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 Lachesis — t'as jeté des sorts sur tous les passants.

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Sujet: Lachesis — t'as jeté des sorts sur tous les passants. Dim 29 Mai - 3:57





Elle est toujours à la bourre, la fille du Chat Noir.
Et c'est comme ça tous les jours, on attend de la voir.

    PSEUDONYME : Lachesis.
    NOM : Zacharias.
    PRÉNOMS : Lula Erèbe.
    QI : 171.
    DATE DE NAISSANCE : 07 / 09.
    ÂGE : seventeen.
    SEXE : ❒ M ✔ F
    ORIGINE : grecque.



Avec sa petite gueule d'amour, toujours elle nous égare.
Elle sait bien qu'elle est toujours, derrière nos yeux hagards.

    Couleur des cheveux : bruns.
    Couleur de la peau : banale, pour une grecque.
    Tatouages : lie to me, bas du cou côté droit et une poignée d'oiseaux à l'intérieur du poignet.
    Couleur des yeux : supposés noirs, lentilles colorées.
    Taille en centimètres : 164.
    Corpulence : frêle, probablement trop.

Des mots qui nagent et des images en toc, et toc.
La tête en tranches et la cadence étanche.

enthousiaste
spontanée
fantasque
plaisante
joueuse
random
    volage
    indiscrète
    inconstante
    déloyale
    menteuse
    puérile




Faut dire qu'elle aime bien sentir nos regards.
Sur elle glisser de haut en bas au hasard.

Et elle est là, à me sourire doucement. Elle reste là, à me dévisager en silence. Il y a quelque chose de dérangeant dans l'innocence qu'elle affiche, un je-ne-sais-quoi qui ne collait pas avec le reste et foutait en l'air ses si charmants airs d'ingénue. Comme si elle avait deviné mes pensées, elle lève les yeux au ciel et vient m'embrasser au coin des lèvres. Et j'oublie, j'oublie tout, j'oublie le reste, ce que j'allais dire, ce que j'allais faire. J'oublie et pour une fois j'aimerais bien qu'elle aussi.

C'est un peu une magicienne, Lachesis, une illusionniste. Elle se réinvente constamment, se construit puis s'évapore. Elle aime comme on inspire, dédaigne comme on expire. Lachesis c'est une respiration, un instant suspendu. Une passion éphémère, une folie qui ne dure pas ; c'est l'étincelle qui fait flamber le reste, les braises crépitantes qui perdurent sous les cendres une fois l'incendie éteint. Lachesis est une ensorceleuse, une charmeuse de serpents, digne descendante de Circé et Médée. Charmes et envoûtements à n'en savoir que faire, sans formule magique ni fioritures, à peine un murmure quand elle agite les mains. Lachesis jeteuse de sorts, Lachesis qui oublie de les défaire, Lachesis qui en fait toujours trop ou jamais assez. Trois petits tours et puis s'en va, la magie évanouie. Reste une odeur de poussière d'or dans l'air et l'écho de son rire qui résonne quelque part.

Lachesis se veut plaisante, Lachesis se veut changeante. Lachesis se veut insaisissable, Lachesis se veut primordiale. Juste un reste de gamine capricieuse qu'on aurait trop souvent réchauffé. C'est un zeste de comédienne née, une pincée d'enchanteresse déchue oubliée, un soupçon de décadence étudiée, plus une note de sournoiserie acidulée. Flamme brune qui danse, qui tourne en rond, qui esquive, s'efface sous les doigts et se ravive au creux des bras, des draps. Lachesis elle tient pas debout toute seule, elle se raccroche toujours aux autres, il le faut. Alors elle suit, elle enlace, elle fuit, elle embrasse. Et s'agrippe encore, s'agrippe toujours plus fort, agrippe le tissu tout autant que la chair, peu importe, ce qui compte c'est de ne jamais se retrouver seule. De ne jamais sentir le froid s'infiltrer.

Alors elle affabule, elle prétend, elle se pare de monts et merveilles avant de tout jeter par terre. Elle tape du pied, pleure sur commande, joue les boulimiques puis anorexiques, elle veut tout ensuite plus rien. Elle est le panthéon grec à elle seule, au gré de ses frasques et masques. Girouette pirouette, cavale sans cesse, queue ni tête. Lachesis est tour à tour enfant perdue et chat sauvage, fille farouche et fille facile, ingénue et lascive, mielleuse et indolente, sincère et fausse, mensonge et vérité. Elle mélange tout. Le vrai le faux, les visages, les gens, les voix, les lieux, les sons, les odeurs, les rêves, la réalité, le passé, le futur, le présent, Lula, Erèbe, Lachesis, tout tournoie trop vite, trop fort dans son crâne, sans jamais s'arrêter. Elle est perdue, Lachesis. Mais elle ne le sait même pas. Elle continue de tourner, elle continue de chuter. Tourne beau manège, tourne, tourne encore, à lui en donner le tournis, à lui en donner la nausée, jusqu'à ce qu'elle rende ses tripes. Et son âme.
Lachesis c'est tout à la fois la proue du navire, la fille des marins qu'on garde à terre, la fiancée laissée au port, la sirène qui vient chanter ses enchantements et l'écueil dans lequel se jette le bateau.

Ça aurait fait un beau nom de radeau, Lachesis. Un radeau perdu en mer, jamais retrouvé jamais échoué, l'ensorceleuse à son bord évanouie dans la tempête, avalée par les vagues. Rien qu'une disparue en mer, une de plus, mais pas la dernière.




Pour elle c'est bien plus grisant que de se voir.
Nue dans sa chambre, debout devant son miroir.

    Choisir une seule et unique réponse à chacune des questions ci-dessous en supprimant les réponses inutiles. Cette zone sera par la suite éditée par un membre du staff qui vous communiquera ainsi votre classe.

    Définissez vous en une phrase.
    • a. Non.

    Vous offrirez quoi à Noël à votre meilleur ennemi ?
    • e. Une corde.

    Parmi ces livres ci-dessous, lequel serait le plus susceptible d'être votre livre de chevet ?
    • e. Les 120 journées de Sodome du Marquis de Sade.

    Ce que vous devez impérativement arrêter de dire. Sérieusement.
    • c. « Plus vite ! Hé que ça saute ! Allez ! Merde ! »

    La petite manie dont vous vous passerez bien ?
    • b. N'avoir aucune notion du temps.

    Il y a forcément quelque chose que vous auriez dû faire depuis longtemps et n'avez toujours pas fait.
    • d. Ranger ma chambre si je trouve un jour le temps.




Quand le jour s'en mêle, à cœur agile.
Quand le jour a mal aussi.


Planquée derrière les verres fumés de ses lunettes — des lunettes qu'elle a négligemment piochées sur la commode d'une de ses sœurs serait plus exact, mais beaucoup trop long —, elle soupire. Tout ça l'ennuie, c'est absurde, sans intérêt, elle voudrait juste retourner dormir. Un frôlement de lèvres sur sa nuque la tire de sa somnolence, un souffle dans son cou et voilà qu'un rire léger lui échappe, déplacé. Les têtes se tournent mais la sienne est déjà sur l'épaule d'à-côté. Qu'ils remballent donc leurs persiflages, les sifflements des serpents n'étaient jamais qu'une berceuse de plus à leurs oreilles prématurément sourdes. Et ce n'est pas la mort de leurs bien peu regrettés géniteurs qui va y changer quelque chose.

    Ils auraient quand même pu se choisir des cercueils moins laids que ça.
    Ils sont toujours mieux que l'affreuse commode du grand salon.




C'était le même rituel depuis toujours. Grogner doucement lorsque la présence chaude s'estompait, geindre sourdement si une main imprudente venait un peu trop secouer ses épaules fragiles, s'enfouir plus profondément sous les draps quand la lumière perçait soudainement, et se réveiller chaque fois dans un lit qui n'était pas le sien. Ça pouvait bien être celui du premier — ou de la première — venu, peut lui importait tant que ce n'était pas le sien. Et qu'elle n'y était pas seule. Enfant c'était le seul véritable caprice qu'on lui connaissait et si on avait vite cédé à ses colères juvéniles en pensant naïvement que cela disparaîtrait avec le temps, ils s'étaient tous plantés en beauté. C'était pire à présent, à la limite du maladif, c'était impératif et elle était prête à faire presque n'importe quoi pour parvenir à ses fins — même si elle finissait généralement dans celui d'un de ses frères, désœuvré pour la nuit. Finie l'innocence charmante de la requête, voici venue la supplique tendancieuse et de mauvais goût. De toute façon, elle avait déjà un prénom de pute.



C'était passer la matinée entre le dressing de Chloe et l'aile des triplés, recouvrir les parquets luisants de montagnes de fringues, de magazines, livres, bouteilles plus ou moins vides, emballages de sucreries en tous genres, s'esclaffer dans les couloirs en sous-vêtements, croiser des conquêtes fraternelles, familiales et tranquillement discuter en se demandant où est-ce que cette fichue robe a bien pu atterrir. Des après-midis entières à passer de genoux en genoux, de bras en bras, innocents autant qu'intéressés, à cracher puis susurrer, à se perdre puisqu'il n'y avait rien à gagner. Et puis venait la nuit, venaient les nuits, interminables, idylliques, infernales, puantes et poisseuses, au parfum d'alcool et goût de sueur. Des nuits grisantes, des nuits à en pleurer, à en vomir ses tripes sur les talons de la première pute venue, des nuits à en devenir sourds, bercées par les basses vrombissantes et les promesses faciles. Des nuits perditions, amnésies, des nuits abolitions, hystéries, des nuits aliénations, anesthésies. C'était vivre la nuit et haïr le jour, la lumière trop vive et les convenances hypocrites. Bannir le sommeil et exécrer le réveil, ne jamais dormir vraiment mais ne jamais être tout à fait éveillé non plus. C'était stupide, c'était absurde. C'était faire semblant d'être mort tout en rêvant d'être en vie.

Lula Lula Lula, ils n'eurent bientôt plus que ce mot à la bouche. Lula par-ci, Lula par-là, Lula un jour, Lula toujours. Lula, Lula. Et elle riait. Des « mon ange, ma chérie, mon amour » à n'en plus finir, des « ma haine, ma folie, mes détours » à n'en savoir que faire. Lula, ma Lula. Et elle pleurait. Elle hurlait. Tempêtait. Qu'ils se taisent avec leurs ma, leurs mon, leur mes, qu'ils se taisent. Elle ne leur appartenait pas, jamais ! Il n'y avait qu'elle pour avoir le droit de s'approprier les gens ; ils étaient à elle autant qu'elle ne serait jamais à eux. Parce qu'elle n'est jamais qu'une petite salope trop possessive. Parce qu'elle n'est rien de plus qu'une putain d'insatisfaite.
Égoïste, et aveugle avec ça.



La faute au chaos, disait-elle. Tout ça c'est de la faute du chaos, disaient-ils tous. Excuse familiale sagement apprise et gentiment récitée à tout va, comme un bon vieux lavage de cerveau, une solution de facilité qu'ils empruntaient sans réfléchir. Ça ne menait à rien, de réfléchir là-dessus. Ça ne leur servait à rien, surtout. Ils n'avaient pas envie de savoir, pas envie de chercher. Pas le temps non plus. Ils n'avaient jamais le temps pour rien, jamais le temps pour personne, personne d'autre qu'eux-même. Elle était belle leur solidarité fraternelle, fourbe comme on en faisait plus.
Qu'importe que n'avoir jamais aperçu l'ombre d'un barreau les aient conduits hors de la réalité, les aient paradoxalement enfermés dans un autre plan, une autre dimension. Qu'importe que tout se mélange, le vrai, le faux, l'avant, l'après, présent, passé, futur, le trouble, le concret, l'absurde, le convenable, tout se froisse, tout s'emmêle, se superpose. Qu'importe que les souvenirs s'estompent, qu'ils n'aient peut être jamais vraiment existé dans leurs mémoires vacillantes. Qu'importe les chances qu'ils gâchaient, qu'importe les rumeurs qui couraient, qu'importe les vautours qui lorgnaient sur leur héritage, qu'importe que leur aînée et tutrice ne fasse pas le poids, qu'importe que leur chemin soit tout sauf droit, qu'importe qu'importe qu'importe.



Et les revoilà au cimetière, c'est encore deux cercueils qu'on met en terre, à croire que dans la famille les morts vont toujours par deux. Après les géniteurs, l'aînée et le benjamin. Comme s'ils ne manquaient pas assez de repères comme ça. C'est con, la vie. C'est con, la mort. Trop facile aussi.

La vie qui continuait c'était des vestiges de famille qui s'effritent, des portes qui claquent, des billets qui volent, des adieux chuchotés en pleine nuit. La vie qui continuait c'était la solitude qui enfonçait portes et fenêtres, des promesses rompues, des griffes et des claques, les draps froids et des lits trop vides. La vie qui continuait c'était les cauchemars qui vous réveillaient la nuit, les jours pire que des mauvais songes, le goût de bile au fond de la gorge et la voix rauque d'avoir trop hurlé. La vie qui reprenait c'était Lula qui vacillait, Lula qui s'enfermait, Lula qui passait ses journées hébétée devant ces pierres si lisses. La vie qui reprenait c'était perpétuer l'obsession féminine familiale et la balance complice, enfiler ce costume de jeteuse de sort, renouer avec les mensonges pour mieux affecter l'innocence. La vie qui reprenait c'était l'amour menteur qu'on vomissait, les bras peu scrupuleux entre lesquels on virevoltait, jouer les girouettes ingénues et danser à en avoir le tournis. La vie c'était Lula dont on abusait, Erèbe qui se tapissait dans un recoin sombre, Zacharias qu'on jetait aux oubliettes. La vie c'était Lachesis dont on prenait le nom. La mort c'était ce qu'on laissait derrière. C'était tout con.





Dis moi quel est le crime, dis moi quelle en est la cible.
Prends ton sang et puis signe.

    SURNOM : Eavie.
    DATE DE NAISSANCE : le premier de tes cauchemars.
    ÂGE : error.
    SEXE : songe.
    AVATAR : Dead Master pour le moment.
    DÉCOUVERTE DU FORUM : par une météorite.
    NOTE SUR 20 DU FORUM : amen.



Dernière édition par Lachesis le Ven 10 Juin - 1:24, édité 1 fois
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Sujet: Re: Lachesis — t'as jeté des sorts sur tous les passants. Dim 29 Mai - 9:40

Bonjour et Bienvenue sur Wammy's House ! \o/

Alors alors, ton personnage est un Expert ! Enjoy !

Et lancer de dés effectué


Bon courage pour finir ta fiche !

♔ ♔ ♔

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Sujet: Re: Lachesis — t'as jeté des sorts sur tous les passants. Ven 10 Juin - 1:29

    fiche finie, hellyeah. o/
    histoire nébuleuse, je retoucherais s'il le faut.
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Wammy’s: House
Double Compte:
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Sujet: Re: Lachesis — t'as jeté des sorts sur tous les passants. Ven 10 Juin - 13:12

Oh, j'ai aimé ta fiche, tu écris vraiment bien.

Et puis donc validée o/ have fun sur Wammy's House.

♔ ♔ ♔

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