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 I set fire to the rain | Blake

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Shiney avatar

Sujet: I set fire to the rain | Blake Dim 4 Déc - 19:54



    But there's a side to you that I never knew, never knew
    All the things you'd say, they were never true, never true
    And the games you'd play, you would always win, always win

    But I set fire to the rain
    Watched it pour as I touched your face
    Well, it burned while I cried
    'Cause I heard it screaming out your name, your name


Ton état s'était considérablement stabilisé depuis la dernière fois. Tu avais pu sortir de chez Blake, sortir de sa chambre, les bras encore couverts des bandages qui avaient tournés rouges. Du coup, tu n'avais pas prévenu l’infirmière, cette pute pouvait bien rester là où elle était, t'avais pas besoin d'elle. Du coup, deux semaines après avoir franchit la porte de la chambre Gaëtan, t'as voulu sortir du bâtiment. Histoire de t'aérer, de courir un peu, tout ça. T'as trop de pensée dans ta tête qu'elles t'écrasent parfois, alors aujourd'hui, t'avais décidé de courir. Pas de choix trop long pour te fringuer, ni de moment inutile dans l'orphelinat. Tu ne pouvais nier le fait que le temps que tu passais en dehors de ta chambre où celle de Gaëtan te terrorisait vraiment. Tu ne lui montrais pas, parce que voilà, ego de rival, mais il fallait que tu comprennes que des fois, tu flippais pour rien et ça, t'en était saoulé. Comme la marque que t'avais sur les bras et qui ne voulait s'enlever de ta chair.

T'as soupiré, poussant au max la musique dans ton casque, courant dans un pas constant depuis près de deux heures. Aujourd'hui encore, il ne faisait pas spécialement beau. T'as compris ça un peu trop tard, quand tu as senti ses cheveux humides contre ta nuque, si bien que t'as du te les attacher pour courir, chose que tu ne fais jamais quand tu fais du sport. Il y a eu Funeral for A Friend qui s'est lancé, t'as souri. Un peu. Cette musique est assez badante, mais t'aimes bien la voix du chanteur. T'écoutais souvent ce groupe avec Paolo, quand vous étiez plus jeune, dans la cour de récrée ou même en cours, vu que de toute façon, t'as jamais rien eu à foutre de l'éducation, tout ça.
Du coup, t'as pensé à Paolo, et le sourire sur ta face s'est fermé.
Cela faisait des semaines et des mois que t'étais enfermé dans ce putain orphelinat et pas une seule nouvelle de ton frère. Surtout que t'avais plein de truc à lui dire, seule personne a laquelle tu donnerais ta vie. Il fallait que tu lui parles de Blake. De ton agression aussi, mais surtout de Blake.

D'ailleurs, tu ne sais pas trop ce que tu lui diras, à Paolo, quand tu lui parleras de Gaétan. Quand tu y penses, c'était un peu le gars que tu voulais absolument détruire. Tu avais quitté ton frère, rendu fou au tel point que tu avais tué ton père -même si tu n'as jamais eu particulièrement d'attache avec ton père. Alors, c'était quoi qui te gênait maintenant ? Elle était où ta folie naissante de destruction sur la personne de Gaëtan Bourgeois ?
Envolée. Tu en avais conscience toi-même. Depuis le début, il y aurait un truc qui loucherait entre vous. Des la première fois que tu l'as vu, que tu l'as plaqué contre la porte de sa chambre, des que t'es venu le voir, qu'il t'a sauvé d'un connard. Des qu'il a ouvert sa porte quand t'étais proche de la mort. Et tu vivais avec ça, te leurrant à te dire que c'était normal.

Mais non Harrison, ce n'est pas normal. Ce n'est pas une rivalité qu'est présente entre vos regards et vos attentions. Ce n'est pas normal de penser à ce débile tout le temps, à vouloir sa mort, toi et toi seul. Tes paroles sont dénudées de sens quand tu dis que tu seras le seul à avoir le droit d'approcher son corps. Qu'il est tien parce que tu es le bourreau, son bourreau. Tu t'es donné le droit de vie et de mort sur lui.
Harrison, tu viens de comprendre que tu l'aimais.

Et que tes dents mordent tes lèvres à sang, tes yeux noirs de la fatale découverte. Toi, toi le rival de ce débile, l'aimer ? Mais tu ne peux pas te contrer, c'est trop louche. Trop voyant que tu arriverais à te persuader que c'est vrai. Que ce débile de Blake a prit une trop grande importance dans ta vie pour qu'il en sorte comme si de rien n'était. Une grosse tache qu'on efface pas. Des lettres capitales dans ta tête, et c'est limite elles ne clignotent pas. Limite tu ne te haïrais pas de penser ça.
Après tout, tu n'es jamais tombé amoureux de qui que ce soit. C'est débile de te dire qu'il pourrait avoir une chance vu que c'est le seul débile que tu veux détruire. Mais en même temps, paradoxalement, ton inexpérience fait que tu ne sais pas ce que c'est. D'aimer.
C'est dans le sang ? Dans tes regards ? Dans tes paroles hautaines, toi sur tes talons hauts ?
Dans ton physique ? Dans le sien ? Dans la fascination que tu as quand il dort ?

Sans t'en rendre compte, tu t'es rapproché des vestiaires. Tu as du faire le tour du parc sans t'en apercevoir, et tant mieux. Enfin, tu te sens fatigué et même si tu penses être totalement guéri, les médicaments que tu prends pour la douleur te rendre horriblement faible. Tu passes la porte, allumes la lumière, parce que c'est le petit matin et que peu de gens courent de petits matins. Tu enlèves tes écouteurs, enlevant en même temps ton écharpe qui protégeait ta gorge, détachant tes cheveux avant de t’asseoir contre un banc. Tu ressors une serviette de ton sac que tu avais laissé ici avant de partir courir. Et tu la mets sur ton visage, te cachant dedans.

Putain. Tu aimes Gaëtan.

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Sujet: Re: I set fire to the rain | Blake Mar 6 Déc - 11:32

ceci à été écrit à 1h30 du matin (faut pas se fier à l'heure ouais) ce qui explique la qualité.

I only want to see
IF YOU'RE OKAY WHEN I'M NOT AROUND.


Oh, génial, il pleut. Tu déteste la pluie. Surtout quand elle t'empêche d'aller courir alors que pour une fois, t'en as bien envie. Non parce que tu détestes la pluie, donc tu détestes courir sous la pluie, soyons logiques. Et tu détestes encore plus être sur le point d'aller courir, donc dehors et vulnérable, et te prendre une averse dans la gueule. Non, franchement, ça tu détestes.

La journée commençait franchement mal.

Enfin, tant pis. T'as la flemme de faire demi-tour, alors tu vas continuer tranquillement ton petit chemin jusqu'aux vestiaires, et tu attendras dedans que la pluie se calme. Parce que c'est pas une pétasse d'averse qui va t'empêcher de courir au moins une fois dans la journée. Et puis, pour attendre la fin de la pluie, t'as ta ds. T'as toujours une ds planquée dans ton sac de sport de toute façon, entre un haut propre et d'autres trucs random en fonction du sport pratiqué. C'est au cas où t'as la flemme. C'est cool de glander dans les vestiaires pendant que tout le monde se tue à la tâche. ... Qu'est-ce que tu fous à la Wammy's House, franchement.

Bref en attendant, pendant que tu marches tu t'allumes tant bien que mal une clope, pour oublier un peu toute cette eau qui te tombe sur la casquette. En plus ta mèche est trempée et te tombe sur le visage. Sérieux, ça te fait chier, là. Ça pue, la pluie. Ça pue, l'Angleterre. Et puis c'est où au fait, les vestiaires ? ... Un jour t'arriveras à allumer une cigarette et à voir où tu vas en même temps. Tu y crois. Mais avant, tu vas finir trempé jusqu'aux os avant d'arriver à ces putains de vestiaires. Et encore, heureusement que t'as un haut de rechange sinon t'aurais déjà fait demi-tour. Pas question de rester trempé pendant des heures. T'aimes pas franchement ça, toi, l'eau.

Et putain qu'est-ce que t'es soulagé d'arriver enfin à l'intérieur de ces putains de vestiaires. T'as l'impression d'avoir plongé tout habillé dans une piscine, là. C'est pas une pluie de tapette, qui tombe dehors ; si t'avais pas eu ta clope, tu te serais dépêché d'arriver ici. Enfin, ça n'aurais pas changé grand chose, de toute façon.

Même si t'étais arrivé un peu plus tôt ou un peu plus tard, tu serais quand même tombé sur Shiney.

Ben ça. Pour une fois que tu te demandais pas où il était passé, le roux.

    « ... Shiney ? »

Avec lui t'as toujours l'impression de faire des entrées méga-discrètes, parce que t'as jamais l'impression qu'il te remarque, quand t'arrives. C'est assez frustrant en fait, et tu songes à faire une entrée en fanfare la prochaine fois que t'arrives dans une pièce où il est déjà. Juste pour avoir la satisfaction de le sortir de ses pensées et de le faire lever les yeux vers toi. Non sérieux, t'as toujours été l'hôpital qui se fout de la charité et donc, même si ça ne te dérange pas de l'ignorer de temps à autres, le fait que lui t'ignores fait partie des nombreuses choses que tu détestes.

Bref, tu vas pas rester planté là hein. Tu t'approches un peu, sans aller jusqu'à te foutre à côté de lui parce que t'en vois pas l'utilité, et tu balances à moitié ton sac par terre, approximativement l'endroit où tu comptais t'asseoir. T'as vaguement remarqué que Shiney semblait trempé, il a dû se prendre la pluie dans la gueule lui aussi. T'es content de voir que t'es pas le seul à t'être fait avoir, tiens.

    « Qu'est-ce que tu fous là aussi tôt en fait ? »

Parle pour toi, hein. D'habitude t'es encore en train de pioncer toi, surtout que t'as encore pas beaucoup dormi cette nuit' trop occupé à jouer à Pokemon pour voir le temps passer. D'ailleurs, un bâillement manque de te décrocher la mâchoire pour te signifier que non, tu n'as vraiment pas eu ton compte de sommeil aujourd'hui. Pourquoi est-ce que tu as voulu te lever, en fait ? Oh et puis tu t'en fous. Tes vêtements sont trempés et c'est franchement désagréable, faut que tu te changés, sinon ça va t'énerver. Déjà que t'es pas très en forme donc irritable ; t'aurais presque envie d'une cigarette, là. Alors que tu viens d'en finir une, oui, parfaitement. Tu vas arrêter de penser à ça et simplement changer de haut, hein.

    « Au fait, tu m'as pas pris des fringues ? Je cherche un sweat depuis hier je le trouve pas ça me gonfle. »

Bonjour, moi c'est Blake et quand je me change, je préfères parler et rester torse-nu trois plombes plutôt que remettre direct mon haut, parce que la pudeur, je connais pas.

Sinon, faire un tout petit peu plus attention que ça à Shiney, t'en as pas envie ? Non ? Bon, d'accrd. Après, alors.

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Shiney avatar

Sujet: Re: I set fire to the rain | Blake Dim 11 Déc - 23:27




Tu aimes Gaétan. Ça tourne en lettre capitale devant tes yeux, dans ta tête, comme une voix qui te le répète, encore et toujours. Et tu t'y attendais pas. Non, toi et ton inexpérience. Et tes airs hautains et tous les coups que t'as pu lui lancer à la gueule, t'avais pas compris que ton cœur cognait comme un dératé derrière ton sourire de winner ? Non. T'es trop bête comme mec Shiney, t'es trop lent. Et t'es dans la pire situation qu'il t'était permit de tomber.
T'es tombé amoureux de ton rival.

Ce débile. Ce bouffon. Non, tu ne penses pas lui dire. Non non non. Tu vas rester le même hein. Tu vas rester de chiant de rival qu'est un peu étrange avec ses problèmes de mec/meuf. Ahaha, c'est pas comme si ça pouvait t'affecter totalement hein ? Hein ?

« ... Shiney ? »

Et t'as pas pu contrôler le sursaut quand sa voix est parvenue à tes oreilles. Comme t'as pas contrôlé tes yeux qui s'écarquillaient sous la serviette qui te cachait le visage. Même dans le noir t'aurais pu savoir à qui appartenait sa voix. Avant, tu pouvais dire que c'était parce que c'était ton rival, maintenant, c'est légèrement plus compliqué. Bref, arrêtes d'être aussi mou, il va capter. Tu lèves tes mains vers ta serviette, mimant le fait que tu te séchais les cheveux et donc c'est pour ça que t'as une serviette sur la tête. En même temps, tu t'es prit une saucée dehors, donc on peut pas vraiment dire que c'est faux. Donc tu te sèches les cheveux, fixant le mur pour dévier ton regard. Faut pas que tu le regardes, il te faut un petit temps avant de pouvoir bien le regarder hein.

Ca, t'en avais pas conscience avant de capter que tu l'aimais. T'as jamais détourné les yeux pour le regarder. Non, toi tu plongeais ton regard dans le sien et tu lui sortais un sourire d'hypocrite. Après tout, t'es Harrison Richard quoi.
Tous tes cheveux se retrouvent en avant et du coup, tu peux enlever ta serviette. T'as vite fait capter qu'il est pas loin de toi. Tu entraperçois son sac jeté sur le sol. Putain, t'aurais presque pitié pour le sac. Merde, il peut pas faire attention à ses affaires quoi ?

Du coup, t'as totalement oublié de lui répondre. Bah, ça sera pas la première fois qui se sera prit un vent quoi.

« Qu'est-ce que tu fous là aussi tôt en fait ? »

«  Je me suis pris la saucée de merde qui tombe dehors en courant ce matin. Et oui, faut que je garde mon physique de bg pour te battre en sport, tavu. »

Ah parce que maintenant, t'as un physique de beau gosse ?/porte. T'as relevé la tête, lui souriant. Tu sais très bien que lui aussi à du vouloir faire un truc, genre, courir , pour vouloir se ramener à cette heure si matinale. Mais en même temps, on parlait de Blake là. Le mec qui passe tellement sa vie sur pokemon que quand il va à l’infirmerie de Wh, il donne ses pokeballs en jouet à l’infirmière. Sérieux, tu le croises pas si souvent que ça dans les vestiaires en fait. Même si vous êtes tous les deux shapes et bon en courses, c'est pas trop sa tasse de thé. Alors on peut dire que quand il est là, tu peux vraiment te lâcher, dans le genre « ouais, c'est mon rival, même à l’athlétisme quoi ».
Mais toi, t'as déjà finit de courir aujourd'hui, et le seul truc que tu veux, c'est prendre une bonne douche et repartir dormir. Sauf que tu viens de capter que t'as juste pas de quoi te doucher ici. Et n'oublions pas le facteur « Gaëtan Bourgeois » dans le lot. Non. Vraiment quoi. Toi, t'es relativement plus pudique que lui. Du coup, tu refous ta serviette dans ton sac et en sort un sweet rouge.

« Au fait, tu m'as pas pris des fringues ? Je cherche un sweat depuis hier je le trouve pas ça me gonfle. »

«  Ah bah tiens, ça doit être lui alors ? Non ? »

Enfin, tu lui sors la phrase, le sweet te bloquant la vision de son corps dénudé et quand tu veux le regarder, pam, tu bloques deux secondes avant de refoutre ton attention sur son sweet.
Qu'il est beau ce sweet. Si rouge, si beau. Il sent bon en plus, ohlalala quelle est belle cette couture. Regardes, c'est noir. Tiens, ça te fait penser à Blake. Bah en même temps c'est son sweet hein. Ohlala qu'il est beau ce sweet.

Tu fais tellement style d'être fasciné par le pull que t'en a oublié que t'avais les manches découvertes et qu'en promenant ton regard plus à gauche de sweet, on voit l'inscription sur tes avants-bras. Tu déglutis un peu avant de secouer la tête. Après tout, ça va partir hein. Regardes, si tu places le sweet de Blake sur tes blessures, tu ne les vois plus...

Si...tu remplaces cette marque...par celle de Blake...ça va partir...hein.

Tu viens d'avoir une illumination et de suite, un plan debile comme tu en as le génie a germé dans ta tête. Là. Dans cette marque, tu venais de trouver un truc ! Bon, un truc debile mais au moins, ça je pouvais être que benefique à vous deux -enfin, ça t'es le seul à réellement le penser hein. Du coup, tu t'es relevé, le sweet toujours dans tes bras. D'ailleurs tu en as profité pour le fouttre. Il était pas à ça prés hein. Donc t'as relevé le visage, à vu son torse donc à detourné le regard en te cachant les yeux dans un geste puéril, genre tu fais exprès avant de lui sortir.

« Mec, j'ai jamais demandé à voir ton torse k'ay ? Alors ranges moi tout ça, je viens d'avoir un plan de ouf dans la tête là. »

Oui enfin « ouf »,lol quoi. Bref, t'as enlevé ta main pour le regarder dans les yeux. T'as relevé ta manche avec une de tes mains sans regarder ton avant bras avant de le montrer à Blake.

«  Tu vois. Ça. C'est la marque de quelqu'un.
* T'as déglutit*...que je ne connais pas pas. Je te propose un plan. Tu conçois que je suis la seule personne au monde à avoir le droit de vie et de mort sur toi hein ? Comme tu peux être le seul à avoir le droit de vie et de mort sur moi. Ce qui fait qu'en gros, tu m'appartiens comme je t'appartiens. NE ME REGARDES PAS COMME CA, C'EST LITTERAIRE HEIN. Bref *Tu relèves tes deux manches et les montres vers lui*, je ne veux pas que cette chose ce reproduise. Et je ne veux pas me faire choper ma possession sur toi. »

Tu as marqué un léger temps de pause, soupiré et dit froidement.

«  C'est pourquoi je veux poser ma marque sur ton corps »

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Sujet: Re: I set fire to the rain | Blake Mer 25 Jan - 15:35

Don't feel, don't tear
don't kiss, don't care, don't touch, don't want me, don't want me, don't want me.


    « Je me suis pris la saucée de merde qui tombe dehors en courant ce matin. Et oui, faut que je garde mon physique de bg pour te battre en sport, tavu. »

… Wait, de quel physique de bg il peut bien être en train de parler, là, le roux ? Un roux avec un physique de bg mais pffff, c'est comme parler d'un roux avec des amis quoi. C'est trop improbable, trop rare, et juste trop wtf. Sérieux. Un roux bg quoi. T'en aurais presque rit, si t'étais pas occupé à te battre à moitié avec ton sac pour en faire sortir ton haut de rechange, propre et sec. D'ailleurs ça te rappelle que tu cherches un sweat depuis hier. Et cette réflexion ne manque pas de sortir de ta bouche.

    « Ah bah tiens, ça doit être lui alors ? Non ? »

Tu hausses un sourcil et te tourne vers Shiney, ton haut, un simple t-shirt noir avec un logo Pokémon dessus parce que tu t'attendais à avoir chaud à cause de la course, pas à être à moitié frigorifié par une conne de pluie, dans les mains. Ton regard se pose sur le sweat qu'il a dans les mains et tu le fixes un instant. Ouais, en effet, on dirait le tien. T'as la mauvaise manie de zapper l'apparence exacte de tes fringues quand tu ne les vois pas pendant un ou deux jours, et en général si tu sais que des vêtements t'appartiennent, c'est uniquement grâce à une quelconque référence à Pokémon dessus, ou juste parce qu'ils étaient dans ton armoire. Mais au fond, tes vêtements se ressemblent quasiment tous ─ de couleur noire ou rouge pour les hauts et bleu ou noir pour les bas, les seules touches d'autres couleurs étant dues aux dessins de pokémons dessus ─ ─ d'ailleurs y'a un Herbizarre sur le haut que t'as dans les mains depuis tout à l'heure ─ ─ oui on s'en fout, je sais.

Mais ouais, il te semble que le sweat que tien Shiney t'appartient, oui. Sauf qu'au moment où t'allais lui répondre, tu poses ton regard sur son visage et. Il a juste l'air complètement absorbé par la contemplation du haut. Wtf. C'est trois lettres résument à peu près bien la tête que tu devais faire en remarquant ça. Vraiment bizarre, ce mec, des fois.

T'hésites à le déranger dans ses pensées et subir une réaction random à la rouquin, genre il tenterait de t'étriper parce que tu l'as interrompu dans des pensées très importantes. Mais aussi tu vas pas rester planté là à le regarder et à attendre qu'il cesse de se noyer dans le rouge de ton haut quoi. Tu sais qu'il est magnifique, ce sweat, sinon tu l'aurais jamais acheté, mais quand même quoi merde. Y'a mieux. Y'a toi.

Bref, t'en as marre là. Et au moment où t'allais réagir, en te disant que de toute façon vu son état à moitié zombifié il pouvait pas être très dangereux pour ta santé et ta survie ─ quoi que, ça peut être violent un zombie, suffit de regarder les jeux vidéo ─, ben il s'est relevé. Et t'as à nouveau haussé un sourcil en le regardant. D'ailleurs il a mis ton sweat, aussi. Mais mec, oh, tu viens de dire que c'était mon sweat, rend le moi quoi merde, pourquoi tu le mets, t'es con ou-

    « Mec, j'ai jamais demandé à voir ton torse k'ay ? Alors ranges moi tout ça, je viens d'avoir un plan de ouf dans la tête là. »

… C'est vrai que, plutôt que te plaindre qu'il s'est habillé avec un vêtement à toi, tu devrais plutôt suivre son exemple et mettre ton haut aussi. Non parce que, c'est pas qu'il fait froid, ni que t'es frilleux, mais t'es pas particulièrement sec et t'as pas envie de tomber malade aussi bêtement. Déjà que y'a mieux qu'un t-shirt pour rester au chaud. Tu te demandes si t'as pas amené un gilet, aussi. Oh, si, tu dois en avoir un, à moins que tu n'aies pris un truc random à la place. Y'a toujours des trucs tellement wtf dans ton sac de sport, à croire que tu dors debout quand tu le prépares.

Oh, attend, mais c'est le cas.

Au fait, il t'a pas parlé d'un soit-disant « plan de ouf » ?

On s'en fout, met ton haut, hein.

    « Tu vois. Ça. C'est la marque de quelqu'un. … Que je ne connais pas. »

Ouais, bon, tu le sais déjà, pas la peine de te foutre la marque sous le nez. Tu l'aimes pas cette marque, en plus.

    « Je te propose un plan. Tu conçois que je suis la seule personne au monde à avoir le droit de vie et de mort sur toi hein ? »

… Euh.

    « Comme tu peux être le seul à avoir le droit de vie et de mort sur moi. »

Ah ouais, ça oui en effet.

    « Ce qui fait qu'en gros, tu m'appartiens comme je t'appartiens. »

…… EUH.

    « NE ME REGARDES PAS COMME CA, C'EST LITTÉRAIRE HEIN. »

Ouais, ouais, bien sûr. Et puis ton regard était tout à fait normal d'abord tu vois même pas de quoi il parle t'avait totalement compris évidement. Il devrait sortir des phrases encore plus louches, tiens. Et arrêter de te montrer ses bras, tu les connais ces putains de marques.

    « Je ne veux pas que cette chose ce reproduise. Et je ne veux pas me faire choper ma possession sur toi. »

T'es quand même pas très sûr de réussir à le suivre correctement, là.

    « C'est pourquoi je veux poser ma marque sur ton corps. »

… Pardon ? Poser. Sa marque. Sur ton corps ? C'est. Enfin. C'est quoi cette idée de. Mais. Et. … La question reste à savoir si tu ne comprends pas, ou si tu veux juste ne pas comprendre. Mais elle t'as l'air franchement louche, son idée. T'es pas très rassuré. Vous êtes rivaux, mais quand même. Et puis tu t'es toujours dis que ce mec devait avoir un esprit tordu. Il est roux après tout, pourquoi vous croyez que les Egyptiens n'aimaient pas les roux, hein ? Quoi, ça n'a pas de rapport ? Tu penses n'importe comment, Blake.

T'as un léger mouvement de recul, du coup. Pour le coup, tu dois admettre que tu sais pas trop quoi faire.

    « … Et tu comptes faire ça comment ? »

Tu te recules d'un pas, et tu lâches un soupir, fixant le sol à ta gauche. T'as beau réfléchir tu vois pas trop comment il pourrait s'y prendre. Son plan est douloureux ? T'as pas envie, t'es pas maso toi, t'aimes pas avoir mal, et puis zut quoi. Tu passes une main sur ta nuque, mais t'as la main glacée par le mélange de pluie, de vent et de froid que tu t'es pris dans la face, ajouté en plus au bout de tes cheveux trempés, c'est ultra désagréable et la sensation t'arrache une grimace en plus d'un frisson pas cool. Et le pire, c'est que tu retires même pas ta main.

    « A la limite... »

Qu'est-ce que tu fous, Blake.

    « A la limite je veux bien accepter. »

T'es en train de parler sans réfléchir, mec.

    « Mais si j'ai le droit de poser la mienne aussi. »

… Soit. Fait ce que tu veux.

Et tu le regardes.

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Sujet: Re: I set fire to the rain | Blake Sam 28 Jan - 22:09


Cause I told you one
Now I told you twice

Dis Harrison, depuis quand tu as tourné comme ça ? Depuis quand, quand tu le regardes, c'est plus la haine farouche que tu lui portais au début mais ce déstabilisant sentiment qui te fais débiter des conneries toutes les trois minutes ? Tu ne te rappelles plus de Paolo, Shiney ? Tu ne te rappelles plus de ce jour où tu l'as vu te le voler ?
Depuis quand, Blake a un si grand impact dans ta vie jusqu'à te changer toi même de ton objectif premier ?

Tu étais sérieux à ce moment là. Dans ta voix, il y avait ce timbre qui ne pouvait dire autre chose qu'un «  je suis sérieux. ». Tu ne rigolais pas à cet instant. Peut être que c'était égoïste dans un sens, de se sentir maître de Blake, mais entre nous, depuis quand tu te soucies d'être égoïste ? Ce n'est pas ta manière d'agir et tu le sais parfaitement. Alors tu le fixes, même s'il recule soudainement, un peu choqué. Ton regard ne faiblit pas, même si tes dents se serrent un peu. Intérieurement, il y a ta conscience qui te hurle de partir, que de toute façon, tu ne peux être plus ridicule qu'à cet instant précis. Mais toi, tu restes. Tu ne bouges pas d'un millimètre, stoïque pour la première fois de ta vie.
Il dévie ton regard, tu continues à grincer des dents. « Il est si passionnant que ça le sol, Blake ? » que tu as envie de lui hurler. Mais il soupire et là, tu sers les poings.

« Ce n'est pas une connerie Blake. Je ne déconne pas. » Et ça te frustre qu'il puisse penser deux secondes que ça soit du fail. Que t'ai pété un câble débile pour rien, alors que merde quoi. Tu gardes ton calme. Respires Shiney, respires bien fort et laisses le répondre.

« … Et tu comptes faire ça comment ? »

Pardon ?
Tu écarquilles les yeux. C'est un oui ça ? Il dit oui ou ? Tu le fixes, choqué. Il n'y à pas de rire débile ni de réponse négative de sa part ? Ton cœur rate débilement un battement. Débiles Shiney, arrêtes de croire des trucs débiles. C'est Blake, c'est pas le gars qui te laisserait des signes aussi évident si...De toute façon, c'est impossible. Totalement impossible. Tu baisses la tête, fixant toi aussi le sol, fermant les poings fortement.
Debile debile debile. Il avait fallu que tu tombes amoureux du mec le plus dangereux pour toi qui soit sur la terre entière. Et ça te fait chier ce sentiment qui te fait presque sourire. Ça te fait chier de te persuader que peut être, ça se trouve...

« A la limite... »


Tu relèves la tête. Il a l'air gêné.

« A la limite je veux bien accepter. »

Décris moi ce que tu ressens Shiney, quand tu comprends que peut être, pour la première fois de ta vie, tu vas faire « tien » la seule personne au monde qui t'importe un minimum ? Dis moi ce que ça fait que ce cœur qui déborde d'un trop plein de sentiment inconnu encore, te faisant sourire gaminement, te rougissant les joues ? La joie peut être ? La joie pour un acte assez...non pas banal mais étrange en fait. Tu es partagé entre l'envie de hurler et de rester stoïque. En un sens, il aura sur lui une marque de toi, faisant de lui ta seule possession.
Ton côté romantique de la chose s'est activé et avant de pouvoir répondre ne serait qu'un « okay », il te répond un truc qui t'achève véritablement.

« Mais si j'ai le droit de poser la mienne aussi. »


Tu relèves rapidement la tête, rougissant comme jamais. C'est ton cœur qui vient d'exploser à l'instant ? Tu caches rapidement ta rougeur, te facepalmant comme s'il avait débité la dernière connerie du siècle. Bien sûr qu'il peut, c'est presque normal en fait. Mais on peut dire que tu es content, de cette réponse. Ce n'est pas souvent que Blake...se montre ouvert au autre.

Mais. Shiney. Aurore dans tout ça ?

Tu n'as pas spécialement attendu beaucoup de temps avant de t'approcher de lui. On pourrait presque croire que tu es venu pour le frapper tellement que tu es proche. Ou de l'embrasser. Shiney arrête de penser s'il te plaît. Non, tu n'es pas là pour l'embrasser ! Tu as déjà une idée de l'endroit de ta marque. Et sans vraiment attendre son attention, tu pousses la main qui enserrait sa nuque.
Et tu le mords avec une vulgarité presque animale, prenant pour appui son cou avec ton autre main. Tu trembles d'ailleurs un peu de ce geste. Tu ne t'approches pas souvent des gens, et te retrouver si proche de lui, te déstabilise. Mais là, tu n'as pas vraiment la tête à penser à ça. Non, pour toi, il faut juste que tu encres l'empreinte de tes dents sur une partie visible de son corps, comme une signature que tu espères impossible à enlever. Alors tes dents mordent encore plus fort dans la chair. Restes satanée marque, restes sur sa peau et ne pars jamais.
Le goût du sang monte finalement dans ta bouche, et de ce fait, tu te relâches de lui. La marque est profonde, tu en es satisfait d'une telle façon que ça en est presque trop louche sur ton visage. Négligemment, tu essuies le sang qui te reste sur les lèvres, même si tu le fais mal vu qu'il t'en reste toujours.

« Voilà. »

Et maintenant Shiney, oses relever le visage vers lui et prononcer les mots fatales.

«  Maintenant. Moi. »

Il te reste encore le goût de son gel douche sur la langue.

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Blake avatar

Sujet: Re: I set fire to the rain | Blake Ven 3 Aoû - 1:57

la fin est sûrement la fin de rp la plus pourrie que je n'aie jamais écrite mais il est 3h du matin j'arrive presquep lus à écrire alors j'abandonne welp
désolée de t'avoir fait attendre aussi longteps pour. ça. orz


Tu sais j'ai pas toute ma raison
tu sais j'ai toujours raison. Tu sais, j'suis pas un mec sympa, et j'merde tout ça tout ça.


C'est comme si ton cerveau avait cessé de fonctionner.

Comme si on l'avait éteint, avec un simple bouton « off », comme s'il ne s'agissait que d'une simple machine, pas plus complexe qu'une autre.

Pourtant il n'a pas fait grand chose, si ? Une simple morsure, c'est pas si important que ça, si ? Ton cerveau marchait très bien, jusque là, tu étais capable de penser, de réfléchir, de.

Ahah, à qui penses-tu réussir à faire croire ça Blake ? Ça fait un moment que ton cerveau a cessé de fonctionner comme il fonctionne d'habitude. Ça fait un moment qu'il bugue, qu'il oublie de te passer en mode « connard d'asocial égocentrique », qu'il te fait penser n'importe quoi, n'importe comment. Regarde, si ton cerveau marchait correctement, tu n'aurais jamais accepté une idée pareille. Et tu n'aurais pas non plus demandé à « pouvoir faire pareil ». Sa proximité ne t'aurais rien fait, et sa morsure t'aurais laissé de marbre. Ou en tout cas, ça ne t'aurais pas fait cette sensation étrange au creux du ventre ni cette impression de chaleur sur le visage. C'est pas comme ça que ton cerveau est censé marcher, Blake.

Enfin, en un sens, sa morsure t'as bien laissé de marbre. La version statue de l'expression, celle où en plus de ne pas réagir tu en deviens juste complètement incapable ; comme si ton cerveau était parti en balade avec un petit « je reviens dans quelques semaines » écrit sur un bout de papier abandonné au milieu de ta boite crânienne maintenant vide.

Tu ne réagis pas, tu le laisses faire, et puis d'un coup, ça fait mal. Ça fait mal et tu serres les dents parce que putain, il pourrait mordre plus fort encore ce con. C'est pas un concours de celui qui aura le plus de force dans la mâchoire hein, tu peux lâcher maintenant, t'es pas un chien, ce cou n'est pas ton os et on va pas te le voler dès que tu oseras desserrer un peu ton emprise bordel c'est bon maintenant tu comptes vraiment me mordre jusqu'au sang ou quoi bordel lâche moi pourquoi j'ai accepté cette idée à la con.

Ça fait mal. Ça fait mal putain. Même une fois qu'il t'a lâché, ça fait toujours mal. T'as toujours l'impression qu'il a ses dents plantées dans ta peau, comme si elles ne voulaient plus en bouger. Et quand tu passes ta main sur la morsure, tu n'as même pas besoin de la retirer et la regarder pour deviner qu'il t'a réellement fait saigner. Comme si c'était nécessaire d'aller si loin. T'as l'air de quoi maintenant ? D'un gars qui s'est fait mordre par un vampire ?

Ok Blake on va arrêter tout de suite de penser n'importe quoi d'accord ?

    « Maintenant. Moi. »

Hein ? Tu t'interromps dans ton pseudo-massage de nuque censé faire partir la douleur de la morsure, et tu rouvres les yeux pour le regarder. Oh, c'est vrai, t'avais accepté à condition que tu puisses faire pareil. Évidement. Et donc, tu vas faire pareil. Évidement.

Blake ça n'est pas en restant planté là tu que vas la poser, ta marque. Et tu sais bien que si tu la pose pas, ce qui s'est passé la dernière fois risque de se reproduire. Et t'en as pas particulièrement envie.

Il faut croire que tu aimes te faire attendre, c'est quelque chose que tu fais souvent ça, prendre ton temps. Peut-être juste le temps que ton cerveau finisse son débat intérieur sur est-ce que tu dois le faire ou pas, tu ne sais pas, tu n'es pas vraiment sûr de t'entendre réfléchir, comme si tu réfléchissais tellement que tes pensées n'étaient plus qu'un bruit de fond auquel tu ne fais même plus attention. Peut-être que tu réfléchis trop ou que tu ne réfléchis pas, et quand ta main se dégage finalement de ta nuque, tu ne sais pas si c'est par réflexe que tes doigts sont allés se poser sur les lèvres de Shiney pour enlever le sang qu'il restait dessus, ou si c'était ce que tu voulais faire.

Et puis au pire ça n'est pas si important. Ou peut-être que tu n'es juste pas en mesure de juger ce qui l'est et ce qui ne l'est pas, actuellement.

Tu sais juste que l'important, pour l'instant, c'est que tu places ta putain de marque, toi aussi. Alors tu te penches vers son cou, et le pire c'est qu'il sent bon ce con, mais tu peux pas te laisser déconcentrer comme ça, il faut que tu poses ta marque, et tu vas la poser comme il l'a posée, le mordre, mordre jusqu'à en saigner, sans le lâcher avant que ça ne soit bon, que la marque ne soit bien encrée sur sa peau, parce qu'il est tien, il est tien et il n'est qu'à toi.

Tu ne t'es jamais senti aussi bizarre de toute ta vie, mais tu n'es même pas capable de dire si c'est désagréable ou non. Tu n'en as pas vraiment l'impression.

Le goût du sang dans ta bouche te fais lâcher prise, et tu te mord la lèvre, t'éloignant légèrement pour le regarder. Au moins, maintenant, vous êtes quittes.

Tu ne sauras même pas dire pourquoi tu n'arrives pas à parler.

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Shiney avatar

Sujet: Re: I set fire to the rain | Blake Sam 4 Aoû - 20:52

short omfg

I miss you,
I miss you so far
And the collision of your kiss
that made it so hard



Il te prend de court, tu n'as pas eu le temps de sécher le sang sur tes lèvres. Tu le regardes, sérieux, limite froidement quand tu as senti sur ton visage ses doigts. L'instant n'a pas de nom tant c' est au ralentit dans ta tête. Tu le fixes, il te touche, et sans que vous vous en apercevez, c'est semblable à une habitude. Tu ne hurles pas, tu ne parles pas, tu es restes tel que tu étais : cet être brouillon qui ne comprend toujours rien à son organe vital. C'est à peine s'il a fait un soubresaut. C'est à peine si tu te décales. Tu fronces sans doute un sourcil.

Depuis quand tu lui permets de te toucher sans y voir ici une attaque ? La question reste dans ta tête, suivie par une autre qui effondrerait toutes les barrières de ta personnalité si tu devais y répondre :
depuis quand sa présence est quelque chose de normal, d'habituel ? Et elle te fait mal cette question. Connard de Blake. Tu ne lui montreras pas. Plutôt crevé de lui prouver qu'il est devenu ce quelque chose d'important.

Alors la terre redevient normale et le temps de même. Et au diable tes peurs, Shiney. Au diable si tu es craintif, si tu n'aimes pas qu'on te touche. Parce que c'est Blake. Parce que c'est pas le fumier qui t'a blessé, marqué au cuter tes bras. C'est Gaétan, et en cette pensée, il y aurait presque quelque chose de rassurant. Alors tu fermes les yeux. Tu ne peux pas comprendre. Tu n'y arrives pas. Tu restes sur ta respiration, tu essayes de ne pas avoir une attitude bizarre. Mais tu restes sûr. « Maintenant moi. » C'est de ta bouche que sont sortis ces mots. C'est ta responsabilité. Et putain, Harrison Richard, t'en crève d'envie de cette putain de marque sur toi. C'est ton idée ! T'es le putain de créateur de ce manège, alors soit fier. Même si ça va faire mal.

Et ça fait mal. Et tu serres les dents aussi fort que les siennes contre ton cou, fermant fort les poings, enfouissant cette frustration, mélange de douleur intense et d'étouffement. Ton propre poum s’accélère. C'est que ce con veut faire éclater ton cerveau. Et rien n'est pire que le silence de la salle. Rien n'est pire que de sentir ses dents s'entrechoquer contre ton épiderme. Son souffle est trop près, beaucoup trop près. Tu déglutis, attendant que finisse la torture que tu t'es infligé. N'oublies pas que c'est ton idée, gamin. N'oublies pas que c'est parce que tu lui « appartiens ».

Et au diable ta liberté, tu y fais une croix rouge au marqueur indélébile. Et quand ses dents s’enlèvent enfin de toi, tu prends ta respiration. Adieu liberté, alors que tu respires fortement, tenant ton cou. Tu passes tes doigts sur la plaie, déglutissant du liquide que tu sens contre tes phalanges, de la profondeur de ses dents. Et tu vois dans cette couleur le début de quelque chose que tu n'arrives pas à définir.

Voilà. Voilà, tu es marqué. Dans le sang et la douleur même. Tes cheveux cachent tes yeux que tu gardent fermés, mordant tes lèvres. Tu relèves la tête, le teint encore rouge. Tu fuis son regard, tu n'oses pas parler. Tu es marqué, il est marqué. C'est un premier pas, tu le sais. Ne manque plus que les seconds.
Alors soupire Shiney. Soupire et relèves le visage, souriant même malgré la douleur. Souris et murmures lui un « Merci » minuscule. Montres toi fier de ce résultat. Même s'il n'est pas éternel. Même si ça fait mal. Et même si tu as du repousser les limites de ta personnalité pour accepter ça.

Tu lui tends une main remplie de sang, fronçant les sourcils. Tu restes droit, froid. Tu restes ce Harrison qu'on connait peu. Celui qui est avec Paulo. Celui qui à tué son père. Celui qui fait une promesse dans le silence.

Loin de celui qui frappe à la porte au milieu de la nuit parce qu'il est en train de crever. Loin de ce gamin qui se perd des fois avec ses deux personnalités. Loin de celui qui cacherait sur sa tête pour pactise.

Accepte les termes du contrat, Blake. Même si c'est insensé. Même si je ne sais pas ce que c'est. Même si j'ai l'impression de faire une connerie monstrueuse et que la moitié de mon cerveau meurt.
Blake, je t'en supplie, tu...

« Tu restes à moi, okay ? »

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Sujet: Re: I set fire to the rain | Blake Mer 30 Jan - 2:13

hello.

can you read my mind ? read my mind.
Et il te tend la main mais tu ne le remarques qu'à peine, le goût du sang dans ta bouche te ferait presque tourner la tête, du sang du sang son sang et tu ne sais pas tu ne sais plus ce qu'il s'est passé tu ne comprends plus pourquoi vous avez fait ça ni qu'est-ce que vous avez fait -- mais c'était nécessaire. Il le fallait et tu le sais et même si ce goût dans ta bouche ne te lâchera pas ça ne sera qu'une preuve de plus que vous l'avez fait et qu'il est à toi maintenant rien qu'à toi et que plus jamais personne d'autre n'aura le droit de le marquer comme ça.

Et tu ne remarques pas sa main tendue parce que ton cerveau est ailleurs, concentré, le sang dans ta bouche ce sang son sang et son odeur son goût quand tu l'as mordu quand tu as ancré ta marque dans sa chair et tu ne sais pas pourquoi, tu ne sais pas pourquoi tu te sens comme ça, tu te sens étrange et tu t'es jamais senti comme ça avant et tu ne sais pas si tu te sens bien ou si tu te sens mal et tu ne sais rien rien plus rien, juste qu'il y a son sang dans ta bouche et son odeur sur tes narines.

Et il est là il est là en face de toi il n'a pas bougé et tu n'as pas bougé non plus planté là déconnecté concentré mais concentré ailleurs concentré sur toi-même et sur comment tu ne comprends pas tu ne comprends plus plus rien de ce qu'il se passe autour de toi ni à l'intérieur de toi tu es perdu, tu es perdu tu ne t'es jamais senti comme ça et tu ne comprend pas tu voudrais comprendre mais en même temps tu veux pas ça te fait peur et tu tournes en rond, tu tournes en rond parce que tu ne comprends pas mais tu veux comprendre mais ça te fait peur et tu ne comprends pas pourquoi.

Et il parle, il parle et sa voix te sort de tes pensées, de ton état second, de ton labyrinthe de volontés opposées qui s'entrechoquent et s’emmêlent et te perdent et ta tête tourne parce que tu ne comprends rien rien et tu n'as toujours pas vu sa main sa main pleine de sang de son sang ou peut-être le tien tu ne sais pas tu ne sais plus quel sang est sur quelle main maintenant maintenant que tout est fini.

Tout est fini mais ça ne fait que commencer.

Et tu lui tend la main ta propre main pleine de sang et peut-être que ça n'est que le tien sur ta main et peut-être que ça n'est que le sien sur la sienne mais ça ne durera pas ça ne durera pas parce que tu attrapes sa main et même si tu n'es pas sûr de ce que tu fais ni de si tu devrais le faire, au moins tu sauves les apparences et fait comme si tu savais ce que tu faisais, comme si tout était sous contrôle même ce au fond de toi que tu ne comprends pas comme si tu ne pensais pas trop vite beaucoup trop vite et que tu comprenais toujours tout toujours tout oui parce que tu n'es pas faible Blake tu ne veux pas être faible mais tu es perdu Gaëtan tu es perdu mais tu essayes de ne pas lui montrer, quand tes yeux dorés croisent le gris des siens.

    « Et tu restes à moi aussi. »

Et ça ne changera pas non ça ne changera pas parce que tu ne laisseras pas ça changer même si tu ne sais pas pourquoi -- tu ne te fieras qu'à ce que tu sais et tu sais que ça ne changera pas parce que tu ne veux pas que ça change pas maintenant ni jamais et tu sauras pourquoi un jour oui tu comprendras pourquoi parce que ça n'auras toujours pas changé.
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