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 What if I'm just a pretender? [Silver]

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Sujet: What if I'm just a pretender? [Silver] Sam 27 Mar - 19:18


I’m just another soul for sale…
(Foo fighters)


Une petite fille. Une poupée de chiffon. Brisée. Vide.
Une petite fille.
Elle n’était rien qu’une petite fille.

Une pauvre gamine dans leurs yeux, leurs yeux où il n’y avait plus de place pour la pitié, la misérable compassion teintée de dégoût, la sympathie tranchante, répugnante, qui blesse. Une petite fille. Une ordure. Ces regards qui la saisissaient, la transformaient avec leurs yeux aveugles, ces yeux vides et incapables de comprendre. A leurs yeux elle n’était rien. Un objet de compassion, et donc de dégoût. Sourires de complaisance, tentatives de sympathisation qu’elle rejetait avec froideur et mépris. Hypocrisie. Tant d’hypocrisie. De fausseté. Ce n’était pas de l’amour.L’amour, tant cherché, tant rejeté, l’amour qui la terrifiait tant et l’attirait à la fois, l’amour de Ray, oppressant, rassurant, l’amour des autres, toujours rejeté, jamais compris. Elle n’était qu’une petite fille perdue dans un monde trop grand pour elle. Une petite fille qui se cachait derrière des apparences. A présent, il n’y avait plus de place pour la pitié. Leurs yeux s’étaient vidés, teintés par la peur. Il n’y avait plus de place pour les autres. C’était chacun pour soi. Mais cela n’avait aucune importance. A ses yeux les autres n’avaient aucune importance. Du moins c’était ce qu’elle croyait. Ce qu’elle voulait croire. Parce qu’il était plus simple de se barricader derrière des illusions. Petite fille hypocrite. Petite fille effrayée.

Il faisait beau. Un grand soleil s’étendait sur l’orphelinat. Les yeux levés vers le ciel bleu, la lumière, couchée contre un arbre, elle fixait l’immensité, les yeux vides. L’esprit déchargé. Il faisait beau. Une pluie d’or qui s’abattait sur l’orphelinat, se fichant bien de ce qui pouvait se passer à l’intérieur, de la souffrance, des tragédies. Tant de peur, d’angoisse et d’amour à la fois. Tout cela la fascinait et la terrifiait. Petit oiseau rêvant de liberté, qui ne pouvait se résoudre à pousser la porte de sa cage. Elle aimait les observer en silence, les autres, qu’elle traitait avec mépris, fière de ses grands airs, de cette façade prête à se briser à la première bourrasque. Feignait l’indifférence, alors qu’à l’intérieur, tout en elle riait ou tremblait. Etrange comédie.

Il faisait beau. Les yeux mis clos à cause du soleil, elle s’était doucement relevée, regardant passer quelques enfants qui tentaient de s’ébattre comme si rien n’était arrivé. Oui, elle les méprisait. Parce qu’ils ne comprenaient pas. Parce qu’ils ne savaient pas. Eux et leurs existences si vides, tout comme la sienne, après tout, à quoi bon vivre ? Souvent, recroquevillée sous les coups, à travers la terreur et la douleur cette pensée lui était venue, ça y est, elle allait mourir, mourir, et elle avait peur, peur, tout son être criait non, en une ultime tentative de révolte. Et pourtant, alors que son regard s’attardait sur le parc désert, elle se demandait pourquoi elle ne devrait pas en finir. Comme ça, sans raison. Mais elle n’avait pas plus de raison de mourir que de vivre.

Alors, fermant les yeux, elle posa sa tête au creux de l’arbre, ses longs cheveux bruns à même la terre, entre les racines, et le soleil lui chauffait la peau, l’herbe lui chatouillait la joue, mais ça n’avait pas d’importance, aucune sensation de douceur et d’amusement, non, comment aurait-elle put, petite fille qui ne connaissait plus ces choses depuis longtemps, juste de l’indifférence, froide indifférence. Son corps frêle étendu contre terre, les pans de sa robe rouge froissés sous ses jambes, ça devait faire une grande tâche sanguine vue de haut. Les paupières closes, le nez contre le bois rugueux de l’arbre, si rêche, si dur, qu’il lui rappelait les bras de Ray, la tête vide, elle se laissa bercer par les bruits du jour, les cris des enfants qu’elle haïssaient tant, des bruits de pas, des froissements, comme des branches qu’on agite, toutes proches, bruit auquel elle ne fit cependant pas attention.
Elle s’était déjà endormie.
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Sujet: Re: What if I'm just a pretender? [Silver] Mar 30 Mar - 17:48

......

Tarzan and Jane were swingin' on a vine
Candy man, candy man




Il était tôt, il faisait beau. Grand beau. La douce lumière de l'astre rayonnant réchauffait les joues déjà roses de Silver, une agréable journée commençait, il en était certain. Et que faire pour s'ouvrir les poumons et respirer un air frais, pur ? Un jogging ? Certainement pas, trop fatiguant, un marche entre amis, plutôt oui ! Ouvrant le petit placard de sa chambre, il extirpa de son bordel et de ses fringues en boule un short noir, accompagné d'une chainette, des grandes chaussettes un peu trouées et barriolées, un veston en jean et une chemise blanche parfaitement immaculée. S'habillant en quatrième vitesse, et imaginant déjà les commentaires de ses camarades quant à son look particulier, l'adolescent ne pouvait s'empêcher de sourire. Il apercevait depuis l'unique fenêtre de sa chambre les arbres touffus et les buissons fleuris du parc. Il allait se balader dans le parc, tiens, quelle bonne idée !

Il se posa un instant - pour enfiler ses chaussures - et se mit à réfléchir ; avec qui, cette virée ? Howl ? Il devait être avec Cain, Matt ? Même pas la peine d'y penser. Orchid ? Moui, Orchid était charmante, avec elle se serait parfait. Ne prenant même pas le temps de regarder sa montre, il fila à toute vitesse dans les couloirs de l'orphelinat ; pas de chiens de garde, parfait. Il frappa à la porte de la chambre de son amie, un faible : "je dors encore" lui répondit. Oh.

Quelques minutes de réflexion suffirent à l'adolescent pour décider que sa magnifique balade au soleil serait solitaire. C'est avec un esprit résolu mais toujours gai, qu'il s'en alla en sautillant en direction du parc. Il sifflotait en rythme, un pas, une note, un pas et une note. Quelle joie d'avoir une matinée libre, il n'en avait pas eu depuis tellement longtemps. Arrivant à la hauteur des premiers arbres, observant les gouttes de rosée sur les fleurs exquises et savoureuses que lui offrait l'endroit, le rouquin ne put s'empêcher de se mettre à rêver. Il flânait entre les allées, déambulait parmis les coccinelles et les abeilles, il faisait un avec la nature, en quelque sorte. Dans sa tête, des récits d'aventure, de Robinson et d'Ulysse. Il s'imaginait explorateur, seul sur une île, à la découverte d'un monde nouveau. Dans ses pupilles turquoises défilaient des scènes invraisemblables, et il était tellement occupé à les regarder passer qu'il ne vit pas l'épais tronc dans lequel il fonçait...


BAM. Une bosse


"Foutu truc, qu'est ce que tu fi..."


Relevant les yeux, il faillit tomber. Le soleil l'aveuglait et son choc le faisait tituber. Un vif éclair traversa la caboche vide et stupide de Simon, il ne lui fallut que six ou sept secondes pour se retrouver à qualifourchon sur une branche, aussi agile qu'un primate. Cette nouvelle auteur lui donnait une impression de puissance, il pouvait même voler. Enfin presque. Le doux bruit des feuilles agitées par le souffle du vent le faisait frémir, sa rêverie reprenait de plus belle. Il était naufragé, et s'était échoué sur une plage de sable blanc, avec une immense et dense forêt derrière. Sa curiosité ne changeait pas, si bien qu'il s'avança à petits pas vers cette jungle effrayante. Armé de son fidèle couteau suisse, il franchissait les branchages, les fougères et les plantes carnivores. Il ne fuyait pas devant les araignées ou les lézards géants, il continuait sa route, encore et toujours... Au bout d'une dizaine d'heures de marches, il s'arreta, exténué. Il grimpa alors dans un énorme arbre, grâce aux noeuds qui l'aidaient à monter, il arriva au sommet en un rien de temps. Préparant sa couchette, et admirant le paysage, il ne se doutait pas qu'un oran-outan logeait à la même enseigne que lui. Lorsqu'il aperçu la bête, son coeur ne fit qu'un bon, et il se jeta dans le vide, s'accrochant à une liane solide, mais regardez le, notre tarzan des temps modernes...

Retour à la réalité. Pas de liane, juste Silver, ses visions et le vide sous ses pieds. Bam, le deuxième. ET bam, une deuxième bosse, quoique celle ci fut plus douloureuse que la précédente. Il avait percuté le sol avec une telle force qu'il n'arrivait même plus à se remettre sur ses pattes. Il posa les paumes de ses mains à terre, s'attendant à sentir l'humidité de l'herbe, il fut surpris de toucher un tissu doux et très rouge. Ses esprits revenaient petit à petit, et il put au bout de quelques secondes entendre un grognement provenir d'en dessous. Il se releva alors en sursaut, se retournant dans la foulée. Merde une fille ! Il lui était tombé dessus ? La pauvre ! Elle allait bien au moins ? Il n'en savait rien, sa tête cognait fort et faisait mal. Merde de merde, mais c'était qui au juste ?

Le roux se recula en titubant ; une robe de princesse, des cheveux bruns, L-Love ? Oui, ça devait être ça. Il avait déjà entendu parler de la jeune demoiselle, notamment de ses tenues excentriques. Elle n'avait pas l'air consciente, et c'était peut être grave. Simon se mordit la lèvre inférieure, il ne l'avait pas blessé au moins, elle n'était pas dans le coma ou autre, pire, elle n'était pas morte quand même ?! La panique monta sournoisement en lui, lui qui détestait plus que tout faire du mal aux gens, c'était rapé pour cette fois. Il la secoua doucement, presque tendrement :


" Et, et tu m'entends ? Désolé princesse, de t'être tombé dessus. Je m'en veux c'est horrible. J'espère que tu n'as pas mal. Re-reveille toi, je t'en pris. Je suis vrai-vraiment désolé, hein, je ne l'ai pas fait volontairement. "
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Sujet: Re: What if I'm just a pretender? [Silver] Ven 2 Avr - 18:33

Elle vole.
Sa petite robe ébouriffée par le vent, ses cheveux flottants derrière elle, elle plane. Autour d’elle il fait noir, si sombre, comme si l’inconnu, l’obscurité autour d’elle allait l’engloutir à tout instant.
Qu’importe, elle est heureuse.
Sensation étrange, comme un doux gargouillis dans son ventre, félicité inconnue qui l’envahit. Elle vole. Libre. Son corps frêle d’oiseau, au milieu de l’infini.
Du vide.
Et puis soudain, elle les entend. Des voix qui l’appellent, tant de voix qui se mêlent les unes aux autres, horrible cacophonie qui résonne dans on esprit, Linda, Love, Alice, tant de noms mêlés qui résonnent dans sa tête, si bien qu’elle ne sait plus qu’elle est le sien. Et des voix, des voix de tout côtés, si puissantes, et subitement, des mains qui la saisissent, qui tirent, tirent, tous d’un côté différent, et elle a mal, si mal…
Elle tombe.
Tourbillonne douloureusement à travers l’infini, avant de s’écraser au sol, avec une violence inouïe, et un bruit terrible. Sensation physique abominable, comme si soudainement un poids énorme venait de s’écraser sur elle. Le souffle coupé, elle se tord douloureusement, non, non pas encore elle, pas la douleur, pas la douleur qui détruit, pas l’amour, elle ne veut pas… Mais déjà une main se pose sur son épaule, une main douce qui la secoue, oh elle la hait tant, tout en la désirant à la fois, cette main destructrice et rassurante, murmurant un flot de paroles qu’elle n’entend pas. Elle ouvre les yeux. Devant elle un visage. Ray.
Elle hurle.


Et se réveille.
Devant elle un visage. Des cheveux roses.
Et une atroce douleur dans son estomac.

-Non !!

Se rejetant violemment en arrière, sous l’effet de la surprise et de la peur, elle se dégagea des mains du garçon qui la retenait. A présent, debout contre l’arbre, la respiration encore haletante, elle le fixe, avec rage et mépris, tentant de dissimuler la peur, qu’il a put un instant lire dans son regard. Ce garçon, il lui semble vaguement le connaître. Un certain Silver. Et puis, difficile de passer inaperçu avec une telle chevelure.

A présent, remise de ses émotions, avec le fixe, avec un sourire de mépris. Elle ne sait pas ce qu’il est venu faire là, elle n’en a que cure. Elle se rappelle seulement de ce rêve étrange, de ses mains qui la tenaient, qui n’étaient autres que celle du garçon, de la douleur terrifiante, dont elle ressentait encore les répercussions, de la douleur qu’elle voulait tant oublier. Ne pas montrer ses faiblesses. Et elle le haïssait, oui le haïssait, non pas, parce que celui-ci avait osé troubler son sommeil, mais pour ce contact qu’il lui avait apposé, cette familiarité répugnante, qu’elle arborait tant. Elle ne voulait pas de leur hypocrisie.

S’approchant à nouveau de lui, elle le détailla en silence, avant de lancer d’un ton froid.

-Imbécile. Que faisais-tu là ?

Elle ne voulait plus reparler du choc, de la douleur, ne pas montrer ses faiblesses, pas à eux qu’elle méprisait tant. Elle préférait l’attaque. Ne voulait pas de place pour la sympathie. Se rapprochant encore de lui, jusqu’à n’être plus que tout près de son visage, elle le scrute d’un air indifférent, lui et sa drôle de tenue, et surtout ses cheveux, ses cheveux d’un rose horrible, d’un rose brillant comme celui des robes de petites fille que Ray lui faisait porter. Ses cheveux qu’elle méprise, des cheveux de petite fille, et donc signes de faiblesse. Peut importe le fait qu’il était plus âgé qu’elle, son visage levé vers lui, elle le considérait, d’un regard moqueur, comme un enfant, un de ses pauvres gamins insouciants, comme ceux qu’elle méprisait tant. Pauvres enfants insouciants et stupides. Incapables d’aimer. Toujours du même ton froid, où se mêle mépris et indifférence, elle continue donc, en lançant comme une simple constatation.

-Tes cheveux, je ne les aime pas. On dirait ceux d’une fille.

Franchise qu’elle ne se gêne pas de dévoiler au grand jour. Dans l’espoir de le sonder, de découvrir ses faiblesses.
Afin qu’elle ne dévoile pas les siennes.
Ses yeux fixés dans les siens, elle marque une pause, avant de reprendre, sans se soucier du fait que son interlocuteur n’ait pas suivi la logique de son raisonnement.

-Es tu faible ?


Montre moi donc qui tu es. Empêche moi de me dévoiler.
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Invité
Sujet: Re: What if I'm just a pretender? [Silver] Ven 2 Avr - 20:58

<< Bouge, allez ! Mais ouvre les yeux bon sang ! >>
C'était à peu de choses près la pensée de l'adolescent. Il venait de commettre un crime irréparable ; tomber sur une précieuse demoiselle pure et endormie. C'était à cause de cet accident - car oui on pouvait appeler ça un accident, ce n'était absolument pas volontaire - qu'il culpabilisait comme un fou, qu'il se torturait l'esprit comme un dégénéré. Il avait été idiot, oui, de se laisser emporter par ses rêves futiles d'aventurier, à cause de sa poisse et de sa maladresse, il avait blessé une personne. Personne qui, ne bougeait toujours pas, ou alors très peu, pas de manière suffisante pour que le rouquin le remarque, en tous cas. Il restait donc là, immobile, face à la beauté qu'offrait le visage de Love, face à sa longue robe rouge vive, sa robe de princesse.

Des pensées confuses se mélangeaient dans sa tête, il fallait peut être la porter, l'ammener à l'infirmerie. Ou alors rester et la secouer jusquu'a ce qu'elle se réveille. Mais si elle ne se réveillait jamais ? Une légère agitation du corps endormi eu don de le remettre d'aplond. Il trépignait d'impatience, allait elle bien ? Aucun bleu, aucune douleur ? Il s'était rapproché, presque involontairement de la frimousse ivoire de la jeune fille, attendant de sa part une réaction, un regard. Après quelques secondes, laissant ses prunelles s'ouvrirent sur les yeux inquisiteurs et turquoises du garçon devant elle, la demoiselle eu un reflex de recul, elle se propulsa en arrière comme pour fuir le contact trop familier, comme si elle avait peur d'un monstre, monstre qui demeurait être Silver. Grand dadais doux comme un agneau.


" Non ! "


Elle essaya de reculer de plus belle, s'enfonçant presque dans l'épais tronc qui se tenait derrière elle. Elle repoussa violemment les mains affectueuses du roux, avec une force incroyable. Pour une fille. Etonné, Simon s'écarta sans poser trop de questions, après tout, elle venait de subir un choc, et un plutôt gros, choc. Il obtempéra donc, en silence, laissant à Love le temps de reprendre ses esprits. Il s'agenouilla devant elle, histoire d'être à une haureur indentique. Ou presque. Son mètre soixante dix dépassait largement la taille menue de son interlocutrice. Cette dernière après de nouvelles minutes de repos se raccrocha furieusement au col de la chemise de Silver, toujours avec une violence inouïe, elle le tenait fermement, le pauvre.


" Imbécile. Que faisais-tu là ? "


" Et bien... "


Il était tout particulièrement géné. Surtout dans cette situation. Lui qui adorait les contacs, qu'ils soient féminins ou masculins, se retrouvait nez à nez avec une fille, plutôt à son gout, une fille qui s'aggripait à sa chemise. Avouez que la vision de la scène aurait pu faire courrir plus d'une rumeur. Cependant, que fallait il faire ? Avouer ? Certainement pas. << Princesse, vois tu, je m'amusais à immiter Tarzan mais j'ai raté la lianne. Enfin tu comprends, tu as fait office de vide, pendant ma chute. Genre le fond d'un gouffre sans fond. >> C'était nul, et vraiment pitoyable. Vraiment, vraiment... Il porta la main à sa tête, il ne savait plus quoi dire.


" Je.. Je... "


" Tes cheveux, je ne les aime pas. On dirait ceux d’une fille. "


Comment fallait il le prendre ? Bien ou mal ? Etant donné le regard furieux de la jeune fille, le rouquin aurait eu tendance à pencher vers le mal, le très mal Il sentait les poignars que lui lançait LOve le transpercer, elle ne l'appréciait pas, et ça ne faisait pas un pli. Néenmoins, sa phrase avait eu don de raviver le sourire chérubin du jeune homme. Des cheveux de fille, mais c'était bien le but. Après tout, avait elle déjà vu pareil splendeur dans cet orphelinat ? Pareille merveille ? Il médita quelques instants quant au pourquoi du comment de sa réponse. Le plus gentil aurait été de répondre : " Ah, tu trouves ? " ou autres, mais il y avait ce petit quelque chose d'intrigant chez elle, cette petite impression qui donne envie d'en savoir plus. C'est donc, le visage radieux, que Silver envisagea de laisser de côté sa promenade matinale, et de s'interesser plutôt à sa nouvelle connaissance. Il arbora un rictus chalereux avant de répondre :


" Moi j'aime bien comme ça. Mais si ça te déplait, c'est bien de le dire. Tu es franche, comme moi. "

Silence. Trois, deux, un.


" D'autres choses t'irritent sûrement, non ? "


Qu'allait elle répondre ? Allait elle se prendre au jeu ? Silver était tout exité, genre un gamin de neuf ans à qui on lance un défi, en quelque peu plus évolué, cependant. Il l'observait avec un regard malicieux, attendant avec une certaine impatience que les mots sortent de la bouche délicate de cette princesse, cette Belle-aux-bois-dormant. Elle entrouvrit la bouche, cherchant dans le vide une phrase. Enfin c'est ce que Simon en déduit, il s'imaginait des choses, comme toujours. Des yeux brûlants le transperçaient, mais il n'y faisait pas vraiment attention, il ne se concentrait que sur la beauté de Love, et sur sa réponse. Oui surtout sur la réponse.


" Es tu faible ? "


( du tac au tac ) " Sûrement pas autant que toi. "


Pourquoi avait il dit ça ? Un mystère, lui même ne savait pas, et regrettait amerement sa précédente réponse. Il aurait voulu paraître gentil, soigné, doux et poli. Et bien c'était raté. La guerre venait de commencer. Mais une guerre plutôt exitante aux yeux de Silver. Sauvegardant les apparences, il se reprit :


" Je suis vraiment navré, je ne voulait pas dire ça. Mais je veux savoir, est il nécessaire que je pique une crise pour t'emmener voir l'infirmière ou tu penses que tout va bien ? J'ai vraiment peur de t'avoir fait mal tu sais,ça va... Tu-tu es sûre ? "

Il approcha ses bras de la jeune fille comme pour l'inspecter, pour voir si tout était en ordre sur ce corps parré d'un costume bien étrange.


" Et aussi, je ne t'ai pas complimenté pour ta robe. Aussi jolie que mes cheveux, princesse ! "
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Invité
Sujet: Re: What if I'm just a pretender? [Silver] Sam 3 Avr - 3:19

Elle avait crut être dans la bonne voie lorsque celui-ci avait commencé à bégayer, et elle s’était presque sentie fière de cette emprise qu’elle avait crut avoir sur lui. Comme la petite fille d’autrefois effrayant les enfants pour leur voler leur goûter. Mais tout n’était qu’apparences. Elle n’était qu’une enfant perdue dans un monde trop grand pour elle. Un monde où l’on l’avait relâchée sans prendre la peine de défaire ses entraves. Parce que toutes ces années sa vie s’était résumée à Ray, Linda ne connaissait rien des autres. Pour elle, les rapports humains se résumaient à un seul mot : destruction. Logique paradoxale, où l’amour était synonyme de cruauté. Et pourtant, c’était bien de la cruauté qu’elle apposait aux autres, mais une autre sorte, cette fois ci teintée de mépris, et due à la peur. C’était comme une barrière derrière laquelle elle se terrait.

Parce qu’en réalité les autres lui faisaient peur, les autres, l’immense inconnu qui s’étendait devant elle. Il lui aurait suffit d’un pas pour saisir l’affection qu’on lui tendait de l’autre côté. Mais cela, elle en était incapable. Alors, elle se terrait par fierté, par crainte, à la recherche de repères qu’elle ne retrouverait plus. Parce qu’à leurs yeux elle n’était rien. Il n’y avait que Ray qui l’aimait.

Elle ne comprit pas le sourire qui s’afficha sur le visage de Silver, alors qu’il répliqua calmement qu’elle était franche. Comme lui. Phrase qui la fit frémir. Un rictus de dégoût glissa sur son visage, alors qu’elle lança.

-Non, je n’ai rien à voir avec toi.

Elle ne comprenait pas. Il aurait dut être vexé, blessé. Pas heureux. Comment pouvait-il être heureux ? Et soudain, elle eut presque envie d’arracher ce sourire candide de son visage, ce sourire d’enfant joyeux, encore un sentiment qu’elle ne comprenait pas, comment pouvaient-ils rire, s’amuser, comment pouvaient-ils être si insouciants, alors que tout était si faux, pourquoi ? Pourquoi ?

-D'autres choses t'irritent sûrement, non ?

Elle garda le silence. Frustration qui l’envahissait, venant de son incompréhension. Et puis, toujours cet étrange sourire qu’il lui adressait, un sourire provocant et fier, qui l’irritait tant. Que voulait-il ? La provoquer ? Lui faire du mal ? Elle ne comprenait pas. Cherchait ses mots. Son hésitation dut se faire sentir, car le sourire de Silver s’agrandit. La rage au ventre, elle se décida donc de ne pas répondre à sa question, et répliqua, lui demandant s’il était faible. Nouvelle tentative d’attaque. Car elle se sentait menacée par cet étrange garçon, trop malicieux, qui tentait de jouer avec elle. Jouer, encore un mot dont elle ne connaissait pas le sens. Parce que jouer nécessitait de l’affection, ou du moins, la reconnaissance de l’autre. Tant de choses dont elle était incapable. A cet instant, elle aurait presque voulut fuir, pour échapper à cette joute verbale, dont elle perdait le contrôle. La jeune fille ne s’attaquait jamais à de plus forts qu’elle. Elle ne voulait que les faibles, les êtres aisément manipulables, incapables de se défendre, pour déverser sa cruauté, simulacre encore une fois, pour se croire moins faible qu’elle était, pour déverser la violence qu’elle avait reçut autrefois. Le problème était, qu’elle avait sous estimé le jeune homme. Elle avait perdu le contrôle de la situation. Cependant, elle ne pouvait lui tourner le dos, et fuir à toutes jambes. Car même s’il lui tenait tête, elle restait persuadé qu’il était trop faible pour réellement pouvoir lui faire du mal, pas avec des cheveux de cette couleur. Et puis elle était trop fière, pour abandonner dès à présent.

-Sûrement pas autant que toi.

Silver : 2. Love… 0.
Sa réplique lui fit l’effet d’une douche froide. Comme si le garçon avait trouvé les mots qu’elle voulait le moins entendre. En plus d’avoir mit le doigt sur la plaie, celui-ci ne se gênait pas pour appuyer.

-T… Tais-toi ! Je… je ne suis pas faible !

Elle pouvait sentir son corps trembler, sous l’effet de la crainte et de la colère, alors qu’elle prononça ces derniers mots. Non, c’était faux, faux, faux ! Elle n’était pas faible ! Lui l’était, pas elle ! Il tentait simplement de la déstabiliser. Mais elle ne le laisserai pas l’avoir. Elle n’était pas faible…
Le corps toujours tremblant, elle le fixait à présent avec haine.
Petite fille qui s’était brûlée à vouloir jouer avec le feu.

-Je suis vraiment navré, je ne voulait pas dire ça. Mais je veux savoir, est il nécessaire que je pique une crise pour t'emmener voir l'infirmière ou tu penses que tout va bien ? J'ai vraiment peur de t'avoir fait mal tu sais,ça va... Tu-tu es sûre ?

Elle ne comprenait pas. Il avait suffit de quelques secondes pour que le garçon se reprenne, s’excuse. Mais elle n’eut pas le temps de répondre, que déjà il s’approchait d’elle pour lancer un compliment sur sa robe d’un ton joyeux… pour ensuite la comparer à ses cheveux. Pure provocation.

Et soudain, elle comprit, alors que l’empêchant de la toucher, elle se dégagea, une lueur cruelle dans le regard.
C’était donc ainsi ? Il tentait donc d’endormir sa méfiance avec sa gentillesse, cette fichue hypocrisie, dont elle se méfiait tant. De la pitié, pour ensuite mieux la rabaisser, pour lui rappeler qu’elle n’était rien qu’un pauvre objet devant lequel on s’apitoie. Avant de l’écraser. Au souvenir du choc, elle ne put s’empêcher d’avoir un frisson effrayé. Certes, la douleur était toujours là, plus diffuse mais bien présent, battante dans son corps chétif, mais il n’était pas question qu’elle aille à l’infirmerie. Elle avait eu sa dose de pitié. Par chance, elle n’avait sans doute aucune côte cassée. Elle se retrouverait simplement avec quelques gros bleus pour les semaines à venir.

-Non, je ne veux pas aller à l’infirmerie ! Je… je n’ai pas besoin de toi. Va donc embêter quelqu’un d’autre avec ta gentillesse, répondit-elle, en crachant ce dernier terme avec mépris. Que veux tu, me provoquer ? Mais tu es incapable de me faire du mal. Un sourire, glissa sur son visage, alors qu’elle rajouta. Tu es trop faible pour cela.

Si je ne connaissais pas Love, je dirai qu’elle était masochiste. Qu’une gamine normale aurait tourné le dos au garçon, et serait partie, au lieu de relancer un jeu qui lui échappait. Mais tout, lui échappait, tout comme son comportement. Papillon de nuit aveuglé, ne pouvant s’empêcher de s’approcher de la lumière. Parce que même si la domination des autres, la cruauté la dégoutaient et la terrorisaient, elle ne pouvait s’empêcher d’être attirée par ces deux choses. Parce qu’à travers un monde d’illusion elle n’avait que cela à quoi s’accrocher.
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Invité
Sujet: Re: What if I'm just a pretender? [Silver] Jeu 8 Avr - 22:16

-T… Tais-toi ! Je… je ne suis pas faible !


Une minute de silence. La tension était à son comble.
Jamais, au grand jamais, Silver n'avait voulu blesser Love. Cette poupée, fragile et égarée, non, jamais il ne lui aurait fait de mal. Jamais volontairement du moins. La réponse avait été lachée comme une fusée, vive, tranchante. Le son de la voix eu des teintes hystériques, il avait touché le point sensible, malgré lui, il était entré dans ce jeu si exitant, jeu auquel il ne voulait plus jouer. Il vallait mieux s'arreter maintenant, après tout, chacun chez soi et Dieu pour tous ? Mais non, il y avait, quelque part dans sa tête, cette ignoble et vicieuse petite personne, tapie dans l'obsurité de sa bonne humeur maladive. Cette personne ne demandait qu'a sortir, pour très peu de temps, aujourd'hui, elle en avait l'occasion.
Luttant contre la fureur de ses envies, il se ravisa et sourit. Non, il n'était pas méchant, il ne le deviendrait pas. Jamais.


-Je suis vraiment navré, je ne voulait pas dire ça. Mais je veux savoir, est il nécessaire que je pique une crise pour t'emmener voir l'infirmière ou tu penses que tout va bien ? J'ai vraiment peur de t'avoir fait mal tu sais,ça va... Tu-tu es sûre ?


Le voilà, notre preux chevalier. Le bon, l'aimé. Le roux qui donne le sourire, qui remonte le moral. Un beau rattrapage, en sorte. Il avait été simple, poli. Toujours angoissé par le fait qu'il se soit littéralement écroulé sur une jeune fille endormie, sur sa belle-aux-bois-dormant, comme il aimait l'imaginer. Belle, qui aurait facilement pu se briser, en une fraction de seconde. Il ajouta à sa réponse desespérée un sourire niais, certes, mais chargé de bonnes intentions. Tant qu'a jouer le rôle du parfait gentleman, il fallait qu'il assume jusqu'au bout.


-Non, je ne veux pas aller à l’infirmerie ! Je… je n’ai pas besoin de toi. Va donc embêter quelqu’un d’autre avec ta gentillesse. Que veux tu, me provoquer ? Mais tu es incapable de me faire du mal. Tu es trop faible pour cela.


Le tout dit avec mépris, dedain. Colère, hargne et rage également. On ajoute au mélange un sourire sadique, et on obtient LOVE. Quel drôle de pseudonyme. Il est vrai que les premiers impressons sont dites trompeuses.Il est clair que, là, maintenat, tout de suite, on pourrait valider l'affirmation. Love, amour. L'amour, c'est le mal. La méchanceté, la haine. Ce doux visage était il synonyme de guerre, de méchanceté.Derrière ces volants rouges, y avait il réellement une âme mauvaise ? Ou juste une fillette déboussolée ? Dans ses souvenirs, l'adolescent revoyait souvent cette psychologue qui lui disait : " si tes parents ont fait de mauvaises choses, c'est parce qu'ils étaient malheureux. Car oui, le malheur est toujours le déclencheur d'un prôblème. Les gens font du mal pour plusieurs raisons, ils peuvent avoir peur, se sentir seuls, rejetés. Ces personnes que la vie à maltraité ne se remettent pas toujours, et ils arrive que, pour dévoiller leur souffrance aux yeux des autres, ils agissent en se comportant très mal. Il ne faut jamais oublier cela, Simon. La méchanceté, le désespoir est du à la tristesse et aux malheur des gens. [...] " Depuis ce jour, Simon-dit-Silver arreta d'être triste. La bonne humeur devenait le maintenir hors de toute la noirceur du mal. Il voulait être l'unique cas, LA personne qui saurait affronter une enfance difficile, des problêmes de santé, la seule qui ne refoulerait pas sa peine sur les autres. C'était son credo, son ultime but, et, en regardant la princesse, la demoiselle seule devant son arbre, il ne put s'empecher d'esquisser un sourire. Que répondre maintenant ? Certes, les gens étaient malheureux. Mais elle, si elle se trouvait ici, c'est que son intelligence faisait d'elle une personne unique. Qui sait ? Elle aussi avait du connaître le désespoire, elle aussi était orpheline. Tout comme lui elle avait du éprouver d'affreux sentiments, tout comme lui, elle avait une une vie brisée, par l'absence de ses parents. Alors, fallait il jouer, ou marquer une pause. Renter dans son jeu, ou simplement ne pas chercher à aller plus loin.
Du bout des lèvres, il articula :


- Moi faible, oui sûrement. Regarde, je suis asser stupide pour enter dans ton jeu. Mais tu n'as pas vraiment l'air mieux, si je ne m'abuse. Tu te crois puissante, avec ton mépris ? Tu crois que le monde t'appartient, parce que tu es méchante et que tu ne te laisse pas apprivoiser ? Tu crois que la peur ne se voit pas dans ton regard ? Enfin, je dis ça, mais je ne suis pas mieux. Regarde nous, pitoyable, non ?


D'un geste calme mais rapide, il attrapa le menton de la jeune brune. IL n'y avait rien de sentimental dans ce geste, non, il voulait simplemnt l'obliger à le regarder, pour comprendre. Il voulait savoir, pourquoi. Les secondes passaient, Love ne réagissait pas. Comment les choses allaient elles tourner ?




[ c'est très cout, je m'excuse, mais l'inspiration a un peu de mal, en ce moment.. >.< ]
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Sujet: Re: What if I'm just a pretender? [Silver] Mar 27 Avr - 22:41

Peur. Mépris. Hargne. Colère. Peur.
Tant de sentiments qui se bousculaient en elle, trop de choses pour ce petit cœur de gamine, trop, trop, trop, et elle voulait que ça cesse, qu’il s’en aille, que tout cela ne se soit passé, qu’elle soit encore paisiblement endormie sous son arbre. Seule. Trop proche, trop fort, trop loin. Colère. Peur.

Oui, Love. Etrange pseudonyme pour une gamine incapable d’aimer. Mais comment aurait-elle put ? Elle ne savait pas. L’affection n’était qu’un mot sans sens dans ce cœur mutilé, et destructeur. Amour destructeur qui l’avait dirigée jusqu’à là, amour auquel elle avait crut. Parce qu’elle n’avait que ça. Pensées paradoxales où aimer était symbole de destruction. Hargne et colère qu’elle présentait pourtant aux autres. Tout simplement parce que jusqu’à ses quatorze ans son avenir s’était résumée à un seul homme. A des mains trop lourdes sur son corps, à la violence, la peur, la douleur. La destruction. Comment aurait-elle put comprendre ?

Débarrassée de repères, vêtue de cette liberté qu’elle ne gérer, elle continuait à chercher inconsciemment des vestiges de son ancienne vie. Pas parce qu’elle lui manquait. Mais elle n’avait que ça. Oui, elle aurait eut besoin d’aimer, d’ouvrir son monde. Mais elle ne pouvait pas. Laisser approcher de trop près cette chose inconnue et vaguement menaçante nommée Autre. Cette chose imprévisible, effrayante. Alors elle se revêtait de se voile de fierté pour masquer tout ce qui se bousculait en elle, et cette fichue faiblesse à l’intérieur d’elle, et Ray lui disait toujours que les petites filles étaient si faibles, mais qu’heureusement elle l’avait, lui qui la protégerait. Paroles qu’elle ne comprenait pas, mais auxquelles elle s’accrochait comme à une bouée de sauvetage. Maintenant elle comprenait.
Ce garçon aux cheveux roses, qu’elle avait eut le malheur de sous-estimer, il lui faisait peur. Parce qu’elle ne parvenait pas à comprendre.

- Moi faible, oui sûrement. Regarde, je suis assez stupide pour enter dans ton jeu. Mais tu n'as pas vraiment l'air mieux, si je ne m'abuse. Tu te crois puissante, avec ton mépris ? Tu crois que le monde t'appartient, parce que tu es méchante et que tu ne te laisse pas apprivoiser ? Tu crois que la peur ne se voit pas dans ton regard ? Enfin, je dis ça, mais je ne suis pas mieux. Regarde nous, pitoyable, non ?

Sa main qui tenait fermement son visage forçant ses yeux à plonger dans les siens. Non ! Non, elle ne voulait pas ! Echapper à ce regard empreint de pitié et de curiosité qui la sondait. Détourner le regard, fermer les yeux, serrer les paupières et les dents, faire l’autruche, se protéger derrière se voile noir. Ne rien entendre. Ne rien vouloir entendre. Cacher les tremblements de son corps secoué. Trop de mots qui se bousculaient. Elle ne comprenait pas. Cela n’avait rien d’un jeu. Même si pour elle ce terme n’avait aucun sens. Et puis il était proche, trop proche, alors que se brisait peu à peu se bouclier qu’elle avait tenté de se forger, formé de mépris et d’orgueil. Ce bouclier, s’étant fissuré peu à peu sous le poids de ses mots. Et qui se brisa.

Peur. Colère. Désespoir. Et tout implosa. Tant de morceaux qui volèrent en éclat, tant de choses qui se brisent à travers le vide qui l’habitent. Elle ne comprend pas ses paroles. Mais il est là, trop fort, trop près, le doigt appuyé sur ses faiblesses, et le mot résonne sur ses lèvres et dans sa tête, peur, peur, peur.

Et ses yeux écarquillés posés sur les siens se ferment douloureusement, alors qu’avec violence elle se dégage de ce contact. La voix et les jambes tremblantes.

-Non, non… je ne suis pas pitoyable. Je ne suis pas comme toi ! Je ne suis pas faible ! Je n’ai pas peur !

Les mots s’enchainent, douloureux, vides de sens. Comme une tentative désespérée de se convaincre elle-même. Et avec colère, elle se jette sur lui, violence désespérée, parce qu’elle n’a que ça, et ses petits poings martèlent son torse, alors qu’elle crie :

-Je ne suis pas faible ! Je n’ai pas peur ! De toute façon, tu… tu ne peux pas comprendre ! Va… va détruire quelqu’un d’autre ! Je ne veux pas de ton amour !

Des phrases qui sortent sans prévenir, mais qu’importe. Elle ne veut pas que ce jeu continue. Ce jeu qui lui fait mal. Car après tout, n’est pas cela aimer ? Faire du mal ?


[Milles pardons pour le retard et l’horrible qualité >.<]
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Sujet: Re: What if I'm just a pretender? [Silver] Mer 28 Avr - 11:12

Aide ton prochain, et le monde t'aidera.
Si seulement...




Silver attendait là, devant sa belle. Précieuse poupée de porcelaine qu'il fallait manier avec précautions. Il tenait son menton ivoire entre deux doigts, prunelles turquoises qui fixaient avec attention le regard sévère et malin qui s'opposait à lui. Love, gamine vraiment particulière. Etrange, même, mais si intéressante.
Il ressentait au plus profond de lui une force attractive qui le poussait à creuser, à apprendre pourquoi tant de rancoeur et de peines se trouvaient dans un si chétif petit être.
Malheureusement, pour cela, il fallait que l'être en question soit en accord avec toutes approches, et dans le cas de la jeune fille, même un char d'assaut blindé équipé de missiles et autres balles n'aurait pas pu briser, non, n'aurait pas réussi à fissurer ne serait-ce qu'un peu le bouclier qu'elle s'était forgée. La question était là, après tout. Etait il normal qu'à seulement quatorze ans, ce petit ange en robe rouge ai une défense si épaisse. Qu'avait elle connu pour se dissimuler à ce point là...

Elle écarquilla les yeux, ses iris sombres braquées sur lui. D'un geste vif et bien calculé, elle s'écarta de l'emprise qui la rendait, sûrement, trop porche du rouquin.
Elle le scruta pendant quelques instants avant de se lever. Telle une furie, les genoux flageolants et les membres agités, elle essayait de se contrôler. Se contenir. Silver, surpris, observait le nouveau tableau qui se jouait devant lui. Love avait pris de la hauteur sur lui, seulement assis par terre. Elle n'était pas vraiment très grande, mais il était bien forcé de regarder en l'air. Le soleil lui tapait dans les yeux, la jeune princesse le couvrant à moitié.
On aurait pu se croire dans un mauvais film, le rôle de la méchante attribué à Love, supérieure qui allait écraser sa pauvre victime, assise et déboussolée. Cependant voilà, la fille n'était pas méchante. Non, juste égarée, et elle n'était pas à blâmer pour cela.


-Non, non… je ne suis pas pitoyable, dit elle la voix tremblante. Je ne suis pas comme toi ! Je ne suis pas faible ! Je n’ai pas peur !


Son ton laisser entendre un désespoir profond. Un vide dangereux. Il y avait en elle, un objectif. Ne pas être faible, ne pas avoir peur. C'était son unique volonté, ne pas laisser transparaître le chagrin, le doute. Parce que toute fière qu'elle semblait être, Love savait au fond d'elle qu'elle se cachait. Qu'elle se blottissait derrière un voile de mensonges et de mépris. C'était son bouclier, son arme de défense. C'était, du moins, ce que pensait Silver.

Il n'eu pas assez de temps pour réaliser réellement la situation qu'il se trouva projeté au sol, la demoiselle furieuse à moitié allongée sur lui, le frappant de ses poings inoffensifs. Non, elle ne lui faisait pas vraiment mal, elle en était bien incapable, toute menue qu'elle était. Le voulait-elle vraiment, aussi ? Lui faire mal ? Et pourquoi réagissait-elle ainsi, aussi mal ? Le jeune homme ne mit que quelques secondes à comprendre, ce seul dicton le mit sur la piste :


Il n'y a que la vérité qui blesse.



D'une force d'enfant, elle continuait. Allait-elle pleurer ?
Des coups en pagaille, elle criait toujours de sa voix tremblante.


-Je ne suis pas faible ! Je n’ai pas peur ! De toute façon, tu… tu ne peux pas comprendre ! Va… va détruire quelqu’un d’autre ! Je ne veux pas de ton amour !


C'était donc ça ! Bon sang, c'était sûr maintenant. La seule chose qu'elle fuyait, qu'elle redoutait, c'était l'amour de l'étranger. La peur d'être chérie et adulée, la simple peur d'être aimée. Love, jeune perle qui avait fait de l'amour une chose détestable, une notion qu'elle réfutait au plus profond de son âme.
Non tu n'es pas faible, ma belle. Non, tu n'as pas peur, je le vois bien.

Simon se releva, facilement. Il avait toujours contre lui ce petit corps qui s'agitait, qui sortait ses griffes pour le blesser, lui. Ils étaient maintenant dans une drôle de position. Il y avait lui, qui se maintenait sur ses bras, à moitié assis, les jambes étendues. Et il y avait elle, sur lui, recroquevillée, le battant avec ses petites mains innocentes. Elle avait quatorze ans, et elle était aussi fragile d'une fleur en cristal, aussi facile à briser également.
Le roux passa ses bras autour d'elle, l'enlaçant de manière à se qu'elle se calme. Elle devait être épuisée, n'oublions pas qu'elle s'était endormi sur un arbre. Elle opposa, bien sûr, une résistance, une faible, cependant. Face à ce grand enfant qu'était Simon, elle ne pouvait pas grand chose. Ce dernier sourit avec gentillesse. Il ne fallait pas alerter ce petit oiseau tapi au fond de sa cage, prisonnier de ses propres barreaux depuis si longtemps que s'en était devenu habituel. Il fallait d'abord qu'elle évacue, qu'elle crie, qu'elle tape du pied. Il fallait que ce malheur qu'elle contenait s'échappe, même si elle devait le tabasser, il voulait comprendre, comprendre pourquoi.
Il envisagea une approche, plutôt étrange. Mais après tout, il l'était. Etrange. Donc pourquoi pas ?


- Tu me rejettes, c'est cela ? Tu ne veux pas d'amour, chérie, mais de la haine, de la peine ? Tu te dissimules derrière le malheur, tu ne veux pas que je te détruise, n'est-ce pas ? Tu le fais toi-même.


Il sentait le petit coeur affolé de l'adolescente battre à toute vitesse contre le sien. Elle était bout, et pourtant, tellement courageuse. Elle se protégeait, quotidiennement. Elle se préservait des monstres de l'extérieur. Quatorze années et déjà un bagage trop lourd à transporter.
Simon savait très bien que ce sac ne disparaîtrait jamais. C'était son histoire, son passé. Sa vie. Ce qui la constituait, c'était sa personnalité autour de ce poids, elle 'était construite avec les éléments dont elle disposait. Et s'ils n'étaient pas forcément joyeux, se n'était pas sa faute.


- Love ?


Silence.


- Pourquoi m'en veux-tu ?


Il se redressa complètement, tenant toujours contre lui l'ange, la chérubine, il s'arrangea pour que ses yeux arrivent au niveau des siens. Il la fixait, hésitant. Derechef, il sourit, mais de façon plus discrète. La bouche de la jeune fille tremblait, que pouvait-elle penser ?
Regarde moi, princesse. Ne te cache pas, ne te cache plus, dévoile toi, je te ferai pas souffrir, c'est une promesse.
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Invité
Sujet: Re: What if I'm just a pretender? [Silver] Lun 17 Mai - 17:29

........
Retiens-moi si tu peux refermer la blessure
Qui me tient à la vie et le mal qu'on se fait
Et les coups de couteaux qui traversent les plaies
(Saez)


Et peu importait la réalité de ce monde. L’hypocrisie, le vice, et tout le mal qu’on se fait. Pour avoir l’impression de vivre. D’exister. Pour échapper au vide, à l’absurdité, à la douleur, pour recoller maladroitement les morceaux d’un cœur brisé, qui plus jamais ne s’emboiteront tout à fait. Monde laid et décevant, où l’hypocrisie règne en maître, et les blessures, les coups dans le dos pleuvent, mais qu’importe ? L’être humain est cruel. Malgré la douceur dont il se pare, gentillesse hypocrite teintée de pitié, d’une hauteur vile, de la satisfaction de ne pas être au niveau de la pauvre chose qu’on déplore. Gentillesse mielleuse à laquelle on s’accroche, comme d’autres à la cruauté, pour fuir le vide, l’absurdité d’un monde. Pour avoir l’impression de servir à quelque chose.

Gentillesse qu’elle ne connaissait pas, alors qu’en elle n’existait que le goût amer du mal, le mal qu’elle répandait, poison brûlant infiltré dans ses veines, qui traversait son cœur en une décharge lancinante, dont elle ne pouvait cependant se défaire. C’était devenu comme une addiction. Le besoin impérieux de s’accrocher à quelque chose de familier. Afin de… survivre. Je me survis, disait un personnage de Sartre. Oui, Love se survivait. Tentait de dépasser ce qu’elle était, petite fille brisée par les ans, enveloppée dans son voile de froideur et de cruauté, les yeux sans cesse baissés, refusant de voir ce que son cœur réclamait. Par fierté, peut être. Par peur surtout. Peur de s’ouvrir à un monde trop hostile, d’abandonner cet amour qui était sa seul vérité, et son mensonge à la fois, cet amour qui lui faisait si mal mais qu’elle poursuivait désespérément, son éternel maux, et son seul désir. Et ce cœur hanté de paradoxes qui refusait systématiquement de s’ouvrir, cage hermétiquement fermé dont elle seule possédait la clef, malgré l’extérieur qui l’appelait. Peut être cet autre monde qu’elle refusait d’entrevoir était bien plus beau que le sien, mais cela aussi elle le niait, les yeux fermées, les oreilles bouchées, maigre parade vaine, comme si l’obscurité pouvait empêcher le monde de tourner. Mensonges, encore et toujours. Elle ne voulait pas voir la vérité en face.

Et soudain, alors qu’elle le frappait avec toute la force et la colère de ses petits, poings, tentant de décharger le trop de frustration et de haine l’inondant, deux bras l’enlacèrent soudainement. Deux bras qui la saisirent, refusant de la lâcher. Avec un sursaut de surprise, elle tenta de se dégager, mais la poigne était trop forte pour elle. Petit oiseau aux ailes brisées, enfermée dans une étreinte douloureuse, refusant d’accepter cette douceur qu’on lui offrait, cet amour qu’on devait lui inculper par la force, parce qu’il n’y avait que ce langage qu’elle était capable de comprendre.

- Tu me rejettes, c'est cela ? Tu ne veux pas d'amour, chérie, mais de la haine, de la peine ? Tu te dissimules derrière le malheur, tu ne veux pas que je te détruise, n'est-ce pas ? Tu le fais toi-même.

Pourquoi ?
Ray aussi l’appelait ainsi. Ray aussi avait l’habitude de la prendre dans ses bras.
Et pourtant, cette fois ci, c’était différent. Les bras enlaçant son corps tremblant étaient moins durs, moins forts, ne pressaient pas son corps douloureusement. Etrangement, ses bras là ne faisaient pas mal. Les mots si. Tant de lames de couteau qu’il lui enfonçait dans le cœur. Amour, haine, destruction, elle ne comprenait plus rien. Tout s’embrouillait en son esprit, toutes ses convictions, élevées quinze ans durant s’effondraient pêle mêle en un immense capharnaüm. Quelle différence entre amour et haine ? Entre attirance et rejet ? Et pourtant soudainement, il lui semblait qu’il y avait autre chose, autre chose d’étrange et d’inconnu, caché dans cette voix trop douce, quelque chose qui l’attirait, mais qu’elle ne voulait pas connaître. Alors elle se taisait, les yeux baissés, lèvres serrées, refusant toujours de voir, d’admettre, tandis que son cœur battait la chamade, disant bien plus que tout les mots.

- Pourquoi m'en veux-tu ?

Ses prunelles plantées dans les siennes semblant chercher une réponse.
Et elle ne comprenait pas pourquoi tant d’insistance, d’habitude les gens abandonnaient si rapidement, et elle se sentait si dépouillée, si nue face à ce regard, tentant de trouver une réponse au fond de ses yeux muets. Et après un long silence, les mots sortirent, doucement, hésitants.

-Pa…parce que tu me fais… peur. Parce que… je ne comprends pas.

Et la vérité timide sortait enfin, alors qu’elle cessait toute résistance.
Ouvres ton cœur, petite. Cela fait déjà longtemps que tu as perdu.
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Sujet: Re: What if I'm just a pretender? [Silver] Dim 30 Mai - 10:38

La pensée est un oiseau d'espace qui dans la cage
des mots saura peut-être déployer les ailes, mais pas voler.



- Pourquoi m'en veux-tu ?


Love respirait. doucement, ses aspirations troublées par un hoquet nerveux.
Apeurée, chétive et délicate, c'était une poupée dans les longs bras de l'adolescent qui la retenait, une chevelure rousse qui s'étendait sur une parure rouge sang, des yeux turquoises qui fixaient profondément des iris brûlantes, animées par la haine, la peur. Mais qu'elle sorte de peur ? Là était la question, car la demoiselle, enfermée dans l'étau des membres de Silver, savait pertinemment que ce dernier ne lui ferait aucun mal. Enfin, si elle l'ignorait, son subconscient devait le savoir parfaitement. Ses lèvres roses frémissaient, une moue craintive se dessinait sur ce visage blanc et angélique, des spasmes discrets agitaient son corps fébrile. Une seconde, puis un autre, et doucement, une réponse presque muette :


-Pa…parce que tu me fais… peur.


La peur, toujours ce sentiment malsain qui revenait lorsqu'une brèche était ouverte, lorsqu'une jeune fille égarée comme Love doutait. La peur arrivait toujours au galop, toute habillée de noir, à l'instar de sa grande amie, la mort. La peur, elle pénétrait dans les membres d'abord, les immobilisant, elle remontait ensuite sournoisement le long de la colonne vertébrale, dans la poitrine, jusqu'à atteindre le coeur. La peur, qui resserrait son étreinte pour étouffer le courage tapis au fond de l'âme, la peur, qui dictait au cerveau une conduite à adopter, qui anéantissait toutes nouvelles idées venant de l'extérieur, d'autrui.
Ainsi donc, la princesse rouge sang était effrayée par lui. Ce grand gamin qui ne voulait que le bonheur, cette asperge hystérique et quotidiennement heureuse, c'était ça, la cause de son inquiétude ?


- Parce que… je ne comprends pas.


Sur son corps, Simon sentit la jeune fille retomber, comme si elle avait arreté de respirer pendant plusieurs minutes, et que, une fois qu'il n'avait plus été possible de se retenir, s'était vidé complètement, avait expiré tout d'un coup. C'était comme cela, Love était en apnée, continuellement, et cela, le rouquin l'avait compris depuis le début de la rencontre, cette silhouette qui se baladait les épaules rentrées, crispées, ce visage hautain qui dissimulait la peur de l'inconnu, de la nouveauté. Elle ne comprenait pas. Cette situation qui ne lui était, apparemment pas familière, puisque, derrière ce masque qui venait de tomber, se cachait une surprise réelle. Tout comme l'enfant blanc qui voit un homme noir pour la première fois et qui veut s'enfuir car il n'a connu que des gens de la même couleur que lui, Love, n'ayant connu qu'une sorte de situation, parfait en courant devant une différence. Comme une enfant, elle ne comprenait pas.

Le jeune homme avait maintenant un tout autre visage devant ses yeux, une toute autre expression.
Relâchant un peu son étreinte, ses bras musclés se firent moins pressant, pplus libres, plus tendres, elle qui était déjà terrorisée, il ne fallait pas tout lui infliger, il ne fallait pas aller trop vite, sinon, l'oiseau en cage qu'elle était, n'oserait jamais sortir pour découvrir, réellement, le monde autour d'elle. Si Silver l'hyperactif se montrait aussi souriant et aussi gai que d'ordinaire, Love aurait vite fait de refermer la porte à double tour, et de rester à l'abri des barreaux de la peur, les murs qui la retenaient depuis déjà trop longtemps.


- Tu dois savoir princesse, il releva le menton de la jeune fille pour de nouveau croiser son regard chaud, que je ne veux pas te faire de mal. Je te jure que ce n'est aucunement mon intention. Tu n'as donc pas à avoir peur, tu peux même me demander de partir, crois moi, je te laisserai libre, si tu as envie. Je ne veux pas te blesser, princesse, je ne le ferai pas, je te le promets.


Sa réponse, prononcée de manière à ce que l'oiseau ne se trompe pas sur ses intentions. Il n'était pas méchant, et se serait haït s'il avait fait souffrir de trop l'ange placé sur ses genoux. Simon l'observait mieux à présent, et lui aussi, essayait de comprendre ce qu'il voyait. Après tout, il était tombé sur cette demoiselle endormie sous un arbre, lui superstitieux et croyant de bonnes aventures avait voulu aller plus loin dans cette rencontre, c'était le destin, paraîssait-il. Maintenant, il voyait, cette Belle-au-bois-dormant dévoilée, ou plutôt qui tentait, timidement, de s'extirper de de sa prison, ces yeux suppliants qui exprimaient le doute, cette bouche pulpeuse qui tremblait toujours un peu plus à chaque minutes qui s'écoulaient, c'était lui qui l'avait mise dans cet état, mais il fallait qu'elle parle, qu'elle évacue, mais bien sûr, ne la connaissant que depuis peu, il ne se serait pas offusquer d'une soudaine fuite ou d'une réponse négative.
Car oui, parfois, ce grand gamin de Silver, habillé bizarrement et toujours pétillant d'une bétise exagérée s'averait être sage. Oui, parfois.


- Tu es désemparée, mon ange, tout comme l'oiseau en cage, tu te caches toujours, je le vois bien, toujours dissimulée, tu crois que moi, je n'ai pas compris ton jeu. Tu crois que je ne ressens pas ton doute ? Tu ne comprends pas, tu ne veux plutôt pas comprendre, car tes yeux brillent d'intelligence, tu es dirigée, tout simplement, comme un pantin, tu suis les ordres que la peur te dicte, tu t'enfermes pour te protéger. Car oui, ça aussi, je peux le voir. Je te vois Love, toute entière.

Il souffla doucement sur la frange de la jeune fille, pour écarter les mèches rebelles qui s'étaient logées juste devant ses yeux. Toujours en attente d'une quelconque réaction en provenance de sa princesse.
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