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 Dis-moi, si j’ai, tout ce qu’il faut, pour te suffire à toi.

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Invité
Sujet: Dis-moi, si j’ai, tout ce qu’il faut, pour te suffire à toi. Dim 1 Avr - 20:09

identité
« Can you teach me how to feel real? »

PSEUDONYME: Have
NOM : Homberg
PRÉNOM(S) : Harnold
QI: 159
DATE DE NAISSANCE : 11 / 02
ÂGE : 13 ans
SEXE : ✔ M ❒ F
ORIGINE : Suède
ANCIENNETÉ : Quatre ans
MANIE : Émettre toutes sortes de théories sur tout et n’importe quoi.


physique
« You’re loveable, so loveable »

Couleur des cheveux : Châtain foncé.
Couleur de la peau : Blanche.
Tatouage/Piercing ? : Rien.
Couleur des yeux : Vert foncé.
Taille en centimètres : 149.
Corpulence: Normale.

Have ressemble à un gosse, avec sa petite taille et ses joues encore bien rondes. Il n’est pas mignon pour autant, ayant un visage assez banal, et une expression presque constamment neutre. Ses cheveux pas assez courts pour une coupe typique masculine par oubli de se les couper; des mèches tombant devant les yeux et sur la nuque. Il est assez fin, n’étant en rien gourmant. Il porte des vêtements assez discret, sans style particulier, en rien remarquable. La seule remarque qu’on aurait à en faire c’est qu’il n’a aucun goût ni sens de l’esthétique; choisissant ses habits toujours au hasard, ne cherchant pas à les coordonner.


caractère
« Guess what? I am not a robot »


Curieux. Rêveur. Distrait.
Calme. Effacé. Distant.
Observateur. Attentif.
Perdu. Présent. Démonstratif.
Évasif. Patient. Absent.

D’aussi loin qu’il se souvienne il a toujours été blasé, d’une certaine manière. Dans son regard déjà; de ses yeux demi clos, l’air fatigué. Bien qu’il soit intéressé par beaucoup de choses, il ne montre jamais d’excitation. Mais son regard est toujours fixé quelque part, sur une chose, ou une autre, constamment. Il en a besoin; tout observer autour de lui. Il réfléchit, prend tout ce qu’il lui passe par la tête au sérieux. Emet des théories sur tout et n’importe quoi. Des théories tantôt logiques, tantôt complètement extravagante. Son regard se pose sur tout, tout à un intérêt. La brosse à dent lors de la toilette, sa forme, sont touché, son efficacité. L’étiquette des vêtements, savoir comment ils doivent être lavés, séchés, repassés, dans toutes les langues, et voir aussi où le produit a été fabriqué, quand il s’habille. Même chose au petit déjeuner avec la boite de céréales. Tout est sujet de « jeu ». Car c’est bien cela, un jeu. Pour ne pas s’ennuyer. Parce qu’il n’a rien d’autre à faire à part observer et réfléchir. Ah si. Lire. Parfois regarder la télévision aussi. Il n’aura aucune réelle passion à part ça. A part étudier, peut être, vaguement. Apprendre, tout simplement. Tout et n’importe quoi. Il se lance régulièrement des défis. Réussira-il à lire et comprendre les écrits de Freud? Il serait capable de faire des recherches approfondis si ce qu'il y aura lu n'était pas suffisant pour lui. Même s’il comprend tout, il fera des recherches supplémentaires.

Ce qui le passionne, dans ses observations, c’est l’homme. Toute sa psychologie. Sa façon d’être. De penser. Et de vouloir. Il se voit en tant que spectateur de la vie. Loin des autres et proches d’eux en même temps. Pareil et différent. Il n’est pas juste, il n’est pas mauvais, il ne fait qu’observer. Toute sa vie c’est ça.

Enfin, c’était ça. Il ressent, comme les autres, mais, il lui semble, à moindre dose. Pourtant un jour il s’est senti ressentir vraiment. Un sentiment au-delà de tout ce qu’il avait vu, entendu, imaginé. Quelque chose qu’il a encore du mal à expliquer.


classe
« You’re vulnerable, you’re vulnerable »



Définissez vous en une phrase.
Je suis un.

Vous offrirez quoi à Noël à votre meilleur ennemi ?
Un poisson rouge.

Parmi ces livres ci-dessous, lequel serait le plus susceptible d'être votre livre de chevet ?
Totem et Tabou de Sigmund Freud.

Ce que vous devez impérativement arrêter de dire. Sérieusement.
« D'un point de vu biologique... »

La petite manie dont vous vous passerez bien ?
N'avoir aucune notion du temps.

Il y a forcément quelque chose que vous auriez dû faire depuis longtemps et n'avez toujours pas fait.
Quelque chose que je dois faire ? Euh. Non non, j'ai fini ma classification, ma maquette de l'ADN, tout est bon. Non ?



histoire
« But you’re just troubled »



De quand j’étais tout petit je ne me souviens pas de grand choses. Certains événements, pas vraiment considérés comme importants, quelques vagues scènes gravées sur photos, quelques petits détails racontés par mes parents ou autres membres de ma famille, tout au plus. Mais ça ne m’importe pas vraiment. Ce dont je me souviens le plus peut être vu comme inutile. Des moments sans importance. Pour les autres. Pour moi, tout est important. Tout les détails.

Mon père était un homme très joyeux. Il restait positif et de bonne humeur dans toutes les situations. Ce qui engendrait le plus souvent deux réactions à son encontre. Il y avait ceux qui s’amassaient autour de lui, ne créant assez de bonne humeur à eux seuls pour en vivre. Ces gens là était attirés par mon père comme s’il avait été un aimant. D’autres semblaient dégoutés par sa façon d’être. Il lui arrivait parfois de se faire insulter par des personnes qui avaient l’air de le détester alors même qu‘ils ne se connaissaient pas. Mon père amenait avec lui autant de joies que de peines. Parmi ceux qui l’insultait il y avait des jaloux, et des gens énervés en permanence. Ils avaient l’air de se refuser le bonheur d’eux même et d’en porter la faute sur les autres, dont ceux qui comme mon père, acceptent le bien et le mal avec le même sourire. Bien sur il restait un petit paquet qui ne réagissaient pas du tout. Mais peut-être ces gens là ne réagissent-ils qu’intérieurement, là où le regard des autres ne se penche pas.
Lui, il était heureux, c‘est tout ce qui comptait.

Ma mère était une femme assez discrète. Elle faisait ce qu‘on lui demandait, donnait le minimum de politesse et d‘intérêt pour les autres requis. Elle suivait le mouvement tout simplement. Se faisait semblable aux autres, juste plus petite, un peu recroquevillée sur elle-même, joignant les mains en espérant ne pas créer de désastre. Malgré ses efforts elle était assez maladroite; il lui arrivait de faire des bêtises très facilement. Elle essayait de ne jamais rester trop longtemps avec les mêmes personnes pour s‘empêcher de finir par dire ce qu‘il ne fallait pas; une question déplacée, une remarque qu‘il ne fallait pas faire, rire au mauvais moment, ne pas rire quand c‘était le moment. Elle priait. Parlait à dieu pour qu‘il l‘aide à corriger ce qui était à ses yeux un défaut. Mon père était le seul homme avec lequel elle arrivait à se détendre. Même quand elle créait ses catastrophes, mon père riait et la prenait dans ses bras en lui disant de ne pas s‘en faire pour ça. Que si les gens le prenaient mal c‘était tant pis pour eux, et que, de toute façon, on a pas besoin d‘eux. Elle se laissait bercer alors, réconfortée. Elle était douce aussi. A chaque fois que je passais à coté d‘elle ou qu‘elle passait à coté de moi, elle me caressait, me passait une main dans les cheveux ou frôlait ma joue.

Ils étaient tout deux utile à l‘autre. Mon père s‘occupait de la cuisine, et ma mère des factures. Chacun réussissait ce que l’autre ne savait pas faire. Le ménage était équitablement réparti, ce qui semblait rare quand on entendait les autres couples se plaindre. Et puis ils s‘aimaient aussi. Etaient tendre l‘un envers l‘autre, autant que la tendresse se voit dans les gestes. J’ai appris l’amour avec eux. Mon père toujours plein de vie et ne pensant jamais aux soucis offrait assez de gaieté à ma mère pour qu‘elle ne se morfonde pas comme elle avait l‘habitude de faire quand il n‘était pas là. Et ma mère quand à elle lui donnait de la stabilité, le ramenait sur terre quand il partait trop loin, toujours en une caresse. Mon père disait souvent quand il s‘égarait qu‘il partait faire ses petits voyages dans l‘espace. Je le trouvais très fort d’être là et pas là en même temps. Parfois ça m‘arrivais, mais je n‘avais pas le temps de quitter la terre parce qu‘il y avait toujours quelque chose pour attirer mon attention; comme ma mère attirait mon père, mais moi c‘était juste ce qu‘il y avait tout autour de moi.

Mon père était un « surdoué ». Il avait sauté de joie un jour en répétant ce mot. Moi je ne comprenais pas. J’étais trop petit, déjà. Je ne connaissais pas ce mot là. Et même quand on me la expliqué, je ne comprenais toujours pas. Un nombre. Un nombre en plus à porter. En plus de ta date de naissance, en plus de ton âge. Et en plus d’autres choses que des gens parfois comptaient: des amis, des ennemis, des amants, des enfants, des chats. Je trouvais déjà ça beaucoup. J’ai du mal à me rappeler des nombres. Les âges des autres, leur dates d’anniversaires, et tout leur autres nombres, je ne m’en souviens jamais. Même mes nombres, j’ai du mal avec eux. Mais ils étaient si excités d’en porter toujours plus sur eux. Mes parents s’étaient tournés vers moi. Mon père hurlait presque. Quelque chose comme quoi je devais être surdoué aussi. Je ne voyais pas pourquoi. Ça m’irritais un peu. Je n’en voulais pas de ce nombre. Grand, petit, je ne savais même pas comment ça se mesurait. Mais même en grognant pour leur exprimer que ça ne m’intéressais pas ils ne s’enlevaient pas cette idée de la tête. A chaque fois. Je pouvais faire n’importe quoi, mon père disait que je devait être un génie. Il suffisait que je reste dans la même position en train de fixer quelque chose comme je le faisais toujours, juste un peu trop longtemps pour eux pour se remettre à en parler. Je pense maintenant que ça les soulageaient, cette possibilité. Avant ça je crois qu’ils me prenaient pour un attardé. Tout le monde me regardaient bizarrement. Comme si je n’étais pas normal. A la crèche les adultes se plaignaient à mes parents que je ne voulais pas me socialiser, que je restais toujours seul dans un coin, sans rien faire et que c’était inquiétant. Mes parents m’en parlaient, m’emmenaient au parc, espérant que ça d’éclanche quelque chose en moi. Mais au parc je ne jouais pas avec les autres. Je jouais à ma manière, en observant. J’essayais de comprendre, tout ce qui m’entourais. Je leur faisait peur à tous. Je ne parlais pas. Deux ans, toujours aucun « papa » ou « maman », ça affole tant de monde. J’ai fini par le leur dire, les noms par lesquels je me devais de les appeler. Ça les rendait tellement heureux que pour leur faire plaisir je disais tous les mots que j’apprenais à voix haute au moins une fois. A chaque fois ils avaient de grandes exclamations. Vraiment bizarre cette façon d’être enchanté quand un enfant dit un mot alors qu‘eux parlent tous les jours très longtemps et ne s’en félicitent pas. La parole me semblais inutile. Le toucher, lui, pouvait tout dire. Je n’avais pas besoin que ma mère me dise « je t’aime », je préférais pour cela qu’elle me caresse, je n’y croyais que là. Je ne leur disais pas ma façon de penser parce qu’elle me semblait aussi évidente qu’une caresse veut dire « je t’aime ». Mais eux étaient inquiets. J’étais différent. Je pensais être pareil. Je pensais qu’on était tous les mêmes. Une tête, deux bras, deux jambes, des doigts qui caresses, des yeux qui observent, des lèvres qui mâchent; et parlent, un nez pour respirer, deux oreilles pour entendre, un cœur à l’intérieur caché qu’on entend battre quand on colle la tête contre le torse. Mais on n’est pareil qu’en ça. J’appris qu’on pensait tous différemment, qu’on parlait différemment; preuve que parler est stupide les humains ne se comprennent même pas entre eux ainsi, qu’on était différent en pleins de petites choses superficiel. On me reprochait de ne pas m’approcher des autres, mais tous les autres s’écartent eux-mêmes, s’inventant n’importe quelle raison qu’il croient juste. Du coup, cet espoir que j’étais différent parce qu’intelligent et non stupide, fit que je dut passer ce test de surdoué moi-aussi. J’avais quatre ans je crois. A l’école on se plaignait sans cesse de moi, et d’un coup, le mot « surdoué » flottait au dessus de ma tête, comme un drapeau. Les gens ne regardaient que le drapeau, pas la terre. Comme ils trouvaient intelligent de planter un drapeau sur la lune, ils m’en ont posés un aussi. Plus personne ne se plaint de mon comportement. Quand un enfant m’embêtait parce que je ne voulais pas jouer comme eux, la maitresse s’approchait de lui et lui disait qu’il fallait me laisser, que je me comportais comme ça parce que je suis un surdoué. Je n’étais devenu surdoué qu’à partir du moment où les gens l’avaient décidés. Avant de passer ce test, j’étais un idiot fini, et depuis j’étais surdoué. Quelque chose dans ce sur avant doué qui ne me plaisais pas. C’est plus. Plus intelligent que les autres. Au dessus d’eux. Je pensais être pareil.

Enfermé chez moi j’observais le poisson rouge enfermé dans son bocal m’observer. Je m’identifiais à lui d’une certaine manière. Il était pour moi ce que les autres considèrent comme un ami. On était le même cas, à tourner en rond sans trouver rien d’autre à faire. Il observait, à travers le bocal, et j’observais à travers tout ce que je pouvais. Il n’avait pas vraiment un nom facile. Mais suffisant à mes yeux. Poisson-rouge, pour un poisson-rouge, quoi de plus juste? Il m’aurait à moi-même complètement suffit de m’être appelé Humain. Mes parents me l’avaient offerts, pour que je puisse avoir un animal de compagnie; les chats et les chiens étant autorisés dans l’immeuble mais pas chez nous, je ne me souviens plus vraiment qu‘elle raison m‘avait été donné. On ne peut pas parler à un poisson, on ne peut pas jouer avec non plus. Mais son titre d’animal de compagnie était convenable; c’était bien un animal et il me tenait assez compagnie de mon opinion. C’est que je n’en demande pas beaucoup de compagnie. Et observer en silence avec lui était assez distrayant. C’était comme observer tout seul mais la sensation était étrangement différente. A peine, mais suffisamment pour que je le réalise. C’était juste le fait de ne pas être seul. Que ce soit avec lui une activité de groupe. Que je l’observais des fois, et qu’il me rendait la pareille. Nous passions de long moments à nous fixer dans les yeux, jamais aucun de nous deux lassé par cette activité. J’aimais bien ces moments. C’aurait été, bien sur, beaucoup moins intéressant s’il n’avait pas joué le jeux. Même si parfois il ne semblait pas d‘humeur à jouer. Il semblait bouder, ou m‘en vouloir pour quelque chose, du moins c‘est-ce que j‘aurai pu déduire de son attitude s‘il avait été humain: il m‘ignorait royalement. Même quand il passait plusieurs fois sous mes yeux, lors de ses tours interminable, il refusait de me voir. Il m‘arrivais alors de juste continuer à l‘observer, de l‘observer en me demandant la raison de son comportement et m‘imaginant toutes sortes de réponses qui finissaient toujours à s‘éloigner du naturel, ou de me demander si je n‘avais pas simplement cessé d‘exister.

Parfois je ne pouvais pas rester à la maison. Parce que mes parents n’étaient pas là. Au travail ou ailleurs. Alors je prenais Poisson-rouge et on allait chez la voisine du dessus. C’était une vieille dame à la retraite qui avait ainsi tout le temps de s’occuper de moi. Ma mère lui demandait souvent, confuse, si ça ne la dérangeait pas, et elle la calmait en souriant, disant que j’étais vraiment très sage, parfois même rajoutant que c’était un « véritable plaisir » de me garder. Pour moi aussi c’était un « véritable plaisir » d’aller chez elle. Je l’aimais bien, elle, son appartement qui sentait le renfermé, son chien fatigué. Pas un de ces chiens qu’ont les vieilles dames habituellement, avec pleins de poils parfois tondus bizarrement. Lui, Oskar, avait de petites pattes et des espèces de cernes énormes sur tout le corps. Quelque chose entre rides et bourrelets. Il faisait beaucoup de bruit quand il respirait, on aurait dit qu’il était tout le temps essoufflé. Parfois sa respiration saccadé était le seul son qu’on pouvait entendre dans tout l’appartement. Ce n’était pas vraiment dérangeant. Et puis il y avait bien pire comme bruit. Comme quand il dormait. Il bougeait beaucoup dans son sommeil en plus. Mais le mieux, c’était quand il était endormit dans sa couche, et que sa maitresse faisait sa sieste en même temps sur un fauteuil pas loin; ils ronflaient alors tous les deux en chœur. Moi je restait là, avec Poisson-rouge, assis par terre, à les écouter jusqu’à ce que l’un deux se réveille. C’était souvent Oskar le premier réveillé. Il était amusant. Il ouvrait un œil. Puis le refermait. Ouvrait l’autre. Le refermait lui aussi. Il se passait quelques secondes avant qu’il ne réessaie. Puis quand il réussissait enfin à garder ses deux yeux ouverts en même temps, il se mettait à bouger. Roulait d’un coté, puis de l’autre. Sur le dos, sur le ventre. Et tentait de se mettre debout. Souvent il abandonnait et se laissait tomber, déjà épuisé. Il restait juste allongé alors. Sa maitresse rigolait toujours, le traitant de paresseux, et lui donnait un petit coup de pieds entre les bourrelets. Cette femme était plutôt amusante, et ça ne la dérangeait pas que je sois différent. Le plus souvent on regardait des émissions à la télévision. Elle assise dans son fauteuil, moi presque à ses pieds, le bocal de Poisson-rouge posé sur mes genoux, et Oskar, selon sa force à coté de nous ou sur sa couche toujours. Il y avait des émissions avec des participants. Des « jeux ». On y jouait de notre coté, répondant aux questions. L’après-midi il y avait des feuilletons, c’était moins drôle mais intéressant au début. Mais à force c’était toujours la même chose. En autre programmes il y avait les reportages. Animalier surtout. Elle, elle n’aimait pas trop ça, sauf pour les animaux de la savane. Pourtant c’était bien les programmes les plus intéressant. Grace à eux je pouvais observer pleins de choses qui ne se trouvaient pas autour de moi. Et même les choses dans la faune proche sans avoir à sortir.

Il m’arrivais quand même de sortir dehors. Je sortais par moi-même quand il avait neigé. Il y avait pleins de choses amusantes à faire avec la neige. Marcher dessus, écouter le son que ça fait. La manipuler. Se congelé les doigts avec. En enlever pour voir ce qu’il se passait en dessous. Comprendre. Parfois je tombais sur un flocon de neige. La forme est magnifique. Je me demandais comment la neige pouvait ressembler à ça avant de n’être plus qu’un tas de matière blanche. Je pouvais le lire, ou essayer de trouver un reportage qui en parlait, mais je voulais essayer de comprendre par moi-même avant ça. J’ai supposé des milliers de choses sur la neige. Parfois il m’arrivais de rêver de neige. Je pensais comprendre pourquoi les autres gens créaient des bonhommes de neiges. Ce devait être très beau un homme fait de neige! Blanc, froid, intouchable sinon il fond, avec une courte durée de vie. Une belle créature qu’il fallait regarder avec autant d’émotion qu’une fleur ou un papillon. Mais les bonhommes crées étaient bizarre. Leur forme n’était pas humaine. Et des personne leur mettaient une écharpe. Une écharpe! Et les enfants se mettaient à pleurer quand ils le voyaient fondre. Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il fonde, et pour qu’elle raison pleurer? En quelques jours il disparait. Mais c’est le destin de toutes choses. Le destin de tout hommes. Etrangement tout le monde s’emblaient l’oublier.

J’avais sauté des classes, je ne sais plus vraiment combien. Deux, ou trois. Qu’est-ce que ça changeait? J’étais juste plus petit que les autres. Mais je crois que j’étais toujours plus petits que les autres, même ceux de mon âge. Pas d’importance. Bien qu’on se moquait de moi, parce que j’étais au dessus. Ceux qui étaient gentils voulaient juste mes devoirs. Je le leur donnait, simplement. Je préférais qu’ils prennent et s’en aillent plutôt que de me déranger dans mes pensées. Certaines personnes, je crois, venaient me voir sans arrière pensée, mais ça m’étais égal. C’est dur de se concentrer quand des gens parlent à coté. J’avais assez de gens avec mes parents, Poisson-rouge, la voisine et son chien. Ça me suffisait amplement. Peut être aussi venaient-ils vers moi parce qu’on le leur avait demandé. Bien qu’on me traite en cas à part, les adultes semblaient toujours contrariés que je n’ai pas d’amis. Ce qui est faux. Je n’avais juste pas d’amis à l’école. C’était ennuyeux. Je n’écoutait que vaguement les cours. Je regardais souvent la classe; les professeurs se plaignaient que je me retourne. Je regardais par la fenêtre; ils se plaignaient que je n’écoutais pas. J’écoutais, d’une oreille. Parfois je mélangeais un peu tout mais ce n’était pas grave. Je n’écrivais pas non plus, à part quand une anecdote était intéressante, parce que de toute façon tout était écrit dans les livres. Même si tout n’était pas dans les livres de cours il suffisait que j’aille à la bibliothèque, accompagné de ma mère ou mon père quand ils avaient le temps. J’en savais souvent plus qu’ils n’en demandaient. J’avais toujours des programmes d’avance. Il me suffisais d’observer pour ne pas m’ennuyer. Mais je connaissais la classe par cœur. Je ne voulais plus la regarder; elle me dégoutait. Alors j’avais fini par fermer les yeux, très fort, en plaquant mes mains dessus, les coudes posés sur ma table. Je m’imaginais être ailleurs. Chez moi, chez la voisine, à la bibliothèque. Ou dehors, dans les passages que je connaissais. Quand je connaissais trop tout ces endroits pour arriver à en avoir assez je regardais toutes les images dans ma tête. Les images de la télévision, les images dans les livres, les images des gens; mes souvenirs. Je revoyais des femmes parler entre elles, se plaindre de tout. La façon qu’elles avaient de froncer leur sourcils et rider leur peau, transformant leur visage en une grimace. Je revoyais ce gros monsieur qui nous faisait le plein en voiture quand papa en avait besoin. Son regard flou, ses mains poisseuses, ses miettes aux coins des lèvres. Je revoyais Oskar et sa maitresse ronflant en cœur. Leurs rides à tous les deux, presque les mêmes. Tout les deux si vieux. Je revoyais mon père et ma mère, assis devant la télévision, léger sourire, large bonheur, dans les bras l’un de l’autre. Parfois ils tournaient leurs yeux vers moi et leurs sourires devenaient vraiment grands. Maman ouvrait ses bras et elle n’avait pas besoin de dire « viens », j’étais déjà là. Je repensait à tout. Et les images, j’avais beau les voir et les revoir, je n’en étais jamais lassé. Je m’en nourrissait jusqu’à la fin des cours où je pourrais enfin voir de nouvelles images, qui me nourriraient les jours suivants.

C’est assez dur à définir le bonheur. Beaucoup de choses sont dures à définir. Comme l’amour. Pleins de gens avaient émis pleins de théories. Je lisais, j’écoutais, j’étais sérieux. Les points de vues son intéressants. Mais je ne construisais pas mon monde avec les pensées des autres. Je vis dans ma tête avec mes propres pensées. Avec mes propres théories. Pour moi l’amour c’était une caresse. C’était un rire. C’était une chaleur dans le cœur. Le bonheur c’était le calme, dans un temps sans tempêtes, sans problèmes. Mes parents n’étaient pas tout à fait heureux quand je n’étais pas encore surdoué et que tout le monde me prenait pour un attardé. Le tard, pour les hommes, est une tempête. Je n’ai pas peur des tempêtes. Avoir à la place de mon père eu un fils-tempête ne m’aurais pas empêcher d’être heureux. Comme le fait que je sois une tempête n’ai pas empêché mes parents de m’aimer, de me donner des caresses.

Tout le monde pleure quand quelqu’un meurt. La mort. Un des événements le plus intéressant. La mort est partout mais personne ne la regarde. Personne ne regarde un papillon mourir. Ils prennent juste l’aspirateur quand ils voient le corps mort au sol. Personne ne pense à l’agonie lente des fleurs dans le vase. Ils les jettent juste quand elles sont complètement fanés et en achètent d’autres. Les hommes ne voient la mort que lorsqu’un autre homme meurt. Et là encore, pas toujours. Etrangement, les sentiments changent à la mort. Beaucoup de monde à l’enterrement même si le cadavre n’aimait personne. Même si personne n’aimait le cadavre ils disaient tous des choses absurdes sur lui. « C’était quelqu’un de bien. », c’est quoi « bien »? « Il ne méritait pas ça », quel rapport? « Il vivra toujours dans nos cœurs », jusqu’à ce que vous mourriez. Et puis personne n’y croit vraiment. Je ne comprend pas pourquoi ils font tout ces efforts.

Tout le monde meurt, comme ça. Mes parents sont morts, comme ça. C’était assez bizarre quand on me la annoncé. Je savais très bien qu’ils mourraient un jour. Comme ma vieille voisine en larme, prenant mon visage dans ses mains quand elle m’a dit. « Tes parents sont morts » c’est tout ce que j’ai entendu. C’est ça qui était bizarre. Après ça j’étais devenu sourd. Je n’entend plus rien autour de moi. Plus aucun son, juste un espèce de grésillement dans ma tête. Très faible au début, très forts les heures passant. Je ne sais plus ce qu’il s’est passé. J’avais le regard baissé, je ne regardais plus rien autour de moi. Il y avait des gens. Je voyais des pieds. J’ai pas compter combien de paires. Je ne calculai pas, rien. J’ai passé plusieurs jours comme ça. Je ne savais même pas où j’étais. Plus chez moi. Ni chez la voisine. J’avais une valise avec des affaires à moi, des vêtements et des livres. Je ne me souvenais pas l’avoir faite. J’avais Poisson-rouge dans les bras, et je serrai son bocal fort, très fort. Il ne pouvait rien voir lui non plus, mes bras lui gâchant la vue. Le bruit était devenu mots. J’avais du mal à comprendre, il y en avait trop à la fois. Mais parfois je reconnaissais des phrases. Des souvenirs. Comme avec les images que je revoyais dans ma tête, les sons étaient rejouées, encore et encore. Puis ça s’est arrêté. Je devais avoir fais le tour de tous mes souvenirs en sons et voix. Mais je n’écoutais pas plus ce qu’on me disais. Vaguement compris que j’allais partir. Mais ça je le savais déjà avec ma valise. Du coup je suis parti. J’ai suivi des gens, je ne pourrai pas dire à quoi ils ressemblaient; je ne les regardais pas. J’ai perdu ma tête. Je l’ai juste laissée de coté. J’allais prendre l’avion. Mais il fallait prendre Poisson-rouge, le sortir de son bocal. Il flottait. Renversé. Son corps sortait à moitié de l’eau. J’avais laissé ma tête de coté. J’avais serré le bocal, je ne regardais pas Poisson-rouge. Le bocal contre moi me suffisait pour savoir qu’il était là. J’ai oublié de le nourrir. Ils l’ont jeté je pense. Je sais pas où, je sais pas quand. Je venais de perdre trois de mes cinq gens. Je perdais les deux derniers aussi, leur disait adieu. Pendant un moment j’étais bloqué. C’était la première fois que je prenais l’avion. Et j’étais seul. Tout seul. Je fixais les nuages qui semblaient nous maintenir en vol comme la mer maintient les bateaux. Les nuages c’est pour le ciel ce que l’eau est à la mer. C’est-ce que répétait ma tête en boucle.

WH

J’atterrissais en Angleterre. Légèrement plus calme après le long voyage. Je n’avais jamais quitté le pays. Et je n’avais encore jamais pensé apprendre à parler une autre langue. Ma tête me revint alors. Je pensais que je l’avais laissé chez moi, que je ne la retrouverais plus jamais. Mais elle avait dut me suivre, collée à l’avion. Et la revoilà sur mon cou. Les nerfs se reconnectaient, et mon cerveau se remit à fonctionner comme avant. La connexion avait été brutale, d’un seul coup. J’avais le tournis mais à part ça j’allais bien. Mon corps marchait à nouveau, le blocage était fini.

Grand bâtiment. Orphelinat. Pleins d’enfants sans parents. Pour surdoués. Ah tiens. Il y avait tant de surdoués sans parents?
Je regardais tout, à nouveau. Tout était nouveau. Je ne comprenais rien à ce qu’on me disais. On m’a tout de suite donné un livre avec les bases de la langue, je m’y plongeais. Pas complètement concentré cependant. Trop de choses, tout autour, encore jamais vu. Puis les règles. Des règles habituelles, au début. Pas tout du long.

Quand on m’a dit que je devais abandonner tous les noms que j’avais pu avoir, pour n’en posséder plus qu’un je me suis dis qu’il ne me fallait pas un nom, ni un mot. Mais un verbe. Qu’il puisse bouger, changer de temps, comme moi je changerais surement avec le temps. L’homme aime posséder, je ne déroge pas à la règle. Le verbe est simple. Un verbe bien simple pour une chose bien compliquée. Les hommes se jettent avec férocité sur la possession, plus férocement que la liberté ou la vie éternelle. Il y a toute cette brutalité invisible comme ça dans le verbe avoir. Ce verbe mesquin qui a l’air si simple mais ne se laisse pas posséder si simplement que ça. C’est lui qui possède tout. Serai-je capable, comme lui, mais à moindre niveau, de posséder sans me faire avoir? Être prit, par d’autres. Devenir moi-même possession. Voilà tout ce qui me traversa l’esprit pour trouver ce nouveau nom. Peut-être suis-je inconsciemment trop ambitieux: vouloir posséder le verbe avoir lui-même. Surement fait-il semblant de se laisser dompter. Je voulais m’appeler comme lui, mais ce n’était pas pour autant que j’étais lui, ni même que j’avais de lui autre chose que son nom. Mais juste son nom, du moment où je ne lui faisais pas honte, semblait me suffire. C’est ainsi que j’eu pour nouveau et seul nom Have.

J’appris la langue, à mon rythme. De toute façon, je ne parlais pas beaucoup. Je m’habituais aux lieux, avec le temps. J’ai mis plus d’un an avant de sortir. D’aller dehors, pour voir. Je préférais l’intérieur. Mais quand ça m’ennuyais j’allais dehors. Il y avait beaucoup de livres, dans plusieurs langues. Je lisais d’abords ceux que je trouvais dans ma langue natale. Puis quand j’étais plus à l’aise avec l’anglais je m’y attelais. Je ne restais pas toujours à l’écart des autres. Non, pas toujours. Souvent je m’approchais des gens et les observait. Certains trouvaient ça bizarre, d’autre n’étaient pas du tout dérangés.

Je me remémorais chez moi, avant. Je revoyais tout mes gens, que j’avais perdu. Mais dans ma tête les images d’eux étaient encore là. Je m’en nourrissais, mais seulement quand ils me manquaient. Je ne voulais pas trop user d’eux. Pas envie d’être ennuyé de trop les revoir. Et puis j’avais assez de quoi me distraire. Même les cours tenaient la route. Pas toujours, mais beaucoup mieux qu’avant. En fait, je me suis plutôt vite senti bien. Peut être pas complètement heureux. Parce que je n’avais plus d’amour. Et en fait, l’amour contribue beaucoup au bonheur.

BE

Une fois il s’est passé quelque chose de vraiment spécial. J’avais entendu, et vu vaguement qu’il y avait une handicapée dans les orphelins. Je la voyais de loin, parfois, dans son fauteuil roulant. Je n’avais vu jusque là des personnes en fauteuils roulants qu’à la télévision ou dans les livres. J’étais curieux, légèrement pour ça. Je voulais voir son fauteuil de près, voir comment il était fait. Mais ce qui m’a fait aller la voir finalement c’est-ce que j’avais une fois entendu. Son nom. Son nom, son nom, son nom. Coïncidence extrême. Je voulais savoir. Pourquoi ce nom? Je ne comprenais pas vraiment pourquoi ça m’intéressait tant que ça. D’accord, un nom, d’accord, une coïncidence, mais rien de plus. Pourtant ça restait là, dans ma tête, ça me harcelait, tout le temps. Une fois, je l’ai vu, j’en avais assez, j’y suis allé. Elle peignait. Je me suis assis et l’ai observé. Pendant longtemps. Très longtemps. Elle m’a parlé je crois. J’ai juste entendu le son de sa voix. Puis je suis parti. Je suis parti, comme ça, sans rien dire. Je ne savais pas comment lui dire. Comment lui annoncer. Comment lui demander. Je suis juste retourné la voir. Tous les jours peut être, ou presque. Comme la première fois je la regardait sans rien dire. Longtemps ou moins longtemps. Elle ne s’énervait jamais de ça. Elle pouvait très bien vouloir être seule, ou me trouver très bizarre et me dire de partir. Mais jamais. Puis un jour je lui ai dis. « Have ». Juste ça, juste mon nom. Je voulais voir, si elle réagirait, si c’était vraiment bien comme ça. Qu’on ai chacun un nom comme ça. Et c’est ça. C’était bien ça. Elle a sourit. Un sourire énorme. Le lendemain on était deux. Plus seul. Juste ce sourire et j’avais décidé qu’elle serait mon nouveau gens. La nouvelle personne la plus importante. Mais je ne m’imaginais pas à quel point elle allait l’être. Ce n’était plus « un gens », c’était L’être. Be et Have, Behave. Ce n’était plus « je » et « elle » mais « nous ». Elle me donnait tout alors je lui donnais tout. Je n’avais plus de gens, plus d’amour. Mais j’avais maintenant L’être et je lui donnais tout l’amour que je pouvais. Maintenant Be règne sur mon monde. C’est ma reine, celle pour qui je fais tout. Je ne sais pas, c’était bizarre que ça vienne tout d’un coup. Mais c’était comme ça.

Be. Un mot. Un verbe. Un son. Une syllabe. Juste ça. Ce n‘était rien. Mais tout en même temps.



HRP
« But Inside, you’re just a little baby »


    SURNOM(S) : Chabus
    DATE DE NAISSANCE : Screugneugneu
    ÂGE : Néant
    SEXE : ❒ M ❒ F ✔ Les deux
    AVATAR : Takakura Shouma, Mawaru penguindrum
    DÉCOUVERTE DU FORUM : Il y a longtemps, j'ai vu une lumière au loin alors que j'étai perdu dans le noir...
    EST-CE VOTRE PREMIER FORUM RP ? : On y croit!
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Ginger
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Feuille de personnage
Wammy’s: H / A
Double Compte:
Âge:
Sujet: Re: Dis-moi, si j’ai, tout ce qu’il faut, pour te suffire à toi. Ven 6 Avr - 21:57

Re bienvenue parmi nous chère Chabus/sista de mon coeur <3
.....
.......Non mais sérieux arrête. C'est pas possible de créer un personnage aussi mignon, attachant et adorable que Have ?! Avec la lecture de ta fiche je viens de pleurer ! En plus j'avais dans les oreilles une musique qui m'a encore plus fait penser à la belle histoire d'amour entre Be et Have.
Tu te rends compte les larmes qui étaient encore dans mes yeux après la lecture de la fiche de Be viennent de ressurgir à la lecture de ta fiche. Bon je suis émotive certes mais je dois avouer que ta fiche est toute mignonne et agréable à lire surtout pour découvrir la vie d'un personnage aussi attachant =)

Quelques fautes par-ci par-là mais j'imagine que c'est surtout des fautes d'inattention et puis même ça ne gêne pas la lecture de cette fiche poétique.

Et ton personnage est un Expert ! Enjoy je te valide adorable petit Have.

♔ ♔ ♔

Avatars par Sissi d'amouuuuuur<3
Ginger/Ember pour l'image 8D

LUCK AND INTUITION PLAY THE CARDS WITH THE SPADE TO START,
AND AFTER SHE'S BEEN HOOKED I'LL PLAY THE ONE THAT'S ON HER HEART,
Poker Face
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Dis-moi, si j’ai, tout ce qu’il faut, pour te suffire à toi.

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