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 Cyanide — Je serais l'accident sur le bord de ta route.

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Invité
Sujet: Cyanide — Je serais l'accident sur le bord de ta route. Dim 23 Jan - 22:18

La larme de poison cachée entre les gouttes.

PSEUDONYME : Cyanide
NOM : Sweeney
PRÉNOM(S) : Chuck, Judd
(tout commentaire vous conduira la tête dans la cuvette des chiottes)
QI : 165
DATE DE NAISSANCE : 13 / 07
ÂGE : 18 ans
SEXE : ✔ M ❒ F
ORIGINE : australo-écossaise

Je suis cette douleur en plein corps.

Couleur des cheveux : verts
Couleur de la peau : vaguement hâlée
Tatouage/Piercing ? : aucun
Couleur des yeux : ambre, légèrement verdâtre
Taille en centimètres : 182
Corpulence: maigre

Je suis cette blessure qui vous ronge.

sociable
engageant
impétueux
effronté
persuasif
    hypocrite
    violent
    déloyal
    extrême
    opportuniste
JE SAIS CE QUE J'AURAIS AIMÉ DÉFAIRE, D'ABORD LA VIE PUIS SA LUEUR.
AVEC VOLUPTÉ ET SANS RÉSERVE, NETTOYER LES ORGANES DE L'ÉVENTREUR.
Je suis ce type, là-bas, qui ricane en arrière-plan. Je suis ces lèvres tordues, ce regard corrompu.
Vous ne le savez pas encore mais je suis un sale type. Oui c'est indéniable, je suis de ceux que l'on traite de salopard, au dessus de qui flotte l'inscription « salaud invétéré ». Mais encore faut-il le découvrir. Car vous ne voulez pas savoir, vous ne voulez pas voir s'étaler sous vos yeux cette atroce vérité. Vous buvez mes mensonges comme autant de gouttes d'ambroisie sans vous apercevoir que mon nectar est dilué au cyanure. Et même lorsque mon hypocrisie transparaît, monstrueusement flagrante, vos œillères vous aveuglent encore. Tout autant bornés que crédules, vous êtes stupéfiants de malléabilité. Oh, bien sûr, j'admets qu'il y a des exceptions en ce bas monde, charmants reptiles louvoyant avec langueur dans cette immense souricière. Ne vous méprenez pas, j'aime les gens. J'aime les gens, leurs mauvais penchants, leur bassesse, leurs remords, leurs faiblesses, leur part d'ombre, leurs chimères, leurs terreurs, leur mauvais fond, leurs plaies, leurs cicatrices, leurs armes, leur sang. Je vous méprise, je vous adore.
Le bien et toute sa clique m'ennuient, m'agacent. Le revers de la médaille est toujours plus beau, plus attrayant, c'est de notoriété publique. Alors oui, j'aime vous voir hurler, de rire comme de rage, à vous en briser la voix ; arrogant et à terre autant que brisé sur votre trône. Je vous aime déments, je vous aime en sang. Et c'est l'apothéose, instant jouissif où ma folie vous avale, où mon poison court enfin dans vos veines. Je vous aime en enfer.

Mais déjà vous m'ennuyez. Je suis comme ces gamins impatients et perpétuellement insatisfaits qui se lassent de leurs jouets avant même qu'ils soient cassés. Il me faut du mouvement, du changement, encore et toujours plus. Toujours plus vite, toujours plus intense, toujours plus mort. Le statique m'insupporte, l'attente me rend dingue. Dès lors, je vomis mon venin plus que je le ne crache, laisse ma hargne affleurante enfler. Un rien me fait rugir, moi qui suis pourtant si peu susceptible. Alors je frappe. N'importe qui, n'importe quoi, pourvu que ce soit un tant soit peu résistant. Je frappe jusqu'à ce que le rouge m'aveugle - sans forcément m'acharner sur une seule et même personne, ou qu'on m'arrête. Pas que ce soit réellement très difficile seulement les gens n'osent pas, trop écœurés par tant de violence. (Ou s'en tapent complètement, ça arrive aussi.) A la moindre contrariété je cogne, quand les choses ne vont pas dans mon sens, je cogne. Froidement d'ordinaire, sans retenue les autres fois. Pour tout, pour rien, inlassablement, jusqu'à tarir cette rage. Je n'ai pas de regrets, aucune culpabilité ne s'abat sur mes épaules lorsque je croise l'une de mes victimes, pas même une grimace contrite ou un mot d'excuse ; juste de l'indifférence, une once de provocation. Je n'ai rien à me faire excuser, fallait pas traîner dans le coin. Il paraît que j'ai pas de cœur, que c'est pour ça. Je fais dire aux rumeurs que c'est la vérité ; ce n'est qu'un mensonge de plus. Ma réputation n'est plus à faire, criante de contradictions.
Je suis un enfoiré, qu'on se le dise. Viens là si tu veux t'en mordre les doigts.

Dirty little freak.

    Choisir une seule et unique réponse à chacune des questions ci-dessous en supprimant les réponses inutiles. Cette zone sera par la suite éditée par un membre du staff qui vous communiquera ainsi votre classe.

    Définissez vous en une phrase.
    • d. Sérieusement, t'as pas quelque chose d'autre à faire que me demander ça ?

    Vous offrirez quoi à Noël à votre meilleur ennemi ?
    • e. Une corde.

    Parmi ces livres ci-dessous, lequel serait le plus susceptible d'être votre livre de chevet ?
    1. a. Finnegans Wake de James Joyce.

    Ce que vous devez impérativement arrêter de dire. Sérieusement.
    • c. « Plus vite ! Hé que ça saute ! Allez ! Merde ! »

    La petite manie dont vous vous passerez bien ?
    • Câliner tout le monde.
    • b. N'avoir aucune notion du temps.

    Il y a forcément quelque chose que vous auriez dû faire depuis longtemps et n'avez toujours pas fait.
    • a. Faire mes devoirs. Mais je les ai jamais fait, commencer maintenant serait pas judicieux pour ma réputation.
Qu'as-tu dit à la vie pour qu'elle s'efface ?

LES GENS DISAIENT : « N'APPROCHEZ PAS, IL POURRAIT VOUS MORDRE LES DOIGTS
FAITES ATTENTION C'EST UN MALADE, IL A DU SANG DANS SON CARTABLE. »
Et je les regarde se détruire. En bon spectateur muet que je suis, je regarde le verre se briser contre les murs et les chairs, les mots trancher dans les fiertés et les mensonges ; je regarde ces coups qui ne viennent pas. Je sais que lorsque le jour se lèvera leur corps-à-corps aura cessé, que demain un éclat oublié viendra mordre la plante des pieds nus, que dans quelques jours leurs peaux se coloreront d'ombres et de nuit là où les plaies n'auront pas cicatrisé. Alors, le regard vissé à leurs silhouettes qui se tordent, je me recroqueville sur ce canapé défoncé et, enfoui sous une couverture miteuse, je laisse leurs hurlements et ceux de la rue me bercer. Je n'ai jamais mieux dormi qu'à cette époque-là.

———
Les trottoirs défilent sous mes pas, tous aussi sales et bondés. Ça pue la pisse et le tabac froid, des relents de dégueulis flottent même à certains coins de rue. On s'y fait. Je croise les filles habituelles, les maîtres et leurs chiens bourrés de puces, les points fixes et ceux qui vagabondent ; leurs salutations frôlent à peine mes tympans. Je ne les vois plus, ne les entends plus. Je n'ai plus envie. Tout m'insupporte, tout m'horripile.

Énième leçon de morale, énième sermon sur l'avenir que je fous en l'air. Les gosses des rues n'ont pas plus d'avenir que leurs aînés. Faut être vivant pour avoir un avenir, faut avoir de l'ambition. On est trop morts pour avoir une autre ambition que survivre ici bas.
L'autre soupire en empochant la liasse froissée, je planque les paquets dans la doublure de ma veste et chacun repart à sa vie, tout aussi délabrée l'une que l'autre. C'est faux, on ne s'y fait pas, on essaie juste de s'en convaincre. Si les hauts-le-cœur se sont désormais évanouis, la rage a remplacé le dégoût. L'envie étourdissante de tout faire sauter, de tous les regarder crever proprement dans leur sang et plus comme des charognes pourrissant sur le bas-côté. Qu'ils disparaissent tous, même s'ils ne tarderaient pas à être remplacés. Alors je m'en allais déambuler un peu plus loin, dans d'autres rues, pour voir d'autres visages, d'autres démarches, entendre d'autres voix, d'autres sons, respirer d'autres odeurs ; rien que je ne connaisse déjà par cœur. Il me fallait tout absorber, tout intégrer, refaire des réserves d'inconnu pour tenir jusqu'à la prochaine fois, jusqu'à la prochaine crise. Pour ne pas être tout à fait mort. A chacun sa défonce.

———
D'où je viens, comment j'ai atterri là, qui m'a donné ce sang, à qui je suis censé ressembler, pourquoi m'avoir abandonné, autant de questions que je ne me pose pas. Je me fous de la fille dont les beuglements de douleur ont déchiré l'air lorsque j'ai décidé que, non, je ne mourrais pas avoir d'avoir pu voir la disgrâce de ce monde de mes propres yeux. Je me fous de celui qui s'est tiré avant même d'avoir su que cette nuit où il avait si bien pris son pied avec .. comment s'appelait-elle déjà ? ne serait finalement pas sans lendemain. Je n'ai que faire de cette gamine paumée qui m'a vendu pour quelques billets de cent et en a chialé le soir pendant des mois. Je n'y pense même pas puisque j'ignore tout d'eux. Ils n'existent pas.

———

C'EST MOI QU'IL FAUT SUIVRE SI TU VEUX TE BRÛLER,
JE SUIS TA CHANCE CE SOIR DANS CETTE PUTAIN DE VIE.
Et puis tout a commencé ; enfin. Tout a pris fin ; soudainement.
De l'adrénaline plein les veines et le goût du sang dans la bouche, je traînais ma carcasse endolorie loin des rues où j'aurais dû me trouver. Calleigh allait encore râler parce que je n'étais pas allé faire la manche, mais rien de réellement décourageant. Les combats clandestins rapportaient bien plus gros, à condition d'en remporter plus que d'en perdre bien sûr. Passer une journée de plus affalé sur un trottoir dégueulasse à mendier comme un chien était au dessus de mes forces, mon seuil de tolérance largement explosé. Et rien n'égalait la jouissance morbide que le bruit des articulations s'entrechoquant sous mes coups faisait naître. Ce que ni elle ni Vince ne semblaient parvenir à assimiler, mais qu'importe puisqu'ils me laissaient agir à ma guise tant que je ramenais ma part. Mon poing se referma sur mon gain du jour comme pour approuver mes pensées, agrandissant le rictus peu rassurant qui étirait mes lèvres. Ce qui l'a décidé à m'aborder moi plutôt qu'un autre, je n'en sais rien. Peut être était-ce seulement ma tignasse verte qui détonnait parmi cette foule terne, allez savoir. Que ce soit le hasard ou bien qu'elle ait tout planifié depuis le début, ni l'un ni l'autre ne m'étonnerait d'elle. Pourtant je ne lui aurais sans doute accordé aucune attention si elle n'avait pas eu ce sourire qui en disait si long, si je n'avais pas croisé ce regard délicieusement vicié. Seule chose qu'elle m'ait léguée, que j'ai daigné garder d'elle. D'Aria. D'Aria et de sa folie douce.

C'était à qui relèverait le pari le plus osé, à qui inventerait le plan le plus délirant. Même si elle pouvait sans problème m'entretenir - ses poches étaient constamment pleines -, elle tenait à se conformer à notre vie aux airs d'épave qui prendrait l'eau de toutes parts. Peut être était-ce uniquement dans une envie puérile de se révolter contre sa famille, son destin tout tracé ou une quelconque connerie de ce genre qu'elle s'accrochait à moi mais ce qu'elle dissimulait m'intriguait bien trop pour que je la laisse filer. Parasite au déguisement irréprochable, elle se pendait à mon cou en parfaite incarnation de l'innocence pour mieux susurrer ses infamies à mon oreille. Et je la laissais faire, insensé que j'étais et suis resté, tandis que je l'emmenais se noyer dans mes eaux troubles. Il n'y avait pas de prudence, pas de demi-mesure, juste nos excès passionnés, juste notre folie commune et grandissante ; divine chute à cœurs ouverts.

Les rues ne furent bientôt plus sûres, pour nous autres. Les flics qui d'ordinaire nous laissaient plus ou moins tranquilles allaient et venaient sans cesse dans le quartier, ne se contentant plus de ramasser seulement les moins malins d'entre nous. Des têtes tombèrent, d'autres filèrent au beau milieu de rien. On commençait à parler, les rumeurs suspectaient qu'on ait donné quelques tuyaux à la police, la paranoïa collective ne tarderait plus très longtemps à s'insinuer dans les esprits. Nous étions bien au dessus de tout ça, perdus dans notre ivresse mensongère. Je me foutais bien du sort de tous gens que je côtoyais pourtant depuis que mes jambes pouvaient me porter, et je me foutais tout autant du fait que c'était très probablement l'œuvre de ma danseuse absurde. Les arrestations se multiplièrent, de plus en plus ciblées et rapprochées, le quartier se vidait aussi vite que les moyens misérables de ses habitants le leur permettaient. Nos démonstrations de violence perduraient étrangement, bien que les barreaux nous aient frôlé de justesse certaines nuits. C'était elle, je le savais. C'était elle et je la laissais faire. Et notre folie ne faisait qu'empirer, l'auto-destruction avait bel et bien commencé. Nous avions seize ans et tous les droits. C'était à qui briserait l'autre le premier, sans voir que nous n'étions déjà plus que des carcasses sanguinolentes.
———
Aria n'était plus là, Aria s'en était allée. Envolée ma démence, évaporée mon essence. Mais je ne lui ferais pas le plaisir de poursuivre son fantôme, de traquer son ombre, ça non. Elle reviendrait, ou ne me reverrait plus. Elle reviendrait. Cette certitude m'arracha un sourire, celui qu'elle aimait tant. Elle me reviendrait.

QUEL GOÛT ÇA A UN PEU DE NOUS DEUX ?
PERSONNE NOUS VOIT D'ÊTRE AUSSI MORTS
EST-CE QUE J'AI TORT, EST-CE QUE J'AI TORT ?
Que croyait-elle ? Que je l'accueillerais à bras ouverts, exempt de toute rancune, de toute vengeance ? Je ne te savais pas si naïve, Aria. En avais-je envie depuis notre rencontre ? Sans doute, toujours est-il que mon poing vint briser le rictus équivoque qui flottait sur ses lèvres. C'était parti comme ça, sans que je m'en rende réellement compte, je n'avais aucune raison précise à formuler pour excuser mon geste. Alors je continuais.
Elle était dans un sale état, l'évadée. Pas battue à mort, mais ça en avait tout l'air - c'était toujours impressionnant lorsque votre corps n'était pas habitué. Sans un mot je l'ai soulevée, pris ses débris dans mes bras. Ne l'ai lâchée qu'une fois reléguée aux bons soins d'une infirmière.

— Tu me regretteras, Aria.

Ses lèvres se tordirent en un sourire que je ne connaissais que trop bien tandis que je les effleurais encore une fois. Et mon dernier regard fut pour ces yeux où luisait le même éclat que dans les miens. Et tout a pris fin ; brusquement. Tout a recommencé ; encore.

JE SERAIS L'ACCIDENT SUR LE BORD DE TA ROUTE
LA LARME DE POISON CACHÉE ENTRE LES GOUTTES
COMME UNE MALADIE QUI FRAPPE ET QUI S'EN VA

Open doors to madness.

SURNOM(S) : Eavie
DATE DE NAISSANCE : 20 / 08 / 92
ÂGE : la majorité
SEXE : ❒ M ✔ F
AVATAR : Flippy — HTF
DÉCOUVERTE DU FORUM : je louchais dessus depuis fort longtemps
NOTE SUR 20 DU FORUM : 17,5/20, j'ai du mal avec le rose


Dernière édition par Cyanide le Sam 29 Jan - 23:02, édité 6 fois
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Invité
Sujet: Re: Cyanide — Je serais l'accident sur le bord de ta route. Dim 23 Jan - 22:32

    EAVIE JE T'EMBRASSE CÂLINE RAPE EMBRASE EMPRISONNE et surtout AIME.
    EN PLUS FLIPPY WTF à la base je voulais prendre Flaky pour Lux hinhin.

    Alors Cyanide est un SHAPE YOUHOUHOUU.
    Je tenais absolument à sjdhlsjdb cette fiche hinhin.

    Et j'ai toujours pas reçu mon portable, peux toujours pas te harceler DDD: désolée ;;


Dernière édition par Lux le Ven 24 Juin - 13:53, édité 1 fois
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Invité
Sujet: Re: Cyanide — Je serais l'accident sur le bord de ta route. Mer 26 Jan - 18:35


    blabla finie terminée même si l'histoire ressemble un peu à rien, je trouve. D:
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End
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Feuille de personnage
Wammy’s: House
Double Compte:
Âge: 17
Sujet: Re: Cyanide — Je serais l'accident sur le bord de ta route. Lun 31 Jan - 18:55

Pardon du retard !

Et oh, mon Dieu, tu écris vraiment bien, et je te valide sans plus attendre!

♔ ♔ ♔

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Sujet: Re: Cyanide — Je serais l'accident sur le bord de ta route.

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Cyanide — Je serais l'accident sur le bord de ta route.

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