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 Sweet baby love ♪ | Brownie

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Sujet: Sweet baby love ♪ | Brownie Sam 18 Fév - 19:36

identité
there are me and me.

PRÉNOM : Brownie
NOM : Alvarez
PRÉNOM(S) : Beatrix, Theophilia
QI : 171
DATE DE NAISSANCE : 23 / 04
ÂGE : dix ans
SEXE : ❒ M ✔ F
ORIGINE : espagnole
ANCIENNETÉ : trois ans
MANIE : suce son pouce quand elle réfléchit.


physique
the way you look at me.

Couleur des cheveux : bruns.
Couleur de la peau : légèrement foncée.
Tatouage/Piercing ? : never.
Couleur des yeux : chocolats.
Taille en centimètres : un mètre trente-trois.
Corpulence: allumette.


caractère
where is my mind ?

enthousiaste
spontanée
optimiste
attentionnée
imaginative
persévérante
    gourmande
    curieuse
    impatiente
    têtue
    pipelette
    collante sur les bords
N'importe qui ayant déjà rencontré Brownie pourra vous l'affirmer : c'est une boule d'énergie. Ce qu'elle aime c'est s'amuser, vivre des aventures palpitantes (que ce soit dans sa tête ou dans la réalité), et voir les autres sourire autour d'elle. Ce qu'elle n'aime pas c'est attendre pour avoir ce qu'elle veut, ne pas pouvoir manger tous les bonbons dont elle a envie, et avoir tort. Voilà. Point. Il n'y a même pas à discuter, c'est juste comme ça. Cependant, je me doute que cette courte description ne vous suffira pas... Je vais donc essayer d'être un peu plus exhaustive.

Brownie, elle est bavarde. Tout en babillages. Quelles que soit l'heure ou les circonstances, elle a toujours, toujours, toujours une tonne de choses à dire. Et elle ne peut pas s'empêcher d'en faire profiter tout le monde. C'est ainsi : elle n'arrive pas à se taire ! Dès qu'une pensée lui passe par la tête, sa langue se met en marche, se déliant brusquement comme si elle ne pouvait pas garder une seule chose pour elle. Ce qui est vrai en quelque sorte. Brownie ne connaît pas les secrets. Pour son esprit de petite fille, il est logique de pouvoir tout dire à n'importe qui n'importe quand. Elle ne comprend pas ces personnes qui se replient sur elles-mêmes, gardant pour elles leurs sombres souvenirs et leurs problèmes. Je dirai même plus, elle considère ce type de comportement comme un poison. Une chose dangereuse qu'il faudrait exterminer. Donc de temps en temps, elle se lance des missions sociabilisations du peuple Wammy's Housien... En clair, si vous la voyez courir partout en chantant et en adressant la parole à la première personne qui ne sourit pas qu'elle croise, c'est étrange, mais c'est normal.
Rien ne la fait reculer. Vous aurez beau lui dire que c'est impossible, qu'elle ne peut pas faire telle ou telle chose... Elle ne vous croira pas, jusqu'à ce qu'elle ait essayé au moins cent vingt fois. Elle est d'une persévérance assez prononcée. S'il s'agit de quelque chose qu'elle désire vraiment beaucoup, elle pourra passer des heures dessus sans problème, d'autant plus qu'elle est extrêmement curieuse. En d'autres termes, si vous possédez un objet ou un renseignement dont elle a besoin, elle est prête à vous suivre indéfiniment, jusqu'à ce qu'elle l'obtienne ou que vous explosiez. Un vrai pot de colle puissance dix. En revanche, elle n'aime pas du tout l'effet inverse, soit lorsqu'une autre personne la suit sans sa royale autorisation. Elle a l'impression d'être espionnée et elle trouve ça désagréable... Ironique, n'est-ce pas ? Un jour, avec un peu de chance, quelqu'un lui fera remarquer que son comportement est parfaitement illogique.
Oui un jour, non un autre. A la même question, elle ne vous répondra pas toujours la même chose, mais peu importe : dans tous les cas, elle a raison. Quand elle veut, elle peut être la gamine la plus têtue de l'Univers. Elle déteste avoir tort, alors même quand elle sait qu'elle a donné un réponse fausse, elle le nie fortement. Une vraie tête de mule. Les débats avec elle dure donc généralement, vous l'aurez compris, très très longtemps. Elle a toujours des arguments en sa faveur ; qu'ils soient stupides ou non.
Wagons entiers de sucreries, pays fait de sucre et de guimauve... Voilà de quoi rêve Brownie. Un jour, sa gourmandise la tuera. Vous vous demandez où est passée la délicieuse part de gâteau ? Elle a encore la bouche collante du glaçage qui le garnissait. Oui, Brownie, c'est un vrai bec-sucré. Elle vit caramel, respire nougat, dort chocolat. Si vous vous baladez avec un sachet de bonbons, elle viendra à coup sûr vous voir avec ses petits yeux brillants pour vous demander si vous êtes assez gentil pour lui en donner. Elle ne vous en volera pas... Mais à vous de voir si vous serez capable de dire non à sa petite bouille peinturlurée à l'espoir.
Ne pas être vue, se sentir laissée de côté, sont des choses qui la dérangent. En effet, elle a un ego relativement élevé, digne de la petite espagnole qu'elle est, alors se voir refuser l'entrée à un endroit sous prétexte qu'elle n'est pas assez grande... ça la rend folle de rage. Dans ces cas-là, dans un premier temps, elle peut sans aucune honte se mettre à taper du pied par terre et à crier toutes les insultes lui venant par la tête dans sa langue natale. Dans un deuxième temps. Elle cherche pratiquement toujours un moyen d'entrer quand même. Elle voit ça comme une aventure, quelque chose de différent dans sa vie de tous les jours. C'est guay, comme elle dit.
Imagination, jolie imagination. Brownie, elle aime les livres, les histoires de chevaliers et de princesses, avec des dragons crachant le feu. Elle aime les films avec de l'action et des super-héros qui sauvent la Terre, qui l'emmènent dans un autre monde. Elle aime les peintures abstraites, où l'on ne voit pas toujours la même chose quand on les regarde. Parce qu'après, elle peut les réutiliser. Elle les inscrit dans son esprit, les mélange bien : bibidi bobidi bou, elle obtient de la pâte à choux ! Quelque chose de léger, de tout doux, qui la fait planer, la déconnecte. Les moments où elle rêve sont les seuls où elle se tient à peu près tranquille. Les yeux perdus dans le vide, elle s'allonge quelque part (souvent au beau milieu d'un couloir), et elle attend que le temps passe.
Extra-très-ordinaire. Parce qu'après tout, Brown', c'est une petite fille comme les autres, qui veut faire de la vie un immense terrain de jeu. Il lui arrive de fléchir, d'être un peu nostalgique au milieu de ses grandes périodes de bonne humeur. Lorsqu'elle pense à sa famille, qu'elle se rappelle qu'elle est étrangère, avec sa façon de rouler les « r » et de faire des fautes de grammaire partout dans son anglais, quand elle n'a pas réussi à avoir le délicieux cookie traînant sur la table du réfectoire. Mais elle se remet très vite. Parce que comme la plupart des petites filles de son âge, il lui en faut peu pour être heureuse.

Voilà. Je pense que c'est suffisant. Brownie, certaines personnes la trouveront adorable. D'autres carrément chiante. Mais en fait, les deux ont raison. Parce que quoi qu'on puisse dire, abracadabra, elle est les deux à la fois.



classe
there are me and me.

Choisir une seule et unique réponse à chacune des questions ci-dessous en la mettant en gras et/ou dans une couleur voyante. Cette zone sera par la suite éditée par un membre du staff qui vous communiquera ainsi votre classe.


Définissez vous en une phrase.
  1. Non.
  2. Dans un souci d'objectivité, je pense qu'il faudrait poser la question à mes amis...
  3. Anthropologiquement parlant ou bien ?
  4. Sérieusement, t'as pas quelque chose d'autre à faire que me demander ça ?
  5. Je suis un.


Vous offrirez quoi à Noël à votre meilleur ennemi ?
  1. Une bataille navale.
  2. Les hauts de Hurle-vent.
  3. Le DVD d'Ed Wood par Tim Burton.
  4. Un poisson rouge.
  5. Une corde.


Parmi ces livres ci-dessous, lequel serait le plus susceptible d'être votre livre de chevet ?
  1. Finnegans Wake de James Joyce.
  2. H2G2 : The Hitchhiker's Guide to the Galaxy de Douglas Adams.
  3. Totem et Tabou de Sigmund Freud.
  4. Harry Potter de J.K Rowling.
  5. Les 120 journées de Sodome du Marquis de Sade.


Ce que vous devez impérativement arrêter de dire. Sérieusement.
  1. « Le si n'aime pas le ré pour la centième fois ! »
  2. « Ton niveau s'élève à la dérivée d'une constante. »
  3. « Plus vite ! Hé que ça saute ! Allez ! Merde ! »
  4. « D'un point de vu biologique... »
  5. « Je comprends ce que tu ressens... »


La petite manie dont vous vous passerez bien ?
  1. Câliner tout le monde.
  2. N'avoir aucune notion du temps.
  3. Faire des private jokes.
  4. Accro au high five.
  5. Caser des citations partout.


Il y a forcément quelque chose que vous auriez dû faire depuis longtemps et n'avez toujours pas fait.

  1. Faire mes devoirs. Mais je les ai jamais fait, commencer maintenant serait pas judicieux pour ma réputation.

  2. M'excuser au près de la personne que j'ai insulté il y a trois semaine. Peut-être. On verra.

  3. Quelque chose que je dois faire ? Euh. Non non, j'ai fini ma classification, ma maquette de l'ADN, tout est bon. Non ?

  4. Ranger ma chambre si je trouve un jour le temps.

  5. Lécher les bottes du professeur pour m'accorder un délai supplémentaire si j'ai pas la flemme...



histoire
we are born like this !


Je m'appelais Beatrix, et personne n'arrivait à prononcer mon prénom. A cause du « x » anglais qui avait volé la place du « z » espagnol à la fin. Bah oui. Ma maman venait de Grande-Bretagne, et c'était elle qui m'avait donnée mon prénom, du coup... Je m'étais retrouvée avec une chose imprononçable pour me signifier. Et je n'avais même pas le droit de me plaindre à la responsable de mon malheur, puisqu'elle avait disparu trois ans après ma naissance. Ouais. Elle était malade je crois, ou quelque chose comme ça : c'était mon père qui m'avait expliqué, mais je ne me souviens plus bien. Du coup, je la connais qu'en photo, c'est assez bizarre... Enfin, n'allez quand même pas croire que j'étais une pauvre petite malheureuse sans maman, c'est trop pas vrai. La plupart des gens, quand on leur dit « j'ai pas de maman », ils comprennent « je suis trop triste » et ils vous sortent un « oooh, je suis désolé ! » avec un petit air contrit et hypocrite. Je trouve ça grave stupide. Ils sont désolés ? Mais de quoi ? Je comprends pas, mais alors pas du tout. J'étais heureuse, moi ! Tenez, je vais vous raconter un peu. De acuerdo ?

POUR LUI.

Mon papa, c'était le meilleur papa du monde. Beaucoup se moqueront de cette formulation, mais c'est vrai ! C'était vrai. Ah. Il faut que j'apprenne à parler au passé. Je continue, donc. Parce que j'ai d'excellentes raisons de dire que c'était le meilleur papa. Déjà, il était très gentil. Je sais qu'il avait beaucoup de travail, mais il s'arrangeait toujours pour venir me chercher de temps en temps à l'école. Je m'en rappelle. A chaque fois, je franchissais la grille avec mon cartable rouge sur le dos, et je me dressais sur la pointe des pieds dans l'espoir d'apercevoir sa barbe noir dans la foule des parents attendant leurs bambins. Parfois il était absent, et je rentrais toute seule en marchant jusqu'à la maison en pierre blanche. Et d'autres fois il était là, un grand sourire scotché aux lèvres et il m'accueillait en prononçant mon prénom à la perfection.

« Beatrix ! »

Je me souviens de sa façon d'accentuer le « x », comme pour me montrer qu'il savait, lui, et de son intonation voilée. Elle était douce, si douce. Et elle me mettait toujours de bonne humeur. Moi je lui répondais par un sourire-soleil, en lui montrant chacune de mes dents blanches. Souvent il en manquait une ou deux, d'ailleurs.
Après ça, on se prenait par la main et on rentrait lentement à la maison. Je me rappelle, mes doigts se perdaient toujours dans sa paume tiède et trop large. C'était agréable. Une fois à la maison, on enlevait nos chaussures le plus doucement possible pour ne pas réveiller ma grand-mère, et puis on allait dans la cuisine. Là, on mangeait à chaque fois beaucoup trop de choses pour nos estomacs. Que de trucs super sucrés mais délicieux. Génial. Une fois qu'on avait épuisé le stock de bonbons, on s'installait devant la grande fenêtre, celle qui laissait passer plein de lumière, et il me regardait faire mes devoirs. Il ne m'aidait jamais. Je trouvais ça trop facile. Quand je lui disais, ça le faisait rire, de son grand rire franc qui me donnait envie de danser. Et puis à la fin, quand j'avais terminé mes petits exercices ridicules et inutiles, on allait courir. On faisait le tour du quartier, en passant par la plage, la place de l'église, et la marchande de bonbons avec son air d'éternel enfant. C'était vraiment bien. J'adorais courir. J'adore toujours. Je sens mes jambes me porter, de plus en plus vite, jusqu'à ce que je m'envole ! Mais retournons à mon papa. Mon papa qui arrivait toujours à nous faire retourner à la maison, même lorsqu'on pensait s'être complètement perdus dans les ruelles. Mon papa qui m'ouvrait la porte et me laissait passer d'abord avec une courbette, comme si j'étais une princesse, pour pouvoir être la première à voir ma grand-mère en train de préparer le dîner dans la cuisine. Mon papa qui était le meilleur papa du monde.

Mon papa au passé.

POUR ELLE.

J'avais toujours été fascinée par ma grand-mère. Elle avait un petit côté étrange qui me rendait rêveuse, et c'était la number one pour raconter les histoires ! Elle avait un don, vraiment. Je me souviens, elle inventait toujours au fur et à mesure. On s'installait sur le canapé du salon, et puis elle attendait que je sois parfaitement silencieuse pour commencer. A chaque fois, c'était magique, à chaque fois, c'était différent. Je me mettais instantanément à sourire, dès qu'elle prononçait le premier mot de sa voix un peu éraillée. Je me sentais bien, si bien. Comme dans un cocon de douceur, protégée du monde. Je laissais les phrases couler le long de ma tête, entrant par mes oreilles, chatouillant mon nez, caressant ma bouche. Et puis quand c'était fini, j'en demandais une autre. Encore, encore ! Mais ma grand-mère n'avait jamais accepté de me raconter deux histoires à la suite. Un petit sourire se glissait sur ses lèvres, et elle secouait doucement la tête, avant de sortir son vieux paquet de cartes de tarot. Elle le gardait toujours dans la poche avant droite de son grand manteau, et il était aussi usé qu'un vieux carton resté un an entier sous la pluie. Elle l'utilisait pour lire mon avenir. Je crois que ma grand-mère adorait lire l'avenir des gens. Peut-être parce qu'elle-même avait déjà vécu son futur, et qu'elle était comme moi : elle en voulait encore. Je ne sais pas bien. Je n'ai jamais vraiment beaucoup compris ma grand-mère. Quoi qu'il en soit, je me rappelle qu'elle me tirait toujours de jolies cartes. L'Amoureux, le Soleil, l'Impératrice. Jamais le Diable ou le Pendu. Ils me faisaient peur.

Et puis ma grand-mère, c'était la plus forte cuisinière d'Espagne, j'suis sûre ! Elle nous faisait des paellas avec des crevettes ENORMES. C'était trop grave génial. Mais ce qu'elle faisait le mieux, c'était les gâteaux au chocolat... Elle mettait des noisettes dedans, pour qu'ils soient à la fois croquant et fondant. Et quand je lui demandais ce qu'elle mettait d'autre, elle me répondait toujours la même chose.

« Beaucoup de soleil et de l'amour, mi querida. »

Je me demande comment elle arrivait à mettre du soleil dans un gâteau... Trop bizarre pas vrai ? Peut-être qu'elle l'attrapait avec son grand manteau. Elle allait sûrement à la plage, là où il y avait le plus de lumière et où il faisait le plus chaud. Et puis elle enlevait son manteau et ses chaussures, celles qui avaient l'air trop lourdes pour sa petite silhouette d'oiseau, et elle laissait la chaleur l'envahir. Une fois qu'elle avait bien attrapé tout le chaud, elle remettait son manteau pour bien le garder contre elle, et puis elle rentrait à la maison pour le mélanger au chocolat. Oui, ça devait être ça. J'imagine parfaitement ma grand-mère faire une chose pareille. Mon adorable grand-mère. Ma mystérieuse grand-mère. Ma fascinante grand-mère. Celle qui m'appelait à chaque fois « mi querida », pour ne pas avoir à prononcer mon prénom difficile.

Ma grand-mère au plus-que-parfait.

POUR EUX.

Moi, j'habitais pas dans une grande grande ville. Au contraire, c'était plutôt petit. Mais c'était bien ! On se connaissait tous. (Du coup la dame de la boutique de bonbons elle m'en donnait plus à chaque fois, c'était trop grave coolissime de la vie.) C'était pas possible d'être tout seul, en fait. Quoi qu'il arrive, il suffisait de faire trois pas en dehors de la maison pour rencontrer un pote... Je m'amusais bien ! Même, mon meilleur ami il s'appelait Leo. Trop gentil. J'me souviens, on allait à la plage ensemble, et avec d'autres gens de la classe de l'école Santa Domingos (quel nom pourri. Pire que le mien, limite. Mais bon, j'aimais bien l'école quand même.) on essayait de ramasser le plus de coquillages possible. On voulait qu'il n'y ait plus que le sable et la mer. Ça aurait fait trop beau ! Juste du blanc, un beau blanc pur, et du bleu. Un joli bleu. Bleu océan. Avec Leo, on restait souvent après que tout le monde soit parti, pour continuer à collecter des coquillages. On espérait être les premiers à voir notre chef d’œuvre terminé. Le problème, c'était qu'à chaque fois qu'on revenait, il y avait de nouveaux coquillages. On n'arrivait pas à finir. Trop bête.

Je me rappelle aussi que je me sentais toujours super bien quand j'étais avec mes amis. On se souriait, on se racontait des blagues, on se disputait. Une fois j'avais mordu une fille. Elle voulait pas me rendre mon coquillage préféré. Martha qu'elle s’appelait... Fiouuu, elle m'avait fait la tête pendant au moins un mois, après. Et sa mère était allée se plaindre à mon père. J'vous raconte pas la raclée que je m'étais prise. Dur. Je m'en souviendrais toute ma vie je crois. Et puis y avait ce garçon aussi ! C'était quoi son nom ? Ariel. Comme la petite sirène hi hi. Qu'est-ce qu'il m'énervait. Il me collait grave, c'était agaçant ! De quel droit il se permettait de me suivre, ce blanc-bec ? (un blanc-bec en Espagne. HA HA ! Ouh, je suis trop drôôôôle !) Leo et lui ils s'étaient battus une fois. J'ai toujours pas compris pourquoi. Grave bizarre.

Enfin voilà quoi. J'pourrais vous en raconter encore des centaines, des histoires comme ça. J'en ai plein ma boîte à souvenirs ! Mais si je commence à toutes les énumérer... Je sens que ça va me rendre trop triiiste ! Et c'est moche un visage qui pleure. Moi je préfère sourire. C'est plus extra-cool. Tout le monde aime un visage qui sourit, ça fait chaud au cœur et ça donne envie de sourire à son tour. Et puis je sais bien que tout ça, c'est terminé. J'ai beau « n'avoir que dix ans » comme disent les adultes (c'est n'importe quoi d'ailleurs, dix ans c'est déjà bien ! Hé !), je comprends. Je comprends que je ne peux plus les voir, maintenant. Plus du tout.

Ah, zut. J'avais dis que je ne pleurerai pas...

POUR NOUS.

C'était le soir, quand j'ai reçu le coup de téléphone. J'me souviens. J'étais toute seule à la maison et je regardais les dessins animés à la télé. Les tortues ninjas. J'aimais bien. Elles étaient cool. Surtout Leonardo. Bref. Mon papa et ma grand-mère étaient partis chercher mon cadeau d'anniversaire en ville, je savais qu'ils rentreraient tard, donc je m’inquiétais pas... Et puis la sonnerie a retenti. J'ai un peu râlé, parce que voilà quoi ! Je ratai Leonardo. Et puis j'ai bougé mes fesses du canapé et j'ai décroché. J'aurai pas dû j'crois.

« Alloooo ? L'asile des fous du ciboulot bonjouuur ! »

Et puis j'avais pouffé, comme une débile. C'est d'ailleurs ce pour quoi ils ont dû me prendre, à l'autre bout du fil. Y'a eu un silence, avant qu'un monsieur me demande si ma maman était là. J'ai dit que non. Qu'elle était morte. Et j'ai eu droit à mon petit « désolé » hypocrite, comme prévu. J'lui ai balancé qu'il y avait pas de mal, avant de demander la raison de l'appel, comme m'avait demandé de faire mon papa.

La suite, j'ai pas bien capté. Ils m'ont parlée d'un accident, de quelque chose de très très violent. J'avais mal à la tête, mais mal, vous pouvez pas savoir. Et puis à la fin, j'ai compris. J'ai compris que mon papa et ma grand-mère, ils étaient partis. Aller simple pour visiter le pays de ma maman. J'ai raccroché sans dire au revoir ; ce qui est très très impoli. Mon papa m'aurait grondé. Mais je me sentais juste terriblement vide. Je n'avais plus envie de sourire, plus du tout. Terrible. J'ai éteint la télé sans un regard pour Leonardo, et je me suis endormie sur le canapé en priant pour que ce que j'étais en train de vivre ne soit qu'un cauchemar.

Mais ça l'était pas. Ça l'était pas. Quand j'me suis réveillée, y'avait des gens dans ma maison. MA MAISON. Maison blanche. Comme aux Etats-Unis. « J'suis la présidente de la Terre, vous pouvez pas m'emmener », que j'ai dit au gars le plus proche. Il s'est retourné et m'a regardée avec un air triste, trop triste. Et puis il m'a dit bonjour. J'ai reconnu sa voix, c'était la même que celle du téléphone. Après, il m'a demandée de préparer quelques affaires, parce que j'allais devoir partir. Un grand voyage. J'allais traverser l'Espagne de bas en haut, me cogner contre la France, avant d’atterrir tout droit en Angleterre. Le pays de ma maman, quelle ironie. J'avais pas envie. J'lui ai dis. Il m'a rétorqué que j'avais pas vraiment le choix. Trop pas cool. Alors j'suis allée dans ma chambre, ma petite chambre toute chaleureuse que j'adorais, et j'ai pris plein plein de coquillages. Dans mes poches, mes chaussures, mes cheveux. Le plus possible ! Je voulais tous les prendre, mais un monsieur est venu me chercher avant que j'ai pu vider entièrement le quatrième tiroir de mon bureau.

Ils m'ont emmenée. J'ai failli en mordre un, comme j'avais mordu Martha. Mais ils étaient plus fort que moi. Dommage. Dans l'avion, je me souviens pas bien, parce que je somnolais à moitié, quand j'étais pas en train de jurer dans ma tête contre ces bonhommes idiots qui me faisaient quitter mon chez moi. Je savais même pas où j'allais, à l'époque. C'est après que j'ai compris. Quand j'me suis retrouvée, toute petite devant l'immense bâtiment de la Wammy's House.

Pour vous résumer un peu le pourquoi du comment je m'étais retrouvée là, c'est très simple : en gros, ils avaient découvert que j'avais un cui plus élevé que la moyenne (me demandez pas c'que c'est, je sais trop pas) en feuilletant les résultats d'un test qu'on avait fait avec l'école. Et ils s'étaient dit « tant qu'à la mettre dans un orphelinat, autant la mettre dans un où elle sera avec des gens comme elle ! Comment, elle ne sait pas parler anglais ? Mais on va lui apprendre ha ha ! ».
Même pas drôle.
Je connaissais pas un mot d'anglais, j'ai dû apprendre en quatrième vitesse. Et sérieusement, même maintenant, c'est la honte absolue. Ils sont tous là, avec leur cent quatre-vingt points de cui en moyenne et leurs jolies phrases, et moi je fais des fautes de grammaires partout... C'est humiliant ! Pfff.

Enfin voilà. Pour finir, ils m'ont emmenée dans le bureau du... Directeur ? Ou quelque chose comme ça, de l'orphelinat. J'étais trop grave fatiguée. Je voulais voir mon papa et ma grand-mère. Je voulais aller ramasser des coquillages avec Leo et mes autres amis. Il m'a demandée de me choisir un surnom. Et j'me suis souvenue de l'odeur délicieuse du gâteau au chocolat de ma grand-mère. Des noix qu'il y avait dedans, mélangées au chocolat, au soleil et à l'amour. Ça me rappelait l'Espagne. J'me suis dit que c'était plutôt cool comme nom... En plus ils avaient refusé « Leonardo ». Alors je lui ai fait mon sourire-soleil, à ce directeur. Et avec mon « r » qui roule sur langue, en pensant à ce « nous » qui ne serait plus jamais « nous », j'ai dit ce que je voulais. Tout simplement.

« Brownie. »

POUR MOI...?

Valeeeee, vous voulez que j'vous dise ce qui s'passe dans ma vie maintenant ? Et bah, c'est... Plutôt grave cool en fait. Au départ je détestais genre trop l'endroit. Avec son nom tordu que j'arrivais pas à dire, là. « Wammy's House ». Le « h » aspiré ne devrait pas exister. Alors je boudais plein de monde. Style on m'parlait, je croisais les bras, rentrais la tête et je répondais pas. Mais bon, ça a pas duré longtemps. Je m'ennuyais trop. Du coup j'me suis mise à aller parler aux gens que je croisais, comme ça. Ceux qu'avait pas une tête pleine de soleil, tu vois ? J'leur raconte ma vie, leur balance des blagues. Et j'attends. J'attends de voir s'ils vont rire. Et si ça marche, je me sens trop trop beaucoup fière. C'est comme si je venais de remporter les Jeux Olympiques, en mille fois mieux.

Après, quand je parle pas aux autres, qu'est-ce que je fais... Ah oui, je me suis inventé un jeu. C'est « faire le plus de trucs drôles en une heure ». Les adultes appellent ça des « idiocy ». J'fais semblant de pas comprendre, c'est funtubiz. Je cours dans tout l'orphelinat, je mange les dernières parts de gâteau au chocolat, je m'infiltre dans les pièces où on veut pas que je sois. Et quand on me trouve. Quand les adultes arrivent, avec leurs sourcils froncés par les soucis. Je leur fais mon grand sourire. Mon sourire qui vient d'Espagne. Le plus beau. Et je leur demande pardon. Dans ma langue à moi, parce que l'anglais, c'est pas amusant, c'est plein de règles compliquées. Lo siento.

Parfois je pense à mon papa, à ma grand-mère. Je pense aux potes que j'ai laissé derrière moi, aux tortues ninjas. A la dame dans sa boutique de bonbons, et aux coquillages aussi. Ça me brûle les yeux. Je pleure un peu, dans mon coin. Et puis je retourne dans ma nouvelle vie. Celle tout en anglais, en gens trop super cultivés et en fous du bocal. Celle que malgré tout, j'aime bien. La mienne.


HRP
wave your hands.


    SURNOM(S) : Mint
    DATE DE NAISSANCE : 14 / 11 / 96
    ÂGE : 15 ans
    SEXE : ❒ M ❒ F ✔ Panda
    AVATAR : Iris de Pokémon
    DÉCOUVERTE DU FORUM : DC Color. (oui, again. /o/)
    EST-CE VOTRE PREMIER FORUM RP ? Ha ha ! (Thanks ! ♥)


Dernière édition par Brownie le Sam 25 Fév - 11:23, édité 4 fois
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Sujet: Re: Sweet baby love ♪ | Brownie Dim 19 Fév - 19:13

Oups, désolée pour le double-post.

Juste pour signaler que c'est terminé. Tudu. ♪
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Âge: 17 & 25 ans
Sujet: Re: Sweet baby love ♪ | Brownie Mer 22 Fév - 20:03

Ah que coucou ! o/

Vraiment désolée pour ce mic-mac mais il vous faut retourner au modèle de la fiche de présentation afin de récupérer la partie Classe qui avait mystérieusement disparue. (ainsi que la partie physique)

Remplissez cela et je m'occuperai de vous mes bichons ! o/

♔ ♔ ♔

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Sujet: Re: Sweet baby love ♪ | Brownie Mer 22 Fév - 20:17

Done. ♪
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Wammy’s: H / A
Double Compte:
Âge: 17 & 25 ans
Sujet: Re: Sweet baby love ♪ | Brownie Mer 22 Fév - 20:19

Et la partie physique pitchoune.

♔ ♔ ♔

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Sujet: Re: Sweet baby love ♪ | Brownie Jeu 23 Fév - 19:09

Aaaaaaaaaah, je me sens cruche au possible.

Bref, c'est fait. Désolée, uh.// fond.
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Wammy’s: H / A
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Sujet: Re: Sweet baby love ♪ | Brownie Ven 24 Fév - 20:12

C'est vraiment super adorable, j'adore !

Par contre si cela fait trois ans qu'elle est là, ajoute quelques lignes à ce propos s'te plaît. o/

♔ ♔ ♔

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Sujet: Re: Sweet baby love ♪ | Brownie Sam 25 Fév - 11:24

Piou, c'est fait. Pardon, j'ai l'impression de toujours oublier un truc. éè
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Sujet: Re: Sweet baby love ♪ | Brownie Sam 25 Fév - 19:11

C'est parfait, merci !

Ta petite Brownie est une RIDDLE ! o/

alea jacta est

Tu es validée !

♔ ♔ ♔

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Sujet: Re: Sweet baby love ♪ | Brownie

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