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 Mon eau spécial minceur ? J'en ai pas. (Key)

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Sujet: Mon eau spécial minceur ? J'en ai pas. (Key) Dim 6 Juin - 19:15

Et les allumettes brulaient une à une, et il se cramait les doigts un à un. Les "outch" résonnaient les un après les autres, les allumettes jetées aussi, dans la brusquerie qu’une douleur soudaine. Il avait mal le blond, et pourtant il persistait parce qu’il avait vraiment envie de se faire des marshmallows grillés. Ouais, il était d’humeur marshmallows grillés. Alors assis en tailleur sur son lit, le paquet entre ses jambes, il tentait tant bien que mal de caramélisés le bonbon mou qu’il tenait du bout des doigts, sans se faire cramer par l’allumette avant. Du coup sa poubelle se remplissait peu à peu d’allumettes et de marshmallows qui étaient devenus noirs alors qu’ils devaient devenir bruns. Après dix minutes de dur labeur, il finit par en réussir un et le manger. Bah voilà. Bon, si on devait résumer la magnifique vie de Tears, on pouvait dire c’était un joli petit désert. Il faisait son boulot, ni plus ni rien. Soupirant, un autre marshmallow dans la bouche, non grillé cette fois, il saisit le journal d’une main molle pour lire son horoscope.
Amour : Amours exaltantes en couple prévues au programme. Savourez à fond ces heures parfaites. Mais ne commettez pas l'erreur de parer votre bien-aimé de toutes les qualités qu'il n'a pas. Soyez plus réaliste. Célibataire, vous allez vous transformer en champion de la séduction. Vous mènerez plusieurs liaisons de front et serez amoureux de tout le monde. Et vous le clamerez ! De quoi rendre fous vos différents partenaires.
Argent : Journée marquée par la chance qu'il vous faudra saisir à pleines mains dès qu'elle se présentera. Une sorte de prémonition, sous forme de rêve ou de pressentiment, vous en avertira en temps opportun. Ne soyez pas étourdi ou désabusé.
Santé : Vénus veillera sur votre santé. Pleine forme, joie de vivre et envie de vous amuser seront au programme. Seuls certains natifs connaîtront de petits soucis hépatiques ou des migraines liés aux excès en tous genres.
Travail : Votre détermination de réussir sera décuplée aujourd'hui par les influx de la planète Neptune. Vous n'aurez qu'une obsession : aller jusqu'au bout de vos idées et vos projets, réaliser vos ambitions professionnelles, sans vous écarter d'un pouce de la voie que vous vous êtes tracée. Toutefois, soyez sur vos gardes, car vous avez des adversaires coriaces.
Famille : L'éducation de vos enfants pourra être un sujet de discussion animée avec votre conjoint. Vous n'aurez pas le même avis, et il vous arrivera de vous heurter. Sachez que seule la manière douce donnera de bons résultats.
Vie sociale : Mercure vous promet des appuis, des sympathies, de bons contacts dans le monde des arts et de la politique. D'un autre côté, on peut craindre des heurts avec l'entourage amical, un manque d'ouverture intellectuelle.
Comme vous avez pu le constater, tout cela est très vrai. Oui c’est bien connu, tout cela fait partie intégrante de la personnalité de notre surveillant, chanceux, champion de séduction… et pourtant oui, cet horoscope est vrai puisque l’auteur de ce post l’a copié-collé d’on ne sait quelle site.
Bref oui, toutes ces phrases respiraient la fausseté de la madame de l’horoscope qui jamais ne mettra "Vous n’avez pas de vie, votre travail est à chier… vos amours et votre vie sexuelles sont inexistants et ça restera comme ça longtemps !" sous peine d’une vague de suicides. Mais il était niais, Tears. Alors il se disait que ça devait être vrai ce qui était écrit, que s’il sortait de sa chambre, tout cela allait arriver d’un coup ! Genre bam ! Oui bah, quand on était pas foutu de se bouger pour provoquer des ondes positives dans sa vie, on pouvait bien sortir chercher celles qui, d’après l’horoscope, arriveront toutes seules à ta rencontre. C’est donc, tout logiquement, ce qu’il fit. De toute façon il devait aller bosser… et trainant des pieds, il alla de classe en classe réclamer en professeur la fiche d’absence. Sauf qu’il eut à chaque fois la même réponse "Hm ? Elle a déjà été prise…". Du coup oui, il se retrouvait à chaque fois, comme un con "… Ah… heu… ok… alors… bah… je… je m’en vais…". Et voilà, ça l’avait mis en boule. Sa seule activité humaine, sportive et sociale venait de disparaître sous ses yeux. C’était bizarre quand même, Silence ne s’occupait jamais de ça d’habitude… Les nerfs un peu tendues, il se trainait jusqu’à la salle des professeurs pour faire ami ami avec la machine à café. En panne. Et comme il était tendu et un peu sur les nerfs donc, il ne trouva rien d’autre à faire que de shooter dedans comme une fille.


Dernière édition par Tears le Sam 19 Juin - 22:41, édité 2 fois
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Sujet: Re: Mon eau spécial minceur ? J'en ai pas. (Key) Lun 7 Juin - 21:53

____ La vie de pion, entamée depuis peu, l'intriguait fortement. Elle ressemble énormément à celle qu'il avait lorsqu'il faisait encore parti du système scolaire. Le réveil aux aurores, la gueule dans le cul, puis tu te retrouves violemment écrasé dans une masse de gosses. Tu glandes pendant des heures et les inter-cours ressemblent à une bouffée de fraicheur. Tu bénis les récréations et la pause du déjeuner qui t'aident à retrouver ta nature d'homme vivant et non de décérébré avachis sur une table. Pour te faire croire que tu as évolué depuis et que le métier de surveillant en milieux scolaire est indispensable, on t'a donné une nouvelle tâche : surveiller. Tu es devenu un combattant contre l'école buissonnière. Tu luttes pour le respect du règlement et pour la loi Evin. Tu t'engages à transmettre des informations des professeurs jusqu'à l'administration. Pour parvenir à remplir ces missions, tu dois rester vigilant et ne pas avoir une totale confiance aux jolis mignons minois de ces adorables gentils garnements. En effet, ceux-ci font partie de l'élite. Leurs ruses et leurs perfidies furent mises au point bien avant ta venue dans l'institut.
____ En se répétant ce discours de motivation, Key tentait vainement se convaincre que le métier de pion n'était pas un sous-métier pour ceux qui n'ont pas réussi à se décrocher du milieu scolaire. Sa situation actuelle était fabuleuse : accompagner des jeunes dans leur développement intellectuel, social et hormonal. Le tout dans un cadre d'exception. C'est bien. Mais le fait que ces jeunes soient surdoués et singuliers, passionnés et motivés, c'est mieux. ..... Non, décidément, il n'y arrivait pas. Depuis un an, il vivait dans une société indépendante, composée de surdoués plus ou moins cinglés, exilé à 30 minutes en voiture de toute civilisation. Depuis un an, il s'était habitué à tous les caprices que l'institut et les orphelins exigeaient. Mais depuis trois heures, il s'ennuyait comme un rat mort. Il avait ramassé tous les billets d'absences et les papiers trainant par terre, il avait rangé la common room, il avait compté le nombre de marches qui formaient l'escalier. Expérimentant la vision Pascalienne de la condition humaine, ou tentant d'arrêter l'hésitation des aiguilles par la pensée, il errait dans la salle des professeurs, désertée. Il aurait vendu son âme (ou son corps) pour un quelconque divertissement, une activité, un évènement le libérant de ce néant.
Répondant à ses prières, la porte s'ouvrit mollement, laissant passé son collègue blond et mollasson. Key observait l'apparition divine (?) se mouver jusqu'à la machine à café et agiter son pied dans un élan ... de colère ? Le diable devait être en manque pour lui offrir une scène aussi surprenante. Toute la tension accumulée s'échappa dans une hilarité salvatrice. Ce type venait de donner un sens à cette journée. Il l'aurait certainement remercié s'il n'était pas en train de se tordre de rire à ce moment.
- Ec.... Ec .. Ecoute mec... tenta-t-il d'articuler en prenant le blond par les épaules. Jsais pas ce qu'elle t'as fait la machine mais, en tout cas, si j'étais à ta place, je la laisserai pas faire.
Par rapport à la journée passée, ce petit incident ressemblait à la bataille des titans. Et si Goliath avait réussi à l'extirper de son gouffre ennuyeux, Key avait bien l'intention d'exploiter ce nouveau divertissement à fond.


Dernière édition par Key le Lun 21 Juin - 20:57, édité 1 fois
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Sujet: Re: Mon eau spécial minceur ? J'en ai pas. (Key) Sam 19 Juin - 22:04

Et la machine à café ne bougea pas d’un poil. Comme si elle était au dessus de tout parce qu’elle ne ressentait pas la douleur, elle. Qu’elle servait à quelque chose, elle. Qu’elle n’était pas fragile au point d’être terrassé par un coup de pied, elle. Bref, cette machine était une pute. Et il n’était pas vraiment d’humeur de disserter avec elle. Il avait les nerfs fragiles, et avec le temps il avait perdu sa légendaire patience. En plus de sa susceptibilité et de ce don magistral de se vexer pour rien, le voilà qui s’irriter pour rien. Et maintenant, là, maintenant, il avait vraiment besoin de son café viennois avec plein de lait et de sucre jusqu’à s’en péter les artères. Mais la machine à café restait là, imperturbable, alors que la fente à sous semblait se tordre pour rire. Lui rire à la gueule. Voilà qui l’entendait rire, la machine à café. Il shoota un peu dedans pour la faire taire, pour lui faire comprendre qu’il n’était pas d’humeur. Deux mains sur ses épaules, il sursauta comme un malade au bord de la crise d’épilepsie, persuadé qu’on allait l’égorger dans la minute.

- Ec.... Ec ... Ecoute mec.... Jsais pas ce qu'elle t'a fait la machine mais, en tout cas, si j'étais à ta place, je la laisserai pas faire.

Ah cette voix, et ce rire. Tournant la tête, il regarda Key d’un œil blessé et fit gicler ses mains de ses épaules. Genre pas touche. Il aurait dû s’en doutait, que ça ne riait pas comme ça, une machine à café. Ce surveillant qui n’était là depuis un an, c’était pas qu’il ne l’aimait pas, non au contraire, il l’aimait bien… mais fallait pas se foutre de sa gueule quand il était tout irrité. Il se sentait vraiment foulé du pied. Surtout par ce type. Il ne lui avait jamais beaucoup parlé en plus, surtout qu’il avait passé de nombreuses semaines enfermées dans sa chambre à chialer son lovu lovu chéri qui l’avait abandonné. Et quand on le voyait morver devant sa télé en mangeant du Fluff, on pouvait comprendre pourquoi il s’était fait larguer. C’était donc discrètement qu’il avait repris son travail, s’apercevant que quelques trucs avaient changé pendant son absence. Ils avaient embauché des gens, y avait de nouveaux orphelins, tout ça. Ayant fait volte face, il devait lever le visage pour regarder Key, et réalisa pourquoi il n’avait jamais pris la peine d’aller faire ami-ami avec lui. Il était séduisant. Et il avait contracté une certaine allergie envers les bruns séduisants.

-… Je… je sais… j’ai… j’ai pas besoin de conseil…

Et bam dans ta gueule, ouuuh comment j’aurais pas aiméééé. Ca fait mal heiiin ? Eh oui, la repartie de notre blond régional était d’une rare violence. Surtout quand il vous disait ça les yeux dans les yeux, le menton levé, un épi de cheveux contractant une insolence exceptionnelle. C’est donc avec une rébellion mollement menaçante qu’il se retourna pour shooter encore un peu dans le bloc frigide, avant de se décider à voir si la machine était branchée. Parce que bon, ce serait quand même sacrement la honte… peut-être même que c’était le brun qui l’aurait débranché, il avait une tête à faire ce genre de farce. Se penchant donc en décollant la machine contre le mur, la raie du cul à l’air, il constata que la prise était bien enfoncée dans le machin prévu à cet effet. Du coup en se redressant, il fourra les mains dans les poches de son jean, ne sachant pas quoi faire. Gonflant ses joues comme un gosse, il regarda Key un instant, puis la pièce, comme s’il pouvait y trouver l’illumination qui lui manquait pour savoir quoi faire afin que cette saleté de machine veuille bien cracher un peu de sa substance dans un gobelet en plastique. Sur la table basse d’ailleurs, un gobelet en plastique vide. Un gobelet qui avait dû contenir les derniers soupires de la machine à café agonisante, livrant ses entrailles dans un dernier et ultime gobelet. Les yeux sur le gobelet, il fixa Key à nouveau. Ca devait être lui qui l’avait bu. A tous les coups, c’était lui qui l’avait bu. Un soupire alors que sa tête lui criait "Je veux du café, je veux du café, je veux du café, ouin. Avec plein de chantilly." Boudant un peu comme une gosse, une idée lui vint. Tout d’abord, il la rejeta aussitôt. Puis regarda Key un instant. Puis y repensa un peu. Puis grimaça. En plus il venait d’être un peu méchant envers son collègue… donc ça allait surement pas le faire. Hésitant, tortillant un peu du pied, les mains tout au fond des poches, il le regardait d’un air qui disait "Je veux te demander un truc mais j’ose pas", et qui faisait dire à l’autre "Là, il veut me demander un truc."

-… Tu m’... m’offres un café ?

Alors là en fait, vu comme ça, ça faisait vraiment la secrétaire aguicheuse qui battait ses cils en frottant ses énormes hanches contre un baobab invisible. Sauf que non, c’était juste un petit blond, une mèche sur le visage, qui levait son visage pour lui demander ça. En plus avec le temps, Tears avait appris à abandonner sa manie du "vous" à tort ou à travers, osant donc le « tu » quand il pensait que ça faisait pas trop agression. Se rendant compte que sa demande était bien trop abrupt et pouvait même cacher des allusions sexuelles (non cherchez pas, y en a pas) il se rattrapa alors, sortant les mains de ses poches pour faire des gestes explicatifs mollassons.

-… Je veux dire… dehors… enfin comme vou- tu… tu as pris le dernier… j’ai besoin… de…, et comme tu… tu as… alors on pou… pourrait… ? Dehors… y a… y a un café sym… sympa, la machine est cassée…

Il avait du prendre sur lui comme Altas pour pouvoir sortir tout ça. Il voulait juste un café. Il avait besoin d’un café pour affronter la journée. Non vraiment, aller en tête à tête dans un p’tit café avec ce type, il s’en fichait, il voulait juste un café. Avec de la chantilly. Qu’il pouvait tout aussi bien aller se faire en cuisine.
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Sujet: Re: Mon eau spécial minceur ? J'en ai pas. (Key) Lun 21 Juin - 20:55

Perdu dans son hilarité, Key ne s'indigna même pas de l'audace de son collègue. Rejeter de la sorte sa fabuleuse présence, c'était comme refuser une gâterie par Genevieve DeFontenay. Le blond ne semblait même pas se soucier de l'affront qu'il venait de commettre. Il était maintenant, face à lui et avait lancé un audacieux :

-... Je... je sais... j'ai... j'ai pas besoin de conseil...

Tant mieux, Key n'était pas en état de lui faire un cours accéléré sur les différentes façons de détruire une machine a café. Cela dit, il aurait donné une mention particulière au quartier d'Ikebururo. Perdu dans ses pensées, il observait, dubitatif, l'agitation de son collègue. Plusieurs interrogations s'invitaient dans l'esprit du ténébreux : mais pourquoi caressait-il haineusement l'imposante source de potion salvatrice des professeurs ? Pourquoi se mettait-il a genoux ? Pourquoi lui offrait-il une vue magistrale de son postérieur ?
C'était quoi le délire là ? Complètement perplexe, il contemplait la scène sans oser dire à son homologue que la machine avait été vidée plus tôt par un afflux de professeurs anxieux. Ou probablement, il avait les yeux rivés sur l'offre du blond, imaginant des altercations plus ou moins malsaines. Tandis que celui-ci se relevait, éteignant la lueur luxurieuse du regard du brun, il continua toute sorte de gigotements plus ou moins burlesques. Les moues et les attitudes ne laissant pas son acolyte insensible, prenait une intensité beaucoup plus échaudée dans l'imaginaire de celui-ci. Sa conscience dans un effort vain, essayait de le refroidir a coup de :

- Hop hop hop mec, qu'est-ce que tu fous ?! Tu le connais même pas, ralentis la croissance dans ton slip avant de faire une erreur!
- A quel moment le sexe fut une erreur ?
- Ta gueule ! T'as lu la Bible coco ! Le péché divin et la pomme et tout ce bordel c'est une allégorie qui dit "le sexe c'est mal"
- Pour être divin en effet c'est divin !
- Mais mec ! Calmos un peu ! T'as pas sorti John depuis quand ? Si tu t'es foutu au régime c'est parce qu'y avait une raison tu te souviens ! Donc maintenant, tu continus de jeuner et tu te la ferme !
- Salop'


Alors que ce débat animait les foules dans l'esprit de Key, son visage laissait paraitre les différentes phases de l'argumentation. Passant d'un sourire pervers, à une mine atterrée avant de finir par une expression condamnée. Ils étaient beaux tous les deux à faire leurs mimiques dans leurs coins.

-... Tu m'... m'offres un café ?

Surprise général lors de la réunion interne Keysienne, le blond avait interrompus la délibération de son procès. C'était définitivement un arrêt de mort intentionnel. Voilà qui mettait fin au débat.

-... Je veux dire... dehors... enfin comme vou- tu... tu as pris le dernier... j'ai besoin... de..., et comme tu... tu as... alors on pou... pourrait... ? Dehors... y a... y a un café sym... sympa, la machine est cassée...

Hum hum, intéressant. C'est qu'il en voulait le vieux ! Convoquant une nouvelle fois, ce sourire si particulier, Key analysa les faits : un jeune blond en manque de café venait de lui proposer de sortir des abysses de l'ennui. Il était béni.

- Key charmé de faire ta connaissance, s'introduisit-il, ce serait un plaisir d'accompagner un collègue en détresse se désaltérer dans le cadre charmant d'un petit troquet. Je préviens, je ne couche qu'au premier soir.

Ou avant, finit-il pour lui-même. Il se redressa, se recoiffa, mêlant et arrangeant sa plus ou moins crête, plus ou moins crinière. Puis, avança jusqu'au seuil de la porte, en accentuant le rythme de son bassin "mine de rien", frôlant au passage le blond. Avant de se planter dans l'encadrement, interrogeant Tears du regar.
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Sujet: Re: Mon eau spécial minceur ? J'en ai pas. (Key) Mer 25 Aoû - 16:36

Oh, il sentait qu’il s’était mis dans la merde. Il avait juste demandé un café, mais il sentait bien qu’il aurait du le demander à tout le monde, sauf à ce type. Pourtant c’était à ce type qu’il l’avait demandé. Parce qu’il était resté toujours le même au fond, un gosse fasciné par tout ce qu’il est un peu mystérieux et pas très gentil. Un gosse qui ouvre toujours le coffre quand on lui dit de ne surtout pas le faire, qui va dans la forêt quand on lui dit que l’accès y ait interdit, qui parle aux gens auxquels il ne faut surtout pas parler. Et une fois dans la forêt interdite, ca chouine au moindre craquement de branche, et ça hurle durant la puissance agression d’une feuille sur son nez. Dear curiosité, t’es vraiment un connard.

- Key charmé de faire ta connaissance.

- Je sais comment…

Qu’il commença à répliquer, le surveillant, ne comprenant pas pourquoi il s’introduisait alors qu’ils se connaissaient déjà un peu. Enfin, un tout petit peu. Un chouia. Un rikikinou petit chouia de connaissance. Bref, qu’il l’avait déjà vu, quelque part, et qu’il avait connaissance de son nom. C’était donc qu’ils se connaissaient moultement.

- Ce serait un plaisir d'accompagner un collègue en détresse se désaltérer dans le cadre charmant d'un petit troquet. Je préviens, je ne couche qu'au premier soir.

Ouh. Violent le contraste. Violent tout court en fait. En entendant la première phrase, il s’était dit « Ok-stun-gros-lourd-qu’aime-faire-dbelles-phrases-genre-un-peu-pédant-intello » et à la seconde c’était juste WTF WAIT WHAT ?! Ok en fait nah stun gros macho (wtf macho… c’est un mec lui aussi, bref) bad boy libertin azy que je suis trop séduisant, azy tu peux pas résister à ma splendeur, azy t’en a envie dès l’instant où tu m’as vu. Et azy d’où qu’il est gay lui d’abords ? Et le voilà qui se recoiffait et qui prenait la pose dans l’encadrement de la porte, le frôlant des hanches au passage. Un regard interrogatif. Et quand les bad boys ont un regard interrogatif, c’est toujours insolent. C’est toujours sexy aussi, soit dit en passant. Mais c’est quand même subliment agaçant. Et ce matin là, Tears avait les nerfs très fragiles, ce qui le rendait effroyablement insultant et d’une violence sans limite. Un monstre de muscle et de chair qui pouvait broyer une noix avec ses doigts de pied. Un fin orateur qui savait toucher les points sensibles et faire fondre en larme son adversaire en exactement cinq secondes trente trois.

- V-vous… vous… ca va pas… je suis pas… je… et puis même si… !

Joues en feu. Emploi du "vous", mis à distance. Genre sreugneugneu. C’est donc avec une détermination écrasante qu’il s’avança vers son collègue, son seul œil visible le regardait avec un mépris palpable. (Traduisez qu’il s’avance mollement, les sourcils un peu froncés et la moue outrée) Puis il ralentit un peu, enfin beaucoup, ne sachant comment passer la porte. Finalement, il se glissa entre l’encadrement et le surveillant, tout en le lorgnant du regard genre "Toi, t’es vraiment un vilain.". Non parce qu’il l’aurait bien poussé violement avec son poing de gorille dans sa sale face, ce qui lui aurait déboité la mâchoire mais bon, fallait savoir s’adapter aussi… Puis ahem Key avait une silhouette trois fois plus impressionnante que la sienne… mais ça st’un détail. Rien à voir avec le fait qu’il ne l’ait pas poussé, rieen à voir.

- De toute façon … Je… j’aime pas votre sourire.


Dans ta gueule. Pff. Les mains dans les poches, il se mit à fouiller en cherchant les clefs du portail central alors qu’une avalanche de pensées dévalait dans sa tête. Il avait l’air si gay que ça ? Et puis il a cru quoi l’autre ? Et puis c’est ce qu’il disait que… arht ? Il aurait du le rejetait plus violement genre "Nah mais ça va pas la tête, vous vous prenez pour quoi sérieux ?! Jamais de la vie je coucherai avec vous, zêtes pas mon type du tout !" C’est horrible ça, de trouver ce qu’on a à dire juste après que l’instant parfait pour le dire soit passer. C’était horriblement frustrant. Du coup il se retourna vivement.

- En plus je… ! Vous… !

Vous êtes moche, vous êtes pas mon type, vous êtes odieux, vous êtes insolent, et je vous aime pas du tout, et je veux juste un café.

- ....
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Sujet: Re: Mon eau spécial minceur ? J'en ai pas. (Key) Sam 28 Aoû - 10:58

___Finalement la pose n# 34 : j'imite la porte, se trouvait être très inconfortable. L'encadrement en bois s'incrustant insolemment dans l'épaule du pauvre Kenny. En temps normal, elle bénéficiait d'un rapprochement corporel judicieux. Cependant, le petit lardons en était encore à l'analyse de sa dernière réplique.
Relax Max ! Key n'allait pas le dévorer ou le plaquer violemment contre un mur en laissant exprimer ses instincts les plus primaires.
Surement mais, pas là, alors que ce foutu bois lui ankylosait l'épaule.

- V-vous... vous... ca va pas... je suis pas... je... et puis même si... !

___Fallait-il lui faire remarquer qu'il manquait la fin de chacune de ses phrases ? Cette interrogation se révéla secondaire, Tears s'avançait. La pose #34 allait se montrer fructueuse et il pourrait enfin s'extirper de ce cadre en bois.
Ainsi, monseigneur De L'Atonie voulut bien transporter son royal postérieur à l'extérieur de cette pièce, capturant de son regard l'attention complète de son homologue.
"Oh la putain du saint bordel de Dieu" résonnait dans les pensées de Key tandis que ses lèvres s'apprêtaient à lâcher un "t'as de beau yeux tu sais" complètement fasciné par l'éclat et la couleur si particulière de cette pupille. Elle s'accordait fabuleusement avec le teint et ...

- De toute façon ... Je... j'aime pas votre sourire

"Va crever."
Cette sentence eu le même effet qu'une douche froide. De courte durée. Key était maintenant vexé et énervé.
Il n'aimait pas son sourire ! Il souriait s'il en avait envie ! C'est mieux que de pleurer et de s'enterrer pendant trois mois dans une chambre en compagnie d'un lapin aveugle ! Ce foutu vieux blond, dépressif sans valeur avait osé rechigner ce qui faisait de lui ce qu'il est. Ce putain de sourire qu'il avait expérimenté devant son miroir, avec ses amants, avec ses patrons, avec tous ces autres êtres sans valeurs à qui, il avait dérobé l'attention. Il avait osé le déloger de son ennui mortel parce qu'il n'avait rien trouvé de mieux à faire ! Et deux minutes après, l'empêcheur de tourner en rond blasphémait. La gentillesse est toujours récompensée ! Aha balivernes ! c'est ce qu'on fait croire aux enfants pour calmer leur cruauté.

Toute la colère et l'épuisement éclataient sous le scalp du brun. Il fallait qu'il sorte, qu'il crie, qu'il cogne. Qu'il parte, il aviserait après.

- En plus je... ! Vous... !

Sa sortie venait d'être une nouvelle fois corrompue par l'intervention du blond.

- Tu vous quoi ? Tu vous rien du tout ok ?! Soit tu dis ce que t'as à dire, soit tu te tais mais t'ennuie pas les gens avec tes phrases avortées !

___C'était peut-être dit trop violemment, trop froidement et trop cruellement. Pourtant, ça résumait l'agacement de Key vis-à-vis de son collègue. Sur ces mots, il se redressa, s'appliqua à lui jeter un regard plein de dégoût et d'exaspération et entama les foulées qui étaient sensées le conduire à l'extérieur via les couloirs. Ces couloirs recouvert ici et là de tapis. Ces ornements qui, pour une raison inconnue s'amusaient à créer des faux plis, accueillant parfaitement les pieds de certain malheureux. Les mêmes qui, grâce à la pesanteur, se retrouvait les quatre fers en l'air sans avoir eu le temps de s'en rendre compte. Et ce jour, où tout avait mal commencé, on découvrit une nouvelle victime de ces machiavéliques carpettes.


Dernière édition par Key le Jeu 2 Sep - 0:15, édité 1 fois
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Invité
Sujet: Re: Mon eau spécial minceur ? J'en ai pas. (Key) Mar 31 Aoû - 0:18

- Tu vous quoi ? Tu vous rien du tout ok ?! Soit tu dis ce que t'as à dire, soit tu te tais mais t'ennuie pas les gens avec tes phrases avortées !

Il se faisait engueuler comme un gamin de six ans et demi. En même temps, il l’avait lui même engueuler d’une façon ayant quelques similitudes avec l’attitude d’un gamin de six ans et demi. Mais quoi ? C’était pas sa faute si le brun l’agressait verbalement en le coupant dans ses phrases, et qu’il s’étonnait ensuite qu’il ne puisse pas les finir… Oui parce que les "…." suivant ses mots faisaient partis de sa phrase, il avait juste besoin de temps, il ne fallait pas l’interrompre dans ses "….". Ce type n’avait donc obviously aucune patience. Parce que quand Tears était énervé, bizarrement, c’était jamais sa faute, il avait rien fait, c’est l’autre qui l’avait violement agressé à coup de propos… illicites. La moue renfrognée, les épaules haussées et les mains crispées, il essaya d’accoucher la fin de sa phrase de façon théâtrale. Genre la réplique de dernière minute qu’on cri à son ennemi quand il a le dos tourné et qu’il s’apprête à partir. Genre "Sale lache !" ou "Je te défie !" ou "Tu n’es qu’un vilain personnage !" juste pour avoir le dernier mot et faire "Hinhin je m’en fiche, j’ai eu le dernier mot, pff". Et parfois, au lieu de le crier on le murmure. Ca empêche l’autre de se retourner et de faire "QUOI ? Tu m’cherches ?!", et de lui permettre de te péter la gueule ou d’avoir encore une fois, le dernier mot. Du coup toi, trainant dans tes entrailles, tu devras toujours ramper un peu pour cracher tes dents dans un dernier "Pff, connard." semi murmuré. Après t’es fier, yahou, et tu racontes à tout le monde comment même en souffrant le martyre, tu lui as tenu tête, et t’as eu le dernier mot. Sauf qu’avec Tears, ces mots, il fallait les lui sortir à la Césarienne.

- Vous… êtes vraiment un… !

Chenapan ! Pleutre ! Arsouille ! Nah sérieux il allait vraiment le dire. Sauf que le spectacle le laissa bouche bée. Et qu’un grand "BLAM" étouffa ses doux mots. Pendant un moment, il n’avait pas pu s’empêcher de penser que Key avait eu la classe en marchant comme ça, sans regarder derrière lui. Et là, il devait de se rétamer royalement sur le tapis du couloir. Oh bon dieu, c’était vraiment ridicule. C’était vraiment trop nul. C’est dans ces moments là qu’on aimerait que la vie soit un film, pour rembobiner et mettre au ralentis, et re-rembobiner, et remettre au ralentis. Puis faire une vidéo en mixant accélérés et ralentis, sans oublier de jouer avec le son de la chute. Puis la mettre sur YouTube. Mais son esprit de service prit le dessus vu qu’il se précipita à genoux près de lui, sincèrement inquiet quand même.

- Hey, ca va ?

Il avait été tellement ridicule que s’en était presque touchant. Le genre de sentiment qu’on a quand on se rend compte qu’il y a pire que nous, ou au moins égal à nous. Et puis ça le rendait attendrissant, ça le rendait vraiment cro mimi de le voir écraser comme une merde par terre alors qu’il faisait son tombeur cinq minutes avant. Non sérieusement, il l’avait presque conquis là.

- Rien de cassé ?

La main sur son épaule, attentionné, pour l’aider à se révéler ou quoi. Puis il le regardait. Il essayait de rester sérieux. Il le regardait. Et il rit. Et dammit, ça devait faire des siècles qu’il n’avait pas ri. Il riait, il essayait d’arrêter, il mettait sa main devant sa bouche, il essayait de respirer bien comme il faut. Puis il regarde Key encore, et les images de la chute lui revinrent. Et il riait encore.

-P-… pardon… je…

Je me fous vraiment trop de ta gueule, excuse-moi. Non, c’était vraiment pas un rire méchant, mais plutôt un rire presque pas bruyant, mais qui faisait trembler ses épaules de secousses joyeuses. Nah mais quoi, ça avait été vraiment grandiose cette chute. Et il était discret dans son rire, un peu, quand même. Au bout d’un moment il finit par se calmer et se releva lentement, souriant, les joues un peu rouges.

-… Allez, on doit y aller.


Bizarrement, il avait oublié ce qu’il voulait dire dans sa phrase en cours de Césarienne.
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Invité
Sujet: Re: Mon eau spécial minceur ? J'en ai pas. (Key) Jeu 2 Sep - 0:15

Il aurait voulu être assommé, perdre connaissance, laissé une tache rougeâtre sur ce foutu tapis avant d'être entrainé dans une ambulance. Mais comme tout allait bien dans le meilleur des mondes, il était là, inspirant des quantités non négligeable de poussière et d'acariens. Il voyait le monde sous un nouvel angle, celui des insectes, des rampants et des gosses. Tout paraissait plus grand, plus inaccessible. Son poids l'écrasait sur le sol tandis que les poils de la moquette usée s'enfonçait dans son visage.

- Hey, ça va ?

Ah oui c'est vrai, il s'était échoué lamentablement sur le sol. Quelle honte ! Toutes les voies dans sa tête restaient silencieuse, comme si lui-même appréhendait sa réaction.

- Rien de cassé ?

Il semblait n'avoir mal nulle part. Apparemment. La chute en elle-même l'avait plus perturbé que son état. Son passage de la verticale à l'horizontale ne l'avait, à première vue, pas grandement blessé. Petit remake de kill bill et de son cour de yoga. Tenter de palper chacune des parcelles de son corps à la recherche d'une douleur qui répondrait à l'interrogation du blond. Gros orteil gauche, ok. Gros orteil droit, ok. Chevilles, ok. Jambes, rien à signaler. Bassin, ça ira. Virilité, sans égratignure. Dos, petit choc sans danger. Tête, fortement dérangée. Bref tout allait pour le mieux. Il pouvait se relever et ré-essayer de repartir, dédaignant le blond.
Il se retourna et s'assit. Quel progrès ! C'était tout de même plus seyant qu'allongé face contre tapis. Il remarqua que, Tears s'était accroupi "à son chevet ". Sans vraiment le vouloir, les images du freluquet portant un ensemble d'infirmier s'introduisaient dans l'esprit du brun. Il serait presque baisable là dedans... Le sourire revint sur ses lèvres. Tandis que l'infirmière Joël se tenait à son épaule et gloussait joyeusement pour Dieu ne sait quelle raison, plusieurs scenarios costumés occupaient les pensées Keysiennes.

-P-... pardon... je...

Cette rencontre intime avec le tapis de la Wammy's house devait finir rapidement. Bien qu'accueillant, il était tout sauf confortable. Il faudrait penser à dire à Roger d'installer des carpettes rembourrée : si ces pauvres pupilles tombaient par inadvertance, elles risqueraient de se faire moins mal. De plus, elles auraient aussi plus de mal à courir et donc à semer les surveillants. Et leur fuite deviendrait un exercice sportif d'autant plus avantageux pour leurs petits muscles. Tout bénef' en somme. Pour peu que cette "invention" soit envoyée au concours Lepin, puis brevetée, il gagnerai pas mal pour pas grand-chose.

Key se releva, s'épousseta, puis s'étira. Le blond avait fait de même.

-... Allez, on doit y aller.

Petit effort de mémoire.

- Ah oui, le café !


Il se dirigea une nouvelle fois vers les portes du paradis qui le libérerai de ce cauchemar. Ses yeux inspectaient tous les probables pièges que pouvait cacher l'institut. Il venait de se payer la honte de sa vie, être parano aux yeux du lardon en blouse blanche ne l'atteignait plus. Prudemment, il était finalement arrivé devant son salut : l'imposante porte d'entrée. Bientôt, il découvrirait cet éden promis, bientôt tous ces soucis s'en iront face au breuvage tant attendu, bientôt il serait sauf. Jamais il n'avait mis tant d'espoir dans les dorures d'une poignée de portes. Il venait de se trouvait une nouvelle divinité. Amen, Inch Allah, Mazeltof.
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Sujet: Re: Mon eau spécial minceur ? J'en ai pas. (Key) Ven 17 Sep - 21:26

- Ah oui, le café !

La façon où il s’était relevé "mine de rien, non, illusion, je ne viens pas de me crouter la gueule devant vous", et celle dont il venait d’épousseter un peu la poussière pas si imaginaire de son habit, le rendait attendrissant au possible. On aurait dit Brandon Flowers au début du clip Mister Brightside. Souriant gaiement, le regard rêveur, le blondinet hocha un peu la tête et le suivit, les mains enfouis dans les poches, le long du couloir. Couloirs aux murs blancs, dont la peinture s’en allé par endroit, tout comme la moquette qui s’usait à force de se faire écraser par des dizaines de pieds par jour, depuis des années. Devant le petit bug de son collègue devant la porte, il entreprit de l’ouvrir lui-même, en écrasant un peu la main du brun qui était déjà sur la serrure. Non mais en vrai, ça voulait dire qu’il lui plaisait bien, maintenant, tout de suite, là. Ca voulait dire "Hjghgh >3Ouverture des portes, et voilà que le soleil vient leurs fouetter gaiement. Trois petites marches en pierre, un sentier de gravier bordé des parterres de fleurs et de ça et là, des arbres qui étendaient leurs ombres difficilement. Le blond avançait sur le sentier qui produisait des sons de Petits Lu en miette qu’on écrasait. Des Petits Lu gris et en forme de caillou, of course. Assassinant joyeusement tout ces pauvres biscuits, il se dirigea vers le portail en ferraille, les mains à nouveau dans les poches mais qu’il du ressortir à nouveau, douloureusement, pour écarter les immenses barreaux de fer. On pouvait voir le troquet d’ici, sur la rue longeant l’orphelinat, quelques tables timidement sortis sur le trottoir pour faire terrasse. Un ptit café mignon quoi, avec des pots de fleurs et un gros chat qui se mêlait dans vos pieds parce qu’il est en chaleur et qu’il ne comprend pas que vous, humain, ne pouvait pas satisfaire ses désirs sexuelles. Trois boutiques et une agence immobilière après, encastré un enfoncement dans le mur un bar un peu plus branché, carrément malfamé et de très mauvais goût.

- Dites… pourquoi vous êtes là ?

Qu’il avait demandé niaisement, en s’étant tourné vers lui, sur le trottoir qui bordait la route avec une élégance folle, tout comme le design de cette poubelle publique qui était d’un génie tout à fait resplendissant.

- Je veux dire… vous avez pas une tête de…

De quelqu’un qui aime les enfants, qui veut se rendre utile, qui est responsable, qui est attendrie par la vie douloureuse de ces orphelins, qui est sympa, qui est jolie cœur, qui aime l’éducation, qui a quelconque passion, qui aime le saucisson…

- Enfin, vous avez plutôt une tête de…

Racaille, motard, abruti, wesh, rockstar, coiffeur, cosmonaute, responsable de zoo, acteur porno, designer de mauvais gout, agent publicitaire, mac, gosse de riche, stripteaseur, vendeur de banane au chocolat, maitre nageur, conducteur de bus pénitentiaire, dealer, mafioso, interprète pour sourd et muet, espion, avocat, docteur…

- Huh, je veux dire… non enfin… vous êtes pas… moche mais vous… enfin bref…

Il s’était embrouillé un peu en rougissant stupidement, virant une mouche invisible d’un mouvement de main. Haussant à peine les épaules dans un mouvement qui voulait dire "Nevermind…", il continua sa route sur le petit trottoir goudronné. Poil au nez.
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Invité
Sujet: Re: Mon eau spécial minceur ? J'en ai pas. (Key) Dim 3 Oct - 20:10

La main s'accrochant à la porte, il prenait son temps pour ouvrir l'imposante entrée. L'atmosphère interne glauque et poisseuse le dégoûtait, mais son salut était proche. C'était comme ouvrir ses cadeaux le matin de Noël, tu jouis lorsque tes doigts effleurent le papier et le déchirent maladroitement. Cette étrange sensation entre appréhension, le désirs et le plaisir d'écarteler cet extérieur factice. Puis, la seconde d'après, tu as complètement débandé, tu vomis une joie superficielle et Noël se meurt.

Cette porte était sa bénédiction, son sauveur, son présent. Et Tears venait de le violer abjectement. Il avait osé lui retirer cette faveur des mains. Il avait annihilé tout le mystère et le désir qu'on pouvait mettre dans cette entrée. Tout le mystère, l'attrait et les préliminaires venaient de s'évaporer par une simple pression du blond. Il jubilait le poisseux ! Ce type était complètement tue-l'amour.

Exposé, aveuglé et perdu sur le perron, Key mit quelques minutes à s'habituer à la fraicheur et à ce soleil gris. Le blond-empêcheur-de-bander-pour-une-porte marchait devant lui, roulant des hanches tout en faisant crisser l'allée. Il avait ouvert le portail et faisait mine de l'attendre.

A moins qu'excepter l'institut, il ne connaisse rien au monde extérieur.

Cette idée répugnait Key, mais la W'house donnait l'impression d'un trou sans fond, dont on ne ressort jamais. Une prison intellectuelle, (qui pouvait disserter pendant 7h sur l'ADN du Hydrochaeris hydrochaeris européen et son rôle dans la création d'un réacteur nucléaire biologique avec un gamin de 10 ans ?) autant que physique. Une société autonome, un amas de cerveaux conditionnés le tout sous une façade fade et livide. Tous ces excès, toutes ces fièvres, toutes ces violences qu'abriter les occupants étaient recouverts d'autant de poussière que les murs de cet asile.

Et bientôt il jouerait du plumeau avec ce cher blondinet offensant. Key, tout sourire se mit à la même hauteur que ce dernier.

Tandis qu'ils déambulaient, Tears communiqua :

- Pourquoi vous êtes la ?


Aha, très bonne question.

- Une mamie unijambiste m'a affirmé que s'ouvrir aux autres assainissait l'âme.

La seule mamie unijambiste qu'il connaissait s'appelait Chantal et bien sûr, ils ne s'étaient jamais rencontrés. Elle animait une agence "de liaisons professionnelles". Son imagination ou vécu faisait toujours son effet même à 14 dans un hôtel russe. Cette femme était un aède des temps modernes. Ses récits ludiques et lubrique le tenaient éveillés toute la nuit. De l'or au bout du téléphone cette chère Chantal.

- Je veux dire... vous avez pas une tête de...

- de chacal ? Je sais, j'utilise Loréal.


- Enfin, vous avez plutôt une tête de...

Tout ceci était pour le moins suffisamment confus pour que Key soit totalement perdus.

- euh oué carrément mais, tu peux développer ta pensée steuplé ?

- Huh, je veux dire... non enfin... vous êtes pas... moche mais vous... enfin bref...

Rooooh, si c'était pas meugnon tout ça. Le ptit lardon blond tout rouge en train d'avouer son tiraillement. Heureusement pour lui, ils étaient arrivés devant ce qui semblait être le seul débit de boisson caféiné du village. Une sorte de maison de Barbie à échelle humaine. Le choc était d'autant plus rude, qu'à travers les fenêtres en forme de coeur, surplombée d'un petit balconnet fleurit, on pouvait voir deux barbus, chasseurs d'ours en rûte, boire tranquillement ce qui semblait être un milkshake à la fraise.

Key regarda la scène, se tourna vers Tears, observa une nouvelle fois la scène avant de lui adresser le regard numéro 17: "Elle est où l'erreur là ??!!!!!!!"
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Invité
Sujet: Re: Mon eau spécial minceur ? J'en ai pas. (Key) Ven 5 Nov - 20:33

A force, à force de le côtoyer, d’entendre sa voix grave et cynique, de marcher à ses côtés, à force que les secondes, les minutes passées, Tears apprenait à le connaître. Et avec cette connaissance, ces petits grains de connaissance qui s’entassaient au fil des pas, au fil des secondes, ces minuscules amas d’expérience, Tears en tirait quelque chose. Des conclusions, d’autres connaissances basées sur les connaissances. Des solutions logiques produites par plusieurs longs calculs qui se sont emboités les uns sur les autres comme un cheval sur une jument. Un aboutissement final étudié sur l’assimilation des phrases que disait Key, depuis le début. C’est alors que le surveillant en avait déduit… qu’il ne fallait pas écouter. Il disait que de la merde ce gars. Mais genre, vraiment de la merde. Il était sérieux en rien, même quand on lui posait une question précise, il disait de la merde. Si c’était de l’humour, c’était trop drôle. Et si c’était pas de l’humour, c’était pas drôle non plus. Ca faisait vieux gars. Bref, à chacune de ses paroles, il se contentait de faire un sourire un peu crispé. Le sourire numéro 22 "Maiskesskidit… je dois rire là ? Jefaisquoi…" Si on résumait sagement, d’abord cet homme l’avait outré avec ses prétentions infâmes et cyniques, puis il avait réussi à l’attendrir avec cette chute stupide… et maintenant il le trouvait lourd. Pas lourd avec cette lourdeur qu’il avait eu au début, avec son rentre-dedans vulgaire, mais lourd avec cette connaissance qu’il pouvait être sympa. Un peu de déception. Bref, il l’avait ignoré pendant ses deux premières répliques, tout comme Key l’avait ignoré pour sa dernière. Son attention semblait en réalité plus concentrée sur ce café qu’ils étaient en train d’approcher. Il ne savait pas s’il devait être déçu de cette ignorance ou soulagé, parce qu’il s’était rendu compte peu de temps après l’avoir dite, que sa phrase était pleine de sous-entendu. Il avait presque attendu que le playboy se joue de lui, le raille, se vante, lui fasse un certain rentre dedans. Mais non. Et il se sentait soulagé et déçu à la fois. Parce qu’il avait fait une bourde énorme qu’il n’aurait pas du commettre, mais aussi il avait osé la faire, alors qu’en temps normal ça n’aurait jamais franchi sa bouche. Il en était presque fier, mais si l’autre ne le remarquait pas, alors ça ne servait à rien. Ca n’aurait servi à rien même s’il se serait torturé pendant de longues minutes avant de finalement le dire. C’est comme un effort qu’on voit gâché, alors même que l’on ne l’a même pas fait. Le regard numéro 17 de Key lui arrache le soupire numéro 33 "Vous auriez pu me plaire si vous zétiez pas aussi con…"

- Hm, quoi ?

Qu’il avait soufflé d’un air blasé, le regard mou et terne. Genre oui bah kwouah t’as jamais vu un café twouah ou kwouah. Avec des fenêtres en forme de cœur un peu art nouveau, tout en ferail, avec courbe et contre-courbe, des balcons en ferail aussi, suivant le même model… l’architecture du café avait contribué à sa célébrité. Sans plus de mots, il entra dans le bâtiment, signala à la serveuse en tenue froufrou qu’il fallait une table pour deux, table auquel elle les mena. C’était au premier étage, les escaliers avec cette même allure métallique mais distinguée, formant des cœurs par moment parce que c’était prettyyy. Faisant voleter les moult couches de sa robe, elle débarrassa rapidement une table sur le balcon, se penchant lestement pour passer un coup de torchon, l’autre main tenant un plateau surchargé. Puis, se redressant dans un petit saut qui fait légèrement sauter tous les verres, elle sortit avec un grand geste les menus qui étaient dans la grande poche de son tablier, assortie à la robe. Tears la remercia, parce qu’il était poli hein, et s’assit. Ok. Bon. Ok. On se calme. Ils étaient pas du tout genre sur un petit balcon avec une jolie vue sur le parc de l’orphelinat. Non non, c’était une ambiance extrêmement professionnelle entre deux collèges. Et il y avait cette minette, la serveuse, avec ses grosses boucles blondes, qui attendaient qu’ils choisissent. S’il demandait à Key ce qu’il prenait, ça faisait vraiment trop gay.

-… Heuu je… un café… un café au lait.

Griffonnant fébrilement sur son carnet, elle releva son petit nez vers eux.

-Avec de la chantilly ?

-Oui… oui c’est ça, de la chantilly… et des amandes… et nappage caramel…

Ahbahouaishein. Nappage caramel plz.

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