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 EVENT ▬ Merry Christmas Darling

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Sujet: Re: EVENT ▬ Merry Christmas Darling Dim 25 Déc - 17:48

    VAS-Y DJ FAIS PETER LE SON
    10H DU MATIN, ON EST DEJA A FOND
    JE SENS QUE CE MATIN VA ÊTRE UNE PURE SOIREE


    Il est né le divin z’enfant, jouez aux… okay, c’est Noël, mais c’est pas une raison pour sortir les pires kitcheries de l’année. Disaster, cependant, parcourait les couloirs en fredonnant. Et en lisant, aussi. « L’hermaphrodisme est un état dur à accepter… Nombreux sont les hermaphrodites qui sont suivis toute leur vie par un thérapeute qui ne parvient pas à les comprendre. » Hm. Il ne sentait carrément pas visé par ce cadeau. A croire que le père noël – si ce dernier ne faisait pas seulement parti du complot Coca Cola – était un enfoiré, incapable de retenir que les désirs du blond, s’ils étaient au moins aussi centrés sur des bouquins, désiraient au moins plus de… d’images. Alors que là, ça manquait carrément de description. Pas de petit hermaphrodite en culotte courte pour attirer le chaland. Et pourtant, s’il y avait eu une photo, Didi aurait pu se contenter de ce bouquin pour noël. On est pas difficile quand on a grandi à Harlem, avec une clémentine pour unique cadeau. Je déconne ; chaque année Didi avait reçu des sweats de couleur différente, quand il était encore gamin. Mais amateurs de vidéos bizarres et de sexualités étranges, bonjour ! Il ouvrit de nouveau le livre à la page du milieu, espérant y trouver, AU MOINS, une photo en noir et blanc d’un cas hyper rare. Il aurait pu aller le montrer à End ou à Arpy, en hurlant « MATTE C’QUE J’AI EU. ON VEUT M’EDUQUER » ; mais non, il n’y avait rien dans ce bouquin. Et c’en était légèrement frustrant. Il achevait de tourner le bouquin dans tous les sens, lorsqu’une voix virrrrile le héla :

    « Disaster ! "
    « Hm ? »


    Dew courait vers lui avec toute la fraîcheur de sa naïveté. Et le grand type lui remit entre les mains des magazines pornos qui achevèrent de mettre des larmes aux yeux du blond :

    « Hey, j'crois que j'ai tes cadeaux ! T'as eu des vidéos et des habits... »
    « HAN THANKS BRO’ ! J’croyais vraiment que Moriarty le moche m’avait laissé avec ça ! »


    Il attrapa le sweat que Dew retira, et l’enfila par-dessus le sien, avant de lui montrer le bouquin chelou qu’on lui avait glissé sous la porte :

    « Tkt, c’d’ja génial. Et pis, t’es mon nouveau dieu, mec. J'te kiffe ;w; »

    Sauver le noël de Disaster avec de nouveaux magazines pornos, c’était d’ja énorme. Et baissant les yeux sur les magazines en question, le blond s’aperçut que, fuck, le père noël lui avait même TROUVE LA DERNIERE EDITION DES CHEVALIERS DE LA BITE. Ca lui donnait presque envie de recroire au mythe Coca Cola, que son frère lui avait sauvagement massacré à 5 ans. C’pas comme si le père noël savait vraiment où se situait Harlem.
    Il donna une tape virile sur l’épaule de Dew :

    « Paix sur toi, bro’. Joyeux noël. Et pis, évidement, que tu pourras venir matter les eins de Dita. »

    Bon, par contre, s’il avait fini par recevoir ses magazines, il devait au moins rendre la mocheté qu’on avait glissé sous sa porte. Et comment trouver un hermaphrodite dans c’te grosse masse d’ados ? Monter sur une table et hurler « recherche hermaphrodite pour un plan à trois. Nan, j’déconne, c’juste pour un cadeau de noël. » ? Y’avait il des symptômes extérieurs ? Didi fronça ses fins sourcils blonds, plongé dans la contemplation des gros nibards de Dita Von Teese. Puis, il monta sur la table, enrobé dans deux couches de sweats oranges, ses magazines sous un bras, le bouquin sous l’autre :

    « RECHERCHE HERMAPHRODITE QUI EST COMPLEEEEXEEEE. »

    Shiney ? Angel ? MAIS ILS RESSEMBLAIENT TOUS A DES TAPETTES.
    L'offrir à n'importe qui, ça allait un peu faire provoc'.
    Il suivit du regard Arpy qui s'éloignait avec Mushroom. Merde, même pas un plan cul pour le 25. WHYYYYYYY. Une fois qu'il se serait débarassé d'ce bouquin, Dita allait le consoler comme il le faut. AHA.
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Sujet: Re: EVENT ▬ Merry Christmas Darling Dim 25 Déc - 23:31



Juste une question. C'était quoi ce bordel dans les couloirs ? Depuis quand, un DIMANCHE MATIN, on réveillait tout le monde ? Des petits pas précipités, des cris, des rires, des discussions. Et il avait bel et bien l'impression que ça durait depuis dix minutes. Mais il avait forcé le sommeil, le petit. Il avait tenté de ne pas ouvrir complètement les yeux à chaque fois, et de se rendormir. Mais non. Là, il ne pouvait plus : il allait sortir et assommer ces petits d'un bouquin dans la gueule ! Il n'y avait aucune, mais alors AUCUNE excuse pour mettre un bordel pareil dans ce fichu orphelinat. Le seul jour de repos, ces gosses n'avaient donc aucune pitié pour leur petit personnel dévoué et choisi soigneusement afin de les faire évoluer dans les meilleures conditions possibles ?

C'est lorsque le roux dégagea d'un air las et absolument excédé sa couette et qu'il déposa les pieds à terre, la tête dans les mains et les coudes sur les cuisses, qu'il se rendit compte d'une chose. Son portable, qui avait fini par terre durant la nuit, annonçait trois nouveaux messages. Et, comme avec ce portable, on entrevoir un aperçu du dernier message reçu, il réussi à lire de façon très précise un « Joyeux Noël Guillaume » d'une connaissance extérieure. Un regard vers la fenêtre, puis vers la porte de sa chambre. Effectivement. Il était bien possible que ce soit le matin de Noël. En fait, c'était même sûr. Raaah merde. De toute, il n'avait aucun cadeau pour personne qui soit dans cet orphelinat – même pour ses quelques collègues avec qui il s'entendait bien, après tout, l'idée de faire des cadeaux n'était pas quelque chose à laquelle pensait Guillaume. Après tout, Noël, ce truc religieux, ne servait qu'à faire et offrir des cadeaux, rien d'autre. Du moins, dans son esprit. Et, en l'occurrence, il n'avait pas l'habitude de vraiment en recevoir, et encore moins d'en faire.

En proie à une certaine curiosité et à un sorte de sentiment d'obligation, il décida de néanmoins se relever, s'étirant de tout son corps. En fait... La curiosité était surtout nourrie de cette satisfaction qu'il pensait pouvoir ressentir en voyant ces petits visages de gamins heureux. Le fait qu'on pensait à eux, même sans famille. Et c'était là le Gabriel légèrement sentimental qui parlait, évidemment.

Du coup, le jeune bibliothécaire dégage son téléphone du chemin d'un coup de pied – ou comment en prendre réellement soin, évidemment – et va enfiler un de ces pantalons ni trop droits ni trop serrés, mais assez pour le faire facilement passer pour ce que ces gosses appellent un « pédé ». Pas grand chose en somme mais que voulez-vous, Gabriel n'allait pas venir avec un pantalon taille basse montrant l'ensemble de son derrière en mode « WASSUP NIGGA ? ».

Donc, il enfile ensuite une chemise dont il attache à peine les boutons – en fait, à ce moment-là, Gabriel a sûrement attaché « mardi avec samedi » comme on dit, ou... une expression du genre pour dire que l'on n'a pas pas rentré les bons boutons dans les bons trous. Pareillement, il enfile sa cravate ébène avec extrême négligence, le col non refermé, la cravate semblant avoir été défaite par quelqu'un un peu plus tôt... Rien de très soigneux en somme, mais qui lui comptait lui reprocher ça de toute façon ? Si l'on devait être pointilleux sur l'apparence, combien d'orphelins – ou même de personnes du personnel... – se feraient reprendre. Un peu trop même ! Du coup, l'assistant bibliothécaire habillé comme un gosse sans ses parents, les cheveux ébouriffés et d'autant plus rebiqués au niveau des pointes que d'habitude. Les mains dans les poches avant de son jean, le pas traînant, et en chaussettes, il rejoint la Common Room après avoir mis un petit cardigan noir, évitant avec soin les petits retardataires traversant le couloir en furie, un semblant de sourire éphémère s'affichant presque au coin de ses lèvres au passage. Les bruits se font encore plus forts lorsqu'il pénètre dans la salle bondée, le faisant légèrement froncer les sourcils. Oui, bon, c'était bien mignon, mais le roux avait horreur du grabuge alors... C'était un peu dur sur le coup, et surtout au matin.

Au début, il avait presque décidé de rester appuyé sur l'un des murs pour regarder tout ce beau monde autour de ces cadeaux. En fait, il l'avait fait. Jusqu'à ce qu'il voit que le grabuge était en vérité surtout dû au bordel que ces cadeau faisaient. Non, il y avait des choses, qui ne pouvaient décidément pas appartenir aux orphelins auxquels les cadeaux étaient destinés. Il ne se souvenait pas de leurs noms, mais il reconnaissait leurs têtes, et c'était suffisant pour lui imposer l'intrigue. Au bout d'un petit moment d'observation, il cru comprendre un certain inversement des destinataires. Dis donc, même lors de Noël, le personnel tenait à entretenir l'esprit de détective de ses petits orphelins !

Là, un blond qu'il ne reconnaissait pas vint lui tendre un semblant de cadeaux ; des livres. Des livres. C'était quoi ça, on lui donnait la mission de lire ça pour mieux entretenir ces sauvages et mieux les instruire ou pour le plaisir ? Et puis quoi, pourquoi on lui faisait un cadeau d'abord ? Alors le roux, au départ immobile, vient lentement prendre les livres, le visage impassible avant de glisser un petit « merci » à Dance, restant un instant planté là avec les livres en main. D'accord. Bon. Et quoi, lui aussi il avait un cadeau à donner ? Non mais non. Pas d'accord. Gabriel était, comment dire, absolument nul en devinettes. Tant pis. Il s'avance, intercepté par des injures criées en une langue différente qu'il reconnaît brièvement aux sons. En fait, Slave, à proximité et accompagné de Straw comme d'habitude, venait de jeter l'espace d'un instant un sale blanc avec son emportement. Petit sourire du roux lorsque Straw vient le calmer d'une traite, alors que lui continue son chemin, lui tapote l'épaule en passant du genre « coucou je suis là joyeux noël calme-toi ne tue pas tout le monde et surtout pas ce pauvre gosse qui vient souvent à la bibliothèque et écoute Straw salut ». Tout ça dans un seul petit toucher amical que Gabriel exécute avant d'arriver près du sapin, où il trouve un petit paquet tout mou qu'il ouvre rapidement afin d'y trouver une cravate. Une cravate. Merde mais qui avait une cravate ici ?

Plusieurs têtes lui apparurent mais il n'en retint qu'une seule : celle de ce gars plutôt flippant dans ses airs et ses traits, mais avec des traits infiniment fins et... comment dire, il ne trouvait aucun adjectif, si ce n'est agréables. Mais bref ; il était plutôt grand, alors le roux fit le tour des têtes aux cheveux noirs et à physique de perche – et ses yeux passèrent l'espace d'un instant sur ce cinglé d'albinos qui le fit hausser les sourcils tant il était, une nouvelle fois, extravagant et remarqué dans ce qu'il faisait – pour tomber sur celui qui semblait être, et bien... Le « grand gars aux cheveux noirs aux traits fins à la taille de perche et aux airs flippants ». Il s'approche, la dépose sur son épaule.

« Ca t'ira très bien, crois-moi. »

En gros tu prends et puis c'est tout, flemme de chercher un autre gars à cravate.
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Sujet: Re: EVENT ▬ Merry Christmas Darling Lun 26 Déc - 12:37

    Peut-être une autre fois, Gabriel ?

    35 cadeaux ont été trouvés sur les 79 distribués. Mais deux ont été volés ! Enfin, il n'en reste plus que 44 sans propriétaire... Nous approchons de la moitié !
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Sujet: Re: EVENT ▬ Merry Christmas Darling Mar 27 Déc - 10:26

Le surveillant avait lentement ouvert les yeux, l'air renfrogné. Mikan sentait son cœur battre à toute allure, de peur qu'il ne lui hurle dessus. De peur de s'être trompé. Du coin de l’œil, cependant, il vit que Moriarty l'avait vu tendre le cadeau et n'avait rien exprimé indiquant une erreur. Une bonne chose. Mais son pressentiment ne le quittait pas. Il doutait que le cadeau soit au goût de Slave, parce que ça ne correspondait pas à l'image que surveillant donnait de lui-même.

Terrorisé, mais le visage toujours impassible pour ne rien trahir de ses émotions, il observait le surveillant qui jeta un œil sur ce que l'adolescent lui tendait. Le cœur de Mikhaïl s'arrêta momentanément. Aïe. Les yeux de l'homme se posèrent sur lui, terrifiant, pour se reposer sur les cadeaux. Et les choses s'accélérèrent. Mikhaïl observa le surveillant s'énerver progressivement. Il surprit son regard en direction de Straw, et comprit qu'il espérait qu'elle ne voit pas ses cadeaux. Il vit les traits de l'homme se durcirent, la colère monter en lui, mais ne savait pas quoi dire. Il préféra le silence, sentant qu'une parole, n'importe laquelle, risquerait d'envenimer la situation. Puis, Slave explosa.

« Shibal. Shibal. Shibal gae seki. Chugulle ? JUKEO ! »


Les mots étaient sortis de la bouche de Slave avec violence, comme si ce dernier les avait craché, plein de haine. En un clin d’œil, le surveillant s'était relevé pour hurler ces insultes, dominant de toute sa taille le jeune adolescent. Son visage était rouge de colère, ses veines ressortaient, ses cicatrices plus visibles que jamais. Et ses yeux. Terrifié, autant par la force avec laquelle le surveillant avait hurlé ces mots que par sa carrure impressionnante, Mikhaïl recula d'un pas, les yeux écarquillés. À l'instant même où Slave commença à lever ses poings, Mikan comprit qu'il allait le frapper. Et qu'il n'aurait probablement aucune chance de s'en sortir. Plus jeune, il avait fait une initiation de karaté. Mais il ne s'agissait que de rudiments, qu'il n'avait jamais pu mettre en pratique. Il n'avait aucune expérience. Tout, dans l'attitude de Slave, indiquait le contraire. En termes de force pure et de carrure, il était bien supérieur à l'adolescent. Et l'expérience des combats se lisaient sur ses traits mais, surtout, dans son attitude. Mikan ne souhaitait qu'une chose, s'enfuir. Avoir une chance, même infime, en mettant de la distance entre lui et Slave, que ce dernier réfléchisse à ce qu'il comptait faire. Ne se laisse pas emporter par la colère. Mais ses pieds ne bougeaient pas. Il se retrouvait impuissant, attendant le premier coup.

« Dis Slave, c'est quoi ça ? »


La petite voix de Straw fit un curieux contraste avec celle de Slave. La tension se brisa, et le temps sembla suspendu, l'espace d'un instant. Le poing de Slave s'était immobilisé, puis relâché. Mikan regarda la jeune fille qui s'adressait ainsi au surveillant. Absorbé par ce dernier, il en avait oublié le reste, et ne l'avait même pas vu arriver. Autour de lui, il s'aperçut que des gens les regardaient avec étonnement.

« Rien. »

Slave semblait s'être calmé, mais sa colère était encore palpable. Il arracha le cadeau des mains de l'adolescent qui le laissa faire, n'osant pas bouger, ni même répondre au remerciement de Slave. Ce qui n'aurait pas été utile, celui-ci partait déjà. Mikan le suivit des yeux avec tristesse. Il aurait voulu s'excuser. Il s'en voulait. Il aurait mieux fait de jeter le cadeau, ou de le laisser quelque part. Dans un sens, il se sentait responsable. Il n'avait pas choisit le cadeau, mais le fait d'avoir participé à sa restitution l'impliquait. Il observa Moriarty, qui agissait comme si de rien n'était. Pourquoi avoir fait ce cadeau au surveillant ? Slave n'était pas connu pour son second degré.

Son regard se reposa sur Straw. La petite fille regardait dans la direction où Slave était parti. Mikan lui sourit.

"Merci."

Sans elle, Slave l'aurait frappé, il le savait. Elle l'avait sauvé. Elle avait empêché qu'il ne passe son Noël à l'infirmerie. Et malgré son air innocent et son attitude enfantine, il était persuadé qu'elle n'était pas intervenu par hasard.

"Joyeux noël, au fait ! Tu as reçu ton cadeau, déjà ?"
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Invité
Sujet: Re: EVENT ▬ Merry Christmas Darling Mar 27 Déc - 17:05





Chaque 25 décembre était une remise en question pour l’enfant gâtée qu’elle était. Mes parents m’offriront-ils ce que j’ai demandé ? Aurais-je plus de cadeaux que les autres enfants de la famille ? Suis-je plus jolie que toutes mes autres cousines ? Oui, oui et oui. Après, il y avait l’esprit de Noël. Elle était très forte en esprit de Noël. Elle savait donner avec parcimonie une petite pièce aux pauvres dans le froid, préparer des petits rien qui faisaient toujours plaisir pour ses parents et qui montraient combien elle tenait à eux, des chocolats pour ses professeurs, un spectacle de claquettes à présenter pour le réveillon à la famille émerveillée et un verre de lait pour le bon vieux gros. Un Noël à la Wammy’s présentait de différents enjeux. Peu ou pas de cadeaux, pas de proches abrutis par le mousseux pour déclarer combien elle était belle et combien elle avait grandi. Je lui accorde ceci : en un sens, c’était décevant.

Lula entra dans la Common Room en t-shirt blanc lâche, les cheveux en un chignon décoiffé. Elle sourit au premier venu, au deuxième venu, et au troisième, tant qu’à faire. Elle ne savait pas encore vers qui elle allait se tourner, et chercha machinalement la salle du regard, en quête de quelqu’un, Pure ou Who, ou peut-être Luke ? Elle avait la tête relevé quand une voix gênée l’interpella.

Tiens Lula. Je crois que c'est ton cadeau.

C’était Ginger, la petite danseuse à la petite gueule d’ange. Lula aimait sa silhouette maigrelette, ses cheveux lisses, son air paumé. Elle aimait surtout quand celle-ci était de profil, et qu’on voyait le vide dans ses vêtements, au détour de ses côtes. C’était l’attrait terrible sa cage thoracique dans laquelle enfermé dort un éclat de rire. Lula attrapa le paquet, si charmant avec le papier défait, froissé compulsivement par ces mains maladives. Elle soupesa et sentit la forme d’un livre, mais rien ne l’intéressait plus que le moineau fébrile qu’elle regardait avec une infinie curiosité.

Oh, merci beaucoup, Ginger. C’est trop gentil de ta part !

Mais déjà l’animal effarouché esquissait le pas du départ. Elle reposait une mèche de ses cheveux. Oh, geste innocent.

Joyeux Noël... et salut.

Lula lui aurait agrippé le bras si quelqu’un ne lui avait pas tapé sur l’épaule à cet instant précis. Mais qui était-ce donc ? Dracula, le Grinch ?
Non. Il s’agissait bien évidemment d’un professeur de sport basané déguisé en Santa Claus topless. Révisez un peu vos légendes de Noël, bordel.

Allez, on va tous chercher son cadeau, et on trouve à qui il est. Je vais pas me répéter cinq fois ! déclara-t-il en toute délicatesse sans la regarder.

Elle le vit s’en allant dans la direction d’où s’était échappée Ginger, et se tourna vers le sapin. Au bout de quelques cadeaux destinés à un ange, la mort et la rosée du matin, elle trouva le sien, plutôt large. Elle l’ouvrit pour découvrir un boîte de cupcake et de petits gateaux. Aidée d’un rapide raisonnemment de bonne élève ( « Sachant que Moriarty et L partent le 24 décembre d’un ennui profond et qu’ils carburent à une idée saugrenue par minute, à quelle heure les orphelins auront-ils perdus la raison le lendemain ? Vous prendrez en compte qu’Angel a reçu un objet contondant et qu’End se promène avec des carrottes. » ) , elle arriva très vite à la conclusion. Elle passa quelques élèves blondes différentes, puis se dirigea vers une jeune Riddle qu’elle salua avec un grand sourire.

Honey, Honey ! Joyeux noël, tout ça – wouah, t’en as des cadeaux – tiens, j’ai pensé tout de suite à toi.

Elle lui tendit la boîte de pâtisseries et se retrouva avec uniquement son propre cadeau dans les mains, qu’elle avait oublié un instant. Le titre arracha à Lolita un sourire.


Je n'ai pas tout lu, pardon ;;
et Line j'ai abusé d'almighty, si tu veux que j'enlève quoi que ce soit je l'enlève, no problemo.
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Invité
Sujet: Re: EVENT ▬ Merry Christmas Darling Mer 28 Déc - 17:24

    Ils étaient tous arrivés très vite. Panzer ne s’en était pas encore rendu compte, à régler ses comptes avec Mushroom. Ce dernier eut l’air tout à fait ravi de son suspect cadeau. D’un autre côté, ses émotions paraissaient toujours inhumainement exagérées, à celui-là. Un vrai phénomène. L’allemand arracha un sourire sordide lorsque le drogué s’emporta, ne comprenant pas un traître mot de sa langue maternelle. Toutefois, lorsqu’il lui happa littéralement le nez, le dictateur en herbe poussa un cri déformé par la surprise. Il n’eut pas le temps de dégainer son imposant pistolet à eau glacée que le toxicomane s’était déjà enfui, des sacs poubelle entre les doigts. Il tira dans le vide, manquant de peu d’arroser Fatal qui arrivait vers lui, l’air toujours aussi mauvais. L’Expert serra les dents, remerciant intérieurement n’importe quelle entité de lui avoir fait louper son coup. Il voudrait bien éviter de se retrouver amocher le jour de Noël à cause de son Göring. D’ailleurs, ce dernier tenait maladroitement un imposant cadre sous le bras. Panzer haussa de nouveau un sourcil, les lèvres un peu tordues. C’était quoi encore ce plan foireux ? Le jeune tas de suif lui fit face, lui tendit le tableau en alignant deux mots que l’allemand ne prenait pas le temps d’analyser. Il parlait toujours aussi mal, de toute façon.

    Un portrait d’Hitler. On lui avait offert un portrait d’Hitler. En le découvrant, ses yeux doublèrent de volume, tandis qu’un sourire émerveillé sembla fendre littéralement son visage en deux, comme si ça faisait trop longtemps qu’il n’avait pas souri. On aurait presque dit qu’il s’était drogué, pour afficher une tête pareille, heureusement dissimulée par le tableau. Il serra les doigts autour du cadre. Bon, on se calme, les cris suraigus digne d’une fan girl, c’est pour plus tard, quand il ne sera pas en présence d’autant de monde. Il dégage le cadre de son champ de vision, fixant le garçon grassouillet, aussi stoïque que possible.

    -« Merci, bibendum. »

    Panzer a penché la tête sur le côté, embrassant alors le reste de la salle d’un seul regard. Blake, l’Italie fasciste, était étalé par terre, juste là d’où venait Fatal. C’était triste, parce qu’après tout, Blake l’avait sorti de pas mal d’ennuis, mais d’un autre côté tellement risible. C’était toujours amusant, quand ça n’était pas lui la victime. Il a dévié ses yeux blafards vers le second nazi.

    -« Tu l’as bien amoché, abruti. On va finir par perdre l’Italie de nos alliés. »

    Qu’il ait compris ou non, il s’en moquait. Il se sentait on ne peut plus projeter dans le monde de la Seconde Guerre mondiale, là, tout de suite, avec son portrait du Führer sous le bras. C’était un peu la guerre partout. Le drogué avait décidé de s’attaquer à un adversaire un peu trop fort pour lui, Slave aboyait des noms dans toute la salle, plus paumé que jamais et tous s’échangeaient des cadeaux, plus ou moins réussis. Il avait l’impression de les dominer, là, perché sur son égocentrisme, avec l’Alter à sa gauche. Même Moriarty ne faisait pas le poids face à sa toute-puissance. Il secoua la tête, réajustant le col de son élégante robe de chambre.

    -« Bon, on se tire, Hermann ? S’ils sont tous là, ça veut dire que les dortoirs sont déserts … »

    Il tendit son bras armé du pistolet à eau vers … Bird, tiens, sa première dulcinée, et fit mine de lui tirer dessus, alors qu’elle s’essayait à le regarder, puis le colla au ventre rebondi de son acolyte et reprit :

    -« … On va pouvoir leur faire des cadeaux de Noël à notre sauce. »

    Content de sa petite initiative et accompagné de son comparse, il était sur le point de quitter la salle commune. Tout aurait pu être bien –oui, juste bien, ça ne méritait pas non plus un adjectif plus grandiloquent-, s’il n’y avait pas eu ce souffle dans sa nuque, et cette voix. Cette voix qu’il aurait particulièrement reconnu entre mille. Il ne le regarda pas tout de suite, l’écoutant presque avec peine, tant le souvenir de ces coups était encore récent dans sa mémoire. Rimbaud lui pousse l’épaule, le forçant à le regarder d’abord –obligé, quoi- avant de poser ses yeux absconds sur ce qu’il tient. Des bouquins. Des mangas, de filles certainement, vu les dessins. Deux hommes sur la couverture, aux corps interminables. L’un est dans les bras de l’autre. Si l’on additionne ce détail aux mails qu’ils avaient pris l’habitude de s’envoyer, ça faisait …

    Les sourcils de l’allemand se froncèrent. Il aurait voulu répliquer mais Rimbaud, d’une démarche féline, s’était déjà glissé aux côtés de Cancel. Et il en rajouta une couche, insinuant que lui, le fasciste de première, appréciait ce genre de littérature niaise et perverse. N’osant même pas affronter le regard soudain intéressé de la yaoiste, il secoua vivement la tête en signe de dénégation. Un rictus haineux aux lèvres, il traça à plusieurs reprises une ligne horizontale au creux de son cou, intimant ainsi le Word à faire attention à sa peau, s’il ne voulait pas que l’allemand lui tranche la gorge dans son sommeil. Puis, plus confus qu’autre chose, il s’éloigna de nouveau, entraînant Fatal avec lui, le regard dans l’ombre de ses cheveux. Ils quittèrent enfin la salle commune, en route pour de nouvelles crasses à faire.

    Conjecture, je vais te défoncer.
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Invité
Sujet: Re: EVENT ▬ Merry Christmas Darling Sam 31 Déc - 12:18




    Non, d’après le coup d’œil assassin que lui avait adressé Moriarty, le cadeau qu’elle destinait à Bird n’était absolument pas pour elle. Bon, bah elle n’avait qu’à choper une autre fille au hasard et le lui proposer à sa place, hein. Avec un peu de réflexion, elle était consciente qu’elle ne pouvait pas trouver la propriétaire de ces objets de cette manière, si elle se loupait à chaque fois, ça durerait une éternité ! Bien, bien, bien. Qui avait-une tête de punkette ?
    Cancel observa méticuleusement toutes les filles qu’elle croisait, n’en connaissant pas la moitié, faisant bien attention d’éviter Dainty – il aurait été dommage de saccager la Common Room en se bagarrant futilement avec sa jumelle, n’est-ce pas ?! – et finit par reconnaitre que la tache s’avérait bien plus compliquée que prévu. Mais, bordel, à qui pouvait bien appartenir ces accessoires ?! Elle était tenter d’aller demander conseil à Moriarty mais il était bien trop occupé à réprimander d’un sale œil tout ceux qui se trompait de cible ; elle pouvait toujours demander à ses quelques amis proches mais ça enlevait un peu le piment du jeu. Elle faisait un bien piètre détective ! Enfin, aucune importance, elle ne se destinait pas vraiment à être le prochain L, nombre d’orphelins suivaient déjà cette voix sans qu’elle n’est besoin d’interférer.
    Finalement, après étude des cas possibles, elle se décida et se dirigea une nouvelle fois vers une fille avec de longs cheveux roses ; lui tapotant gentiment l’épaule, elle lui tendit le petit paquet dans un grognement, espérant cette fois que ce serait la bonne personne. Camélia avait une tête à porter ce genre de chose de toute façon ; du moins, c’est ce qu’elle pensait comme pour la fille précédente mais elle s’était trompée. Elle croisait donc les doigts pour viser juste cette fois-ci.

    Abandonnant la pauvre fille à son sort, le paquet dans les mains – oui, la blonde se déchargeait de toute responsabilité vis-à-vis du cadeau, que Camélia en fasse ce qu’elle veule s’il ne lui était pas destiné ! – elle se dirigea vers le buffet, attrapant un petit four passant à porter de ses doigts puis elle observa le reste de la salle. Il lui tardait qu’on lui apporte son propre cadeau ! En attendant elle observait les beaux mâles de la Wammy’s, savait-on jamais qu’une scène prêtant à confusion se déclenche et vienne remplir son téléphone de photos équivoques !
    Soudain, un blond tout à fait charmant entra dans son champ de vision, se dirigeant visiblement vers elle. Ah ! Peut-être son cadeau de noël arrivait-il enfin ! L et Moriarty lui avait donc offert un orphelin pour assouvir ses fantasmes les plus secrets ! Mais quelle excellente idée !! Non ? Ce n’était pas ça ?! Dommage, ça lui aurait bien plu d’avoir un garçon à disposition pour faire tout ce qui lui plaisait…
    Rimbaud – car c’était bien lui – était à présent devant elle, un grand sourire étalé sur son visage de prince de conte de fée. Il tient dans sa main ce qui semble être l’un des tous derniers tomes de Viewfinder sorti à ce jour et qu’elle n’avait pas encore acheté – pourquoi se presser quand on a tous les scanns sur son PC, franchement ?! – et ses yeux se mirent à briller d’une lueur de convoitise. Si elle n’avait pas été une personne civilisée elle en aurait bavé. Mais elle se contint poliment, un sourire carnassier étirant ses lèvres roses alors qu’il sortait deux nouveaux manga de sous sa chemise… OH GOD !!

    « Merci !! »

    Elle lui prit délicatement les trois livres des mains, les posa à coté d’elle sur la table et se jeta – littéralement – sur lui pour coller un énorme baiser sur sa joue et lui offrir un câlin en remerciement – oui en même temps, elle n’avait pas grand-chose à lui offrir en retour – alors qu’il lui désignait Panzer en lui signifiant que le brun aimait aussi le yaoi.

    Bonjour, je m’appelle Rimbaud et je viens de signer mon arrêt de mort !!
    Car c’était bien une chose à ne pas dire à Cancel, surtout pas. Mais c’était trop tard et il le fallut pas une minute à la blonde pour le regarder avec des yeux avides, regarder Panzer avec des yeux avides, revenir à Rimbaud, retourner à Panzer. Tu vois, là, elle est juste en train de vous imaginer ensemble en train de faire **** et puis aussi **** dans une position ****, le regard lascif au détour d’un couloir de l’orphelinat. Mon pauvre Rimbaud, je crois que tu en auras quelques répercussion dans pas longtemps, à chaque fois qu’elle va te croiser tu auras sans doute intérêt à t’éclipser sauf pour finir dans les bras d’un autre garçon…
    Mais déjà Panzer leur jetait un regard noir et entrainait Fatal à sa suite pour quitter la pièce, un tableau sous le bras. Elle aurait voulu lui crier de rester pour prendre quelques photos mais en y regardant de plus près il n’était pas celui qui irait le mieux avec le blond. Et puis un brun et un blond c’était trop habituel !! Non, ça n’allait pas, un peu plus d’imagination. Tiens, là, le roux, il irait largement mieux avec le Word. Et ni une ni deux, récupérant son cadeau de noël qu’elle s’empresserait de dévorer une fois dans sa chambre, elle entraina Rimbaud à sa suite avec une force qu’on ne lui soupçonnerait pas, se frayant un chemin parmi les orphelins, rencontrant quelques regards curieux du genre « tiens, un nouveau couple s’est formé ?! » jusqu’à Gabriel.
    Là, elle regarda l’assistant bibliothécaire dans les yeux et déclara :

    « Toi, Gabriel… » Puis elle regarda Rimbaud du même regard appuyé « … Et toi, Rimbaud… » Elle eut un sourire entendu « … Iriez parfaitement bien ensemble ! »

    Et voilà, elle était vachement fière de sa connerie et de sa trouvaille ! Après tout, un mec qui passait son temps à lire, d’apparence mélancolique – c’est ainsi qu’elle voyait Gabriel – et un garçon qui portait le nom d’un poète célèbre et avait tendance à chercher les ennuis – dixit dire à Cancel qu’un autre garçon était intéressé par le yaoi – ne pouvait que s’accorder !! Et puis physiquement c’était tout à fait ça aussi.
    Ravie, elle sera son cadeau contre elle, les regardant tour à tour comme si elle s’attendait à ce qu’il se jette dans les bras l’un de l’autre.


[Pardon, c'était trop tentant 8D ]
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Âge: 17 & 25 ans
Sujet: Re: EVENT ▬ Merry Christmas Darling Mer 18 Jan - 0:56

    Courage les amis !

    Bravo Lula, c'est bien le cadeau de Honey ! o/

    36 cadeaux ont été trouvés sur les 79 distribués. 2 ont été volés ! Il n'en reste plus que 44 sans propriétaire.

    Et si je vous disais que si tous les cadeaux étaient distribués correctement, en oubliant les volés parce que bon c'est Noël /sbaf, vous receviez encore un peu plus de sous, hm ?

♔ ♔ ♔

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Âge: 18 ans
Sujet: Re: EVENT ▬ Merry Christmas Darling Dim 22 Jan - 13:45

    (Désolée, ça ne fera pas avancer l’event puisque j’ai déjà trouvé le destinataire de mon cadeau)

    Elle avait attendu un petit moment dans son fauteuil, observant par-dessus le dossier sur lequel elle s’appuyait, les orphelins s’échanger leurs présents dans la joie et la bonne humeur générale. Et puis elle s’était dirigée vers le buffet, avait grignoté un ou deux gâteaux, bu un verre de jus de pomme, perdu dans ses pensées.
    Les minutes passaient et l’envie de rejoindre Green pour un câlin de noël se faisait de plus en plus tenace. Mais elle ne voulait pas s’imposer dans le petit groupe qu’il formait avec June et Aurore. Elle se dit alors qu’elle avait le temps d’aller prendre une douche et de s’habiller. La fête ne faisait que commencer.
    Devançant Panzer et Fatal, elle remonta donc jusqu’à sa chambre, pris ses affaires de toilette et se prélassa une bonne dizaine de minutes sous l’eau bien chaude avant de retourner à sa chambre dans son peignoir et d’enfiler une jolie petite robe pourpre et noire, la seule d’ailleurs de cette couleur. Elle était un peu plus longue que la plupart de celles pendues dans sa garde-robe, flottant sur ses genoux maigrelets et mais de bonne facture, cintrée et légèrement moulante. Les manches légèrement bouffantes glissaient sur ses bras et dégageaient ses épaules laiteuses.
    S’observant dans la glace, elle jugea que c’était parfait pour une journée de noël et attrapant les deux paquets soigneusement rangés dans son armoire, elle prit le chemin du retour ; en descendant les escaliers elle croisa Panzer et Fatal mais ne leur accorda pas le moindre coup d’œil, un sourire rêveur perdu sur les lèvres.

    Une fois revenue dans l’agitation de la Common Room, elle chercha l’homme de ménage ; il était facile à repérer, seul dans un coin, lançant des regards assassins à plus d’un orphelin. D’après ce qu’elle avait pu voir avant de partir, Mushroom avait failli connaître un sort funeste mais Almighty était intervenu à temps pour éviter au pakistanais de commettre un meurtre.
    Et à présent qu’il était seul, elle se glissa jusqu’à lui avec fluidité dans la masse d’orphelins, levant les yeux jusqu’aux siens en lui posant de force le paquet rectangulaire dans les mains. Elle espérait qu’il ne lui en voulait pas de s’être trompée de cible au début de la matinée et comptait réparer son erreur de cette manière. Enfin non mais si. Enfin vous m’avez comprise.
    C’était un livre à la couverture dorée au titre et à l’auteur totalement illisible pour elle ; elle n’avait aucune connaissance de cette langue, mais elle s’était débrouillée comme une grande pour lui offrir ce recueil de poèmes. En français le titre donnait « le soir de la ville des amants » du poète Faiz Ahmed Faiz et datait de 1978 mais celui qu’elle offrait à Playmobil était l’un des premiers exemplaires tirés du recueil, en langue originale, « Sham-e-shahar-e-yaran ».
    C’était leur conversation à la bibliothèque de l’orphelinat qui lui avait donné cette idée et elle espérait ne pas s’être trompée. Le laissant partir à la découverte des textes, elle s’était de nouveau glissée dans la foule avant qu’il est pu lui dire quoi que ce soit, en direction de Green.

    Une fois le garçon à l’épaisse chevelure verte trouvé, elle se glissa à ses côtés et tirailla un léger instant sa manche en chuchotant à son oreille de s’éloigner un peu dans un coin de la pièce loin des regards les plus curieux.
    Une fois cela fait, elle lui tendit le paquet à peine plus volumineux que celui de l’homme de ménage mais d’un genre totalement différent ; c’était une boite en bois d’ébène où le nom du garçon était élégamment calligraphié et rehaussé de peinture dorée. A l’intérieur, il y avait quatre compartiment de velours rouge où se trouvaient des figurines à l’effigie du pokemon favoris de Green, Zorua ; l’un jouait avec une pokeball, le second était assis avec un air rieur sa queue duveteuse autour de ses membres, le troisième lançait l’attaque ball ‘Ombre et le dernier dormait entre les pattes de Zoruark. Chaque statuette possédait une multitude de détail et était faite d’un matériau différent : aventurine, améthyste, turquoise et cristal.
    Elle avait longuement hésité dans le choix des pierres à utiliser et finalement s’était fiée à son instinct, espérant ne pas se tromper outre-mesure.
    Le laissant observer les quatre statuettes uniques faites spécialement pour lui, elle lui adressa un sourire heureux et murmura

    « Joyeux Noël, Green. »
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Sujet: Re: EVENT ▬ Merry Christmas Darling Dim 29 Jan - 17:02


Ce post est inutilement long.

      D'aussi loin que ses souvenirs lui permettaient, Géa n'avait jamais participé à un Noël de sa vie. Reclus dans sa maison avec son père, il n'avait jamais goutté à la joie d'avoir ne serait-ce qu'un sapin avec une guirlande. Pour lui, Noël était une des choses de son enfance qu'il n'avait jamais pu connaître, sa mère ayant disparu à sa naissance et son père, baigné dans la folie, n'avait jamais prit la peine de regarder sur un calendrier la date du vingt-cinq décembre. Donc, quand Green était arrivé à wammy's house, et qu'en cette troisième année ici, il avait vu l'énorme sapin se dresser dans la commun room, il avait fortement serré la main de Snow, le baume au cœur.
      Green était cet étrange personnage qui d'un rien, souriait pour un peu n'importe quoi. De ce fait, rien que le fait que la blonde soit venu le voir, la nuit précédente pour dormir à ses côtés, l'avait fait sourire comme jamais. Du coup, en se levant ce matin, la blonde à ses côtés, il avait soupiré d'aisance.
      La common room était pleine à craquée d'orphelin tous autant choqués les uns des autres de l'important épicéa qui pronait au centre de la pièce. Énormément décoré, Green réussit à peine à voir l’énorme étoile jaune à son sommet tellement le végétal était grand. C'était donc ça, un sapin de noël ? Il regarda Snow, lui souriant et après un tendre câlin, il la vit disparaître devant la montagne de cadeau.
      Blake, énervé , il ne savait pourquoi, bougea lui aussi, et se retrouvant seul, il décida qu'il attendrait un peu avant de prendre son cadeau, histoire que les enfants puissent profité de leur présent sur le moment. Généreux comme jamais, il attendit alors dans un coin que la foule humaine prenne tour à tour tous les cadeaux, si bien qu'il n'en restait que peu. Il vit la silhouette d'Owan disparaître, se faufilant dans les orphelins pour parler avec l'homme de ménage. Green plissa les yeux. Playmobil n'était pas du tout le genre de personne que Green appréciait, et cela parce qu'il semblait que l'adulte s'entendait un peu trop bien avec Snow. Il regarda donc l’étrange conversation du coin de l'oeil, prêt à agir -il ne savait comment, Green n'était pas du tout fait pour se battre, mais l'espoir fait vivre, des fois – si quelque chose de louche se passait.
      D'ailleurs, qu'est-ce qu'elle faisait la blonde avec l'homme de ménage ? Ça l'agaçait de ne pas savoir, surtout qu'il n'avait pas un regard bien heureux. Ils parlèrent, il la congédia et prenant lui aussi un cadeau -les adultes aussi ont le droit aux cadeaux?- il l'ouvre et se dirige à son tour vers June.

      June. Avec un regard mauvais. Green ferma les poings dans ses poches, se détachant un peu plus du mur, fixant la scène. Playmobil tenait fortement le pauvre petit, par...le col ? Green grinça des dents et sans comprendre pourquoi, il entreprit de traverser la salle, un peu énervé, en bousculant certains orphelins. June étant parti, il se mit face à face devant l'homme qui se trouvait être plus petit que lui-même.
      Baigné dans la peau de N avait ses défauts et ses atouts.

      Regardant fermement l'homme, il s'approcha de lui, près. Si près que l'homme devait être obligé de lever la tête pour le regarder, s'il voulait le regarder. Green souriait, et si son sourire paraissait gamin, cela n'était qu'une façade. Après tout, on ne s'en prend pas à sa petite amie et à son meilleur ami dans la même soirée.

      «  Playmobil. Je pense sincèrement que si tu ne veux pas qu'on te renvoie, tu ne devrais pas t'en prendre aux orphelins comme s'ils n'étaient que de vulgaires déchets. » Ajouta-t-il, un point pointé sur le torse. « Nous ne sommes pas tes produits de ménage. »

      Ne laissant pas l'homme parler, il se retourna, un peu énervé, de l'étranger qui devait fulminer sur place. Passant négligemment encore dans la foule d'orphelin, il décida que prendre un cadeau le calmerait sans doute. Pas qu'il était d'une nature violente – il n'a jamais frappé personne – mais savoir qu'un homme traitait sans respect les deux personnes au monde qu'il aimait...cela ne passait pas.
      Alors il s'était penché pour prend un des derniers cadeaux sur le sol, ayant pour inscription son pseudonyme sur un papier vert. Ouvrant le cadeau, il en sortit...un drôle de chapeau...qui....était étrange en soit, du fait que...ça ressemblait à un animal mort. Et dieu seul sait que Green avait écarquillé devant le potentiel animal mort avant de finalement regarder l’étiquette et lire « fourrure synthétique ». Ouf. Du moins, ce n'était pas vraiment ça le problème. Le problème était que, comme il l'entendait dans toute la pièce, il y avait un truc bizarre avec les cadeaux. Le cri bizarre de Shiney, ayant résonné dans toute la pièce – des fois, Green se demandait si Shiney aurait pas pu aller dans un cours de chant, ou genre un opéra, tellement que ses hurlements couvraient des hectares- lui ayant fait comprendre que, lui aussi avait eu un cadeau bizarre. Bon bah, soit. Il faillait donc trouvé le propriétaire de..ce chapeau bizarre.

      Il en avait déjà vu sur la tête de quelqu'un. Hm, qui était-ce déjà...Quelqu'un qui traînait souvent avec un groupe d'ami...Il analysa la pièce. Et ne mis pas longtemps à trouver une copie conforme du chapeau bizarre. Jewish. Prenant son courage à deux mains – parce qu'il ne lui avait jamais adressé la parole-, il se dirigea vers l'orphelin, qui était étonnement petit. Encore plus petit que Snow en fait.
      Et lui tendit le chapeau, mi-géné.

      «  Joyeux Noël Jewish, je pense que ça doit être à toi ? »

      L'enfant prenant le cadeau dans ses bras, il partit de suite, cherchant la silhouette d'Owen. Elle le retrouve avant lui, tirant sa manche. Il se retourne et lui sourit, comme si tous les malheurs du monde avaient pu s’évanouir rien qu'avec la présence de la blonde. Elle lui demanda de s'éloigner, il acquiesça, prenant sa main dans la sienne avant de se frayer un passage vers un recoin isolé de l'attroupement d'orphelin.
      La prenant par les hanches, il n'aurait jamais pensé qu'elle aie pu lui sortir un cadeau . Alors fasciné, il l'embrasse, prenant sa nuque dans ses mains, jouant avec ses cheveux alors que ses lèvres quittent les siennes. Il ouvre la boite...et sourit comme un gamin débile. Devant lui, quatre figurines de Zorua siégeaient dans la petite boite, tous plus mignon les uns que les autres. Green ne pu s’empêcher de reprendre possession des lèvres de la blonde, lui avouant par ailleurs que ce cadeau était tout bonnement magnifique.

      « Merci, Snow. Merci Merci. »

      Nichant son visage dans la longue chevelure blonde il ferma les yeux..Qu'elle était douce cette étreinte, même avec le fleau d'humain qui passait de temps à autre. Il embrassa son cou, relevant la tête. Il avait lui aussi un cadeau pour elle, et cherchant maladroitement dans ses poches, il lui sortit.
      Sa boite était plus petite que la sienne et dans un écrin un peu plus sombre, mais l'aspect de la boite n'était en fait pas le plus important. Non, le plus important était le cadeau. Un doux collier avec en son centre, un flocon de neige, en saphir véritable. Il avait du faire appel à de nombreuses sorties dans la ville pour trouver ce collier, faisant toutes les boutiques et après la 14éme, il y était parvenu.
      Montrant l'écrin rouge, il sourit à Owen.

      « Joyeux Noël Snow ».
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End
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Âge: 17
Sujet: Re: EVENT ▬ Merry Christmas Darling Ven 16 Mar - 21:27



    La neige tambourinait aux fenêtres, et la plupart des orphelins passèrent le reste de la journée à dormir car ils avaient été réveillés trop tôt un jour de vacances, sacrilège ! Ils ne restaient plus que les adultes pour nettoyer tout ça et Moriarty pour la première fois depuis trente ans esquissa un petit sourire en coin quand il donna les vrais cadeaux aux orphelins. Mais personne ne le vit parce que Moriarty est un homme, un vrai. Ainsi Noël se terminait, dans la bonne humeur pour la plupart, et on ne sut jamais si Near garda les sous vêtements avec lui. On dit même qu'il les porte tout le temps maintenant, bref.


    Et bien et bien, trois mois que Noël est fini, mais sait on jamais, il n'y a pas de date pour faire un cadeau. Toujours est-il qu'on clôt enfin ce topic dans les règles de l'Art.

    Merci à tous et à toutes Whiens, de votre participation, vous m'avez fait hurler de rire et chacun de vos posts était une petite merveille. Bref, je ne vais pas faire étalage, mais bravo à nous tous, vraiment.

    Pour récupérer l'argent des cadeaux il vous suffit de poster dans votre banque ! Si vous ne savez pas si le cadeau que vous avez donné est juste ou pas il suffit d'envoyer un mp à End. (parce que oui, c'est moi qui gérait la liste des cadeaux ahem, pour les plaintes adressez vous à Pure, ma secrétaire)


(j'adore comment j'arrive en mode improbable)

♔ ♔ ♔

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