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 She's an actress {Duke}

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Invité
Sujet: She's an actress {Duke} Sam 15 Jan - 20:14


Identité

PSEUDONYME : Duke. Et n'allez pas l'appeler Duck sinon vous êtes morts.
NOM : Uken
PRÉNOM(S) : Dalia
DATE DE NAISSANCE : 25 / 07
ÂGE : 14 ans
SEXE (?) : F
ORIGINE : Anglaise

Physique


Couleur des cheveux : Ils étaient châtains à l'origine mais elle les teint à présent en rose.
Couleur de la peau : Blanche.
Tatouage/Piercing ? : En guise de tatouage, il lui arrive de se dessiner des papillons et des petites fleurs au stylo bic sur ses mains ou poignets. En guise de piercing, elle s'est fait percer les oreilles pour être à la mode.
Couleur des yeux : "Couleur lac boueux". Soit marrons.
Taille en centimètres : Lorsqu'on lui demande, elle répond fièrement "150 centimètres PILE !"
Corpulence: La demoiselle fait extrêmement attention à son poids mais ne peut pas faire de sport, elle n'est donc ni trop maigre, ni trop grosse. On peut ajouter à son apparence sa jambe artificielle, une de ses caractéristiques.

Caractère


Joyeuse
Dynamique
Rêveuse
Maquilleuse professionnelle
Musicophile
    Exaspérante
    Flemmarde
    Un peu folle sur les bords
    En profite pour torturer sa cousine
    Boudeuse

I'm an actress

Duke est fière d'elle. Très. Trop. Elle est persuadée d'être au centre du monde et jouit de cette situation. Si on ne s'occupe pas d'elle, elle se met à bouder et, si ça ne fonctionne toujours pas, elle fait semblant de pleurer pour qu'on la plaigne ou pète un câble. Et un coup de jambe artificielle dans les tibias, ça fait pas toujours du bien. Elle veut qu'on la regarde, qu'on l'admire, alors elle se maquille et s'habille en suivant la mode dans les magasines qu'elle lit pour toujours être à la pointe de la mode. En général, elle ne fait qu'exaspérer les autres, mais elle ne le remarque pas (ou fait peut-être semblant de ne pas le remarquer).

Elle fait toujours comme si rien ne l'atteignait, comme si elle était forte et qu'elle ne ressentait pas la douleur. Mais au fond, elle ne fait que refouler. Elle n'y pense pas et vit dans le présent, avec ses petites fées, créatures que sa mère lui avait inventé quand elle était enfant, qui l'aident à avancer. Elle n'a pas peur, elle ne ressent pas la peur, avoir peur c'est être faible. Elle noie sa folie dans un verre plein de paillettes et d'étoiles miroitant devant ses yeux.

Elle ne s'attache jamais aux gens parce qu'elle sait qu'un jour viendra ou elle devra les quitter. Alors elle imagine qu'il sont des objets là pour la divertir, avec lesquels elle s'amuse un temps avant de les laisser s'ils deviennent trop collants. Méchante vous dites ? Elle s'en moque. Mauvaise perdante ? Même pas vrai ! Superficielle ? Un autre mot pour dire jolie, non ?

Aimez-la, haïssez-la, ignorez-la, elle ne passera malgré tout pas inaperçue dans votre vie bien rangée. Attention, la tornade rose débarque !

Classe


    Choisir une seule et unique réponse à chacune des questions ci-dessous en supprimant les réponses inutiles. Cette zone sera par la suite éditée par un membre du staff qui vous communiquera ainsi votre classe.


    Définissez vous en une phrase.

    1. Sérieusement, t'as pas quelque chose d'autre à faire que me demander ça ?


    Vous offrirez quoi à Noël à votre meilleur ennemi ?

    1. Une corde.


    Parmi ces livres ci-dessous, lequel serait le plus susceptible d'être votre livre de chevet ?

    1. Harry Potter de J.K Rowling.


    Ce que vous devez impérativement arrêter de dire. Sérieusement.
    1. « Le si n'aime pas le ré pour la centième fois ! »


    La petite manie dont vous vous passerez bien ?

    1. Faire des private jokes.


    Il y a forcément quelque chose que vous auriez dû faire depuis longtemps et n'avez toujours pas fait.


    1. M'excuser au près de la personne que j'ai insulté il y a trois semaine. Peut-être. On verra.

Histoire





    Des parents. Des tâches sombres devant ses yeux. Elle les aimait bien, mais c'est terminé à présent, ils ne sont plus que des images floues.


    Docteur Zch… Machintruc, ainsi surnommé. Elle n'a jamais su prononcer son nom, mais ça ne veut pas dire qu'elle ne l'aime pas ! Au contraire, elle s'est peut-être un peu trop attachée à lui et elle s'en veut. C'est dur de ne plus y penser maintenant…


    Sa cousine qu'elle a mystérieusement retrouvé dans cet orphelinat… Mais, comme d'habitude, elle ne se pose pas de question et l'entraîne dans ses expériences existentielles.




    Il pleut. Les gouttes de pluie ruissèlent le long de la vitre de la voiture. Elles tapent si violement qu'on dirait qu'elles vont transpercer la carrosserie, comme de longues lames argentées. Puis elles se calment. La petite fille aux yeux à demi clos a l'impression de ne plus rien entendre à cause du bruit assourdissant qu'elles produisaient alors. Mais elle les voit toujours, à travers la vitre. Elle les voit pleurer sur la ville noire de vices qu'elle aperçoit au loin, elle les voit entraîner le malheur loin, très loin d'ici. Elle espère que c'est ça.

    Et puis elle sort. Elle tâtonne un instant avant de trouver la poignée et d'insérer sa petite main dans l'encoche. Elle poussa la portière et tombe lourdement sur le sol, poupée de chiffon. Elle s'en moque, elle veut dire bonjour à la pluie. Elle lui sourit. Les gouttes s'écrasent sur sa bouille enfantine et elle sourit. Elle est complètement trempée, ses cheveux châtains dégoulinent, plaqués contre son front. La pluie va la débarrasser du mal. Elle va la débarrasser du mal. Les lumières rouges et bleues de l'ambulance tournent tout autour d'elle et elle s'endort. Elle n'a pas peur, elle sait que tout ira bien. "Elles" la protègeront.

    _______________

    Elle marche. Elle marche, elle longe un ruisseau avant de le traverser en sautillant de pierre en pierre. C'est étrange, elle a déjà vécu cette scène, elle le sait. Mais elle ne se pose aucune question et elle court dans les herbes folles. Tout est lumineux, bien plus lumineux que dans ses souvenirs. Elle discerne une maison au loin, une maison qui ressemble à la sienne mais qui n'est pas la sienne. Une dame de grande taille lui tend la main en souriant. Elle sait qu'elle sourit, même si elle n'a pas de visage. On a pas besoin de visage ici pour avoir une identité. Tout est pareil mais tout est différent. La grande dame l'entraîne à sa suite dans la maison, elle lui dit que le goûter est servi et s'assoit à table à ses côtés. Et elle lui raconte une histoire. Une histoire qu'elle réinvente tous les jours, comme dans les milles et une nuits. Elle est différente et pareille à la fois. On change la forme et on garde le fond. Elle lui dit qu'il existe sur Terre de petites créatures volantes liées aux humains. Que certains n'en ont pas, que d'autres ne les voient pas, que d'autres encore tentent d'ignorer leur présence, mais qu'elles sont bien là, et que quelques rares personnes peuvent en avoir plusieurs si elles sont très fortes. La petite fille annonce en souriant qu'elle, elle est forte, et qu'elle en a deux. Elle montre combien avec ses doigts pour qu'on sache qu'elle est une grande fille maintenant. Car, comme tous les enfants, elle veut être particulière. Elle veut être la meilleure, elle n'a pas l'hypocrisie des adultes qui font semblant de se sacrifier pour les autres.

    Soudain, elle se retrouve toute seule. Le décors devient flou mais elle n'a pas peur, elle se demande ce qui va se passer à présent… Dans ses grands yeux viennent se refléter deux petites silhouettes, une rouge et une verte. On dit que les yeux sont le reflet de l'âme. Elle aurait pût avoir des yeux bleus comme l'éther, ou comme un océan limpide. Mais ses yeux sont plutôt couleur lac boueux, un mélange de marron délavé, de vert et de jaune. Ces deux petites lueurs dans ses yeux, elle les connaît bien, ce sont les petites fées qui la suivent partout et la protègent. Ses petites fées, à elle et à elle seule. Elle s'est fait la promesse de n'en parler qu'à la personne la plus importante pour elle. Partager son univers, c'est toujours difficile…

    Et tout s'effondre autour d'elle, comme aspiré par la réalité. Le sommeil bienveillant laisse place à la cruelle vie, sans qu'elle ne puisse rien faire pour le retenir.

    _______________

    Elle se réveille au son d'un « bip » régulier. Un son très désagréable si vous voulez son avis. Elle ne comprend pas ce qui se passe, elle voit trouble comme au travers d'une vitre sale. Elle essaye de ne pas avoir peur, mais il y a comme un sac de caillou sur son cœur, qui appuie de plus en plus. Elle respire profondément et le sac se fait peu à peu plus léger. Elle referme les yeux, attendant d'y voir plus clair. Elle entend des personnes à côté d'elle, des personnes que les infirmières rassurent. Après un certain temps, elle ouvre timidement les paupières et pousse un soupir de soulagement. Elle voit encore flou mais il y a une nette amélioration. En regardant autour d'elle, elle voit une drôle de machine qui clignote en vert. Le même vert que sa petite fée, elle pense, et elle fait une tentative de sourire qui ressemble plus à une grimace. Sur le côté, il y a trois cubes. « air », « oxygène » et « vide ». Pourquoi « vide » ? On tue les gens dans cet hôpital ? Elle a l'index engourdi, elle l'approche de ses yeux et voit une sorte de pince bleue reliée à un écran et… une énorme aiguille plantée dans son bras. Elle sursaute et repose son bras sur le lit. Ce mouvement brusque attire l'attention d'une infirmière qui vient la voir et lui dit avec un pâle sourire :

    « Tu es réveillée ? »

    « … Oui. »

    « Bien, on va pouvoir t'emmener dans ta chambre alors. »

    Et, avant qu'elle n'ait le temps de réaliser, elle est déjà dans une autre pièce et l'infirmière lui dit qu'elle va chercher le docteur Machintruc, qu'il a quelque chose d'important à lui dire. Quelque chose qu'elle sait déjà. Elle sait pourquoi l'infirmière est un peu mal à l'aise, elle sait pourquoi elle est dans une chambre toute seule, elle sait pourquoi ils préfèrent qu'un médecin muni de calmants reste avec elle après le lui avoir annoncé, elle sait pourquoi elle sent un grand vide à la place de sa jambe droite. Mais elle pense que cela aurait pu être pire, que ses fées ont fait le maximum pour la sauver. D'ailleurs, les revoilà qui viennent jouer sur son oreiller. Elle leur sourit et leur dit merci pendant qu'elles tournoient gaiement, répandant des étoiles colorées sur leur passage. Elle pense qu'il s'agit de poussière de fée, comme dans Peter Pan, sauf qu'elle n'en a jamais récolté assez pour pouvoir s'envoler. Un jour, elle ira au pays des fées, et elle emmènera la personne la plus importante… Oui, un jour tout sera merveilleux. Sans s'en apercevoir, elle se met à sourire. Un sourire que rien ni personne ne peut effacer.

    _______________

    Quelqu'un l'appelle. On l'appelle dans le noir. On appelle une douce fleur, une fleur fragile, donc ce n'est pas elle. Elle n'aime pas son nom, il est à l'opposé de ce qu'elle souhaite être. Elle ouvre un œil. Le docteur Machintruc est là, elle ouvre le deuxième. Elle aime bien le docteur Machintruc, il est toujours gentil avec elle. Il ne souhaite que son bonheur, et elle l'aime bien pour ça, même si ce n'est que de la pitié parce qu'elle n'a plus de parents. Pas grave. Ça ne la gêne pas qu'on la plaigne, ça prouve qu'on fait attention à elle. Elle ne supporterait pas qu'on l'ignore soit disant pour ne pas la blesser. Elle est forte, rien ne la blesse. Donc, le docteur Machintruc est là, il lui dit qu'ils ont fini le truc sur ordinateur qu'ils faisaient. Ah oui, la modélisation. De l'accident. Et que si elle veut, elle peut venir voir. Pour comprendre, il lui dit que c'est important de comprendre. Elle le suit dans le couloir, il l'aide un peu à marcher avec ses béquilles.

    Sur l'écran, elle voit une voiture. C'est censé être sa voiture, mais ce n'est ni la même forme, ni la même couleur. Elle est très mal dessinée, si vous voulez son avis. Il y a un camion devant. Elle ne l'avait pas remarqué avant. Une tôle de son chargement se décroche. Si ça avait été un film, elle aurait rit. Quoi de plus bête. Au ralenti, elle la voit entrer verticalement dans le pare-brise de la voiture, lequel se brise en de multiples éclats de verre. Le plan change, on se retrouve à l'intérieur de la voiture, les éclats de verre transpercent les deux mannequins immobiles qui représentent ses parents. La tôle poursuit sa lancée et sectionne presque la jambe du mannequin sur la banquette arrière. Si seulement elle n'avait pas eût envie de se dégourdir la jambe, si seulement elle ne l'avait pas laissée en travers de la banquette pendant qu'elle lisait, c'est si bête, si bête. Son père a tout juste le réflexe de tourner le volant et la voiture se retrouve couchée sur le côté. Elle détourne les yeux, la suite, elle la connaît.

    Lorsqu'elle retourne dans sa chambre, elle n'a pas pleuré. De toute façon, elle ne peut rien y changer, elle est forte. Mais elle ne se sent pas très bien quand même.

    _______________

    Le front collé à la vitre du taxi, elle regarde avec enthousiasme l'aéroport de plus en plus proche. Dans quelques minutes, ils seront à bord de l'avion. Ensuite, l'avion décollera, le sol s'éloignera peu à peu et elle ne verra plus que de petites tâches de couleurs à la place des maisons. Elle a tellement hâte ! C'est la première fois qu'elle prend l'avion, elle se demande quelles sensations elle va bien pouvoir ressentir…

    Elle se tourne vers le Docteur Machintruc en souriant. C'est grâce à lui qu'elle est là, prête à s'envoler vers un pays inconnu. Lorsqu'il a appris sa mutation, il a demandé à ce qu'elle aussi soit transférée, soit disant pour des questions de tests plus perfectionnés. En bref, il a suffisamment d'influence pour qu'ils ne soient pas séparés. Elle a l'impression que le monde face à elle est baigné de lumière, qu'il la protégera toujours. Mais elle ne lui montre que rarement sa reconnaissance, elle a bien trop peur de s'attacher à lui. De toute façon, ils finiront bien par se quitter un jour… C'est triste, mais c'est comme ça, elle n'y pense pas trop.

    Ils sont enfin arrivé, elle n'a plus envie d'attendre, elle veut vite monter dans l'avion mais ils doivent encore déposer les bagages. Alors elle boude. Elle s'assoit sur un fauteuil et prend sa jambe gauche entre ses bras, lâchant ses béquilles qui font un grand bruit en tombant sur le sol. Les gens se retournent, elle attire encore plus l'attention. Donc elle continue de bouder, elle aime bien que les gens la remarquent. Ça prouve qu'elle n'est pas comme les autres. Le Docteur Machintruc hausse les épaules et va s'occuper des bagages. Il met ça sur le compte de la fatigue, du début d'une crise d'adolescence, quelque chose dans le genre.

    Pendant qu'il est parti, elle parle à ses petites fées en faisant bien attention qu'on ne la remarque pas. Elle leur dit qu'elle est très contente de partir, que c'est le plus beau jour de sa vie, qu'elle avait toujours rêvé d'aller au Japon. Elles lui demandent pourquoi ses mains tremblent alors, et pourquoi sa tête est toute embrumée. Elle se tait. Elle n'entend même plus les gens qui discutent à côté d'elle, ni la voix du haut-parleur, ni les pas précipités d'un voyageur en retard. Elle essaye de ne pas réfléchir. Mais c'est dur, vous savez ?

    Lorsque le Docteur Machintruc revient, elle s'est endormi. Il sourit, et il la prend dans ses bras pour l'emmener dans l'avion. Il est gentil le Docteur Machintruc.

    _______________

    Cela fait un mois à présent qu'elle est au Japon, elle connaît les couloirs de l'hôpital par cœur à force de les arpenter avec sa nouvelle jambe. Elle l'aime bien, elle s'y est habitué même si elle fait du bruit et qu'elle est un peu lourde. Par contre, elle ne s'habitue pas du tout à l'absence du Docteur Machintruc, il est trop occupé et elle se sent délaissée. Elle passe le plus clair de son temps assise sur un fauteuil de l'accueil, les bras croisés et la mine boudeuse, en attendant qu'il passe. De temps en temps, il vient la voir, sinon il se contente de lui adresser un petit signe de la main qu'elle ignore. Elle est dure avec lui, et elle le sait, mais elle ne peut pas le lui faire comprendre autrement.

    Mais aujourd'hui, ce n'est pas un jour comme les autres. Aujourd'hui, lorsque le Docteur Machintruc s'approche d'elle, il lui fait une proposition. Brusquement, ses yeux s'allument et elle acquiesce vigoureusement. Quelques heures plus tard, elle se retrouve dans les rues de Tokyo en compagnie d'une infirmière heureuse d'échapper au service des plateaux repas. Elles marchent ensembles, l'infirmière l'aide à monter les marches, à descendre dans le métro bondé, elle lui montre ce qu'il y a à voir en pointant du doigt. Il faut dire que la frontière de la langue peut devenir un fossé quand on ne fait aucun effort. Elle regarde les rues animées en souriant doucement. C'est toujours mieux que l'hôpital, mais elle sent que l'ennui n'est pas loin.

    Puis elle s'arrête. Des gens la bouscule, manquant de la faire s'écrouler sur le goudron, mais elle reste comme hypnotisée. Elle vient d'avoir une illumination, elle est sûre qu'elle ne s'ennuiera plus et qu'après cela elle attirera l'attention. Alors elle pointe la boutique du doigt en regardant l'infirmière avec un regard décidé. Elle entend derrière son oreille ses petites fées qui rient de leur rire cristallin. Les fées ont toujours un rire cristallin, elle l'a lu dans les livres. Ça veut dire qu'elles sont d'accord avec elle. Et elle se met à sourire en entrant dans la boutique.

    _______________

    Au départ, elle pensait que les fleurs étaient faibles. Mais, à bien y regarder, il peut y avoir des nuances. Oui, elle est une fleur sur le point d'éclore. Mais elle n'est pas faible. Elle a bien le droit de faire attention à la mode, non ? Et puis, si elle a choisi de se teindre les cheveux en rose, c'est son affaire ! De toute façon, ses petites fées sont d'accord avec elle. Elle doit devenir la plus belle des fleurs, et la plus robuste aussi.

    Le docteur Machintruc lui a dit de venir le voir à son bureau, alors elle marche le plus vite qu'elle peut avec sa jambe artificielle. Ça fait du bruit dans le couloir mais les gens sont habitués, ils ne la regardent plus. C'est pour ça qu'elle aime bien quand il y a des visiteurs, eux au moins sont intrigués. Alors elle leur explique ce qui s'est passé avec son japonais rudimentaire, l'accident, les tests à faire au Japon, son adaptation plutôt facile… Ils la regardent avec des yeux ronds, et elle adore ça.

    Malheureusement, il n'y a pas de visiteur cette fois-ci, et elle arrive sans encombre au bureau du docteur Machintruc. Elle ne prend même pas la peine de frapper, elle passe la tête dans l'embrasure de la porte en souriant. Il lève la tête de ses papiers et lui dit d'entrer. Il a l'air préoccupé mais elle fait comme si elle ne remarquait rien. Elle prend place dans le fauteuil en face de lui et elle attend qu'il lui explique ce qui se passe.

    Mais il ne parle pas. Il semble encore réfléchir, ce qui n'est pas dans ses habitudes. Peut-être pense-t-il qu'il risque de la blesser ? Ridicule, il devrait pourtant savoir qu'il peut tout lui dire ! Mais elle ne lui tendra pas la main, qu'il reste dans sa tourmente. Elle a bien mieux à faire de toute façon, regarder par la fenêtre, jouer avec le stylo posé sur le bureau, se souvenir de la fois où elle avait joué avec un petit garçon qui patientait dans la salle d'attente… Il lui avait montré un plateau de jeu et elle avait perdu. Elle avait alors jeté le plateau sur le sol en disant que c'était un jeu pour les gamins. Oui, elle déteste perdre. C'est terriblement humiliant de se trouver face à une défaite, alors elle préfère fuir en vainqueur.

    « Tu dois être au courant, tu ne peux pas rester indéfiniment dans cet hôpital. »

    Voilà, la première phrase est sortie. Il peut à présent poursuivre, prononcer un amas de phrases inutiles. Elle a compris. Il lui dit qu'il a cherché des établissements en Angleterre et qu'il est tombé sur un orphelinat particulier. Pour les surdoués.

    « Genre je suis surdouée ! »

    Elle rit de la bêtise du docteur Machintruc, il est vraiment drôle parfois. Mais lui la regarde d'un air très sérieux. Il ne plaisante pas du tout. Elle ne voit pas ce qui lui permet d'affirmer qu'elle puisse avoir un niveau intellectuel supérieur à la moyenne, mais elle ne cache pas sa fierté. Surtout que, dans ses yeux, elle croit lire… quoi, d'ailleurs ? Comme s'il voulait le meilleur pour elle, comme s'il voulait qu'elle trouve le bonheur même loin de lui. Alors elle prend la feuille qu'il lui présente et elle répond aux questions. C'est comme si ses petites fées lui soufflaient les réponses à l'oreille, elle se dit que c'est un peu de la triche mais bon… Elle le fait pour toujours voir cette lueur dans ses yeux.

    _______________

    Comme toujours devant les adultes qu'elle ne connaît pas bien, elle sourit timidement, presque de manière respectueuse. Surtout qu'il s'agit d'un vieillard. Elle est un peu déçue, elle s'attendait à voir quelqu'un d'un peu plus… classe. Mais bon, au moins elle n'est pas toute seule à l'aéroport. Elle hésite un instant à lui faire croire qu'elle ne parle pas très bien anglais, pour rire, mais renonce. Trop fatiguée.

    « Bonjour, Dalia c'est ça ? »

    Elle lève les yeux vers lui, vers son visage marqué par le temps. Limite en le voyant elle a envie de tout lui raconter, qu'avant elle n'aimait pas son prénom mais que maintenant ça va parce qu'elle a appris que les fleurs n'étaient pas forcément faibles, qu'elle est forte mais qu'elle se sent un peu bizarre à l'intérieur des fois, qu'elle essaye de ne pas y penser et de marcher droit, toujours, et qu'elle veut à tout prix se faire des amis là où elle va. Elle veut s'amuser, vivre sa vie à toute vitesse et ne pas en perdre une miette. Elle n'a pas le temps de se lamenter sur son sort, la vie est courte, si courte. Mais elle ne dit rien de tout cela.

    « Oui. Et vous ? »

    Question stupide, mais elle se dit que ça pourrait être utile un jour ou l'autre. Elle trouve que son nom est très moche, mais elle ne le dit pas. Devant un ado de son âge, oui. Elle n'a pas sa langue dans sa poche, il faut le dire. Et puis, une langue dans une poche, ça doit être très désagréable. Elle commence à divaguer, ce doit être la fatigue. Elle se met à rire en le suivant pour sortir de l'aéroport, elle rit, et elle entend des sons cristallins derrière elle. Des rires de fées.



HRP.


SURNOM(S) : Léa-chii/Spade/Loulou
DATE DE NAISSANCE : 24 / 09 / 93
ÂGE : à vos calculettes ! \o/ (17 ans u_u)
SEXE (?) : F
AVATAR : Amu Hinamori de Shugo Chara
DÉCOUVERTE DU FORUM : Grâce à l'ancienne Vanilla, il y a... 2 ans ?
NOTE SUR 20 DU FORUM : à voiiiir <3 Bon allez, on va mettre 19 parce qu'il est vraiment trop beau comme ça *____*
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Moriarty avatar

Sujet: Re: She's an actress {Duke} Sam 15 Jan - 20:17

Bienvenue à la Wammy's House !

Ton personnage serait un Word avec un potentiel Shape ou bien l'inverse, qu'est-ce qui te tente le plus ? =)

♔ ♔ ♔


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Invité
Sujet: Re: She's an actress {Duke} Sam 15 Jan - 20:46

Je préfère que Duke soit Word, je pense que ça lui correspond plus u__u Et puis elle adore parler d'autres langues 8D

Voili voilou~
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Moriarty avatar

Sujet: Re: She's an actress {Duke} Dim 16 Jan - 0:37

Et bien et bien, je valide avec plaisir ♥

♔ ♔ ♔


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Sujet: Re: She's an actress {Duke}

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