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 Anthem - le brave

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Invité
Sujet: Anthem - le brave Ven 19 Aoû - 17:45

Identité

PSEUDONYME : Anthem
NOM : Harrington
PRÉNOM(S) : Aonghus Fors
QI: 163
DATE DE NAISSANCE : 06 / 06
ÂGE : 46 ans
SEXE (✔) : ✔ M  ❒ F
ORIGINE : anglais
ANCIENNETÉ : quatre ans


Physique

Couleur des cheveux : roux
Couleur de la peau : jaunissante
Tatouage/Piercing ? : bien dissimulés
Couleur des yeux : noir
Taille en centimètres : 178
Corpulence: 71



Caractère


sensible
calme
patient
attentionné
érudit

    |
    |
    |
    |
    |

    fragile
    larmoyant
    casse-pieds
    collant
    mou
Ce cher professeur Anthem n'a décidément rien gagné à être l'homonyme d'un dieu de l'amour. Pour lui, désolante incarnation du veuf éploré, le nom d'Aonghus sonne comme un reproche.

Anthem c'est plutôt l'amour déçu. Par substitution, il peut projeter son affection sur la connaissance, l'aimer comme une femme. Il n'est pas dans une optique de mépris de l'ignorance, attention, c'est de l'amour absolu, de l'amour façon Jesus Christ, le partage est son crédo. Il cajole ses élèves (s'ils le voulaient bien) il les nourrirait au bec, salive contre salive : déglutissant avec tendresse sa sagesse dans leurs petites gueules de fauves. La métaphore pourrait faire du savoir philosophique un lait chaud qui coulerait de ses mamelles pendantes aux tétons malmenés, rougis d'avoir tant été mordus. Anthem est cette bête souffreteuse qui ne sait pas faire face à l'agitation, se laissant patiemment tirer le nez et les oreilles sans réaction. Incapable de sévir, il se borne à combler ses carences affectives en traitant les orphelins comme les mille fils qu'il n'a pas eu de Maurine. Son incompétence inspire du mécontentement au près de ses collègues. Ils voient dans son relâchement un danger pour les élèves de la Wammy's House qui ont besoin plus que nulles autres d'avoir des limites rigides, ces petits génies qui sont pour la plupart des traumatisés. Non mais Anthem, vous diront-ils, Anthem mais c'est l'hymne à la débâcle ! Non mais il faut le voir faire son cours ! Avec ses méthodes importées de France ou d'on ne sait d'où là et ses séances de « travail mnémotechnique »... Les morveux assis en cercle (encore une de ses excentricités) ou encore à dessiner sur de grandes feuilles posées au sol ! Nooon, ils ne se privent pas de profiter de ce taré. Y en a qui arrivent à le chahuter jusqu'à lui arracher des larmes ! Il n'est pas rare de le voir se cogner mollement le front contre son bureau quand la pression est trop forte.

Il paraît qu'il a finit par se les accommoder : il monnaye ses notes (quand c'est possible, hein) au prix du calme de la classe. Et pour les plus difficiles, il leur permet de sécher lorsque bon leur semble, haha ! Belle pédagogie, hein. Les élèves assidus à ses cours ont pour la plupart eu pitié de lui. Beaucoup d'enfants méprisent la philosophie à une époque où tout doit être rentabilisé. Il en existe quand même quelques-un à savoir prendre parti de son enseignement chaotique. Monsieur Harrington leur est gré de lui donner chaque matin le courage de se lever.

Même hors de son cours, Anthem reste ce petit animal boitillant. Mais c'est si fatigant de voir quelqu'un se complaire dans la douleur, non, il évite de partager ses états d'âmes. Il a déjà terriblement peur d'être blessé alors il se garde bien de faire confiance à qui que ce soit. Il n'y a que cette gentille Leaf dont la présence ne lui soit pas oppressante lorsqu'il a le cœur à vif. Anthem a la pudeur d'essayer de camoufler son angoisse derrière des sourires. Il essaie de ravaler ses larmes du mieux qu'il peut et d'être une oreille attentive à ceux qui éprouvent le besoin de se confier. Mais sa tristesse transparaît sur son visage moribond et sa trop grande gentillesse est la porte ouverte à nombre de taquineries. Il est si gentil que s'en est exaspérant et profiter de cette dévotion est chose tout aussi plaisante que de le malmener... Anthem ne manque pas de fuir la méchanceté quand il la reconnaît mais il faut croire que ses jambes ne sont pas assez longues pour le sauver des impertinents. Il est la cible préférée de tous les persécuteurs. Il y en a même qui le terrorisent alors qu'ils lui voudraient du bien. Anthem, quel pauvre idiot.




Classe

    Définissez vous en une phrase.
      Non.


    Vous offrirez quoi à Noël à votre meilleur ennemi ?
      Une corde.


    Parmi ces livres ci-dessous, lequel serait le plus susceptible d'être votre livre de chevet ?
      Finnegans Wake de James Joyce.


    Ce que vous devez impérativement arrêter de dire. Sérieusement.
      « Je comprends ce que tu ressens... »


    La petite manie dont vous vous passerez bien ?
      Caser des citations partout.


    Il y a forcément quelque chose que vous auriez dû faire depuis longtemps et n'avez toujours pas fait.
      Ranger ma chambre si je trouve un jour le temps.


Histoire



Anthem n'a jamais été un garçon très courageux. Dès le berceau, certaines choses comme le bruit du vent dans les branches d'un arbre lui étaient insupportables. Il a souffert de quasiment toutes les maladies infantiles, accablé par le mauvais sort ou par un prénom trop lourd à porter. Il a subit à la maternelle les premiers déchaînements de haine sous la forme de morsures et de coups. Aonghus a sut très tôt user de ses larmes comme défense face à l'altérité. À 10 ans, on décréta qu'il avait des réserves de liquide lacrymal supérieures à la moyenne. À 11 ans, on découvrit qu'il avait également des capacités intellectuelles hors du commun. On s'accorda alors à expliquer la première particularité – à savoir une sensibilité à fleur de peau – par la seconde : un QI très élevé. Son appréciation du monde passait par son émotivité. Il avait une sorte de conscience hypertrophiée des choses, incapable d'objectivité. Oh ! Comme la compréhension du système de reproduction des bactéries du rhume avait pu l'émouvoir ! Oh ! Comme il avait été triste d'étudier la déchéance d'êtres aussi monumentaux que les dinosaures ! Etc.

A son arrivée dans l'enseignement secondaire, Anthem souffrit de discrimination à cause de ses cheveux rouges. Sa mère avait beau essayer de le rassurer sur sa tignasse en faisant référence aux grands dieux mythologiques ou à la fourrure de nobles animaux tels que le renard ou le tigre, ses allusions le plongeaient dans une désolation d'autant plus profonde qu'il avait bien conscience de manquer du charisme et de la beauté de ses précurseurs. Avec son nez de rapace et ses petits yeux endoloris soulignés de cernes, il faisait plus pitié qu'envie. Il fut le genre d'adolescent grand et squelettique, dont la mèche rousse de cheveux gras cachait l'acné bourgeonnante. Aonghus voulut trouver dans le refuge des livres toutes les aventures qu'il n'aurait jamais le courage de vivre. Il se projetait méthodiquement dans la peau du personnage principal et en adoptait même les grimasses au fil de ses lectures. Aonghus vécut longtemps reclus dans un monde imaginaire, voyageur immobile dont les multiples rencontres ne faisaient que se succéder dans le vide. Quelques amis de chair, mais sans être préférés à une compagnie de papier. Cette période lui fut néfaste tant psychologiquement que moralement. Toutes ces possibilités offertes à lui d'incarner des surhommes, dans un moment où il aurait dû se constituer une personnalité propre, le rendirent quelque peu instable. Il lui vint le goût des grandes passions, des amours dévastatrices et sauvages. La poésie donna à son cœur fragile le vocabulaire des âmes damnées et les outils nécessaires à forger son désespoir.

Suite à des études de philosophie il voulut se lancer dans une carrière d'écrivain mais pour des raisons financières, il préféra rejoindre la branche de la pédagogie.

Lors de sa rencontre avec Maurine, il lui sembla que tous les blonds argentés, que toutes les joues fraîches, que toutes les petites lèvres cerises des romans à l'eau de rose s'étaient rassemblés là, devant lui. Certes son menton était un peu en galoche, certes ses dents de devant peinaient à se rejoindre, mais Aonghus y voyait l'expression de son humanité. Il l'avait rencontrée à un colloque international sur la pédagogie Freinet à Londres en juin 1997. Alors âgé de 32 ans, il était aussi frais et séduisant que peut l'être un jeune professeur de philosophie (roux). Bien qu'il ne se souvienne plus exactement de quand a débuté sa relation avec Maurine, il a conservé les poèmes qu'il lui avait dédié à l'époque. Maurine partageait avec lui ce même goût des lettres. Leurs deux âmes s'accordaient si favorablement qu'il arrivait au jeune couple de rester sans ouvrir la bouche, simplement animés par le bonheur d'être ensemble.

Dix ans d'amour mièvre, ça passe vite dix ans. L'accident fut lui tout aussi furtif. Un soir de nouvel an, Maurine et lui allèrent sur la côte pour prendre un bain de nuit selon la tradition. Elle plonge. Et c'est l'hydrocution : coma. Une semaine plus tard, elle était morte. Avec elle s'envolèrent tous les bonheurs d'Aonghus. C'est l'effet domino post-traumatique : le désespoir éloigne les amis, l'éloignement des êtres aimés accroît le désespoir, pour noyer son cafard on se remplit d'alcool, alcoolisme chronique dit danger, on perd sa place à la faculté... Et nous y voilà : seul et anéantit, ne pouvant croire que tout ce bonheur accumulé durant ces dix dernières années ait été autre chose qu'un songe. Dépression. TS. Clinique Psychiatrique. Et par une suite logique il se retrouva à la Wammy's House.

Aonghus ne s'est pas correctement rétabli de son traumatisme. La première année de reprise fut particulièrement rude, pour lui comme pour ses élèves qui durent supporter ses sautes d'humeur incessantes, ses crises, ses colères. En tout cas il ne boit plus, ou alors vraiment à l'insu de tous car il craint trop de perdre une nouvelle fois son travail. Aonghus est devenu Anthem : pour lui, se voir rebaptiser, ça a été comme recevoir un livre blanc dans lequel partir sur un nouveau pied avec un nouveau personnage. Mais bon, il s'est vite rendu compte que l'on n'efface pas son passé comme on entame un nouveau roman. Après tout, le protagoniste est cantonné à son contexte, on ne sort pas comme ça de son bouquin d'origine. Aonghus dramatise beaucoup mais il a tendance à faire dans le grotesque. Il pousse le tragique à la dérision avec ses gémissements déchirants et ses sorties théâtrales. Lorsqu'on entre dans son jeu, on croirait presque le percer à jour et voir en lui une grosse blague. Personne ne sait vraiment s'il est cet être torturé au fond, ou si cette comédie fait partie d'un jeu. Peut-être n'en a-t-il même plus conscience, peut-être est-il devenu ce qu'il feignait être, on ne sait pas trop.




HRP.
SURNOM(S) : Rita Jesuila, Jiil Taureas, Jauli Starie etc
DATE DE NAISSANCE : 05 / 12 / 93
ÂGE : 17
SEXE (✔) : ✔ M ✔ F
AVATAR : Fujimoto de Ponyo sur la falaise
DÉCOUVERTE DU FORUM : ça c'est vieux haha
EST-CE VOTRE PREMIER FORUM RP ? non mais en même temps ça fait longtemps que j'y ai plus touché...
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End
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Feuille de personnage
Wammy’s: House
Double Compte:
Âge: 17
Sujet: Re: Anthem - le brave Dim 21 Aoû - 11:38

Bienvenue sur Wammy's House ! :3

Et bien ta fiche est parfaite, ni trop courte ni trop longue, bien écrite, agréable à lire, bref, je vois pas de raisons de retarder ta validation !

Et je change ton pseudo tout de suite !

Validé, amuse toi bien :D

♔ ♔ ♔

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