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 fight, or you'll end up like the others. ─ panzani

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Sujet: fight, or you'll end up like the others. ─ panzani Dim 20 Nov - 23:59

Beyond the will to fight
WHERE ALL THAT'S WRONG IS RIGHT, WHERE HATE DON'T NEED A REASON.


    « PUTAIN DE PETASSE DE DS DE MERDE. »

… Oui, forcement, après trois plantages de ta DS parce qu'elle bugue et qu'elle reconnaît de moins en moins bien tes cartouches pokemon R/S/E et Vert Feuille/Rouge Feu, forcement, tu finis par péter un câble, surtout que toi et la patience n'avez jamais fait très bon ménage. Mais aussi, si tu faisais moins tomber ta DS, peut-être qu'elle marcherait mieux. Parce que je veux pas dire, mais y'a pas qu'au niveau du port des cartouches GBA qu'elle est à moitié défoncée, ta DS. Va falloir que tu fasses le nécessaire pour t'en procurer une nouvelle, parce que ça va pas le faire très longtemps. Heureusement que t'en as une autre, quand même. Mais l'autre elle est en train de charger et ça te fait chier. Tu détestes jouer pendant que ta DS charge, tu sais pas trop pourquoi, ça te bloque. Tu peux pas bouger autant que tu voudrais, c'est sûrement de là que vient le problème.

Enfin, tu peux pas jouer à Pokémon, tu préfères éviter de t'acharner à lancer ta partie parce que sinon ta console va te refaire le coup de pute de te l'effacer et t'es toujours dégoûté qu'elle ait osé te faire ça. Tu sais même pas pourquoi cette putain de console est pas déjà à la poubelle, morte écrasée et presque méconnaissable. Elle a de la chance, il semblerait.

Mais bon, si tu peux pas jouer à Pokemon, tu vas faire quoi, toi, maintenant ? Parce que tu t'emmerdes déjà, là. Tu sais pas où est Shiney, mais tu t'en fiches presque, t'espères surtout qu'il est pas retourné se faire tabasser quelque part parce que ça te ferait franchement chier. Pas que ça te dérangerait tant que ça de te retrouver à nouveau à t'occuper de lui telle une infirmière attentionnée mais bon, y'a des limites quoi, merde.

Et puis d'abord pourquoi est-ce que tu penses à lui, là. Pfff.

Tu vas sortir, tiens. Aller prendre l'air, un peu, plutôt que rester enfermé dans ta chambre à jouer à Pokemon et à fumer. Ça te fera du bien, d'aller te perdre quelque part toute la journée. Bon, vue sous cet angle, cette occupation n'a pas l'air si attrayante que ça, mais ça peut quand même être marrant. De toute façon, t'as ton paquet de cigarette dans la poche de ton jean, alors tu peux tout faire. Même te perdre dans les bois pendant toute la nuit. Ça te ferait vraiment tripper, ça, en plus, d'être paumé dans les bois en pleine nuit. T'es un peu bizarre Blake, des fois.

Enfin bref. Du coup, cette idée t'as donné envie d'aller dans les bois, genre, maintenant. T'as la flemme d'attendre jusqu'à ce soir en cherchant un autre truc à faire, donc tu vas y aller maintenant et y rester jusqu'à la nuit. Et même jusqu'au lendemain matin, tiens. Et après tu rentreras dans ta chambre et tu dormiras toute la journée pour te remettre de tes émotions. Et comme excuse pour ton absence, et ben tu diras que tu t'es perdu dans les bois pendant touuuute la nuit, et comme t'étais vraiment dans les bois pendant toute la nuit tu pourras leur faire une description détaillée de ton aventure ─ en rajoutant juste le fait que t'étais perdu et en omettant le détail comme quoi tu l'avais fait exprès et que tu trouvais ça trop fun, évidement ─ et ils seront obligés de te croire. Ton plan est diabolique. Tu ne manques jamais d'idées pour sécher les cours, toi.

Donc, les bois. Tu ricanes presque, en sortant ton paquet de cigarettes et ton briquet de ta poche. T'y es encore jamais allé, alors ça va faciliter ta perte dans cette étendue sauvage. Par contre c'est pas très pratique de s'allumer une cigarette en marchant dans la forêt, parce que du coup t'as failli te casser la gueule en butant dans une racine. Pétasse de racine. Qu'est-ce qu'elle fout au milieu de ton chemin aussi, elle pourrait pas aller dépasser plus loin sérieux ? C'est pas comme si y'avait pas de place, dans cette putain de forêt quoi, merde ! Ah, les racines de nos jours, aucun respect. Elle mériterait que tu la brûles avec ta cigarette.

C'est marrant les forêts, quand même. Au bout de trois changements de direction après un arbre, tu sais déjà plus où t'es. Et ça te fait rire. Bonjour, Blake, je me perd mais je trouve ça drôle. T'as vraiment un grain toi, quand même, des fois.

Mais le truc, c'est que si tu n'arrives pas à te repérer dès maintenant, tu ne te souviendras jamais du chemin pour revenir au pensionnat, demain. C'est pas que ça te dérangerait de te retrouver à sécher les cours parce que t'es toujours perdu dans la forêt, mais t'as pas envie d'y passer ta vie quoi. T'es un homme civilisé quoi, t'as besoin d'un lit et de la technologie pour survivre. En parlant de technologie, t'as même pas vérifié si t'avais ton portable. Mais ça va, il est bien là, calé dans une des poches de ton sweat rouge, et tu pourras envoyer des sms stupides aux gens pour les faire chier et passer le temps tout en restant paumé dans ta forêt. Oh, oui, c'est une très bonne perspective de journée, ça.

Au bout d'un moment à envoyer des randomités à Shiney ─ et pourquoi t'en envoie à Shiney et pas à quelqu'un d'autre, tu sais pas, c'est peut-être parce qu'il était pas là et que si il répond à tes sms, c'est qu'il est pas en train de se faire tabasser ni en train d'agoniser tout seul dans le coin où on l'aurait laissé alors ça te rassure ─, t'as fini par arriver devant un point d'eau. Plus communément appelé étang. Et, pour une obscure raison, y'avait quelqu'un aussi, près de cet étang. Quelqu'un qu'après avoir regardé pendant quelques secondes avec une tête croisée entre le scepticisme et le wtf, tu vas fini par reconnaître. Grâce à son passage piéton sur le crâne, là.

    « Panzer ? Qu'est-c'que tu fous là ? »

Tu ranges ton portable et t'approches du nazi, et bizarrement tu fais toujours la même tête que quand tu l'as aperçu sans le reconnaître. Non, franchement, qu'est-ce qu'il fout paumé dans la forêt en même temps que toi ? C'est pas parce qu'il te considère comme son Mussolini personnel ─ tu sais pas pourquoi Mussolini d'ailleurs, t'as rien d'un italien, si ? ─ qu'il doit faire les même choses que toi, en même temps que toi. Il manquerait plus qu'il se foute à fumer, tiens. … hé, pourquoi pas après tout.

    « Oh, Blake, c'est gentil d'être venu aussi, t'étais pas attendu mais ta présence est appréciée. »

… Hein ? C'est quoi ce délire, vous êtes pas tout seuls ? T'attendais une réponse de Panzer toi, pas de tu sais pas qui. Tu perçois vaguement une silhouette, dans l'ombre des arbres, mais tu vois pas la tête de la personne. Et t'as l'impression qu'elle est pas toute seule, en plus. Et que, pour faire simple, toi et Panzer, vous êtes dans la merde. Il te semble avoir déjà entendu une fois la voix du type qui vient de parler, en plus. C'est pas quelqu'un que t'as déjà puissamment emmerdé plusieurs fois, et qui veut te faire la peau ? Y'a juste tellement de personnes qui correspondraient à ces critères que t'es incapable de deviner qui ça peut être, aujourd'hui.

Putain, tu la sens franchement mal cette histoire, là.

Tu voulais juste te perdre dans la forêt toute la journée tranquillement quoi, merde.

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Sujet: Re: fight, or you'll end up like the others. ─ panzani Dim 27 Nov - 23:40


Axis Powers of Wammy's House.

    L’opening du film Battle Royale retentit soudain dans la salle d’étude. Accompagné d’une atroce vibration. Panzer manqua de se flanquer par terre, alors qu’il se tenait assis sur sa chaise, en équilibre sur deux pieds. Ça l’avait pris par surprise, juste là, dans sa poche de pantalon. Quelques orphelins –les rares qui prenaient encore le temps de s’aventurer dans ce genre d’endroit pour étudier- décollèrent d’infimes secondes leurs regards assombris par la concentration de leur cahier, afin de dévisager l’impertinent qui n’avait pas éteint son téléphone. Loin de vouloir leur manquer de respect, bien qu’il se sache haï par une moitié de l’établissement et craint par l’autre, le garçon aux cheveux aux allures d’ailes de corbeau n’avait pas pris la précaution de mettre son portable hors service, pour la simple et logique raison que personne ne communiquait jamais avec lui. Oh, il y avait bien Rimbaud, mais ça n’était que par mails et par écrit. Il ne lui avait pas encore divulgué son numéro, et ne comptait pas le faire, considérant les sms comme beaucoup trop courts et si peu révélateurs. De ce fait, son répertoire ne contenait que quelques numéros, dont la plupart ne devaient plus fonctionner.

    Prenant appui d’une main sur le rebord de la table, il arracha son téléphone de sa poche, maladroitement, dénonçant ainsi son manque d’habitude à utiliser discrètement ce genre de technologie. Sur l’écran on ne peut plus sobre s’affichait un numéro, sans aucun nom. Touché par le doigt dangereux de Dame Curiosité, Panzer ouvrit le message et le lut, sans manifester tout du long la moindre expression. Un rendez-vous. D’une fille, très certainement, à en juger par la présence successive de smileys de ce genre : «  » ou « ;) ». Elle n’avait pas l’air bien méchante. Les sms sont si peu révélateurs ! Elle semblait l’avoir déjà croisé car elle avait omis de signer. Elle lui donnait rendez-vous, un peu plus tard dans la journée, dans la forêt, près de l’étang. A coup sûr, elle devait déjà y être. Que lui voulait-elle ? Sûrement lui révéler l’une de ces déclarations toutes faites et maintes fois remaniées. Lui avouer quelque chose qu’il savait déjà, bien qu’il ne soit pas des garçons les plus demandés auprès de la gente féminine, au contraire. Il dégagerait bien du charme si ses idées ne faisaient pas aussi peur. Les demoiselles le trouvaient davantage effrayant et pitoyable que séducteur à ses heures perdues. Il n’avait pas de temps à leur consacrer. Toutefois, il était maintenant curieux de savoir qui était la rédactrice de ce tendre billet électronique.

    De ce fait, le jeune homme patienta encore un peu dans la salle de classe, dessinant gauchement des conjectures noires et blanches sur ses feuilles de commentaires composés. Puis, il s’en alla, prenant à peine le temps de poser son sac informe dans sa chambre, avant de sortir dehors. Il faisait déjà un peu frais, en cette fin d’automne. Mais le soleil avait jugé bon de s’inviter dans le ciel, pâle et faiblissant. Les pans du manteau noir de Panzer volaient derrière lui, quand il marchait, comme la traîne d’une mariée d’un autre âge. Depuis son arrivée à l’orphelinat, sa garde-robe se constituait exclusivement de vêtements sombres, comme si, en tendre enfant qu’il était, il n’avait toujours pas fini de faire le deuil de ses parents. Il ricanait grassement, perché tout en haut de l’arbre qui poussait dans son cerveau. Le deuil. De qui donc ? Ses parents ? Qu’est-ce ? Qui sont-ce ? Ça se mange ? Il était pourtant persuadé n’être que le frère de sa sœur. Et ça lui suffisait bien, comme famille, même si on avait jugé bon de les séparer. Oh, il avait beau se plaindre auprès de ses quelques camarades que Blumen était niaise, fragile, superficielle et aussi futile qu’un bouquet de fleurs, elle restait sa sœur. Le second membre de leur famille de deux. On ne pouvait que s’habituer à l’autre, lorsqu’on grandissait toujours aux côtés de la même personne. Et puis, maintenant qu’il y repensait, en franchissant la lisière de la forêt, elle avait été la seule à manifester un réel intérêt à tous ses projets. Les autres, tous les autres, même les plus érudits des adultes, n’étaient jamais parvenus à englober la totalité du monde entier de son ambition. C’était toujours trop grand, quelques soient les degrés que l’on explorait. Il finissait toujours pas y avoir un côté trop radical, trop cruel, trop puéril qui faisait rebrousser chemin aux explorateurs de son âme.

    Il faisait bien sombre dans les bois. On se serait cru dans la Forêt Interdite de Poudlard. Panzer se serait presque cru en pleine heure de retenue, lui, le perfide élève de Serpentard. Le genre de sorcier envoyé sans aucune hésitation dans la maison du serpent. A peine le Choixpeau posé délicatement sur son crâne –à la manière de Malefoy-, aussitôt le nom de la maison vert et argent résonne dans la grande salle, et on l’applaudit, lui, l’élève prometteur de première année, sur les traces de Voldemort. Un sourire évasif fendit les lèvres du garçon. Ou alors, on aurait pu se croire au cœur du conte du petit chaperon rouge, qu’il assimilait, bien entendu, à la demoiselle qui devait commencer à s’impatienter au bord de l’eau. Elle serait certainement assise, peut-être en robe, à la manière des princesses. On a beau blâmer les princesses, il y en avait toujours caché dans chaque fille. Bah, c’est ce qui était censé contribuer à faire leur charme ! Panzer ne s’étendrait pas davantage sur la question. Lui, les princesses, il aurait bien voulu les avaler toutes crues. Comme le grand méchant loup. Mais pas très grand. Pourquoi diable n’avait-il pas la carrure d’un vrai méchant de conte ? Pourquoi devait-il toujours ôter les adjectifs de ce genre au rôle qu’il s’attribuait ? Car on n’était pas sans savoir qu’il était un fétichiste des distributions de rôle. C’était devenu quasiment un automatisme chez lui ! Et parfois, il fallait avouer, ça lui jouait de bien mauvais tours ; comme, par exemple, lorsqu’il se trompait royalement dans les rôles qu’il attribuait aux gens qu’il ne connaissait pas ou peu.

    Il était arrivé à l’étang. Il n’y avait ni princesse, ni chaperon rouge. Le coassement de grenouilles cachées sous les nénuphars. Une libellule vicieuse qui se pose sur la piste d’atterrissage que formait l’une de ses bandes blanches crâniennes. Personne. Allait-elle le faire attendre ? Avait-elle le cran pour ça, celle dont les sms puaient la niaiserie ? C’était trop louche. Pas assez banal. Un détail ne collait pas. Et Panzer n’était en vérité, pas au bout de ses surprises.

    -« C’est sympa d’être venu, le fasco’. » déclara soudain une voix entre deux troncs d’arbre.

    L’allemand laissa aussitôt échapper un soupir décontenancé d’entre ses lèvres gercées. Il ne s’effrayait même plus des traquenards, bien que, jusqu’à présent, on s’était contentés de le laminer dans la cour de récréation. Une silhouette se découpa entre les arbres, puis une deuxième. Ils étaient beaucoup, les lâches.

    -« Avoue que, t’y as cru, hein ? Allez, tu pariais sur qui ? Snow, peut-être ? »

    Panzer fixa l’ombre du pensionnaire avec mépris. Et puis quoi encore ? La demoiselle n’écrivait pas des messages aussi stupides ! Du moins, il l’espérait, sa race ne lui permettait pas ce genre d’âneries. Il se taisait toujours, tandis que ses agresseurs formaient peu à peu une ronde menaçante autour de lui. Il allait avoir bien mal, cette fois-ci, pour avoir été attiré aussi loin des surveillants. Il ne pourrait pas se plaindre aussi facilement à Slave. Dommage.

    -« Panzer ? Qu'est-c'que tu fous là ? »

    Le dictateur en herbe n’avait jamais été aussi soulagé d’entendre la voix de cet abruti de Blake. Oui, il aurait pu la reconnaître entre mille. Ce ton constamment un peu goguenard, et déjà rouillé par la cigarette. Mussolini, comme il l’avait dès le début surnommé, entrait en guerre à ses côtés. Car lui aussi fut aussitôt pris en grippe par les autres orphelins. Deux dictateurs dans le caca jusqu’au cou. Les forces de l’Axe au bord du gouffre … ou de l’étang.

    -« Tu tombes à pic, Blake. J’aurais justement un petit service à te demander … Y’a des parasites qui m’empêchent d’entrer en contact avec les Pokémons sauvages. Tu m’aides à les exterminer ? »
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Sujet: Re: fight, or you'll end up like the others. ─ panzani Sam 4 Fév - 15:38

Est-ce que t'aurais des allumettes
pour foutre le feu à leur pays, des Molotovs est-ce que ça t'dis ?


    « Tu tombes à pic, Blake. J’aurais justement un petit service à te demander … Y’a des parasites qui m’empêchent d’entrer en contact avec les Pokémons sauvages. Tu m’aides à les exterminer ? »

… N'importe qui de normal aurait eu une réaction qui au moins se rapprochait du « Wtf ? » à l'entente d'une phrase pareille. N'importe qui, oui, mais il faut croire que tu n'es pas n'importe qui. Ou alors, tu n'es juste pas normal. Ou bien les deux, ni n'importe qui, ni normal. Il faut songer à toutes les possibilités. Enfin, le fait est que plutôt que réagir en regardant Panzer avec un air de « T'as un problème dans ta tête toi mec. ಠ_ಠ », ben tu t'es contenté de froncer les sourcils en tirant sur ta clope.

En fait, présenté comme l'a présenté le dictateur, la bande de grosses brutes écervelées ─ ou presque, vous êtes tout de même censés être dans un orphelinat de surdoués ─ est un peu comme la Team Rocket : des êtes pathétiques et sous-surdoués qui obéissent sans réfléchir aux ordres de leur leadeur, un gars plus ou moins charismatique et plus ou moins classe selon les versions. Et dans la version Wammy's House du jeu, il semblerait qu'ils aient oublié et le charisme, et la classe. C'est d'une tristesse. Ça te donne presque envie de renverser l'organisation et d'en prendre le contrôle à la place. Et puis tu la renommerais aussi, parce que Team Rocket, c'est trop copié. D'ailleurs t'es même pas sûr d'être face à la Team Rocket, mais tu ne veux même pas entendre quel nom ridicule ils se sont donnés, eux. Quoi qu'il arrive te renommerais l'organisation genre. Comète. Ça fait bg ça, la Team Comète. Tu sais pas comment on dit comète en anglais, mais avec un peu de chance c'est un truc pareil genre Comet donc c'est parfait, non ? Enfin bref, tu chercheras. Peut-être.

L'heure n'est pas aux pensées pokémonesques.

Ton allié ─ qui devrait plutôt être ton rival parce que, vous connaissant, il préfère l'eau et tu préfères le feu, ce qui fait qu'il a l'avantage du type sur toi et qu'il est donc le rival officiel ─ ─ et d'ailleurs vu que Shiney a peur de tes clopes ça veut dire qu'il est celui avec le pokémon plante et que donc tu as l'avantage du type sur lui ─ c'est bg ça quand même ─ ─ en fait c'est Shiney le dresseur qui débute, toi t'es le rival qui va finir leadeur des méchants parce que t'en a vaguement envie, et Panzer c'est l'allié du rival parce que les rivaux sont toujours délaissés, les pauvres. J'avais pas dit que l'heure n'était pas aux pensées Pokémonesques ?

Ton allié est donc actuellement menacé par des membres de la Team WH ─ appelons là comme ça pour ne pas faire plagiat ─ et tu te dois donc de l'aider. Même si ce sont des grosses brutes approximativement quatre fois plus nombreuses que vous, cinq ou six si jamais y'en a qui sont dissimulées derrière des arbres et des buissons au cas où vous tenteriez de fuir comme de pauvres animaux fuyants pour leur survie. Ou en tout cas toi c'est ce que tu ferais ; tu fais partie de ces bêtes à qui l'instinct de survie hurle de fuir au moindre problème, mais tu penses que Panzer fait plutôt partie de celles qui préfèrent se battre, quitte à mourir, ça serait au moins une mort honorable.

Tu jettes ta clope quasiment finie dans l'étang à côté de vous. Et pendant ce temps, eux, ils ricanent, et c'est comme si c'était la matérialisation de leur stupidité. Deux contre presque une dizaine, c'est assez inéquitable, quand même. Mais ce n'est pas ce qui fait peur aux héros, dans les jeux pokémon. Parce que le héros, du haut de ses dix ans, il s'oppose à tout les adversaires, et en plus, il s'en sort vainqueur, quelque soit leur nombre, leur âge et leur expérience de méchant plus ou moins badass. Ça donne tellement envie d'être dans un jeu vidéo.

T'as beau ressembler à Gold, il y a une chose qui vous différencie et vous distingue parfaitement.
La lâcheté.
Et lorsqu'ils commencent à s'approcher, ton instinct de survie s'enclenche.

    « Hé, wait, wait, j'ai rien à foutre dans cette histoire moi, si ? »

T'aime pas les regards qu'ils te jettent, ils ont l'air. Mauvais.

    « Enfin j'veux dire, je faisais que passer moi, j'me baladais juste, j'ai rien fait quoi. »

Économise ta salive, la discussion diplomatique avec des gens pareil, ça n'a aucun effet.

    « Je peux pas faire l'arbitre plutôt ? Genre je m'allie au camps qui a le plus de chance de gagner, après ? Enfin même si ça ne fait pas de doute que face à un gringalet comme Panzani vous n'avez pas beaucoup de risques... »

Tu t'éloignes un peu de Panzer, on sait jamais, au cas où il veut te sauter au cou pour t'égorger en te traitant de traître. Bon, ça te semble assez improbable mais on sait jamais, hein !

Et puis là d'un coup, tu perçois un signe du « chef » et tu te recules encore plus, brusquement, et t'en tombes même sur le cul. Ils se sont presque tous jetés sur le nazi dans une presque synchronisation presque ahurissante. Et du coup tu te traînes plus loin, pour être sûr d'être hors de portée de leurs assauts, et tu regardes. A la limite, tu analyses leur façon de se battre ─ 5 contre un, c'est très ridicule et pathétique mais ton instinct de survie te dit de ne surtout pas le faire remarquer, parce que y'a un ou deux gars qui n'ont pas bougé. Et puis tu te relèves, doucement, histoire d'être prêt à détaler si tu perçois un quelconque signe d'hostilité tournée vers toi. Ils ne peuvent pas avoir décidé de ne taper que sur Panzer et te laisser tranquille. Ou alors ils sont vraiment cons. Et vu qu'ils en ont vraiment l'air, tu te dis que c'est pas si improbable que ça au fond.

Mais tu pourrais peut-être faire quelque chose. Je sais pas, tu vas pas non plus regarder ton allié se faire complètement démonter sans rien faire. Enfin, tu pourrais, mais voilà. C'est difficile, de survivre, quand on trahit un camps pour en rejoindre un autre qui reste une véritable menace pour nous. Déguiser une aide en une attaque, c'est pas si simple.

    « Hé, arrêtez, poussez-vous ! »

Bizarrement, ils obéissent, s'arrêtent et te regarde. Et ton sourire semble leur faire comprendre que tu veux t'amuser, toi aussi, alors ils finissent par lâcher le nazi, le soutenant juste assez pour ne pas qu'il tombe. Ton idée est parfaite ; maintenant, il ne se prendra normalement plus de coups, et il n'aura pas eu besoin d'être mis k.o pour ça. Et puis en plus il est si bien placé, y'a vraiment moyen que ça soit marrant.

Tu prends de l'élan. Et tu fonces. Et comme tu cours vite, c'est encore mieux.

    « BLITZKRIEG A L'ITALIENNE ! »

Ou comment projeter un dictateur dans un étang en une leçon.
Et puis déjà, il avait qu'à pas t'apprendre ça.

Tu éclates de rire ─ même si, à vrai dire, tu ricanais déjà avant même de voir qu'il s'était vraiment retrouvé dans l'étang ─, et tu entends les autres larbins se mettre à rire aussi. Vrai qu'une humiliation pareille, ça n'est drôle que pour les autres.

Tu te rapproches jusqu'au bord de l'étang et te penches, posant tes mains sur tes jambes pour ne pas te casser la gueule.

    « Alors, elle est bonne ? Barbote bien, Panzani. »

Et tu continues de ricaner. C'est pas bien, de se moquer.

Surtout que là, t'as juste complètement baissé ta garde.

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