, à revoir tes pas de danse ou bien regarde la télé. Fais ce que tu veux du moment que tu me laisses tranquille, compris ma chérie.

Et sans ajouter un mot de plus, Nancy s’était recouchée. Laissant une petite Gabrielle, seule dans le grand appartement, sans la présence de son cher et tendre père, parti au travail. Seule sans le moindre amour, juste la danse pour la consoler.

C’était Nancy qui avait façonnée Gabrielle, faisant d’elle une enfant obnubilée par la perfection et la danse. Danser pour se dépasser, pour elle mais aussi pour que sa mère la regarde et soit fière d’elle. De la reconnaissance, Gabrielle souhaitait ardemment être aimée et reconnu, chaque pirouette, chaque fouettée, chaque entrechat équivalait à un hurlement retentissant de son âme : «  Regardez-moi ! Regardez-moi ! Protégez-moi ! Aimez-moi ». Des mots que Gabrielle était incapable de dire à voix haute, bien trop effrayée par ce monde qui lui apparaissait noir. Un univers de lutte décrit par les mots d’une mère jalouse qui poussait sa fille à se dépasser, qui laissait retomber sur les épaules de sa progéniture ses rêves brisés. Elle tentait de la modéliser, d’en faire un double d’elle-même. Ce qu’elle n’avait jamais pu être. Mais Gabrielle souhaitait étendre ses ailes, découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles danses, elle glissait entre les doigts de Nancy, souhaitait découvrir le jazz, apprendre des pas de charleston, des acrobaties de rock ou de hip hop. Plus les années passaient et plus Gabrielle vivait à corps perdu dans la danse, ne souhaitant pas seulement s’enfermer dans une seule danse, voulant se créer son propre style, sa propre danse. Et Nancy ne pouvait le tolérer alors elle s’employait chaque jour, par tous les moyens à déplumer son cygne empreint de pureté. Chaque plume enlevée par des moqueries, du dédain, des remontrances était pour empêcher sa fille d’étendre ses ailes. De voler libre et indépendante, épanouie dans sa passion. Alors Gabrielle laissa lentement et surement les mauvaises paroles de sa mère entrer dans son cœur, elle n’abandonna pas les différentes danses qu’elle découvrait, mais lentement elle se laissa glisser vers une douce torpeur. Un abattement, une lente dépression où elle ne cessait de se dévaloriser, se faisait du mal, malmener son corps pour mieux danser et aussi pour le punir de ne pas être parfait. Aux yeux de sa mère mais aussi des siens.

Elle avait presque quinze ans, lorsqu’elle décida de commencer un régime un peu spécial. Elle entreprit de trier les aliments, dédaignant certains plats trop gras ou ne mangeant qu’en faible quantité. Son père, le seul qu’elle aimait et qui comptait vraiment à ses yeux dans sa famille, son cher et tendre papa qui l’encourageait toujours et l’emmenait des fois dans les bureaux du FBI pour lui montrer son travail, son bien aimé père qui allait toujours voir ses spectacles quel que soit la danse qu’elle interprète…Son père s’inquiéta pour elle, se demandant pourquoi elle mangeait peu, pourquoi son adorable fille gardait une apparence enfantine, dépourvue de formes féminines. Alors Gabrielle souriait et serrait fort son père dans ses bras, le rassurant, commençant à mentir et à nier les prémices de son anorexie. Elle ne voulait pas voir qu’elle refusait de manger pour ne pas devenir une femme parce qu’être femme signifiait des choses trop étrange pour elle, elle n’avait pas aimé comment un membre de son groupe de break dance l’avait regardé. Elle n’aimait comment certains l’homme la regardaient, observant ses légères formes, son corps onduler lorsqu’elle dansait ou les caresses d’Anthony, son copain. Elle ne savait pas pourquoi les regards sur son corps, quand on touchait son corps, quand on disait qu’elle grandissait, devenait une femme…tout cela lui faisait peur, la faisait fuir. Elle ne voulait pas être une femme, refusait l’idée de ressembler à sa mère alors elle avait choisi de contrôler son corps de refuser de le nourrir, se moquant bien si elle s’enlaidissait.

Gabrielle avait un jour essayait de suicider. C’était par une nuit d’été chaude, elle était montée sur le rebord de la fenêtre de sa chambre et elle était restée silencieuse, les pieds dans le vide, hésitant à sauter, mettre fin à cette vie dans laquelle elle ne se sentait pas bien. La gorge obstruée par les sanglots, elle avait levé les yeux vers le ciel étoilé, cherchant un vain soutien. Elle ne sentait pas bien, malgré la danse, malgré sa passion elle avait la sensation qui lui manquait quelque chose. Danser jusqu’à épuisement n’était pas suffisant, la solitude l’étouffait et pourtant elle fuyait le monde sauf quelques rares exceptions qui se rattachaient à son univers de ballerine. Arrêter de manger ne l’aider pas à se sentir mieux mais l’idée de devenir femme lui faisait horreur comme ce corps qu’elle trouvait imparfait qui l’empêchait d’atteindre la perfection, qu’elle mutilait pour le punir et se punir elle-même. Mais de quoi ? De ce stupide mal-être qui la hantait sans raison et bouffer son existence ? Elle se sentait tellement mal, parfois elle sourirait, riait et la nuit la peur revenait, glaçant son cœur…insufflant des idées noires dans sa tête dans la noirceur de la nuit. Elle se sentait perdue, avait la sensation de ne pas vivre…elle aurait souhaité ne jamais naître. Ou vivre dans une autre époque comme les années vingt qui lui apparaissaient comme un temps plein de beauté et de merveille. Les films en noir et blanc, la musique, les vieilles photos fixées sur les murs de sa chambre, les vêtements qu’elle trouvait dans les friperies…elle ne savait pas pourquoi elle aimait cette période de l’Histoire, pourquoi elle souhaitait parfois se réveiller dans le New-York de 1920…Elle n’en savait rien, sans doute parce que là-bas ses soucis seraient lointains et oubliés. Elle pourrait repartir de zéro, effacer ses noirs pensées et vivre enfin. Vivre ce mot était si étrange, si curieux pour Gabrielle. Elle se pencha un peu plus regardant le vide et les voitures qui défilaient sous elle, fermant les yeux à demi, elle se pencha mais ses mains s’agrippèrent sur le rebord avec force. Elle en était incapable. Incapable de trancher le fil de sa misérable existence qui n’avait aucun sens, aucun but à ses yeux. Elle se sentait si misérable, si pathétique, si lâche. Alors les larmes perlant sur ses joues, Gabrielle rentra dans sa chambre et s’enfonçant dans son lit et un peu plus dans sa dépression.

Papa et maman étaient morts. Dans un accident de voiture sur la cinquième Avenue, un jour de pluie, alors qu’elle venait de finir son examen de troisième cycle pour la danse classique. On aurait dit un scénario de film, le genre de chose tragique que l’on pense impossible, incapable de nous arriver. Gabrielle était restée silencieuse, la bouche ouverte de stupeur alors qu’elle prenait peu à peu conscience qu’elle était seule. Sans parents. Sans sa mère qui n’avait cessé de l’étouffer, même une demi-heure avant sa mort, mais surtout sans son père…son père qui était tout pour elle. Son repère et celui qui n’avait jamais cessé de croire en elle. Contractant sa mâchoire, Gabrielle tenta de réfréner les sanglots qui se cognaient à ses lèvres. Elle agrippa sa tête alors qu’elle pleurait et qu’une litanie ne cessait de résonner dans sa tête. Jamais plus jamais plus jamais plus jamais plus jamais plus elle ne les reverrait. Jamais plus. Elle était seule. Totalement seule. Alors dans un cri étranglé, Gabrielle pleura comme une enfant dans le bureau du directeur de l’école classique.

Dans son monde de deuil et de tristesse on lui avait alors tendue une main. Parce qu’elle était spéciale, parce qu’elle avait un QI incroyable et surtout parce qu’elle était orpheline. Elle avait alors saisie cette main, pas dans l’espoir d’avoir une nouvelle vie, de recommencer sur de nouvelles bases, de découvrir un nouveau monde. Non cela ne servait à rien, cela faisait longtemps que l’espoir avait quitté son cœur. Alors pourquoi avait-elle attrapée cette main ? Parce qu’elle était lâche et incapable de prendre des décisions toute seule. Incapable de renoncer à cette vie qu’elle détestait, incapable de se battre pour vivre et surmonter sa peine. Elle n’était qu’un pauvre cygne dont la pureté avait été noircie par ses tristes pensées. Elle n’était qu’une pauvre fille que l’on portait à bout de bras, qui se traînait sans savoir ce qu’elle faisait de sa vie, sur cette Terre.

Le directeur lui avait alors demandé de se trouver un pseudonyme. Un nouveau nom. Alors les lèvres de Gabrielle avait balbutié un mot : « Ginger ». Sa nouvelle identité elle l’avait choisi non pas parce que ce mot signifiait « gingembre » ou bien parce que c’était un autre dérivé du mot « roux ». Non c’était tout simplement pour en souvenir de Ginger Rogers, pour tenter de se rapprocher de cette danseuse qu’elle admirait et tentait vainement de se lier à ces années folles qu’elle aimait tant. C’était une ballerine morte et tournée vers le passé, que Moriarty avait accueilli ce jour-là…Il n’y avait pas la moindre étincelle de vie dans ce corps malingre et osseux. Et de ses yeux vides, Gabrielle avait alors songé qu’elle aurait préféré être morte ou un nuage. Un beau nuage blanc qui danserait dans le ciel, pleurerait sur le monde avant de disparaître vers de nouveaux horizons. Libre et vidé de tout souci.

Repliée sur elle-même, serrant convulsement ses genoux, son corps secouée de sanglots. Elle pleurait. Comme toujours. Depuis deux ans qu’elle était là, depuis qu’elle était venue au monde…elle pleurait. Il y avait toujours un instant où elle laisserait des perles d’eau roulaient sur ses joues pour exprimer le chagrin qui oppressait sa poitrine. Un chagrin sans nom qu’elle n’avait jamais réussi à exorciser ni à exprimer totalement à voix haute. Alors elle se laissait toujours tombée sur le sol, sous le poids de cette tristesse qu’elle se traînait comme un boulet, repliée dans une position fœtale pour mieux se protéger de ce monde qui lui faisait peur et lui faisait mal. Fuir et pleurer, c’était tellement plus facile d’agir ainsi. De se cacher, de s’enfermer dans sa propre douleur plutôt que d’affronter le monde, ses peurs et son passé. Ginger poussa un gémissement, se moquant bien des personnes qui risqueraient de l’entendre dans les toilettes de l’orphelinat et qui la devineraient en train de se morfondre à même le sol dans une cabine. Mais au fond tout le monde s’en moquait un peu, voir pleurer Ginger n’était guère nouveau. Tout le monde savait que cette pauvre ballerine était dépressive, rongée par sa passion de la danse, victime consentante de son anorexie, proie des moqueries. Elle était tout simplement pathétique et si ennuyeuse à toujours se morfondre sur elle-même. Se relevant péniblement, Ginger ouvrit la porte et se dirigea vers les lavabos, essuyant son visage rougit par les larmes. Elle inspira lentement, arrangea le pull qui cachait ses formes et la vieille robe de charleston qu’elle avait trouvé dans une friperie. Le reflet dans le miroir lui renvoya l’image d’une jeune fille flottant dans ses vêtements, aux longs cheveux châtain et aux yeux vides, n’exprimant qu’une grande tristesse. Elle se força pourtant à sourire, songeant aux rares personnes qu’elle aimait dans cet orphelinat, maigres pensées qui l’avaient empêché encore une fois de se jeter du toit de l’orphelinat…Elle n’était qu’un cygne repliée sur elle-même, enfermée dans sa propre tour de désespoir dont elle avait érigé chaque pierre avec l’aide de sa mère, elle était tâchée que de vice, trop lâche pour en finir une bonne fois pour toute avec sa vie. Pourquoi ?

Parce que Ginger espérait encore, espérait apprendre enfin la danse de la vie, celle qui lui permettrait de se libérer enfin des chaines de son chagrin et de vivre pleinement son existence. D’étendre ses ailes de cygne pour enfin voler libre et heureuse.



J'AIME LES PONEYS ET LES HOBBITS
JE SUIS PEACH, L'AGRUME QUI CHÂTIE LES PLOMBIERS ITALIENS




Je suis une fille majeure qui rêve d'habiter dans la Comté, d'élever des poneys multicolores, de vivre des centaines de péripéties et d'aventures en compagnie de George Wealsey et de Jack Sparrow, apprendre la sorcellerie à Poudlard, voyager sur le Titanic...mais malheureusement je vis dans la réalité et non dans mes rêves. Mais heureusement que WH a croisé ma route. Ca fait plus de quatre ans que je lui ai voué fidélité et que je le peuple de mes persos tous plus bizarre les uns que les autres. D'ailleurs l'avatar de ma pauvre Ginger est Yuuki Kuran, tirée de Vampire Knight. Sinon, pour conclure, je suis une gentille modo qui ne mord pas et promets de vous inonder d'amour et d'ondes agrumiques.

♔ ♔ ♔

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Dernière édition par Ginger le Jeu 20 Fév - 22:24, édité 4 fois
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Sujet: Re: On vous a jamais dit que vous dansiez comme Ginger Rogers ? (done) Ven 8 Juin - 23:05

Muhuhuhuhuhu.

Ne pas oublier de finir cette merveille.

♔ ♔ ♔

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Hammer
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Sujet: Re: On vous a jamais dit que vous dansiez comme Ginger Rogers ? (done) Lun 2 Juil - 14:16

Toujours en cours ?

♔ ♔ ♔



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Sujet: Re: On vous a jamais dit que vous dansiez comme Ginger Rogers ? (done) Mar 3 Juil - 21:33

Toujours T_T

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Sujet: Re: On vous a jamais dit que vous dansiez comme Ginger Rogers ? (done) Dim 2 Sep - 15:40

Hum hum !
J'annonce que cette fiche est enfin finie...et que l'histoire est un peu baclée mais bon voilà j'espère qu'elle conviendra.
En tout cas on a une meilleure idée de ma Gigi (et surtout une envie de bader devant sa fiche pardon ;; )

♔ ♔ ♔

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Âge: 17 & 25 ans
Sujet: Re: On vous a jamais dit que vous dansiez comme Ginger Rogers ? (done) Sam 13 Oct - 11:07

This is perfect.

Validée.

♔ ♔ ♔

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On vous a jamais dit que vous dansiez comme Ginger Rogers ? (done)

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