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 Non je ne suis pas heureuse. Mais dis moi. C’est quoi être heureuse? [Doctor]

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Sujet: Non je ne suis pas heureuse. Mais dis moi. C’est quoi être heureuse? [Doctor] Lun 19 Sep - 19:41



Dis-moi
Que la vie vaut la peine d’être vécu
Que j’aurai d’autres joies à vivre

Parfois il arrive à Blue Mary de ne pas être bien. Car on ne peut pas être bien tout le temps. Il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Oh, bien sur, pas constamment. Blue Mary fait des efforts pour ne pas penser à quoi que ce soit qui l’attriste. Elle s’occupe. Occupe ses journées au maximum. Occupe ses pensée de rêvasseries. De rêvasseries joyeuses. Pourtant… Des fois ça ne suffit pas. Et une pensée triste surgie. Comme ça, de nulle part. Et il suffit qu’elle soit seule. Qu’elle passe, même en coup de vent. Et alors il est trop tard.

Blue Mary aime s’occuper des autres. Elle a toujours été comme ça. Elle aime préparer des gâteaux, lire des histoires, câliner, réconforter, être utile aux autre. Elle aime voir les sourires. Cette pensée lui fait se demander pourquoi dit-on « mettre du baume au cœur ». Il faut croire qu’elle aime se poser ce genre de questions. Ses « questions existentielles » à elle. Une fois qu’elle en a formulée une, il lui faut à tout pris une réponse. Et quoi de mieux pour trouver une réponse que d’interroger les livres? Les livres sont empli de savoir, ils ont tant à faire apprendre. Et Blue Mary aime les écouter, être leur élève. Tout de même, pour cette question, ou du moins sa surface, elle n’avait pas besoin de livre. Elle peut bien procéder par logique.

« Mettre du baume au cœur » est censé être quelque chose d’agréable. De réconfortant. C’est-ce que vient à l’esprit de Blue Mary quand elle entend ou lit cette expression. Pourtant un baume est un médicament. Alors il doit avoir le but de soigner. Ce qui embêtait bien Blue Mary. Les médicaments n’ont rien d’agréable à ses yeux.

Quand elle laissa cette pensée de coté, son esprit à nouveau sans occupation la ramena au fait qu’aujourd’hui n’est pas son jour. Aujourd’hui ça ne va pas. Aujourd’hui elle s’est souvenu de sa grand-mère. Elle a essayée de faire autre chose, mais vraiment, c’était trop tard.

Avec sa grand-mère, d’autres souvenirs la prirent. Les amis si vive de Margarette d’abord. Puis juste son nom. « Margarette ». Le nom de sa grand-mère… Qu’elle n’entendait que de la bouche de sa petite fille. Pendant un moment Blue Mary sourit. C’est vrai, il y avait cette « malédiction » comme quoi aucun membre féminin de la famille n’arrivait à se faire appeler par son vrai prénom. Tout le monde leur donnait des surnoms, parfois directement à la naissance, et tout le monde les appelaient par ce surnom choisi, jusqu’à oublier qu’il ne s’agisse pas du vrai prénom de la personne. Blue Mary avait elle aussi eu droit au sien, qu’elle n’aimait pas d’ailleurs. Alors elle avait convenue d’un marché avec sa grand-mère: elles devaient toutes deux s’appeler par leur vrai prénom.

Ce souvenir qui la faisait sourire d’abord, lui fit faire une grimace maintenant. Margarette n’était plus là. Plus jamais personne ne l’appellerait par son prénom. D’accord, elle s’était habituée à « Blue Mary » et l’avait accepté comme un de ses prénoms. Mais quand même. Se rappeler que sa grand-mère ne l’appellerait plus jamais lui a fait beaucoup de mal sur le coup. Beaucoup trop. Elle sentait même qu’elle allait pleurer. Et pour ça elle se sentait bête. Elle s’en voulait d’être faible, de pleurer dés qu’elle se m’était à penser à Margarette.

D’un coup Blue mary voulait être l’enfant, et non plus la mère. Que quelqu’un s’occupe d’elle, même juste la prenne dans ses bras. Cent cinquante deux jours que Margarette est morte. Beaucoup trop de jours. Tellement peu face au nombre de jours qu’il lui reste à vivre. Ou pas. Après tout elle ne sait pas quand elle va mourir. Comme sa grand-mère ne savait pas le jour de sa mort que c’était la dernière fois qu’elle voyait sa petite-fille.

Blue Mary se sentait faible, et seule. Elle enlaçait ses jambes contre elle pour se donner l’illusion d’être entourée. Elle ne pouvait pas retourner à la maison. Elle ne pouvait pas s’occuper de son jardin, voir les amis si joyeuses de Margarette, s’assoir sur la terrasse et regarder le ciel en buvant du thé, elle ne pouvait pas reprendre ses vieilles habitudes. Même si elle essayait tellement ici. Même si elle va souvent rejoindre Gambit pour jardiner avec lui, même si elle a obtenu l’autorisation de préparer des gâteaux en cuisine, même si elle se rend régulièrement à la bibliothèque, même si elle est devenue la mère de quelques orphelins et s’occupe d’eux… Il n’y a personne pour s’occuper d’elle. Elle essaye juste de garder ses habitudes, sans sa grand-mère avec qui elle passait tous son temps. Et même s’il y a ce garçon qui lui envoie souvent des lettres auquel elle y répond, et inversement. Son premier ami. Il n’était pas là. Elle n’osait pas lui écrire que des fois elle se sentait vraiment mal. Elle ne voulait pas qu’il s’inquiète pour elle.

Blue Mary se demande si elle va devenir malheureuse. Si elle va oublier le sens du mot « bonheur ». Ça lui fait peur. Elle pleure de se dire qu’elle n’est pas assez forte pour surmonter. Une mort, d’accord. Celle de sa grand-mère. Elle ne veut pas l’oublier, juste la « surmonter » comme disent les adultes. Elle a peur de ne jamais surmonter. Elle ne veut pas « tourner la page », juste aller mieux. Se dire qu’il lui reste des souvenirs, et que c’est bien comme ça. Oh, et maintenant, elle a peur d’oublier. De se mettre à oublier sa grand-mère. Elle ne se pardonnerait jamais de ça.

Est-ce que c’est plus facile si l’on est pas enfant unique?

Enfant unique. Un frère, une sœur? Est-ce qu’elle irait mieux si elle en avait un? Et pourquoi ça? Elle a bien des enfants… Souvent plus âgés qu’elle. Un frère… Il y a bien…
Doctor.

Doctor pourrait l’aider? Blue Mary réfléchit à l’endroit où elle pourrait le trouver. Elle sort de sa chambre et se dit qu’aller le voir n’est peu être pas une bonne idée. Elle le dérangerait surement… Oh, et elle se demande aussi pourquoi elle a pensée à lui. C’est vrai que dans son entourage il est celui qui se rapprocherait le plus d’un grand-frère. D’ailleurs elle était contente de le voir comme tel. Alors pourquoi? Pourquoi se demande-t-elle si c’est une bonne idée? Elle peut toujours essayer, s’il est occupé tant pis.

Oh, peut être que les bras d’un grand frère sont plus confortable pour y pleurer qui sait… Oui, cette fois elle veut vraiment le voir, et se jeter dans ses bras. Même si l’idée lui semble bien étrange. Elle ne s’est jamais jetée dans d’autres bras que ceux de sa grand-mère…

N’était-ce pas l’observatoire? Blue Mary se demande d’où lui vient cet information. Il semblerait qu’elle ait oubliée. Bien. Tant pis, l’important est l’information, pas la source, après tout. Et… Oh, tiens. Ce sera la première fois qu’elle ira là bas… En soirée. Elle avait bien aimée la dernière fois. Mais de nuit l’atmosphère doit être encore plus impressionnante. Il suffira de se perdre un peu dans les couloirs et elle pourra voir si son « grand-frère » est là, et s’il accepte de la réconforter.



Dernière édition par Blue Mary le Dim 25 Sep - 19:01, édité 1 fois
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Sujet: Re: Non je ne suis pas heureuse. Mais dis moi. C’est quoi être heureuse? [Doctor] Mar 20 Sep - 18:32

    Une soirée comme je les aimais, semaine très chargée, donc beaucoup d’interrogation écrites etc… Tout le monde travaillait d’arrache-pied, étant du genre à faire plusieurs choses à la fois, durant les pauses, je faisais mon travail, et pendant mon déjeuner et le dîner je révisais d’arrache-pied. Car je sais comment ça marche pendant ses semaines de travail… Le soir toutes les salles sont vides, excepté la bibliothèque. Ce qui veut dire que l’observatoire est vide. Juste après le dîner, je me dirigeais vers ma chambre, tout en sifflotant, je pris un sweat-shirt bien chaud, une couverture douillette, mon bloc-notes, un stylo et puis un paquet de cookies. Tout plein de cookies, et bien sûr mon thermos pour du thé chaud. Je pris ma petite radio portable, car je n’aime pas trop avoir des écouteurs trop longtemps dans les oreilles.
    Je me dirigeais en sifflotant vers l’observatoire tranquillement, personne, comme je l’avais prévu, totalement désert, dans les couloirs, tout le monde révise, marrant que de voir des génies réviser nan ? Bref, le calme c’est génial. J’entrai dans l’observatoire.


    (Faut cliquer sur le nom pour lancer la musique)

    Je m’installais derrière le télescope, je lançais la musique, et j’observais le ciel calmement, en pensant à tout et à rien. Surtout à rien, je ne voulais pas fouiller le passé, déprimer etc… J’avais plutôt envie de rester là à fixer l’immensité de l’espace sans penser à rien. Juste en écoutant de la musique, rien de plus. Sans avoir à penser au passé, à l’avenir…
    C’était agréable que de ne rien faire de spécial, laisser vagabonder son esprit, sans penser à quoique ce soit de négatif. Une bonne soirée en perspective. J’avais un tube de vitamines sous mon oreiller en cas d’insomnie, ou nuit blanche. Partie comme c’est, je pense que je vais en avoir besoin demain matin. Je me servis un verre de thé bien chaud, mon amour pour le thé est dans mes gènes après tout je suis anglais. Recroquevillé sur la chaise j’entamais tranquillement mon verre de thé.
    J’observais les satellites de Jupiter, Io, Europe, Ganymède et Callisto, il y en a tellement… Physiquement celle qui me plaisait le plus était Ganymède, puis Europe, son fond blanc et ses lignes sombre, rougeâtre, donne l’impression qu’elle a été mutilé… C’est triste non ? En tout cas, ses brisures sur la surface d’Europe, indique un mouvement tectoniques, l’hypothèse la plus propable serait que ces lignes ont été produites par une série d’éruption de glace au moment où la croûte s’ouvrait et laissait apparaître des couches de glaces plus chaudes en-dessous. Un peu comme avec les dorsales océaniques sur Terre… Passionant tout ça. En tout cas, j’aimerai tellement avoir un télescope suffisamment puissant pour pouvoir observer un pulsar, celui du Crabe est le plus célèbre, et tellement beau. Bref, l’Univers est tellement passionnant.

    Je m’enfonçais peu à peu dans mes songes, et pensées astronomiques lorsqu’un bruit m’éjecta brutalement de l’univers dans lequel j’étais plongé. J’étais un peu contrarié car je pensais être seul pour la nuit, mais bon, un peu ronchant je regardais la porte, et je voyais la poignet timidement bouger. Comme si la personne qui voulait entrer hésitait… Je soupirai et je regardais la porte, et d’un ton doux je pris la parole.

    • Tu peux entrer, je n’ai jamais mangé personne tu sais…


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Sujet: Re: Non je ne suis pas heureuse. Mais dis moi. C’est quoi être heureuse? [Doctor] Dim 25 Sep - 21:30

Blue Mary restait fixe. Comme une statue. Elle regardait intensément la porte face à elle. Devait-elle entrer? Ce serait triste de rebrousser chemin après tout ce mal qu’elle s’est donnée pour trouver la salle. Combien de temps elle a mis, elle n’en sait rien. Elle posse sa main sur son cœur, attend un peu pour l’entendre. Le pauvre battait si fort tout à l’heure quand elle c’était perdue et que sa tête se mettait à imaginer qu’elle allait mourir dans un couloir sombre car jamais elle n’arriverait à retrouver son chemin, et que personne ne la retrouvera jamais. Quand elle n’est pas semi-présente à cause de toutes les pensées qui fusent dans sa tête, Blue Mary a rapidement peur. Elle se trouve ridicule d’ailleurs de s’inquiéter si facilement, parfois même à en pleurer. Enfin, plus que parfois.

Ses péripéties de couloirs ne change pas que maintenant elle se retrouve devant cette porte. Et qu’elle le regrette un peu. Blue Mary peut être agaçante souvent par son indécision. Elle reste là à se triturer les mains. Non, vraiment c’était stupide de venir ici, se disait-elle. Il y a peu de chances qu’il soit là, et même s’il y est… Qu’est-ce que je vais lui dire? Oh la la…

Maintenant, Blue Mary regrette beaucoup. Elle se sent fautive sans aucune raison valable. Comme si elle allait être puni si elle toquait à la porte. Vraiment, elle ne savait pas comment présenter la chose. Le stresse commença à s’en prendre à elle, elle le ressentit grâce à son cœur qui se remis peu à peu à la vitesse galop. Blue Mary ferma les yeux et se pinça les lèvres, comme face à un dilemme insurmontable. Puis finalement, après un certain temps, elle posa sa main sur la poignée de la porte. Mais la poignée ne se baissa pas. Comme si toute sa force avait disparue et qu’elle n’était même plus capable d’abaisser une poignée de porte…
Elle essaya un peu tout de même. Crut même y mettre beaucoup d’énergie. Elle s’imaginait à la place d’Arthur devant sortir l’épée de la pierre. Mais sans Merlin. Et sans courage. « Pathétique ». C’est-ce qu’elle se disait à ce moment. Blue Mary ne pouvait juste pas s’empêcher de se dénigrer constamment. Même si sa grand-mère la grondait souvent sur ce point. C’est comme ça. Elle s’identifie toujours aux mots « inutile », « ridicule », « idiote », et tous leur frères et sœurs. Peut importe ce que les autres lui disent. Même si c’est à cause des autres qu’elle à fini par penser ça.

Un «Tu peux entrer, je n’ai jamais mangé personne tu sais…» étouffé ce fit entendre alors. Blue Mary s’immobilisa à nouveau. Elle n’était pas sure mais elle reconnaissait la voix de Doctor. Donc bon. Il est là. Maintenant il faut rentrer.
… N’est-ce pas.

Finalement, miracle, Blue Mary réussie enfin à ouvrir la porte. Hallelujah j’ai envie de dire. La porte s’ouvrit doucement. A la même vitesse que Blue Mary. Très lentement donc. Il fallut un moment pour que le corps de la fille se fasse voir. Elle vit Doctor assis. Il lui suffit de voir ça pour pouvoir baisser sa tête. Elle ferma la porte aussi lentement qu’elle l’avait ouverte. La tête contre, elle entendit un cliquetis. Elle est entrée, a refermée la porte… Finalement ce n’était pas si insurmontable. Même si son cœur ne s’en était pas encore tout à fait remis.

_ Heu… Désolée si je te dérange… Je… Euh… Voulais te voir…

Et maintenant Blue Mary ne savait plus quoi dire. Je suis triste, peux-tu me réconforter? Ou quelque chose comme ça. Non. Absolument pas possible. Là elle se sent déjà bien assez ridicule, pas la peine d’en rajouter avec…Ça.
Elle finit par se tourner face à son interlocuteur, enfin. Toujours la tête basse cependant.

_ Hum, donc… Si je ne te dérange pas… Est-ce que… Je peux rester avec toi?

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Sujet: Re: Non je ne suis pas heureuse. Mais dis moi. C’est quoi être heureuse? [Doctor] Lun 26 Sep - 19:18

    Je baissais le volume sonore de la radio. Première chose que je remarquais c’était sa respiration irrégulière, il y avait quelque chose qui n’allait pas, on aurait dit qu’elle venait de pleurer. Elle me regarda, je reconnus Blue Mary, la gentille demoiselle bienveillante et maternelle envers tous, mais personne qui ne l’était avec elle. Je l’aimais bien, elle m’attendrissait, d’une petite voix timide elle m’annonçait qu’elle souhaitait me voir. Cela confirmait mon hypothèse, quelque chose n’allait pas bien. Je me levais et j’éteignais la radio.
    Je tirais le fauteuil le plus confortable, à côté du mien. Je lui souriais et prenait la couverture dans mes bras. Elle me demandait si elle pouvait rester avec moi, à condition de ne pas me déranger…

    • Tu ne me déranges jamais Mary, vient, assieds toi à côté de moi.

    Sans m’en rendre compte je lui souriais et j’étais doux. Je désignai du doigt le fauteuil confortable et lui servait une tasse de thé. Je soupirai longuement mais discrètement.

    • Quelque chose ne va pas ? Tu en fais une tête…

    Je me faisais du souci pour elle, je lui tendis la tasse de thé avec un cookie que j’avais posé au dessus de la tasse. J’ai toujours été là pour les gens que j’aime, prêt à plein de chose pour qu’ils aillent mieux. Et quand ce sont des gens que je n’apprécie pas spécialement ou avec qui je n’ai pas eu l’occasion de faire plus ample connaissance, je les aide dans l’ombre si je peux.
    Je n’ai rien contre le fait aidé quelqu’un d’autre, tant que ça vaut le coup, pourquoi pas aider son prochain non ? Mais chut, je suis un cynique, méchant et solitaire. Sous mes longues tirades désagréables se cachent plein de trucs…

    • Tu sais que je suis là pour toi quand ça ne va pas, et que tu peux me parler de tout hein…

    Que si tu as besoin de mes épaules pour pleurer, je te donnerai les miens sans hésiter, si tu as besoin de mes bras pour te sentir en sécurité je te les donnerai sans soucis… Mais j’ai du mal à le montrer, mais je pense que tu le sais déjà ma grande…


Désolé x_x je n'ai pas trop d'autre moyen de faire avancer l'action, donc le rp est forcément court >_<
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Sujet: Re: Non je ne suis pas heureuse. Mais dis moi. C’est quoi être heureuse? [Doctor] Lun 26 Sep - 20:43

Blue Mary ne comprenait jamais qu'elle puisse être importante pour quelqu'un. Pour sa grand-mère si, mais c'était différent. A part pour elle, elle se disait qu'elle ne pouvait qu'être utile aux autre mais sans être indispensable. Ça l'avait toujours étonnée quand quelqu'un lui démontrait de l'affection. Elle le fût encore plus quand elle vit Doctor éteindre sa radio, lui dire qu'elle ne le dérangeait jamais, et lui sourit en lui donnant une place où s’assoir.
Juste ces quelques gestes lui firent se sentir mieux. Comme si elle pouvait enfin respirer, et se détendre. Alors elle lui sourit en retour.

Doctor lui demande si quelque chose la tracasse pendant que Blue Mary se pose et lui offre une tasse de thé avec un cookie. La jeune-vieille regarda son reflet dans le liquide. Ses barrettes colorés qui n’arrivaient jamais à enlacer toutes ses mèches de cheveux, et surtout, ses yeux. Oui, ça se voyait sur son visage qu’elle allait mal. Le blanc de ses yeux injectés de rouge… Sa grand-mère lui disait souvent que pleurer est une très mauvaise chose à faire. Que les larmes enlaidissent les filles, qu’elles sont à utiliser avec modération. Juste pour séduire. Chose que Blue Mary trouvait illogique: si les larmes rendent laides, comment peut-on séduire avec?
Elle releva la tête brusquement se rendant compte qu’elle était à nouveau partie dans son monde.

_ Tu sais que je suis là pour toi quand ça ne va pas, et que tu peux me parler de tout hein…

Blue Mary le regarda sans rien dire un moment. Le temps de comprendre le sens de ces paroles qui lui semblait si irréel.

_ Oh, je…

Elle se regarda à nouveau dans la tasse avant de boire un peu du thé servi par son « grand-frère ». Cette chaleur coulant dans sa gorge lui fît beaucoup de bien. Elle se sentait revenir parmi les vivants après un voyages chez la mort qui lui sembla si long… Quand ses lèvres se séparèrent de la tasse, Blue Mary se remit à pleurer. Silencieusement. Elle regardait comme elle pouvait avec ses yeux embrouillés, ses larmes tomber dans le liquide bienfaiteur.

Elle releva la tête à nouveau et frotta les larmes coulant maintenant sur ses joues.

_ Je… Tu sais… J’ai essayée de… D’aller bien... Je me suis occupée, mais… Ma grand-mère me manque tellement…Savoir que je ne la reverrai plus jamais…

Blue Mary bégaya quelques lettres et syllabes puis se résigna à continuer pour le moment, à cause de ses larmes qui prenaient en assaut même sa gorge. Pour se calmer elle pris le cookie et l’enfonça le plus profondément dans sa bouche pour le manger en une seule fois. Ce qu’elle n’arriva pas à faire. Elle ne put qu’en croquer la moitié. Mâcher lui était très dur à cause de ses sursauts et de ses reniflement qui ralentissait sa tâche.
Quand le biscuit fût finalement fini, elle reprit la parole.

_ Margarette serait surement fâchée de me voir pleurer pour elle… Mais… Moi je ne suis pas assez forte… La mort ça n’avait jamais été… Quelque chose d’important pour moi. Je m’en fichais mais… Maintenant ça me fais tellement mal… Et je ne sais pas comment faire…

Elle reprit sa tasse devenu tiède qu’elle fini en une fois. Le goût était devenue légèrement plus salé à cause de ses larmes. Elle se lécha les lèvres, habitude qu’elle avait depuis l’enfance après chaque chose étant rentré dans son gosier.

_ J’ai peur parce que… Sans elle je me sens seule… Même quand je suis entourée… Tout me manque. La maison, nos moments ensemble… Ses amis… Tout… Tout ce qu’on faisait… Toutes nos habitudes… Tout ce qu’elle m’a appris… Je devrai… Continuer à l’apprendre sans elle…



Dernière édition par Blue Mary le Mer 12 Oct - 21:22, édité 3 fois
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Sujet: Re: Non je ne suis pas heureuse. Mais dis moi. C’est quoi être heureuse? [Doctor] Mar 4 Oct - 13:12

    Silencieusement, les larmes descendaient le long de ses joues pour se perdre dans l’immensité de sa tasse de thé… Elle pleurait… Elle essuya ses larmes, et tentait de tout me raconter. C’est sa grand-mère lui manquait, elle est décédée je pense, car elle parle de ne plus pouvoir la revoir, et ici on est tous orphelin, c’était sa seule famille sûrement…
    Elle engloutit son cookie, Margarette, sa grand-mère, serait sûrement fâchée, elle confirma mon hypothèse, sa grand-mère était bel et bien décédée. Elle finit de raconter sa petite histoire, je me levai et posai un genou au sol, je lui souriais, et la regardai.

    • Je suis sûr qu’elle est très fière de toi, et qu’elle te voit depuis là où elle est, elle ne serait pas fâchée, mais triste elle aussi, je suis sûr que tu lui manques aussi…

    On affronte tous la mort, avec plus de mal pour quelques uns. Moi c’est passé crème, c’est dégueulasse de dire ça, mais je me faisais battre, et insulté, mon père passait ses nuits dans son bureau sous prétexte d’une enquête à boucler pour ne plus me voir, et ma mère dans son labo, dans le même but, alors bon. Ça ne m’a pas vraiment affecté que de les perdre.
    Je dirigeai lentement mon doigt pour toucher du bout de mon index le cœur de Mary.

    • Elle vit toujours ici, et elle sera si heureuse de te voir t’épanouir avec tes nouveaux amis.

    Je tape dans le cliché, mais ce n’était pas vraiment faux, et puis on s’en fout, cliché ou pas, je me sentais obligé de la réconforter, je l’apprécie beaucoup. Je me relevai et je l’enlacais tendrement, je ne sais plus pourquoi j’ai fais ça, qu’est-ce qui m’a poussé à le faire, mais je l’ai prise dans mes bras, en espérant qu’elle s’y sente en sécurité, et un peu mieux. Et d’une voix douce je finis par dire.

    • Sèche tes larmes…

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Sujet: Re: Non je ne suis pas heureuse. Mais dis moi. C’est quoi être heureuse? [Doctor] Mar 18 Oct - 19:47

"Je suis sûr qu’elle est très fière de toi, et qu’elle te voit depuis là où elle est, elle ne serait pas fâchée, mais triste elle aussi, je suis sûr que tu lui manques aussi… "

Oh. C'est tout ce que sut penser Blue Mary. Elle fut prise d'une légère paranoïa en imaginant sa grand-mère la regarder chaque jours, à chaque instants, quoi qu'elle fasse. Oh oui, imaginé comme ça c'était juste ignoble. Mais elle ne voulait pas continuer la dessus alors elle se mis à fixer Doctor droit dans les yeux tout en écoutant la fin de sa phrase avec beaucoup d'attention. Comme s'il lui apprenait quelque chose. Il ne lui dirait qu'une fois et il faudrait qu'elle le retienne, pour toute sa vie. Une leçon de vie donc. Espérant que ça l'aiderait elle écoutait son "grand frère" avec concentration.

Doctor ramena sa main vers Blue Mary et déposa son doigt là où devait se trouver caché le cœur de la fille. Ce geste la fit reculer légèrement sur son siège. Elle sentait ses joues désagréablement sèches là où avait perlé le liquide de ses yeux.


"Elle vit toujours ici, et elle sera si heureuse de te voir t’épanouir avec tes nouveaux amis."

Ses nouveaux amis... En y réfléchissant c'est vrai qu'elle s'en était fait pas mal. Enfin, pas mal. Quelque uns quelle considère comme des tonnes. Avant elle n'avait qu'un seul ami de son age. Le seul avec qui elle a gardé le contact via des lettres.
Elle a eu des enfants. Enfin des orphelins plus âgés qu'elle qu'elle materne. Une coéquipière de maniaquerie bien qu'elle ne soit évidemment pas maniaque, du tout, une grande amie partageant sa chambres, quelques connaissances/amis... Et puis un grand frère aussi. Elle ferma ses paupières. C'est vrai, elle est entourée. Elle peut sourire à l'école maintenant. Rire avec des amis... Alors qu'avant elle ne riait qu'avec Margarette... C'est vrai, ça devrait aller...
Blue Mary se sentit soudain très forte, prête à affronter la vie. Ou... Autre chose. Parce que quand même la vie elle ne s'en sentait pas capable, étant pessimiste (seulement sur elle même) de nature.

Soudain Doctor la prit dans ses bras. Blue Mary, surprise, rouvrit ses yeux.



"Sèche tes larmes…"

Ça faisait si longtemps que personne ne l'avait prise dans ses bras. Elle en avait même oublier la sensation. Doucement elle refermât ses yeux à nouveau et contribua au câlin comme elle put de ses bras.

"Merci, grand-frère."
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Sujet: Re: Non je ne suis pas heureuse. Mais dis moi. C’est quoi être heureuse? [Doctor]

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Non je ne suis pas heureuse. Mais dis moi. C’est quoi être heureuse? [Doctor]

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