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 Lie lie blush blush - X - ( WildCat )

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Sujet: Lie lie blush blush - X - ( WildCat ) Lun 15 Mar - 22:04

Il était sorti de l’infirmerie depuis un certain temps. Et pour chercher à oublier les paroles de Hurricane, il se remémorait celles de WildCat qui lui étaient beaucoup plus agréables à entendre. Il se concentrait sur elle, mais ne pouvait s’empêcher de penser à lui. Alors il se concentrait deux fois plus sur elle. Et sur le baseball. Une fois la batte en main, il se demandait comment il avait fait pour survivre sans y avoir joué pendant quatre jours, il se le demandait vraiment. Aujourd’hui, un jour de vent, encore. Vent qui faisait voler sa casquette au loin, s’amusant par la même occasion à faire onduler l’herbe sous ses pieds, sous leurs pieds à tous, l’équipe au complet. La main en viseur, Dew suivait Taz des yeux alors que ce dernier courrait. Pendant ce temps, Angel et Rainbow essayaient désespérément de récupérer la balle qu’il avait lancée, le tout sous les commentaires inutiles d’End. Passant de base en base, WildCat profitait de la balle de Taz pour courir aussi, et progresser sur son parcours, à grandes enjambés, féline. Ses cheveux noirs plus libres que jamais. Elle était vraiment belle, quand même. Ca l’étonnait presque de ne pas s’en être rendu compte plus tôt. Ce dont il s’était rendu compte par contre, c’est qu’en s’obstinant, têtu, sur Hurricane, en restant buter sur un rêve inaccessible, il n’avait fait que se renfermer. Se renfermer bêtement, fermer les yeux sur le monde et il y avait plein de choses auquel il n’avait jamais prêté attention. Comme la finesse de ses jambes, ça le frappait maintenant qu’il la voyait courir. Cette attention qu’elle réussissait à obtenir de lui était sans doute due au baiser. Après tout, il fonctionnait comme tous les garçons, faites leur quelque chose qui montre qu’ils vous intéressent un peu, et comme par hasard, vous prenez beaucoup plus d’importance à leurs yeux. Ca pouvait paraître con et totalement égoïste de leur part, et pourtant c’était comme ça. Dès qu’il sente qu’ils sont appréciés, vous n’êtes plus n’importe qui. Non qu’auparavant, il ne faisait jamais attention d’elle, bien au contraire, elle s’était rapidement démarqué des autres. Mais pas sur ce terrain là. Il n’avait jamais pensé à elle sur un autre terrain sur celui de baseball, et n’avait jamais imaginé quoique ce soit d’autre qu’une amitié sportive. Sauf qu’elle venait de poser le pied sur un autre secteur. En l’embrassant elle lui avait imposé des images en tête auquel il n’avait jamais pensé, elle l’avait forcé à imaginer des choses, elle s’était elle-même peint en fluo pour attirer son attention. Et dans une période comme celle là, où il était sur des échasses mal équilibrées, il s’abandonnait les yeux fermés sur une plate forme dès qu’elle lui paraissait assez stable. Dans cette période-là, où il voulait oublier un tracas, il immobilisait ses pensées sur cette chose frappante qui lui donnerait l’attention dont il avait besoin, qui lui dirait les choses dont il avait besoin. Et auquel il pourrait donner toute son attention, ne pas la gaspiller dans le vide, et dire les choses qu’il avait envie de dire. Librement.
C’était à lui de frapper maintenant, et il saisit la batte à pleines mains, tapant un peu de la pointe du pied contre la base en béton afin d’enlever la terre coincé sous sa chaussure. Les doigts serrés sur le bois de la batte, il se mit en position, sans mouvements inutiles. Le vent lui, continuait à souffler, changeant de sens quand ça lui plaisait, à son bon cœur. Quelques feuilles mortes tourbillonnaient quelques fois et ses cheveux noirs, bien que court, remuaient en tout sens. Il n’avait pas besoin de conseil pour combattre ou s’harmoniser avec quelconque nature, car sa batte fendit l’air, cruellement. Un sifflement dans le ciel, et un peu de terre s’arracha du sol lorsqu’il partit pour courir, passant de base en base sans même regarder sa balle, sans même regarder s’ils allaient l’attraper. Les crissements de dents des autres joueurs l’informaient bien assez, et il se concentra sur ses jambes et leurs poussés sur le sol. Un coup d’œil furtif, et il s’arrêta juste à temps sur l’avant dernière base. C’était décevant. Il n’avait pas fait un tour complet. Pourtant il était bien déterminé à y mettre toutes ses trippes… c’était les séquelles de ces quatre jours à ne rien faire, il se disait, pour se rassurer. Parce qu’il n’avait pas envie que ce soit ce à quoi il pense. Il fera mieux la prochaine fois, quand tout ça se sera calmé.
Une fois dans les vestiaires, il se changea tranquillement, participant à la conversation, tout en pensant à totalement autre chose. Hurricane, il faisait quoi en ce moment ? Les autres charrièrent un peu son aspect rêveur, blaguant comme quoi son cerveau était maintenant capable de le faire penser et parler en même temps. Et il en riait. Évidemment, ça finit par du claquage de serviette et des éclats de rire, comme d’habitude. Comme d’habitude. Et il sortit de la salle, passant devant le vestiaire des filles, les mains dans les poches. Ou plutôt le vestiaire de la fille. Comme les vestiaires de baseball ne comportaient qu’une pièce destinée aux garçons, ils avaient dû vider le local sanitaire pour libérer une salle. Du coup les chariots et les balais se retrouvaient dans le couloir, normal. Machinalement, le sac de sport autour de l’épaule, il se calla contre le mur, attendant la jeune fille. Il l’attendait sans trop savoir pourquoi, peut-être parce qu’il avait envie de la voir, de se changer les idées, de se libérer. S’arracher des liens qui l’étouffaient inutilement. Il avait besoin d’entendre certaines choses, de sentir certaines choses. Et en même temps, il savait que ce n’était pas ce dont il avait besoin. En attentant, l’idée lui vint qu’elle était sans doute déjà partie, rapide comment elle était, elle était déjà loin. Alors il se décida à toquer deux petits coups pour enfin ouvrir la porte, sans attendre de réponse. Porte qui referma d’un coup, la claquant à moitié, les joues rouges. Ok. Ok. Elle était là, et pour l’avoir vu, il l’avait vu. Un peu trop vu d’ailleurs. Beaucoup trop vu. Alors heu. Maintenant il allait passer pour un gros pervers. Et dire qu’il avait voulu parler avec elle sans passer pour un boulet, c’était bien parti. Ok ok, alors bon déjà sa réputation n’avait plus à faire, vu comment il lui avait maté le décolleté, à l’infirmerie. Et elle ne l’avait pas repoussé pour autant. Après s’être massé les tempes quelques minutes, il finit par sortir son agenda, en arracher une page et, appuyé contre le mur, lui gribouiller un mot. Mot auquel il dû réfléchir longuement en mâchouillant le bout de son stylo.
"Désolé d’avoir ouvert sans prévenir. Je voulais te dire que Matt m’a prêté son ordi portable. Ca te dirait de voir Matrix avec moi ce soir ? Tout le monde sera dans la salle commune pour voir un truc bizarre qui me dit pas trop Dx"
Après s’être fièrement appliqué pour son petit smiley final, il plia la feuille et la glissa sous la porte, espérant que ce ne soit pas trop osé comme approche. Mais il savait qu’elle ne l’était pas, il était confiant, comme d’habitude. Tout était beaucoup trop comme d’habitude. Les mains dans les poches, il quitta la petite bâtisse, pas trop nerveux non, plutôt content. Comme d’habitude. Parce qu’elle l’avait embrassé, non ? C’était donc qu’il lui plaisait plus ou moins, et comme elle lui plaisait plus ou moins aussi, la logique voulait que ce soit ainsi. A part si elle voulait voir ce film bizarre dont il n’avait même pas compris le résumé dans le Télérama, mais que tout le monde voulait voir.
Le soir venu, il se retrouva seul dans sa chambre, bouquinant pour faire passer le temps. Et chaque minute passée après 20h rajoutait un peu de nervosité dans sa confiance. Mais surtout il se demandait si c’était le mieux à faire, si c’était pas méchant et purement égoïste, au fond. Faire ça pour oublier qu’il était épris de quelqu’un qui le détestait. Ce n’était pas sa faute, non. Elle lui plaisait WildCat, il essayait de s’en persuader.
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Sujet: Re: Lie lie blush blush - X - ( WildCat ) Mar 16 Mar - 0:54

    Son coach comme elle l'appelait dans son esprit - il s'agissait de Dew bien entendu - était sorti de l'infirmerie après son petit passage tumultueux, passage qui avait fait que les entrainements avaient dû être stoppé par la force des choses puisqu'elle n'avait plus personne pour l'aider à comprendre les méandres du baseball et ses règles. Ho, elle avait fait quelques tours avec les autres en attendant, mais c'était Dew l'as de la batte, c'était le seul qui pouvait lui permettre de progresser dans son initiative sportive. Après tout, elle et les autres membres de l'équipe n'était que des bleus. Elle le reconnaissait sans honte. Ne trouvez-vous pas qu'il y a quelque chose qui cloche dans ces phrases sans sentiment? Sport, sport sport... Voilà à quoi elle réduisait donc son pauvre camarade anciennement agonisant dans ces draps à l'infirmerie? Vraiment? Peut-être pas quand on savait ce qu'il s'était vraiment produit dans cette salle. Ils n'étaient que trois à le savoir : Dew, Hurricane et elle. Un trio qui aurait pu faire des étincelles dans tous les sens du terme. Elle se rendait compte avec le recul qu'elle s'était peut-être un peu trop emballée, trop jouée le jeu, trop voulue se mêler d'une histoire qui ne la regardait pas et là... elle se sentait horriblement piégé alors qu'elle pensait maîtriser la situation. Lorsqu'elle avait embrassé Dew, ce garçon niais sous ses grands airs bêta, elle l'avait fait par pure provocation pour titiller un peu les nerfs d'Hurricane, mais aussi dans la volonté de réveiller son camarade qui finalement se révélait être un de ses rares... proches si on pouvait dire les choses. Et proches, ils l'avaient été le temps de quelques secondes plus que jamais à vrai dire. C'était étrangement amusant quand on y pensait. Dew et Winona avait pensé des heures à s'entrainer, à transpirer côte à côte sans jamais n'éveiller de désir particulier si ce n'était de devenir meilleurs, ils avaient même été mêlé à des situations qui auraient pu être très compromettantes.... mais il avait simplement fallu que ce dernier attrapa une mauvaise toux qui le cloua au lit et que Wildcat se laissa emballer par une envie de défi pour combler on ne savait quelle manque en présence de Hurricane. Si la tête de poulpe mafieuse n'avait pas été là, elle aurait eu un comportement exemplaire. Mais la présence du jeune homme avait changé la donne pour une raison qu'elle préférait mettre de côté. Elle s'arrangeait en se racontant qu'elle n'aimait pas que la bombe humaine accapara Dew pour le bien du sport... peut-être qu'au final elle avait plus d'affection qu'elle ne l'aurait cru. Que tout cela était traitre. En tout cas, elle ne chercha nullement à approfondir la question et se déconcentra comme à son habitude sur ce qu'il y avait de plus important, ces objectifs. Et dans cette même volonté, elle avait, à son grand dam, l'image de Dew à l'esprit, celui qui regardait droit devant, vers son but avec détermination, le joueur qu'elle admirait, le sportif qui faisait les choses avec autant de passion que de sérieux. Raisonnablement, elle savait que peut-être une limite avait été dépassée. Les règles du jeu avaient été quelque peu modifiées...

    Enfin qu'importait. Dans sa tenue de sport, en ce jour venteux, elle et le reste de l'équipe reprenait enfin un entrainement normal. Tous les garçons étaient placés, chacun avait son rôle. Bien qu'elle était l'unique présence féminine dans l'équipe, elle travaillait de façon à avoir le même niveau que chacun d'entre eux, et jusque là tout ce passait comme il se devait.... même avec Dew. Il n'avait pas eu trop l'occasion de se reparler après la fiesta de l'autre jour et le magnifique bouquet de jonquilles, mais quand ils avaient discuté, il paraissait n'y avoir aucun malaise... du moins du côté de Wildcat qui faisait les choses dans ses habitudes. Direct, au point, rapide, à l'écoute. Même si c'était l'occasion de se détendre avec les garçons, elle restait sérieuse malgré tout. Elle ne négligeait pas son apprentissage.

    BAM! La balle avait été lancée, la batte avait frappé, elle devait courir. Courir, toujours courir pour atteindre les bases et se stopper lorsque la personne désignée récupéra la balle dégagée. Le baseball était intéressant pour cela, car il fallait être polyvalent : courir vite, savoir frapper, savoir lancer, savoir rattraper. Elle se demandait dans quel rayon elle était la plus forte... ou plutôt la plus douée dans la mesure du possible. Elle était tellement peu habituée à travailler en équipe que cela la désarçonnait encore un peu. Mais alors qu'elle courrait, pendant un instant elle eut l'impression d'être observée... une hallucination sans doute. Puis par instinct, elle jeta un regard bref sur Dew. Il avait frappé impeccablement la balle et courrait à grande vitesse. Elle pouvait l'observer car elle avait terminé d'accomplir sa propre course. Ses yeux brillaient.... mais pas comme d'habitude. Est-ce que les jours à rester au lit l'avaient ramolli ou bien ces pensées étaient ailleurs? Un peu des deux peut-être.... en tout cas, bien qu'elle n'en avait eu strictement aucun échos, cela devait signifiait que l'affaire avec Hurricane n'était pas réglé.... et donc que.... que rien. Ce n'était pas le moment de faire dans le fleur bleu. Mais pourquoi nier qu'elle trouvait le garçon à son goût? Non. Elle ne le niait pas. Si on lui posait la question, elle dirait avec franchise que cela ne lui déplairait pas d'avoir du temps à passer autre que sur un parcours de baseball. N'importe quelle fille ou gars intéressés ne pourraient dire le contraire. Cela serait hypocrite.

    L'entrainement fini, la bande de joyeux drilles se rendaient dans les vestiaires. Les gentlemans qu'ils étaient avaient eu la bonté de lui aménager rapidement le local des sanitaires en mettant dans le couloir tout le barza qui se trouvait normalement à l'intérieur. L'intention était là. Ho, Wildcat n'était pas pudique, et si elle avait dû se changer parmi eux, cela ne l'aurait pas traumatisé mais ce n'était pas convenable. Elle aurait pu tout aussi bien attendre que ses messieurs s'en aille pour faire ses affaires aussi mais comme on disait, elle avait d'autres chats à fouetter. Quoiqu'il en soit, alors qu'elle se changeait sans pudeur justement dans sa petite pièce, elle crut entendre la porte s'ouvrir derrière elle. Se redressant nue comme un ver, elle pensait avoir rêver. Elle avait pourtant entendu toquer? C'était peut-être les garçons qui faisaient les idiots, ou bien Taz qui avait désiré se rincer l'œil quelques instants. Mais une fois habillée et bagage pliée, elle trouva un bout de papier glisser sous la porte. Elle le déplia et lu un message dès plus intriguant qui lui fit esquisser brièvement un sourire. Dew. C'était un peu inhabituel. Un film? Pourquoi pas. Matrix, le fameux film dont jouait une fille à qui le baseballer l'avait comparé, mais tout cela sentait le prétexte. Il allait peut-être chercher à lui demander en privé de comprendre son comportement face à lui. Et bien soit. Le rendez-vous était pris.

    Le soir venu, un peu après vingt heures, Winona était parvenue à se faufiler sans se faire prendre par les jumeaux ou un autre fou de la bande de rigolos d'Aphrodite. A pas de louve, elle se fraya un chemin dans le quartier des garçons pour assister à sa session cinéma avec Dew, cherchant le numéro de sa chambre : 14. C'était le moment de suspens, celui où elle toqua légèrement puis entra sans vraiment attendre de réponse. Ce n'était pas spécialement bon d'attendre dans les couloirs la nuit tombée dans cet orphelinat, surtout avec les temps qui courent.


    " Salut. "

    La jeune fille portait encore une de ses tenues dans lesquelles on la voyait rarement, une mini jupe noire avec des hautes chaussettes qui lui grimpaient jusqu'au dessus des genoux, un haut blanc ficelé un peu partout. C'était un look très rock'n roll en un sens. Dew, lui, se tenait tranquille visiblement, en pleine lecture.

    " J'ai eu ton message. Désolée du retard. "

    C'est alors qu'elle s'avança tranquillement en sa direction. Que devait-elle faire? Rien de bien spécial car après tout, ils s'étaient vu cet après-midi sans que rien d'exceptionnel ne se produise. En tout cas, elle prit ses aises et s'assied sur le lit du jeune homme.

    " Tu vas me mettre à jour d'un point de vue cinématographique ce soir. Je suis curieuse de voir ce que ça vaut. "

    Comme si elle s'attendait à une réaction particulière de sa part, un mot ou n'importe quoi pour savoir si il reparlerait de leur petit baiser ou si il préfèrerait un moment moins embarrassant, Wildcat le fixait de ses grands yeux bleus avec un certain intérêt pour une fois.
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Sujet: Re: Lie lie blush blush - X - ( WildCat ) Dim 21 Mar - 19:43

A plat ventre sur le lit, les coudes enfoncés dans la couette et le visage dans les mains, il lisait Calvin&Hobbes, parce qu’il adorait ce truc. Évidemment, il avait encore un vieil album en noir et blanc que son père lui avait offert. Son moment préféré c’était quand Calvin se débectait de la pollution, s’infligeait devant les cannettes qu’il trouvait dans la forêt et que Hobbes finit par lui dire qu’il y a des moments où il était vraiment fier de ne pas être humain. Du coup Calvin se déshabilla, et suivit son ami tigre en disant "I’m with you." C’était drôle et léger, mais pas con en même temps. Bref, à présent absorbé dans sa bande dessiné, il en oubliait petit à petit de regarder l’heure. Il en était à ce mignon petit strip quand on toqua à la porte.

Spoiler:
 

Sortant de l’attendrissement de ces petites cases, il se souvint soudainement qu’il avait de la visite, et pas n’importe laquelle. A peine s’était-il redressé et tourné sur son lit qu’elle était là. Comme ça, bam, en mini jupe. Ca faisait contraste, sortir de l’univers d’une jolie bande dessiné innocente pour se retrouver en face d’une fille taillée comme un mannequin, les cuisses à l’air. Salut, elle a dit. Et lui il disait rien. Parce qu’une fois de plus, il resta un peu cloué par la manière peut ordinaire dont elle était habillée. Mini jupe et haut blanc ficelé, à 20h, pour aller dans sa chambre. C’était comme si elle ne se rendait pas compte qu’il était un garçon. Ou alors qu’elle ne s’en rendait que trop bien compte. Si c’était une tentative de séduction, elle était bien menée. Assis sur le lit, Calvin&Hobbes sur l’oreiller, les yeux levés vers elle.

- J'ai eu ton message. Désolée du retard.


Et sortant un peu de sa rêvasserie, il s’apprêtait à se lever.

- Pas de problème, je suis content que tu sois venue !

Il se leva donc, lui sourit et s'en alla chercher l’ordinateur portable qui était sur le bureau, pieds nus. Il était nerveux, un peu, alors qu’il n’y avait aucune raison pour qu’il le soit. Ce n’était pas spécialement parce qu’il était seul avec une fille, mais qu’il était seul avec une fille alors qu’il savait qu’il devait être autre part. Il savait qu’il devait être en train d’insister auprès de quelqu’un d’autre sans en avoir l’air, qu’il devrait être en train de le séduire, de chercher à l’avoir par n’importe quel moyen. Il était nerveux comme s’il savait qu’il avait fait le mauvais choix, comme s’il regrettait une chose qu’il n’avait pas faite, mais qu’il avait peur de faire. Perdu, un peu, beaucoup. Le mal, le bien, l’affection, l’amour, la sécurité, le risque, le plaisir, le bonheur, la consolation, l’aventure. Ect, et qu’est ce qu’il en savait, de tout ça. Si seulement lui aussi avait une peluche vivante en forme de tigre qui lui donnait quelques conseils, ce serait tellement plus simple. Si seulement il avait un Hobbes.
La jeune fille s’était assise sur son lit alors qu’il prenait l’appareil sur le plan de travail. Une chambre, quelques mètres carrés, une porte verrouillée. Un garçon, une fille. Ca semblait tellement évident comme ça, ça puait l’évidence. C’était peut-être cette évidence là dont il avait besoin. Une évidence pour se rassurer. Il n’avait pas à se sentir mal, cette fille avait l’air de l’apprécier, et il l’appréciait, c’était parfois si simple. C’était parfois tellement simple, et il avait besoin de cette simplicité, aussi. Il avait besoin d’entendre certaines choses, d’en dire d’autre. Alors il s’assit à son tour, à côté d’elle, l’ordinateur sur les genoux. Elle en mini jupe noir, et lui en jean et t-shirt blanc et rouge à manches longues.

- Tu vas me mettre à jour d'un point de vue cinématographique ce soir. Je suis curieuse de voir ce que ça vaut.

Il sourit en ouvrant le clapet de la machine. Il allait dire un truc, tourner un peu la tête et lui dire un truc bateau genre "Haha, tu vas voir, il est chouette. Je me suis dit que ce serait drôle de te le montrer", il s’apprêtait vraiment à le dire quand il rencontra ses yeux. Et puis il se stoppa. C’était quoi, ce regard ? Il bloqua un instant, la bouche entrouverte coincée dans son mécanisme. C’était comme si elle attentait qu’il dise quelque chose, c’était comme si elle le transperçait du regard, qu’elle n’était pas venue que pour le film. Qu’elle attendait des mots. C’était comme si elle avait capté ses intentions. Un instant. Il ferma la bouche, et referma à demi le clapet de l’ordinateur, sérieux. Ok. Après tout, il n’avait jamais été question de films. Elle devait s’en être rendu compte, que ça puait le prétexte. Sinon elle se serait habillée en jogging et aurait apporté un pot de glace, non ? Oh, c’était cliché. Il regarda l’ordinateur à demi fermé un instant. C’était le moment où jamais après tout, de lui dire qu’elle lui plaisait bien, de lui dire ça. Parce qu’il en avait envie, parce que la vie n’était pas idyllique, parce qu’en vrai, ce n’était pas toujours comme dans les bouquins. Et il n’y avait aucun mal à ça. Non, la plupart du temps, c’était juste une fille et un garçon qui s’attiraient. Comme ça, une jolie fille, une mini jupe, un caractère charmant, de beaux yeux. Il n’en fallait pas beaucoup plus, y avait rien de magique dedans. Rien de magique. Si on dit que l’amour est chimique, alors la plupart du temps, les attirances, c’est juste mécanique. Parce que les personnes que vous aimez ne veulent jamais sortir avec vous. C’était comme une loi naturelle et salope. Par contre, les personnes avec qui vous sortez peuvent, avec le temps, transformer la mécanique en chimie. C’était ainsi. C’était ce qu’il avait voulu faire avec Hurricane, le persuader de sortir avec lui, et petit à petit, le séduire. Cet idiot avait inversé le processus. Il était fleure bleue, Dew. Mais il était réaliste, aussi. S’il trouvait que coucher à tord et à travers était totalement immoral, sortir parce que la fille est jolie et gentille, c’était la vie. L’entre deux. Pourtant, une relation puissante, un vrai amour, c’était con mais il en rêvait. La plupart des gens se moquent des niais qui croient en ce genre de choses, juste parce qu’ils n’assument pas le fait qu’ils y croient bien plus qu’eux. Mais là, juste là, il se disait qu’il devait être réaliste, qu’il voulait être dans un simple couple moderne qui se plaisait, un garçon, et une fille qui s’attiraient, qui se disaient des mots doux, qui s’appréciaient. Sans la brutalité écrasante de l’amour. C’était ce qu’il se disait. Quoiqu’il en soit, il avait besoin d’une relation, il avait besoin de ces choses qu’on se dit en couple, qu’on fait en couple, qu’on pense en couple. Il avait envie d’être niais. Parce qu’il en avait à revendre, en ce moment. Un joli soupire, si toutefois un soupire pouvait être joli. Et il se tourna vers elle.

- Huh en fait… je me demandais si c'était une manie d'embrasser les gens, quand ils te faisaient des compliments.

Voilà, il en reparlait, avec un charmant sourire, pensif, gêné, amusé. Il n’en avait pas eu l’occasion cet après-midi, parce que toute l’équipe de baseball était présente, mais ça l’avait démangé, d’en reparler. Parce qu’il était curieux, parce que ça l’avait interpellé, parce qu’il se faisait peut être de faux espoirs. Il voulait savoir s’il l’avait mal interprété, s’il s’était fait des films, s’il avait eu raison de croire qu’il pourrait se laisser aller avec elle pour panser ses plaies. Il l’a regarda, sourit, ouvrit à nouveau l’ordinateur et tapa rapidement le mot de passe en arrivant difficilement à la quitter des yeux.

- Non parce que t’es vraiment jolie comme ça.

On pourrait croire qu’il avait prévu ses répliques comme un tombeur à lunettes noirs, sauf qu’il disait ça avec une maladresse touchante. Un peu ^^'. Il ne réfléchissait pas beaucoup avant de parler, il parlait, et quand quelque chose lui venait, il le disait aussi. C’était de la sincérité spontané, et il n’y pouvait absolument rien. Comme tout le reste.
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Sujet: Re: Lie lie blush blush - X - ( WildCat ) Dim 21 Mar - 21:38

    Si on retournait ne serait-ce que quelques mois en arrière, si vous aviez dit que Wildcat entrerait dans la chambre de ce garçon là, elle en serait relativement étonnée. On ne connaissait que peu la vie nocturne qu'elle pouvait mener, ses enfilades la nuit pour perdre ses pensées à tout et n'importe quoi, remémorer des choses qu'elle ne désirait pas, ou tout simplement s'entrainer encore dans l'ombre de tous. Elle dormait aussi bien entendu, une sportive qui ne profitait pas d'un sommeil réparateur était inconcevable. Mais parfois elle s'étonnait de ressentir cette drôle d'impression d'être seule, un peu trop seule. A l'origine, elle voulait adopter un chat pour lui tenir compagnie, mais après ce qui était arrivé à Ramsès - c'était son chat - l'idée lui faisait un peu de mal. Puis elle avait pensé à simplement un mec avec qui se brancher quelques temps, rendre sa couche un peu moins froide. Mais personne n'avait vraiment ébranlé ses hormones au point de désirer quelques choses de régulier. Ho, cela ne signifiait pas qu'il n'y avait aucun gars intéressant dans l'orphelinat ou ne serait-ce qu'à l'extérieur - avant tout ce remue ménage à cause des jumeaux et de la diablesse - mais elle noyait tellement ses frustrations dans ses entrainements qu'elle en avait fini par négliger sa vie de femme. D'ailleurs, certains la croyait lesbienne mais en réalité, la gente féminine ne l'avait jamais subjugué sur ce plan là, et cela ne l'empêchait pas de protéger la cause féminine. En fait, elle avait toujours pensé que c'était bien moins prise de tête de s'engager avec un homme, surtout pour une personne comme elle, avec son côté légèrement garçon manqué sur certain plan. Inutile de penser trop à l'engagement sérieux, prendre son pied sur des plans charnels sans trop se prendre le bec, parler sport, sortir de temps en temps... C'était ça ou terminer toute seule et vieille fille. Winona n'avait jamais eu aucune ambition amoureusement parlant, d'autant plus qu'elle avait une bien mauvaise opinion des mariages et tout le tralala. M'enfin, c'était des détails.

    Et là, elle se trouvait chez Dew, un garçon simple, terriblement simple sur ses envies et ses rêves en fait - ou tout du moins sur ce qui laissait paraître. Elle avait toujours vu en lui un garçon niais, mais lorsqu'elle le croisa en train de jouer au baseball, c'était comme si ce préjugé avait été ébranlé. Peut-être que c'était cela qui l'attirait au final, comprendre pourquoi il y avait une telle différence entre le garçon de tout les jours et celui qui bossait ses lancers. Ou peut-être n'y avait-il aucune différence et c'était une évidence agaçante que de s'avouer finalement que c'était ce genre de garçon qui pouvait la titiller. Au fond d'elle, elle trouvait toutes ces pensées stupides. Pourquoi faire tout un cirque avec lui? Être directe ne lui avait jamais fait défaut, et pourquoi s'embêter à se mettre des obstacles supplémentaires ou tourner autour du pot.

    Comme il avait été facile de le présager, Dew paraissait content de sa venue, mettant subtilement en doute la possibilité que cette dernière vienne à lui. Parfois on lisait à travers lui comme dans un livre ouvert, et c'était cette honnêteté qui faisait aussi un atout majeur de la personnalité du garçon. Dew mentir? C'était presque difficile à imaginer, et si il venait à essayer, il se trahirait également, c'était ce qu'elle pensait. Alors qu'il récupéra tranquillement l'ordinateur portable, Wildcat eut le temps d'observer la personnalisation de la chambre, c'était terriblement... lui. Même la BD qui avait sur le lit ne la surprit pas, mais elle ne connaissait pas. Calvin&Hobbes. Enfant, elle lisait les classiques Alice aux pays des merveilles, le chaperon rouge et autres... puis aussi des livres plus sérieux que sa mère lui lisait avant de la coucher, un chapitre chaque soir. Parfois, elle avait même droit à une légende ou mythe historique, Achille ou bien Odin, des trucs du genre. Peut-être qu'elle aurait aimé ce genre de truc. Mais elle s'interrogea à peine qu'elle reporta toute son attention vers Dew qui avait l'ordinateur sur ses genoux.

    Le petit jeu de regard qui se livra était sans doute étrange. Pas un mot, juste des yeux qui s'entrecroisent, attendant mutuellement quelque chose, des questions en suspens. L'ordinateur lui-même restant en suspens, ou tout du moins son capot. Mais là, ce qui devait brûler les lèvres du baseballeur sortie dans un léger soupir, et la réponse ne se fit pas attendre bien entendu.


    " Une manie? Tu penses que je suis ce genre de personne? "

    On ne pouvait pas dire qu'elle désirait le mettre particulièrement à l'aise à répondant cela. Néanmoins, elle ne s'arrêta pas là.

    " Non. J'avais envie. "

    Lui, pendant ce temps, relança l'ordinateur et saisit un mot de passe. Mais il était tellement évident que le film n'était pas ce qui les ramenait ici, de telle façon qu'il était difficile que ces deux jeunes gens ne se fixent pas l'un l'autre. Mais lorsqu'il mentionna qu'elle était jolie, encore, elle sourit. Elle sourit sincèrement, sans que cette esquisse désigna une colère contenue.

    " Tu es bizarre. "

    Là, elle conserva ses grands yeux bleus sur lui avant de poursuivre ses dires.

    " Lorsque tu es sur le terrain, tu ne penses à rien d'autre qu'à frapper la balle et à courir. Tu cherches simplement à atteindre toutes les bases et à faire un tour complet. Pourquoi tu n'agis pas ainsi maintenant? Ne pollue pas tes pensées. Fonce. Frappe ta balle et atteint toutes les bases. Avec moi, tu n'as pas à t'embarrasser de trop de manière, je préfère quand on ne se complique pas les choses. "

    C'était simple dans les pensées de Winona, simple et carrée.

    " Pour le compliment, je t'en dois un... "

    Comme promis, elle lui céda un deuxième baiser, et cette fois-ci, il pouvait en profiter quelques secondes de plus par rapport au premier céder lorsqu'il était alité. Finalement, les compliments, ça ne devait marcher qu'avec lui. Il était mignon finalement le joli cœur un peu niais.
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Invité
Sujet: Re: Lie lie blush blush - X - ( WildCat ) Lun 22 Mar - 23:03

- Une manie? Tu penses que je suis ce genre de personne ?

Il fit non avec la tête, légèrement. Non, évidemment que non. Mais en même temps, il s’était douté de la réponse en posant la question, parce qu’il y avait des questions qui n’étaient pas faites pour être répondu comme telle. En l’occurrence, il voulait juste savoir pourquoi. Pourquoi, alors qu’ils n’avaient entretenus que des relations très sportives, presque professionnelles, elle avait décidé de rompre cet équilibre en l’embrassant. Sans parler qu’elle n’avait pas l’air d’être le genre de demoiselle à s’éprendre d’un garçon et l’embrasser par caprice, surtout avec témoin. Ou peut-être qu’il voulait juste l’étendre le dire, dire ce qu’il avait en tête. Elle l’avait compris, et elle répondit.
L’envie. Elle avait eue envie. Beaucoup de gens n’auraient pas été satisfaits de la réponse, parce qu’elle sonnait comme une évidence. Sauf que ce n’était pas toujours le cas, l’envie n’était pas toujours là, pas toujours. De grands yeux chocolat la couvaient, il avait fini de taper son code depuis un moment. Donc…elle en avait eu envie, c’était flatteur d’un côté. Se dire que cette jolie fille, à côté de lui, avait eu envie de l’embrasser et l’avait fait dans une sorte de pulsion, c’était flatteur. Personne ne pouvait dire le contraire. Évidemment, ce n’était pas aussi clair qu’un "Tu me plais", où ce genre de choses, mais rien que le fait qu’elle en ait eu envie, que ce n’était pas le résultat d’un parie stupide envers des gens ou envers elle, ça le rassurait, ça répondait à sa question. Du coup il ne put s’empêcher de sourire un peu, pas stupidement non, mais doucement. Amèrement aussi, peut-être, parce qu’il savait que les mots de WildCat lui aurait fait tellement plus plaisir s’ils étaient sortis d’une autre bouche. Et ça le mettait mal à l’aise de penser ça.
La session invité s’ouvrit et le magnifique mais tellement banal fond d’écran Windows éclaira un peu les genoux du baseballer. Une colline verdoyante et un ciel bleu, le fond d’écran que l’on connaît par cœur, que ce soit l’emplacement des nuages ou le sens de l’herbe. Le truc chiant mais plus rassurant qu’un wallpaper que l’on n’avait jamais vu. C’était pareil pour tout. La gente féminine, c’était comme ce fond d’écran, sauf que les nuages et l’herbe changeaient en fonction de leurs caractères, car elles étaient toutes différentes. Hurricane, c’était un truc tellement dissemblable qu’on pensait directement à un virus, un bug, et qu’on cherchait à redémarrer, paniqué de ne pas savoir pourquoi son ordi affichait ça au lieu de cette foutue colline avec ces foutues nuages et cette foutue herbe. Avec WildCat, il y avait beaucoup de nuages, un peu de mystère, mais la structure était pareille.
Elle lui dit qu’il était bizarre, ça faisait la deuxième fois qu’elle lui disait ça. Et elle le couvait à présent de ses grands yeux bleus alors qu’il avait détourné les siens du fond d’écran pour la regarder, aussi. Pourquoi elle disait ça… alors qu’il était la colline verdoyante de Windows dans toute sa splendeur, les nuages tout pareils, qu’il était tout ce qu’il y avait de plus banal. En y pensant, ce fond d’écran devenait de plus en plus inhabituel, car les gens le changeaient, le personnalisaient, et il est à présent rare de voir qu’un clampin l’avait gardé.

- Lorsque tu es sur le terrain, tu ne penses à rien d'autre qu'à frapper la balle et à courir. Tu cherches simplement à atteindre toutes les bases et à faire un tour complet. Pourquoi tu n'agis pas ainsi maintenant? Ne pollue pas tes pensées. Fonce. Frappe ta balle et atteint toutes les bases. Avec moi, tu n'as pas à t'embarrasser de trop de manière, je préfère quand on ne se complique pas les choses.

Elle avait l’œil, elle avait toujours eu l’œil, cette fille. C’était pour ça qu’elle était bonne en baseball, en sport. Ça devait être une perle au tir à l’arc. Il repensa alors à cet après-midi, cette première fois depuis quatre jours où il put reprendre la batte en main, cette fois où il n’avait pas réussi à atteindre la dernière base. Il fallait dire que faire le tour complet, frapper et parcourir toutes les bases avant que l’équipe adverse n’ait réussi à attraper votre balle, était quelque chose d’aussi rare que le home run. Parce que le plus souvent, les deux allaient ensemble. Si pour un joueur commun, ne pas faire un tour complet était quelque chose d’habituelle, c’était pour Dew une preuve qu’il ne progressait pas, ou qu’il ne se donnait pas à fond. En se retenant un peu pour ne pas exaspérer ses camarades, il y parvenait quand même deux fois dans un entrainement, grand minimum. Et là, rien. Pas une fois.
Et il ne savait que trop bien que ce n’était pas les séquelles de sa grippe. Il savait qu’il avait eu l’esprit bien trop occupé, occupé par un cheval de Troie, un virus qui s’était immiscé en lui. Ce n’était pas sa faute. Ça le perturbait, il le perturbait, il l’obsédait. On n’avait pas idée d’avoir des sentiments comme ça envers son meilleur ami… Cupidon ne savait vraiment pas viser.
WildCat par contre, visait juste, les mots comme des flèches. Fonce, frappe, atteint. Du vocabulaire de sportif, des ordres, des ordres encourageants. Elle était clairement en train de lui faire la morale sur son jeu, sur son sport, sur sa vie. Et il ne pouvait nier qu’il aimait bien ça, qu’on le secoue un peu. Si une personne était capable de vous foutre une bonne claque, alors c’était qu’elle était digne de confiance. Beaucoup de gens auraient savouré Dew en train de chuter, si un jour il était capable de le faire, et profité de sa faiblesse pour être meilleur que lui. C’était comme si WildCat ne pouvait envisager que quelqu’un soit meilleur que lui. Et ça avait de quoi lui faire plaisir.
La dernière phrase par contre, était beaucoup plus ambiguë. Vraiment très ambiguë. Avec elle, il ne devait pas s’embarrasser de trop de manière, parce qu’elle préférait quand on ne se compliquait pas les choses. Il mit longtemps à trouver le rapport avec le reste, prenant peur de ne comprendre que ce qu’il avait envie de comprendre. Avec elle. Qu’est ce qu’elle entendait par avec elle ? Sans parler de "ne pas se compliquer les choses". Si ça ne tenait qu’a lui, il traduirait par : avec moi, ne fait pas de manière, je préfère que ce soit simple et que tu m’embrasses là, maintenant, sans te prendre la tête. Qu’avec elle, que s’il sortait avec elle, il n’aurait pas l’esprit occupé par milles tracas, que ce serait simple, que tout serait simple. Qu’il y aura ce wallpaper Windows, sans virus. Elle disait tout ce qu’il avait longtemps désiré entendre. Qu’on l’engueule, oui, mais qu’on le soutienne, qu’on lui permette d’agir avec simplicité, qu’on le comprenne. Fonce, frappe, atteint. Bouge toi, sois bête, je m’en fous. Mais bouge-toi. Abandonne ta cervelle là, t’en a pas besoin pour être avec moi, tu n’as besoin de rien, juste fonce. Lui rappeler ses principes, d’un coup de fouet. Recadre-moi.
C’était dingue comme il avait attendu qu’on lui dise ça. Il lui en fallait tellement peu parfois. Il avait engagé le mouvement, sans réfléchir, comme dans ses habitudes. Sans réfléchir. Mais WildCat l’avait devancé. Et elle l’embrassait, encore. Ses lèvres contre les siennes, il sentait son souffle réchauffer sa bouche, lentement. Bouche qu’il entrouvrait un peu, pour approfondir, les yeux fermés. Juste parce qu’il était content, rassuré, soulagé. Time out, elle décolla les siennes. Alors il les reprit, instinctivement. Il l’embrassa, à son tour. A son tour il colla ses lèvres sur les siennes, les enferma entre les siennes, glissant même une main derrière la nuque de la jeune fille. Et il l’embrassait, un peu plus fermement. Et il joua avec ses cheveux, un peu, avant de s’éloigner, le baiser fini. Son baiser, le sien. De grands yeux bleus.

- Je foncerai si tu veux sortir avec moi. Je te promets que je foncerai sans réfléchir.

Mais seulement si tu me dépollues, si tu m’installes un antivirus. Et il se contenta de lui sourire tendrement, les yeux pleins d’espoir. Ce qu’il ne savait pas, c’était qu’il s’était beaucoup trop habitué à cette pollution. Et qu’un autre système empêcherait l’installation de quelconque antivirus.











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Invité
Sujet: Re: Lie lie blush blush - X - ( WildCat ) Mar 23 Mar - 2:25

    Wildcat avait toujours aimé jouer sur une certaine ambiguïté dans ses propos, parfois même dans son comportement. Elle savait être à la fois précise et directe, mais formuler les choses d'une façon à ce que cela pousse néanmoins à un minimum à la réflexion ou à l'interrogation. C'était peut-être pour ça qu'elle employait les rares fois où elle poussait un peu la discussion des métaphores bizarres, bien que dans sa situation avec Dew, le sport était un thème assez évident. Foncer. Cela paraissait parfois si évident à faire mais on hésitait. C'était une raison pour laquelle la jeune fille avait cessé de trainer de la patte, elle en avait assez d'attendre que les choses lui tombent du ciel, il fallait qu'elle provoque le destin. Il fallait qu'elle agisse de ses propres mains, de ses propres mots. Attendre. Non. Ce n'était pas pour elle. Elle était une attaquante, une fille qui allait à l'offensive et ne restait pas en défense. Si elle voulait quelque chose, elle avait compris qu'il fallait aller le chercher. Dew, elle était allée le chercher. Cela signifiait donc qu'elle le voulait depuis le début? Voilà une idée qui lui paraissait assez étrange... mais avec du recul, peu surprenante. Ho, elle ne savait que ce qui les avaient rassemblés tous les deux n'avaient été qu'un amour envers le sport, est-ce que seule une envie soudaine l'avait possédé dans la chambre de l'infirmerie? Elle aurait tout le temps pour s'interroger plus en profondeur alors que son camarade, lui, paraissait faire semblant d'être désireux de regarder le fameux film. Quoique, peut-être que cela la foutrait mal de pas le regarder du tout, après tout, même si tout n'avait été prétexte.... à part que le programme se devait d'être totalement changé?

    En tout cas, le petit speech de la jolie brune avait interpellé le baseballer, assez pour percevoir qu'il se questionnait lui même sur le sens véritable des mots choisis par l'orpheline. Winona, elle, même si elle pesait ses dires, prenait les choses comme elle venait et fonçait comme elle le disait elle-même, raison pour laquelle elle avait cédé à l'appel d'un nouveau baiser, pour y goûter, se tester, profiter puisqu'elle avait une ouverture. C'était idiot de ne pas prendre les lèvres qui l'attendaient là. L'avait-il souhaité aussi? Sur le coup, elle n'aurait su le dire mais elle avait cédé égoïstement à son plaisir et désir de le faire. En tout cas, elle ne pensait pas que cela pouvait le dégouter non plus, il ne l'aurait pas invité ici, ce soir, dans sa chambre pour mater un film de sciences fictions. Il n'y avait pas de mal à se faire du bien après tout.

    Ordinateur sur les genoux de Dew, celle qui était un chat sauvage ne paraissait même plus y apporté une quelconque attention à l'outil technologique emprunté pour l'occasion. Elle s'était simplement rapprochée du sportif, posant ses lèvres brûlantes sur celle du garçon qu'elle disait niais à l'insupportable. Elle s'était faite avoir. Elle savait qu'il y avait quelque chose d'inaccessible en lui, quelque chose qu'elle voulait décortiquer et atteindre. Il était forcément autre chose que ce garçon simplet, forcément... Cette situation... elle ne s'y était pas préparée, pas pour qu'elle tourne ainsi. Mais le jeu était fait, elle courait, elle ne pouvait pas freiner sa course, il fallait qu'à son tour elle atteigne une base. Il fallait au moins qu'elle applique cette même règle à son compte, sinon elle se faisait une bien mauvaise donneuse de leçon. Finalement un simple baiser pouvait dire mille choses à la fois, bien plus que des mots. Et alors que sa bouche quittait la tendresse de Dew, une tendresse troublante qui n'aurait pas dû l'étonner chez un garçon comme lui, lui qui aimait les jonquilles et qui était si fleur bleu, elle fut surprise par la soudaine fougue du joueur de balle. Il lui rendait... enfin... le premier. Il lui rendait son baiser avec plus d'assurance, plus masculin, plus comme le garçon déterminé. Il glissait sa main dans ses cheveux, l'attirant simplement vers lui, leurs lèvres humides se juxtaposant, leur langue s'entremêlant. Juste un garçon comme les autres. Juste une fille comme les autres. Ils n'étaient que cela, deux adolescents qui cherchaient quelque chose et pensaient pouvoir peut-être le trouver ensemble, sans pour autant se l'avouer ou se le dire. Ils n'étaient peut-être pas le rêve qu'ils auraient aimé atteindre, ils n'étaient pas le but originel, mais ils se retrouvaient quand même, dans ce simple petit baiser.

    Puis voilà qu'ils se séparèrent inexorablement pour laisser là s'affronter un jeu de regard et de décision. Un souhait. Une volonté. Un désir. " Je foncerais si tu veux sortir avec moi " disait-il. " Je te promets que je foncerai sans réfléchir ". Et un sourire, des yeux scintillants. Winona trouva troublant d'entendre ses mots ainsi prononcés avec conviction de la bouche de Dew, avec ses yeux de cocker. En tout cas, elle ne put retenir un petit rire franc, un de ses éclats que l'on ne lui connaissait pas qui la rendrait presque innocente, loin de l'image de la jeune fille dure et solide.


    " Sans réfléchir, hein? Tu me plais. Mais va falloir tenir ta promesse et me prouver que c'est vrai. "

    Là, le regard rivé sur lui, Wildcat eut un petit sourire en coin. Puis elle s'avança vers lui, simplement de son attitude nonchalante, frôlant sa joue avec la sienne, avant de simplement lui murmurer à l'oreille quelques brèves paroles.

    " Il semblerait qu'à partir d'aujourd'hui je suis ta petite amie... et que ce soit notre premier rendez-vous. On fonce n'est-ce pas? Ne perdons pas la cadence. "

    Là, l'ordinateur paraissait presque dérisoire maintenant, tournant dans le vide dans l'attente du film. Mais peut-être qu'il n'était pas bon d'aller trop vite, ou au contraire cela permettrait de tourner la page plus vite, de jouer les aventureux? Wildcat finit par détourner les yeux vers l'ordinateur, puis les vira à nouveau sur son... nouveau copain.

    " Qu'est-ce que tu désires maintenant? On fonce dans quelle direction, champion... "
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Invité
Sujet: Re: Lie lie blush blush - X - ( WildCat ) Mer 24 Mar - 21:57

Les dortoirs, les portes fermées qu’on longeait en parcourant les couloirs, les portes muettes. Et tout peut arriver, de l’autre côté. On ne pouvait s’imaginer ce qu’il se passait, derrière chacune de ces portes, ces portes toutes semblables. Pas un bruit, à part les leurs, les bruits qu’eux seuls pouvaient entendre, parce qu’ils se répercutaient dans leurs bouches. L’écho de leurs langues, leurs souffles entrecoupés, ce bruit de succion, le bruissement de leurs cheveux, les caresses de leurs fronts, les frottements de leur nez. De l’extérieur, faibles bruits. De l’intérieur, vacarme érotique.
Deux adolescents qui avaient besoin d’un complice, qui avait besoin d’oublier, de se stimuler, d’un truc, n’importe quoi, de l’aide, à l’aide. Ils se cherchaient dans l’autre, puisqu’ils avaient du mal à se trouver tout seul. Lui-même sentait cette complicité qui n’avait rien à voir avec quelconque amour, et ça le soulageait un peu, et il voulait savoir ce qui la tracassait pour qu’elle ait besoin de lui. De la compagnie, des mots, quelqu’un avec qui être naturel, échapper au carcan de l’orphelinat. C’était comme s’ils s’utilisaient l’un l’autre, mais avec affection. Beaucoup d’affection, de la curiosité, de la tranquillité. En tout cas, c’était ce que ce baiser lui faisait ressentir. Alors qu’il palpait ses lèvres, emmêlait sa langue avec la sienne, caressait ses cheveux, c’était ce qu’il ressentait.
Et toi, WildCat, qu’est ce que tu fuis. Un rire, innocent, franc. Carapace en morceaux. Il la sentait libre, vivante, et ça le fit sourire, légèrement. D’un sourire attendri.

- Sans réfléchir, hein? Tu me plais. Mais va falloir tenir ta promesse et me prouver que c'est vrai.

D’un sourire qu’il élargit, la bouche fermée, les yeux ouverts. Tu me plais, elle disait ça comme si elle parlait à un spécimen qui était intéressant. Comme un poulet à trois pattes. Elle était vraiment curieuse comme fille, et ça lui plaisait. Comme un chat à quatre oreilles. Des petites curiosités mignonnes, moins énormes que les bizarreries des orphelins, parfois trop grosses pour être potables. Là c’était des détails, le fait qu’elle parlait beaucoup plus d’un coup, qu’elle riait avec une légèreté dont il ne l’aurait jamais cru capable, tout ça rien que pour lui. Et rien que pour lui, un sourire en coin et de grands yeux bleus.

- T’inquiète pas, ça sera pas très dur !

Épaules relevées, mains en appuis sur le lit. Menteur.
On pensait souvent qu’il était facile de voir quand il mentait, ou qu’il ne mentait pas beaucoup. Raté. Évidemment, ce n’était pas de gros mensonges, mais peut-être bien un rôle dans lequel il se sentait à l’aise. L’abruti qui ne réfléchissait pas, d’un côté il savait qu’il l’était et c’était pour ça qu’il ne se voyait pas mentir. D’un autre côté, il savait qu’il réfléchissait beaucoup trop quand il s’agissait de choses qui lui tenaient vraiment trop à cœur. La peur lui faisait réfléchir. Il savait réfléchir, et il savait à quel point c’était épuisant. A quel point ça ne faisait que tout aggraver. Il savait que trop bien que ça ne lui allait pas, de faire fonctionner sa cervelle. Ca ne lui allait pas, ce n’était pas lui. Mais en ce moment, ça sera vraiment dur, d’être lui. D’être l’imbécile. Agir de pulsions, d’envie, d’instinct, alors qu’il hésitait à chaque pas, qu’il pensait à lui, que ça le bloquait. Comme c’était cruel, être bloqué pour quelqu’un, par quelqu’un, sans que cette personne ne sache rien, qu’elle s’en foute totalement.
Néanmoins, il venait de faire une promesse, la même promesse qu’il s’était fait depuis que son meilleur ami l’avait envoyé chier. Sauf que là, c’était une promesse envers quelqu’un, et donc beaucoup plus dur à esquiver. Il ne réfléchira plus jamais, plus jamais, si c’était ce qu’elle voulait. Si elle l’aidait à ne plus penser, si elle était comme cette mouche qui stoppait le plus brillant des philosophes dans sa réflexion. Ou l’arc en ciel qui faisait oublier, pendant une seconde, à un mendiant à quel point la vie est moche. Il n’aura plus à penser à rien, avoir envie de quelque chose, le faire. L’embrasser quand l’envie lui en prendra, sans se demander s’il se ferait rejeter, dire ce qu’il voudra sans se faire traiter de niais, ne penser qu’à elle et au baseball, sans que ces pensées ne l’angoissent. Il sera bête. Mais fort. Il ne voulait plus se sentir faible comme il s’était senti ces derniers mois, faible et pathétique. Une joue qui effleurait la sienne, une mouche, un arc en ciel. Des lèvres, des murmures, aguichants.

- Il semblerait qu'à partir d'aujourd'hui je suis ta petite amie... et que ce soit notre premier rendez-vous. On fonce n'est-ce pas ? Ne perdons pas la cadence.

Le genre de phrase qui avait le don de le faire totalement craquer et de le prendre au dépourvu. C’était un peu comme cette citation de l’Attrape-Cœur, qui disait : "Les filles c'est comme ça, même si elles sont plutôt moches, même si elles sont plutôt connes, chaque fois qu'elles font quelque chose de chouette on tombe à moitié amoureux d'elles." à cela prêt que WildCat n’était ni moche ni conne. Sans parler de l’érotisme de la proposition qui, bien que précipité et inattendu, était le genre de truc qui faisait atrocement plaisir à un garçon. Elle méritait bien son pseudo… l’animal inapprochable qui, une fois à l’aise avec quelqu’un, ne se laissait pas diriger pour autant. Attaquante, toujours en première ligne, en offensive. Mais de là à penser qu’elle était si envieuse de conclure, il devait avouer que c’était une vraie surprise. Bizarrement, il l’avait naturellement pensé très réticente sur ce plan là. Il avait donc naturellement pensé à se changer les idées en sa compagnie de manière plus niaise, en gambadant dans les champs par exemple. Du coup, autant il avait maté son corps sans remords, autant elle le prenait un peu de court là, si soudainement. Du coup il avait affiché une moue un peu surprise, mais pas réticente le moins du monde. Se changer les idées par le sexe, il avait toujours trouvé ça mal, mais ils sortaient ensemble maintenant. C’était naturel qu’ils le fassent, même si c’était vachement rapide… De toute façon, il n’avait pas à réfléchir. Il avait promis.

- Qu'est-ce que tu désires maintenant ? On fonce dans quelle direction, champion...

Il avait peu l’habitude de ce genre de fille, compte tenu du fait qu’il était celui qui amenait la chose, le plus souvent, encaissant les "… Je suis pas prête pour ça" et passant ainsi pour un gros pervers. Ou alors oui, dès fois, il se retrouvait à moitié nu sans qu’il ne pût prononcer un mot. Y avait des filles comme ça. Mais là, amené comme ça, woah. Sauf que pendant un instant, il venait d’imaginer Hurricane l’appeler "champion". Et son cœur s’était serré. Il l’imaginait vraiment bien, avec un sourire carnassier, finir une phrase en l’appelant comme ça, vaguement moqueur. Ca lui paraissait si vrai, dans sa tête, il l’entendait presque, et c’était que du vent. Foutaises. Fantasme, stupide utopie… et pourquoi il y pensait. Il n’avait qu’à foncer pourtant, c’était si simple désormais. Tout était si simple, il n’avait qu’à l’embrasser pour oublier, comme il le faisait, là. Comme il l’embrassait en ce moment même. Ses lèvres plaquées contre les siennes, les yeux fermés, l’esprit qui se vidait. Comme un sablier. Et d’une main, il ferma et posa maladroitement l’ordinateur de côté, sur l’oreiller, près de Calvin&Hobbes. Un baiser, et si ça ne l’aidait pas à l’oublier, il ira plus loin. Une main sur sa taille, il l’embrassait comme un adolescent embrassait sa copine, dans des termes moins poétiques, on dirait sûrement « rouler un patin ». C’était des jeunes, il était jeune, ils se retrouvaient donc à faire des trucs de jeunes, surdoués ou pas. Comme se rouler un gros patin, en l’occurrence. C’était le meilleur moyen pour lui dire qu’il fonçait. Une fois fini, il lui murmura sur les lèvres, légèrement taquin.

- On regardera le film une autre fois, mais tu te mettras en jogging. La mini jupe c’est trop tentant.

Sans réfléchir, il l’embrassa dans le cou. Sans réfléchir. Les yeux fermés, il avait descendu ses lèvres, enlevant d’une main les cheveux qui lui barraient le passage. Ca faisait longtemps qu’il ne l’avait pas fait, et il ne pouvait cacher qu’il en avait terriblement envie, surtout avec une fille comme WildCat. Le genre de fille qu’on a du mal à imaginer dans ces moments là. Une main dans son dos, discrètement, pour s’attaquer au haut de la sportive. Un joli haut blanc. Ficelé. Une horreur à défaire, en gros. Mais il s’y risqua, patiemment, tout en goutant à sa peau lisse de son cou, se demandant pourquoi les filles mettaient des trucs si compliqué à enlever… Voyant bien qu’il n’y arriverait jamais d’une seule main, et qu’il commençait sérieusement à s’empatouiller les doigts dans divers nœuds et ficelles, il finit par la surplomber. Assis sur ses cuisses nues, confortablement. Il lui embrassa la mâchoire, un peu, et l’enlaça pour s’y mettre à deux mains afin de défaire ce foutu haut qui commençait à être vraiment chiant. Genre, vraiment chiant. On avait pas idée de faire des vêtements comme ça… il devait bien y avoir une fermeture éclair quelque part… parce qu’il avait franchement l’air con là. Très con. A l’embrasser, encore et encore, alors que ça faisait bien quelques minutes qu’il cherchait comment défaire ce truc. Ca faisait pas trop empoté, non, à peine. Déconcentré par sa tache laborieuse, ce carnage de ficèles qui se croisaient entre ses doigts, il finit par éloigner son visage, la moue grimaçante.

- Ah, attend…

Du coup, il finit par le lui enlever par le haut, lui faisant lever les bras, avant de le balancer sur le côté. Et il sourit en voyant le joli buste de sa petite amie, musclé de façon très féminine avec des formes tout ce qu’il y avait de plus sympathiques. Un joli soutien gorge, une poitrine fermement gonflé, une taille parfaite, elle la dévorait des yeux. Yeux qu’il finit par remonter sur le visage de la demoiselle, devenant un peu plus sérieux, la regardant avec affection.

- T’es super sexy.
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Invité
Sujet: Re: Lie lie blush blush - X - ( WildCat ) Jeu 25 Mar - 0:39

    Les mecs... sous ses airs frigides, Wildcat avait eu ses petites aventures, et sans nul doute que la plus complexe et tordue était celle avec son demi-frère, par alliance, Anton. Un mec sûr de lui, beaucoup trop, manipulateur, qui se plaisait de la situation conflictuelle et familiale dans laquelle ils se trouvaient tous, notamment le profond mépris que Winona avait pour l'homme qui avait épousé sa mère. On pourrait croire que l'adolescente qu'elle était se rebellait en une façon, mais vous pouvez aisément comprendre qu'à ses yeux, aucun homme n'était à la hauteur de la seule femme qu'elle estimait énormément. Et puis, ce n'était pas une question de petite crise de puberté. Elle aurait tout fait pour sa mère, mais pas pour cet homme qui n'avait de cesse à lui rappeler qu'elle était une intrus, qu'elle ne valait pas ses enfants, mais jamais devant sa mère. Un double jeu hypocrite qui l'avait poussé à préférer quitter sa maison pour se trouver dans un lieu aussi perdu que l'orphelinat. Elle avait déjà déçue, cette mère, par ses nombreuses implications dans des bagarres ou n'importe quoi du genre, et encore plus le jour où elle porta une lame dans le torse de son mari. Elle avait raté, volontairement, mais le regard de sa mère lorsqu'elle apprit la vérité était plus douloureux. Tout ça pour en venir au fait que dans cette famille recomposée, seul Anton arrivait à saisir Wildcat, à comprendre son repliement, le désir de tout envoyer en l'air. Il se jouait de cela, de la frustration que cela faisait naître en Winona d'être si facilement saisie par lui. De façon plus tordue, il avait désiré, voulu, et possédé le temps que cela avait duré... jusqu'à ce qu'elle claque la porte de la maison. Personne n'était bien entendu au courant de leur relation, même si il ne partageait pas le même sang, c'était mal vu et ils n'étaient pas fous pour mettre plus de feu au poudre. C'était une expérience qui l'avait poussé à se renfermer un peu plus, à jouer un autre jeu, à montrer une autre facette d'elle-même.

    Dew, lui, était l'opposé de Anton. Il paraissait plus doux, prévoyant, il ne chercherait pas à la rendre barjo. Une relation saine en vue, reposante, loin de toute ce qu'elle avait pu connaître. C'était peut-être ça qui l'attirait et en faisait un candidat idéal. Il serait l'épaule sur laquelle se reposait et avec qui partageait de vrais choses comme leur passion respective. Ils pouvaient se comprendre facilement. C'était comme devenir une fille rangée et normale. C'était drôle... et impossible. Une fille comme elle ne pourrait rester trop sage trop longtemps. Mais il fallait que jeunesse se fasse, tout comme Dew. Ils se complétaient dans leur besoin respectif, leur désir de jeunes quoi.

    En tout cas, il y avait quelque chose d'étrangement rassurant dans le sourire du baseballer, comme terriblement irritant dans d'autres moments. Mais là, le contexte était quelque peu différent de l'habitude. Lorsqu'il répondit qu'il tiendrait sa promesse, cela l'amusa. Peut-être que c'était trop demandé? Mais qu'il en relève le défi, un dur défi. Mais c'était cela qui faisait que le jeu en valait la chandelle, car elle même, elle relevait un défi dans cette nouvelle relation, même si elle n'en connaissait pas toutes les raisons et conséquences.

    Les paroles qu'elle lui susurra à l'oreille de son nouveau copain eurent l'effet escompté. Elle savait que c'était de la provocation, des avances qu'elle cachait derrière des mots langoureux... pour obtenir plus? Elle aurait pu aisément comprendre qu'elle allait trop vite en besogne, mais c'était une question d'instinct, et aussi un envie de tester l'autre. Il n'y avait pas de mauvaises réponses en plus, mais elle ne mentirait pas en pensait qu'il y en avait une meilleure que l'autre. Après les mots furent inutiles, elle lui avait dit... il fallait agir, foncer. C'était comme si il obéissait, tenant sa promesse. Un baiser, un nouveau, plus profond, plus symbolique, plus officiel. Leurs lèvres s'abandonnaient à la seule volonté d'aller plus loin, laisser couler les choses, emporter par les sensations de désir qui finissaient inexorablement par devenir plus fort au fur et à mesure que le contact se faisait plus long. Leur souffle court, leur langue dansante... leur toucher même paraissait devenir plus accrût. Elle le laissait faire, passer ses mains dans ses cheveux, ne prêtant même pas attention au fait qu'il repoussa l'ordinateur sur l'oreiller. Lorsqu'ils se séparèrent, Dew fit de l'humour.... si on pouvait dire ainsi.


    " Soit. Va pour le jogging. Mais ce sera peut-être moi qui serait tentée... "

    La suite des choses fut plus surprenante, et c'était là que l'on pouvait se dire qu'un homme restait un homme. Aussi gentil qu'il pouvait paraître, aussi docile et timide, certains désirs et pulsions ramenaient l'homme à une certaine échelle. Ce qui l'amusait, c'était qu'elle avait eu mystérieusement du mal à imaginer Dew dans les bras d'une femme ou d'un homme, ou tout du moins, en prenant les initiatives. Le savoir là, entre ses griffes, lui embrasser le cou, comme une glace à la vanille. Oui, une glace, c'était l'image qui lui venait à l'esprit. Elle avait envie de lui, autant qu'il avait envie d'elle à cet instant. Ces caresses étaient tendres, délicates, autant que les baisers qu'il déposait sur sa peau pâle. Elle, elle le laissait jouer, jouer avec son cou et les lacets de son corsage. Elle, elle jouait, elle jouait de ses mains qu'elle passait dans ses cheveux, descendant lentement sur sa nuque, son dos. Jusqu'à ce qu'elle se rende compte que le pauvre baseballer se mêlait les pinceaux dans ses filets. Situation ridicule n'est-ce pas? Mais étrangement attachante. Mais cela avait peut-être l'avantage de dévoiler une chose : elle n'avait pas penser à passer à la casserole en venant, sinon elle aurait prévu quelque chose de moins contraignant... quoique.... ce n'était pas si sûr.

    En tout cas, ce détail freina leur tentative de début d'ébats, et poussa Dew à choisir une autre méthode de dépouillage, plus radicale, et à vrai dire, cela fit sourire Wildcat. Elle se trouvait là, à demi nue, ingénue, ses yeux bleus rivés sur lui avec une petite esquisse sur le côté. Sexy hein?


    " Et tu n'as encore rien vu... "

    Il n'en fallait pas plus pour la relancer. Là, avec une douceur sauvage, elle posa ses mains sur le visage de Dew, l'attirant vers elle pour l'embrasser avec plus de passion que les premiers baisers timides. A bas l'avarice! Qu'est-ce que cela pouvait faire après tout? Lorsqu'elle cessa tout jeu de langue, et qu'elle recula légèrement, elle glissa ses mains sous le T-shirt du baseballer, le retirant lentement, prenant son temps en l'effleurant dans son geste. Lorsqu'elle se retrouva avec le tissu en main, à son image, elle le lança dans un coin de la chambre pour s'occuper de bien autre chose. D'elle-même, elle ôta avec facilité et habitude le soutien-gorge qui cachait ses atouts féminins, pensant que ses yeux contemplaient le corps d'athlète qui se cachait derrière les amples vêtements qu'il portait d'habitude, et ça, ça c'était lui. Si elle était de la vanille, lui était du chocolat à croquer. Quelle chance, elle était gourmande. Sa poitrine fleurissait alors devant le jeune homme, patient ce ce qui allait advenir...

    " La première base a été atteinte sans trop de difficulté Capitaine, la deuxième nous attend... "

    Les chats savent ce qu'ils veulent, ils ne donnent que ce qu'ils veulent... elle était pareille. Wildcat s'approcha de son petit ami, l'embrassant sans retenue, le serrant contre elle, sa tendre poitrine contre lui. Tendresse et sauvagerie pouvaient parfois faire un beau mélange, quelque chose de fort et de délicat. Jeux de mains, jeux de vilains. Ne fallait-il pas connaître le terrain sur lequel on allait courir avant de partir à l'aventure?
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Sujet: Re: Lie lie blush blush - X - ( WildCat ) Sam 27 Mar - 2:06

Docile et timide. Oui… ou pas. Gentil et sensible, oui. Oui, possible. Mais quelqu’un de gentil n’était pas forcement docile, tout comme une personne dotée d’un minimum de sensibilité n’était pas timide. Surtout qu’on parlait de Dew, là. D’un des types les plus sociales de Wammy’s House qui parlait à n’importe qui comme s’ils avaient parcouru l’Atlantique à la nage ensemble alors qu’ils ne se connaissaient que depuis trente six secondes. De ce type libre qui ne se gênait en rien, qui agissait sans réfléchir, qui était trop bête pour voir la gêne qu’il pouvait occasionner dans certaines situations. On parlait de ce type, qui faisait le gêné aussi parfois, juste quand il sentait que la situation était embarrassante, ce cœur d’artichaut qui n’était pas mou pour autant. Il était dynamique, dans sa sympathie, dans son humour, dans sa gène. Le problème était : plus maintenant. Il avait été atrocement mou ces derniers temps. Et ce n’était pas sa faute. Ce n’était pas sa faute. Parce qu’il était du genre à croquer la vie, mais ses dents s’étaient brisées sur une pomme en pierre. Brutalement. Il fallait les recoller, maintenant. Petit bout par petit bout, ou juste tout anesthésier. Redevenir ce gros lourd qu’il pouvait être, avec sa pointe de gêne stupide qui ne servait qu’à camoufler qu’il se plaisait bien à mater les décolletés. Il voulait rééduquer ses dents, croquer la vie à nouveau, en commençant par une crème glacée à la vanille. Il n’était pas innocent. Il n’était pas innocent, sauf dans les situations qu’il ne connaissait pas. Sauf quand il était un peu trop paumé, épris, perdu. Là, ça allait, là il était avec une jolie fille. Sa petite amie, sa jolie petite amie. Et il n’allait pas se gêner.
Il ne savait pas que la pomme de pierre sur laquelle il s’était cassé les dents avait juste gelé pour se défendre, qu’elle s’était totalement glacée, qu’il fallait attendre. Attendre le printemps, ou juste la prendre dans le creux des mains, pour la réchauffer. Juste la frotter délicatement, se geler les doigts sur elle, mais ne jamais renoncer. Être patient, ne jamais la laisser tomber, lui donner de la chaleur humaine, petit à petit. Jusqu’à qu’elle se dégèle. Mais il avait cru que c’était de la pierre. L’imbécile.
Glace à la vanille contre lui, qui lui lançait des répliques au parfum plus fort, et il en humait l’exaltante effluve. Sous ses doigts, elle devenait petit à petit moins froide, légèrement tiédi, juste comme il fallait. Elle lui disait qu’il n’avait encore rien vu, et ça le fit sourire. Pas d’un sourire niais, non, pas d’un sourire niais. Des doigts blancs et féminins effleuraient sa peau bronzée, il regardait son visage pendant ce temps là, détaillant un peu son expression. C’était toujours plus agréable, quand la fille ne se contentait pas de s’allonger sur le lit, les mains au dessus de la tête. Bien qu’il aimait ça aussi, mais c’était juste pas pareil. Vu comme ça, on croirait qu’il avait eu plus de petites amies qu’il n’avait de doigt aux mains, mais il n’était pas comme ça. A dix-huit ans, il était dans une norme de normalité absolu, il avait vécu, c’était tout. Ce n’était pas un Casanova, ni un Quasimodo. Ce n’était qu’un garçon, et ça se voyait, là. Ca se voyait, quand il se retrouva torse nu devant elle, les mains sur ses hanches, et qu’il la regardait défaire son soutien-gorge. Et qu’il l’embrassait un peu en même temps. Patient. Quoique ses mains commençaient déjà à remonter, les doigts caressants la chair ferme, parce qu’il n’avait rien de patient. Parce que ça le démangeait. Parce qu’il n’était pas innocent. Sous ses yeux, une belle poitrine blanche, ferme, soutenue, et avant qu’il ne puisse faire quoique ce soit, elle était déjà collée à lui. Elle avait sorti une de ses répliques tendrement relevés, un peu coquine, un peu provocante, et s’était collé à lui pour l’embrasser. L’embrasser de force, comme une dominatrice, non sans avec délicatesse, pressant contre lui ses douces formes. C’était le genre de truc à vous rendre dingue. Et il n’arrivait toujours pas à imaginer que c’était sa petite amie là, collée contre lui, torse nu. Non qu’il n’arrivait pas à le concevoir ou à le réaliser, mais il n’y pensait pas, tout s’était tellement épuré dans sa tête. A part une petite épine, qui se baladait, silencieuse. Le truc qu’on ne sentait pas, parce que le plaisir l’étouffer, à grandes vagues, mais qui était atrocement dérangeante à long thermes. Des lèvres qui torturaient les siennes, et il le lui rendait bien, les mains sur son dos, à la serrer contre lui, à sentir ses rondeurs contre ses formes plates et dures, passionnément. Comme un homme qui désirait une femme. Il la serrait dans ses grands bras masculins, l’obligeant presque à jeter le visage en arrière tellement il mettait de force dans son baiser. Les corps de femmes, il avait toujours trouvé que c’était ce qu’il y avait de plus jolie au monde, et ça le rassurait de penser ça. Ca le rassurait d’avoir envie. Coupant le baiser, il la fit s’allonger contre le matelas et les draps épais, s’attaquant de nouveau à son cou, l’embrassant, le suçotant, parce qu’il en avait besoin. Il avait besoin de sentir de la chair contre lui, de la torturer de ses lèvres, de déposer des marques, d’avoir chaud. Déjà, ses mains caressaient ses seins blancs, palpant leurs douces rondeurs qui le rassuraient. Des courbes, des formes qu’il connaissait, mais qu’il découvrait en même temps, de ses mains, de sa bouche, à ses envies. Ca allait vite, trop vite, il avait maintenant le nez dans sa poitrine et sa main contre ses cuisses. Taquin, il se rassasiait de ces formes agréables, la bouche aguichante contre ses seins bombés et fermes sur lesquels il baladait sa langue. Et il se disait, il cherchait à se convaincre, qu’il n’y avait rien de mieux que de jolies formes rondes et pulpeuses. Qu’il ne pourrait être avec quelqu’un qui n’avait pas ces jolies formes. Mensonge. Sa main palpait le dessous de sa cuisse droite, la remontant un peu jusqu’aux fesses, parfois. Sans gêne, comme avant. Sans réfléchir, il lui caressait les fesses, il titillait ses tétons, sans un mot. Un silence étrange dans lequel il la touchait, la caressait, embrassait sa poitrine, profité de chaque parcelle de peau. Puis sa main monta dangereusement le long de sa cuisse, un peu trop dangereusement. Ce n’était pas sa faute. Il l’avait entre ses cuisses maintenant, sous la jupe. Prêt pour la deuxième base ?
Et pourquoi, au fur et à mesure, l’épine devenait plus grosse. C’était comme si la pomme de pierre avait été empoissonnée, formant une épine dans son corps. Pour lui dire non, qu’on ne peut pas anesthésier ça comme ça. Qu’il fallait plus de patience, qu’il fallait recoller les bouts un par un avec patience. Que ça ne marche pas comme ça, non, pas en anesthésiant à l’arrache. Tu vas trop vite.
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Sujet: Re: Lie lie blush blush - X - ( WildCat ) Sam 27 Mar - 18:25

    Dans des moments pareils, parler ne servait plus à rien. Il fallait simplement s concentrer sur l'action, sur la partie en cours. C'était comme lorsqu'elle combattait lors d'un match de kick-boxing. Il fallait avoir un œil attentif sur l'adversaire, analyser le moindre de ses gestes, essayer d'anticiper les coups et être prêtes à les ramasser, et savoir frapper. Enchainer un back fist avec un side kick, puis d'autres combinaisons jusqu'à ce que l'adversaire ploie devant vous ou bien qui la fatigue vous emporte. Mais le combat qui se déroulait n'avait rien avoir avec son sport de contact préféré, et quelque part, on pouvait croire que c'était un dérivé, bien moins violent. Après tout, on recherchait de toute façon l'excitation dans deux corps qui se percutaient l'un l'autre, non? Quelle ironie que de se rendre compte qu'une simple soirée vidéo devenait une partie de jambe en l'air en prévision. De toute façon, Wildcat estimait qu'elle ne perdait absolument pas au change et cela lui permettait de continuer en une façon... l'entrainement. vous seriez impressionné de savoir combien de muscles on pouvait faire travailler lorsque l'on prenait du plaisir avec un homme, mais il était vrai que le savoir ôtait un peu de charme à l'acte en lui-même.

    C'était également dans des instants pareils que l'on voyait que les masques tombaient, que ceux que l'on croyait tout mignon comme des bisounours étaient finalement des tigres embusqués. Mais y avait-il vraiment une surprise là dedans? L'animal qui habitait Dew apparaissait chaque fois qu'il avait une batte en main et qu'il se concentrait, c'était ça qui avait attiré l'attention du chat sauvage. Si elle l'avait simplement croisé, si elle ne l'avait jamais vu jouer, il y avait fort à parier que les deux adolescents ne se trouveraient pas dans cette position. Il semblerait juste que le destin se voulait taquin et flambeur, rassemblant deux jeunes gens qui cherchaient à combler quelque chose, à oublier quelque chose... Chez Wildcat, cela était peu évident, et cela l'était même pour elle-même. Le baseballer était peut-être la voie de la facilité, peut-être qu'il était capable de lui fournir quelque chose qui ne lui sautait pas aux yeux. Mais elle s'en moquait bien à cet instant, ce n'était pas comme si elle était le genre de femme pleine d'appréhensions et de doutes. Elle ne se permettait pas de polluer son esprit par ce qu'elle estimait n'être que futilités et des barrières inutiles, des freins qui empêchaient de profiter de la vie pleinement. Beaucoup aurait tendance à croire que Winona menait une drôle d'existence renfermée, que justement elle ne profitait pas assez, mais c'était son petit train de vie et elle n'avait jamais saisi qui pourrait lui manquer quoique se soit. Après tout, elle pouvait avoir presque tout ce qu'elle voulait.

    Dew était un garçon qui se révélait plein de surprise, et il confirmait un peu le proverbe qui disait : il ne faut pas se fier de l'eau qui dort. Elle ne l'aurait jamais imaginé aussi fougueux sur ce plan là mais c'était agréable. Cela changeait des gars qui voulaient trop en faire ou bien ceux qui se montraient passifs. Lui. Il souriait. Un sourire qui l'a dérangeait presque. Mais de ce sourire, il n'y avait que ses lèvres qui l'intéressaient, celles qui la frôleraient, celles qui jouerait avec sa peau. Pas de mot, juste des actes, irréfléchis, fonceurs, directs. Face à face, c'était comme si le duel commençait et lorsqu'elle lui ôta son t-shirt. Le temps ralentissait, lui offrant la permission d'observer la moindre parcelle de sa peau, de sa fine musculature qu'il avait travaillé au fil des ans, au fils des entraînements. Les hommes, il n'y avait que ça de vrai. En l'enlaçant, c'était quelque chose qui sautait aux yeux, corps contre corps, bouche contre bouche. Ses bras puissants qui la tenaient fermement contre lui, son parfum, ses mains... Qui ne serait pas excité dans un instant pareil, et malgré le roc qu'elle pouvait être, il lui arrivait de devenir une gentille petite chatte qui ne réclamait que quelques câlins, une fille féline qui avait besoin que l'on s'occupe d'elle le temps d'une nuit... et visiblement plus puisque Dew devenait son petit ami officiel. Les mains du baseballer se montraient plus intimes, plus avenantes et brûlantes, remontant sur sa poitrine, les caressant avec à la fois tendresse et quelque chose de plus sauvage et d'impatient. Leur baiser avait tout ce qu'il y avait de plus torride, un baiser où se dégageait une force curieuse qui ne faisait qu'agrandir l'envie qui échauffait leurs esprits. Les mains de l'amérindienne se promenait à son grès, caressant du bout des doigts cette peau hâlée qui devenait de plus en plus chaude au fil des minutes, frôlant ses bras où l'on pouvait sentir ses muscles se contracter. Elle avait envie de lui à ne pas en douter, il lui fallait là et maintenant. Est-ce qu'il en serait de même demain? Qu'importait! La question était sans intérêt dans un moment pareil. Puis finalement, le temps de quelques secondes, Dew coupa ses étreintes pour allonger Wildcat sur le matelas, là, de tout son long, ses cheveux noirs dessinant une immense toile de jais sur les draps, ses grands yeux bleus sur lui. L'affrontement continuait. Il glissait ses mains contre elle encore et encore, sa langue dansant sur sa peau pâle.. elle sentait même son petit nez la chatouiller, remontant jusqu'à ses seins demandeurs et impatients. Là, elle, elle ne pouvait alors que se montrer spectatrice, profiteuse, portant seulement ses mains sur le jeune homme, sur sa peau comme si elle en réclamait un peu plus, gourmande. Il se montrait ambitieux, rapide, descendant dans la zone d'en but. On reconnaissait bien là l'homme, le mâle dans toute sa splendeur. Peut-être que certaines filles joueraient les timorées, mais Wildcat.... elle ne donnait que ce qu'elle voulait bien donner. Mais il fallait qu'elle s'assure d'une chose ou tout du moins, qu'elle reprenne un peu les choses en main. Peut-être cruelle, peut-être pour le jeu, elle se redressa alors quelques instants, marquant ainsi une pause dans leur ébat qui devenait brûlant... Un sourire mesquin, un regard amusé, en passant une main sous le menton du jeune homme, elle lui donna un petit et bref baiser avant de se lever du lit. Elle s'en allait? En plein milieu? Non. Mais là, droite, à demi-nu, elle l'observa comme un objet de curiosité.


    " J'espère que ce n'est pas trop rapide pour toi... "

    Alors qu'elle posait la question, en faisant seulement glisser la fermeture éclair de sa jupe, cette dernière lui glissa sensuellement sur les jambes pour tomber sur ses genoux. Ses cheveux ruisselaient sur elle, contrastant avec subtilité avec la blancheur de sa peau. Il ne restait qu'un seul rempart sur elle, rempart qui fut bien rapidement défait.

    " ... mais j'aime foncer sans me poser de question. "

    Confiante, sur d'elle, Winona n'était pas le genre de fille qui reculait, qui se laissait effrayer par la difficulté quelle qu'elle soit, et dans son élan, elle alla chercher le baseballer, l'attrapant par son jean et l'attirant vers elle, alors qu'il était encore sur le lit. Une ceinture gênante? Plus pour longtemps? Quelques boutons, rien de plus facile à faire sauter. Et l'entreprise ne se faisait pas sans sensualité, un baiser qui ne manquait pas de fougue, quelques murmures à l'oreille, des lèvres glissant sur sa nuque... elle aimerait tant y planter ses griffes...
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Sujet: Re: Lie lie blush blush - X - ( WildCat ) Dim 4 Avr - 18:04

La tête vide, ou au contraire trop saturé, il n’était plus là, il était ailleurs. Il était entre ses seins, mais il n’y était pas. Il savait qu’il avait chaud, c’était tout ce qu’il savait. Ses lèvres et ses mains étaient si précipitées qu’il ne pouvait plus dire où elles étaient. D’ailleurs, ses mains, étaient-ce bien les siennes ? Il était incapable de le dire. Il touchait, palpait, embrassait, mordillait, léchait, suçotait, sur la peau blanche, blanche, gros blanc. Tout était blanc. Sous ses doigts, du blanc, sous sa langue, du blanc, dans sa tête, du blanc. Des mains dans ses cheveux, il les sentait à peine. Les yeux brulants qui transperçaient les siens, il les sentait encore. Il sentait encore ces yeux là, verts, perlés, qui se braquaient sur lui. Qui visaient, lentement, cible repérée. Il pressa la détente. Bang. La cicatrise se réveillait, se rouvrait, petit à petit. Il agonisait lentement alors qu’il lui léchait les seins, qu’il les gobait, les torturait de sa langue. Avec entrain. L’entrain de quelqu’un qui n’a plus rien à perdre. Ses mains palpaient la chair généreuse mais ferme de ses entrecuisses, et il se laissait aller tout contre elle. Puis elle se redressa, avec un sourire narquois, pour sortir du lit. Elle n’oserait quand même pas ? C’était comme une grande torpeur. Retourné, assis sur le lit, il la regardait sans la voir, la dévorait du regard parce qu’il avait faim, et le fait qu’elle se dérobe comme ça le frustrait. Elle disait qu’elle espérait que ce ne soit pas trop rapide pour lui. Il lui dit que non, non, sans ouvrir la bouche. Par le regard, il lui dit que non. Le zip glissa le long de sa hanche dans un bruit discret et excitant, et sans attendre le tissu coula de long de ses cuisses nues, comme dans les pubs pour rasoirs féminin où tout était parfait. Un petit bruit d’étouffe sur le sol, jeune fille en culotte devant lui. Petits seins dodues, et toute petite culotte. Grand corps blanc, longs cheveux noirs. Le genre de choses qu’on se devait de manger à la petite cuillère, lentement, mais dont on avait trop faim pour le faire. Alors on l’engloutissait. Et il l’engloutissait de ses yeux, assis sur le lit, elle était debout devant lui. Les mains sur ses hanches, elle finit par descendre elle-même son sous-vêtement, sans gène, sure d’elle. Elle disait qu’elle aimait foncer sans se poser de questions, il ne disait rien. Il regardait juste ce corps, ses cheveux cachaient un peu sa poitrine.
"Mais c’est vraiment génial ça !!! Comme ça on pourra se faire des pique-niques dans le parc tous les trois !!! Et je tiendrai la chandelle, et tout le monde sera content !!!!" qu’il lui avait dit, ce jour là. Pourquoi il s’en rappelait maintenant ? Aucune idée. Peut-être parce que ce que Hurricane avait prévu était arrivé, et qu’il s’en sentait coupable. Ce qu’il avait prévu, ou craint… ? Non. L’italien n’avait jamais aimé les couples, quel qu’il soit. Ca aurait pu être n’importe avec n’importe qui qu’il aurait jeté une remarque toute aussi piquante. Peut-être pas aussi piquante. En y pensant, en pensant à l’esprit de contradiction de son meilleur ami, le fait qu’il était incapable de demander ce qu’il voulait si ça pouvait le rendre ridicule, en pensant à tout ça, il se disait que l’italien était peut-être jaloux. Qu’il était peut-être même amoureux de lui. Ah. Ca le fait sourire tristement, qu’il aille jusqu’à s’imaginer ce genre de choses en ce genre de moment. C’était tellement stupide, le pire c’est que ça pouvait être tellement plausible. Mais que ça ne l’était juste pas. Une main le tira vers l’avant, et il se retrouva debout collé à elle, tout contre elle. Bouche contre bouche, sa ceinture glissa le long de son jean dans un bruit de cuir, elle était nue. Leurs respirations lui salopaient les oreilles, c’était comme dans les pubs pour les glaces au cinéma, où les filles soupiraient et respiraient vachement fort. Là il entendait que ça, leur respiration, leur baiser respiratoire, et elle ouvrait sa braguette, gourmande.
"Le bonheur, hein ? Une chouette fille, hein ? C’est comme ça que tu le prends, espèce d’enflure ? Tu me regardes de haut maintenant, tu te crois meilleur que moi parce que tu penses que tu es heureux ?" Il caressait les omoplates de la jeune fille, se collant contre elle alors que son jean tomba jusqu’aux genoux. D’un mouvement des pieds, il s’en débarrassa. Il ne se croyait pas meilleur parce qu’il avait une petite amie et pas lui, parce qu’il savait que Hurricane pouvait se caser avec absolument n’importe quelle nana. Il ne se croyait pas meilleur parce qu’il était heureux, ces derniers temps étaient les seules fois où il hésitait un peu à se qualifier d’heureux. En fait, il ne se croyait pas meilleur tout court, car il ne l’était pas. Il lui avait donné conseil parce qu’il voulait le voir heureux, lui. Lèvres sur une nuque blanche, il lui caressait la taille, se collait contre elle, avançant pour la faire reculer. La forçant de reculer jusqu’à ce qu’elle bute contre le bureau, son petit bureau d’étudiant. Pendant qu’il lui suçait la langue, sa main envoya valser tout ce qui pouvait se trouver que le plan de travail, afin d’y poser la jeune fille, de la porter par les hanches et de l’y déposer. Une main sur ses cuisses, l’autre sur son sein, il l’embrassait et l’embrassait, et lui fit écarter les jambes, un peu. Il n’était pas meilleur, il n’avait rien de meilleur, pourquoi quand on voulait aider quelqu’un, fallait-il qu’il cherche l’épine possible caché dans la bienveillance. Un doigt, il avait glissé un doigt en elle, descendant son visage pour lui suçoter les seins. Puis deux, chaudement englobé par elle, le visage niché dans son torse. Ses seins lui apportaient la douceur maternelle qui lui avait toujours manqué.
"Ta vision du bonheur n’est pas la même que moi, aucune de tes visions sur la vie ne sont les mêmes que les miennes, on n’a rien en commun et tu n’as pas le droit de me donner des conseils merdiques sur comment je devrais atteindre le bonheur !" Et c’est quoi le bonheur, pour toi. Pour toi c’est une idée illusoire qui n’existe pas. Pour toi, ça n’existe pas. Ca n’existe pas parce que tu ne veux pas essayer de l’atteindre, parce que tu ne veux pas être ridicule, et que tous ceux qui essaient d’atteindre quelque chose qui n’existe pas sont ridicules. Au fond, tu veux pareil que tout le monde. Mais pour toi le monde est con, tu ne veux pas être comme lui. Tes visions de la vie sont sombres parce que c’est tout ce que tu connais, que tu as peur d’une lumière que tu ne connais pas. Tu es mort de trouille, Hurricane. Moi aussi.
Des respirations haletantes, à nouveau, entremêlés. Les yeux embués, il lui respirait dans la bouche, lui mordillant les lèvres, bougeant ses doigts à l’intérieur d’elle, dans une chaleur rassurante, féminine. C’était humide, humain, très humain. Il les glissait en elle, les mouvant pour lui arracher quelques soupires, sans vraiment les écouter. Il perdait la tête, est-ce qu’elle allait l’arrêter ? Les deux mains à présent sur ses cuisses, il les écarta un peu et baissa son boxer.
"Tu sais quoi, je sais vraiment pas pourquoi je suis venu te voir. J’oublie à chaque fois à quel point je peux pas te blairer." Ca lui avait fait mal, tellement mal, ses yeux s’étaient mis à lui piquer, ce jour là. Si, par avant, il l’avait pensé jaloux, et avait vu en sa colère quelques signes encourageants, cette dernière phrase avait tout effacé, tout éradiqué. C’était mort, et il ne lui restait plus qu’à oublier. Ca lui avait fait tellement mal. La tête ou trop vide, ou trop pleine, il s’enfonça en elle, lui dévorant les clavicules, le cou, la mâchoire. Il ne savait pas s’il avait mal ou s’il se sentait bien, s’il était en train d’agoniser ou d’exulter.

Merde, pourquoi tu ne m'aimes pas, alors que moi je t'aime si fort.
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Sujet: Re: Lie lie blush blush - X - ( WildCat ) Mer 14 Avr - 22:16

    Aussi féline soit elle, Wildcat jouait avec le baseballer, peut-être avec ses nerfs ou peut-être pas. Femme, désespérément femme, elle se plut à mettre en avant sa sensualité plutôt que la brutalité et la froideur que l'on lui connaissait tant. Étrange paradoxe que Winona. Si dans la vie quotidienne elle pouvait être aussi gelée qu'un iceberg, entre les bras de Dew, exceptionnellement, elle n'était plus qu'un volcan bouillonnant qui attendait patiemment de pouvoir recracher fumée et rage dans un moment d'exaltation. Croyez-le ou non, mais elle en avait besoin. Elle avait besoin de retrouver cette partie humaine de son être, celle d'une jeune femme qui avait besoin de la chair, du plaisir, de sentir les mains d'un homme la caresser. Elle avait besoin de ne plus penser. Si elle venait à trop réfléchir, c'était de sales images qui venaient polluer sa tête, celle de son "frère", les mots des courriers incessants qui lui écrivaient encore aujourd'hui, de son désir de la manipuler et de la posséder, d'avoir une domination sur elle qu'elle rejetait bien entendu... Mais plus elle le repoussait, plus il aimait cela. Anton était un gars complètement cintré mais il savait y faire, il savait dire ce qu'elle attendait et lui donnait ce qu'elle souhaitait. Un fourbe comme beaucoup courrait déjà dans l'orphelinat.
    Dew représentait l'antithèse de ce mec là, et une façon de noyer le poisson en effaçant le noir par le blanc. Quelque soit les raisons qui avaient poussé l'adolescent à la choisir elle comme petite amie ne l'intéressaient pas plus que ça, si ce n'était pour son égo. Après tout, le sportif aurait pu avoir presque n'importe quelle fille de la Wammy's House. Il y en aurait eu un paquet qui aurait accepté de se trouver avec un mec pareil, mais il se trouva avec elle. Cela l'arrangeait bien et il fallait dire qu'elle n'y perdait rien.

    Profitant alors de ce moment autant qu'elle le pouvait, elle attira le jeune homme dans sa direction en prenant le temps de défaire sa ceinture alors que ce dernier hocha de la tête pour dire que tout allait bien, que tout pouvait continuer... ses mains sur ses hanches, sa bouche qui se promenait sur sa peau, traduisait parfaitement son désir de vouloir explorer encore plus la chose, de partir en quête de jouissance pour gagner en sérénité, se débarrasser des frustrations. Leur baiser se faisait plus sauvage et torride, leur langue s'enroulait dans une valse débridée alors que l'effeuillage de Dew continuait. Il fallut moins d'une seconde pour voir son jean bazarder loin de là. Les mains se promenaient un peu partout, celles de Winona caressaient sa nuque, son dos, descendantes puis remontantes jusqu'à ce que ses bras s'enroulent tel un serpent autour de ses épaules. Il la poussait, elle ne résistait pas jusqu'à ce qu'elle sente le bois d'un bureau derrière elle. D'un geste, tout ce qui s'y trouvait n'était plus, et elle sentit les bras puissants du sportif la soulever pour l'assoir sur son piédestal. Ce bureau symbole de l'étudiant sérieux deviendrait celui de leur débauche.

    Dans leur mouvement, Winona s'abandonnait sans pour autant désirer perdre le contrôle, mais elle aurait très bien pu céder avec une facilité déconcertante. Si Dew avait l'air d'un amant dès plus doux, il était également le plus demandant. Peut-être était-ce juste une question de contexte ou peut-être que la jeune fille était à fleur de peau... mais quoiqu'il en fut, elle frémissait au contact de sa bouche sur ses seins, ses caresses sur ses tétons et de l'étrange tendresse qu'il mettait dans son entreprise alors que tout paraissait que passion. C'était comme celui qui affichait un niais sourire n'était plus là, que c'était un autre homme. Cela lui convenait. Cela lui convenait parfaitement si elle pouvait écraser l'image et les vieilles sensations des mains d'Anton sur elle. Elle ne s'en sentait pas sale, mais cela l'exécrait. Elle lui embrassait la nuque, lui titillait le lobe de l'oreille alors que ses mains frôlaient le bombement qu'il y avait dans son caleçon. Mais il se montra plus rapide, plus prompt et direct alors que son doigt la visitait dans sa plus grande intimité. Elle vibra à ce contact, se cambra légèrement, soupirant lascivement dans son léger mouvement de va et viens de sa main. Le léger plaisir que cela entraînait lui fit rougir les joues, alors que sa langue se débattait alors avec celle de Dew, plantant ses doigts dans les épaules musclés du baseballer. Qu'il n'arrête pas, c'était son vœu à cet instant. Elle avait besoin de cela, elle avait besoin de sentir ce bien-être. Elle s'en mordit elle-même les lèvres avant que ses cuisses se fissent automatiquement demandeuses et envieuses. Son entrejambe était prête à l'accueillir sans modération. Elle le voulait et le dévorerait si nécessaire, elle le croquerait à pleine dent comme une pomme rouge, fruit de la tentation ou pas, elle ne se sentait pas le moins du monde fautive. Elle voulait juste prendre son pied. Ils n'étaient que deux humains qui cherchaient l'exaltation dans le plaisir de la chair.

    Encore une mauvaise image la traversa, celle d'Anton.. encore lui... décidément il cherchait à la posséder même dans des moments pareils, à croire qu'il l'avait hypnotisé de telles façons que son visage et sourire cynique viennent à la frapper quand elle pouvait enfin se débarrasser de lui, et s'en éloigner. Elle le refoula, Ho oui elle le refoula d'un simple revers de la main avec une facilité déconcertante. Elle sentait alors le sexe de son partenaire entrer en elle, elle sentait toute la virilité qui habitait les muscles du baseballer s'unir à elle. Véritable chatte en chaleur à cette minute, elle laissa ses mains glisser le long des reins de Dew pour venir se planter sur ses fesses rebondies. Les fesses d'un homme, il n'y avait que ça de vrai. Dansantes, mouvantes, les hanches de Winona s'agitèrent dans un mouvement de balancier sensuel, se serrant toujours plus contre le corps de l'adolescent. Se cambrant et dans un va-et-vient saccadé, elle laissait le plaisir montrer en elle pour atteindre l'extase alors que le meuble tremblait sous les secousses des deux amants. Wildcat le dévorait, elle le dévorerait entier, embrassant alors de ses lèvres brûlantes, laissant échapper une respiration haletante à chaque fois que la verge de ce dernier la pénétrait. Joueuse, elle pouvait clairement se montrer endurante, il fallait bien que leurs silhouettes athlétiques et les entraînements quotidiens aient des atouts sur toutes leurs performances non? Et si elle fut une chatte docile au début, elle en libéra la tigresse...
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Sujet: Re: Lie lie blush blush - X - ( WildCat ) Dim 9 Mai - 1:00

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La société, les mœurs et la moral nous faisait gober pas mal de choses. Entre autre qu’il fallait être amoureux pour faire l’amour. Un acte nourri des sentiments de deux êtres, un acte qu’on ne pouvait savourer pleinement sans ça. Quelque chose de fort, un engagement du cœur et du corps, un don d’un être à l’autre. Sinon, ça s’appelait la baise et c’était pour les gens qui avaient leur libido à la place du cœur. Mauvaise réponse, c’était aussi pour les gens qui avaient un cœur trop gros et qui en souffrait. Un cœur qui avait besoin de laisser échapper un peu d’affection avant qu’il n’explose par trop de pression, un cœur fragile et encombrant. C’était un moment de partage comme un autre, entre un garçon et une fille qui en avait besoin. Ca n’avait rien de libertin, rien de tout ça, rien de mal. Ils sortaient ensemble après tout, ça n’avait rien de mal. Non, vraiment, ça n’avait rien de mal.
La moiteur ardente de ses cuisses qui se refermaient sur ses hanches, la respiration saccadée de ses lèvres pulpeuses contre sa tempe, et il s’enfonçait en elle. A grands coups de hanches, il s’enfonçait dans la chair douce et accueillante de la jeune fille, y fondant presque. Il fondait en elle, palpant et embrassant le corps moelleux et féminin de WildCat. Mais sa tête était vide, désorientée. Il bougeait plus qu’il ne fallait, plus qu’il en avait l’impression, collant ses seins charnues contre son torse fort. Le bureau en tremblait. Le bureau en tremblait et il s’en foutait, trop occupé à faire claquer ses hanches contre ses entre-cuisses. Yeux fermés, il n’était pas là. Ca faisait longtemps déjà, qu’il n’avait plus là, à lui faire l’amour. Des baisers brulants, et des ongles qui s’enfonçaient dans ses fesses… il rendait toute cette passion en double, sans s’en rendre compte. Quelque part, loin. Quelque part, il se persuadait. Il se disait qu’il n’y avait qu’avec les femmes qu’on pouvait faire ce genre de choses, qu’il n’y avait qu’avec elles que c’était possible. Après tout, ça ne devait pas être un hasard sur les courbes charnues des filles complétaient celles, plus robustes, des garçons. Si leurs voix sensuelles équilibraient les sons graves des garçons, si elles étaient ce qui leur manquait. Leurs vides complétaient leurs pleins, ce n’était pas possible autrement. Il se disait qu’il avait été con d’avoir voulu contrer les lois de la nature, nature qui avait toujours décidé d’avance de son échec. Comme si elle avait tout prévu. Si seulement il l’avait écouté, il n’aurait pas tellement souffert. Phase stupide de rébellion, ce n’avait été qu’une phase stupide de rébellion. Il n’y avait que les adolescents en manque d’affection et beaucoup trop curieux pour croire être capable de tomber amoureux d’un garçon. Il devait toujours y avoir une sorte de phase "envie de découvrir le même sexe", et il l’avait passé maintenant. C’était fini. Il avait toujours adoré les femmes. Il les avait toujours estimés à cause de leur corps si pulpeux et leurs caractères si charmants. Pas comme un charmeur ou pervers invétéré, mais comme un amoureux de la gente féminine. Dans le sens respectueux, fin admirateur, amoureux dans la lune. Presque fétichiste de chacune partie de leurs corps, auxquelles il pouvait vouer un culte. Un orteil, un genou, ou même l’aisselle creuse et nue qui se pressait à présent contre son épaule. Ses ongles qui, auparavant, griffer ses fesses, ou même ses cils bien trop noir sur sa peau bien trop blanche. Ces pieds qui le pressaient contre elle, ses hanches qu’il pétrissait sous ses doigts, ces pommettes qu’il salissait de ses lèvres, c’était ce qui était fait pour lui. Le câble électrique d’une lampe était obligé d’aller dans une prise pour produire de la lumière. Deux prises seuls, ça ne servaient à rien. Deux câbles ensemble, ça ne rimaient à rien. Alors il faisait de la lumière, avec WildCat. Ils illuminaient tout ce qu’ils pouvaient illuminer. Et Dew se laissait aspirer, il se laissait manger par ce corps qui essayait de l’avaler. Ce corps féminin qui se mouvait contre lui sans pudeur pour l’englober, le dévorer, l’infecter. Et lui, il s’en donnait à cœur joie. Mais sans cœur. Sans que rien ne vienne du cœur. Tout cela lui faisait autant de bien que de mal, alors il essayait de ne voir que le bien, de ne sentir que le bien. Il allait de plus en plus vite, de plus en plus fort, il lui prenait les jambes pour les monter, pour qu’elle les mette sur ses épaules. Qu’elle écarte encore plus les cuisses, qu’il s’enfonce encore plus brutalement en elle dans des bruits humides et vulgaires. Un acte d’affection, de confiance, de partage… qui devenait petit à petit un moyen de se débarrasser de sa souffrance. Ca le dégoutait lui-même, sincèrement. Ses pensées n’avaient rien de tendres. Il se disait, il se répétait "Et comment tu fais pour dormir sans moi", alors que moi je peux pas fermer l’œil quand ça te concerne. Et il se sentait pitoyable là, vraiment pitoyable. Plus il s’enfonçait en elle, plus il sentait le plaisir lui montait à la tête, et plus ça lui faisait mal. Les chairs s’entrechoquaient, leurs dents aussi, et on entendait son sexe claquait contre le sien. Ils brulaient, se frottaient l’un contre l’autre, comme des chiens en chaleur. Il se sentait bien, il se sentait mal, il avait envie de se libérer, il avait envie de s’évanouir, dormir, jouir, réfléchir, mourir. Faire cesser cette tête qui réfléchissait trop, qui lui faisait mal. De ses mains puissantes, il avait encore poussé les jambes de la jeune fille vers son torse blanc pour accélérer une dernière fois, ce sentant venir. Il espérait que cette libération ne le délivrerait pas que de sa frustration et son besoin d’affection, mais aussi de ses angoisses. Et de cet amour impossible. Une longue fuite, entre autre.
Une grimace, les yeux crispés, il finit par venir, le corps inondé d’un plaisir presque malsain. Se déversant en elle, le corps tremblant, et des larmes qui coulaient sans qu’il ne puisse les retenir. Il ne s’apercevait même pas qu’il pleurait, ça coulait tout seul. Ca coulait tout seul sans qu’il ne puisse rien faire. Comme si toute sa vie se résumait à voir couler, à voir les choses passer sans jamais pouvoir faire quoique ce soit pour que ça change. Souffle coupé, la jeune fille dans ses bras. Il la serrait très fort, trop fort, dans ses grands bras bronzés. Un moment, une minute, peut être deux. Peut-être même cinq. Qu’est ce qu’il en savait, au fond. On pourrait croire que c’était l’émotion, que c’était l’intensité de l’acte, on pouvait croire ça. Alors qu’il était juste déchiré.
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Lie lie blush blush - X - ( WildCat )

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