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 Linda

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Invité
Sujet: Linda Lun 25 Jan - 23:56

IDENTITÉ

    Nom : Burrows
    Prénom : Lily
    Pseudonyme : Linda
    Âge : 16 ans
    Date de naissance : 13 Mars 1992
    Date d'arrivée à la Wammy's House : En 1993, à quelques mois de ses deux ans.
    Groupe : Pacifists



AUTRE

    QI : 161
    Manie :

    Un carnet. Un crayon. Deux objets essentiels à la vie de Linda qu’elle utilise consciencieusement, traçant sans fin des ébauches à peine achevées, des êtres qu’elle croise au détour des ruelles qui peuplent son esprit, des gens connus et méconnus, seulement animés par sa simple imagination. Elle ne se sépare jamais de ses deux trésors, les considérant avec autant d’estime que des êtres vivants, persuadée qu’ils sont ceux qui lui sont le plus proches. Nul ne saurait la défaire de ces êtres tant aimés.

    Rêve, Ambition :

    Une seule ambition l’obsède jour et nuit : que ses propos atteignent enfin les oreilles de chacun et que les querelles et la dualité cesse. Elle rêve de voir progresser son propre groupe, les Pacifists, persuadée que l’école ne s’en portera que mieux si chacun daigne y mettre un peu du sien. Et, derrière cette ambition légèrement folle et utopique, Linda cache un autre rêve, plus ténu et plus facile d’accès, celui de sortir avec Near. La différence d’âge ne l’atteint pas et elle n’a d’yeux que pour le numéro un, celui qui a su attirer son intérêt dès son arrivée dans le pensionnat… Et rien ne saurait la détourner de ce but, pas même la froideur légendaire du jeune Near.

    Cauchemar, Phobie :

    La fin de ses rêves est sûrement la plus grande peur de la demoiselle. Vivre dans un monde où elle n’aurait pas su atteindre les buts qu’elle s’est fixée, un où Near serait avec une autre personne qu’elle… Cet avenir ne peut relever que du cauchemar et de la fantasmagorie. Ses peurs sont réelles, mais elle les garde enfouies, se refusant à imaginer un avenir sombre et néfaste où tous ses projets auraient été détruits les uns après les autres. Si Pangloss a dit « tout est au mieux dans le meilleur des mondes » et si Candide l’a cru, alors Linda accepte de suivre ce mouvement plein de mièvrerie, se refusant à sombrer dans une paranoïa maladive et démente.

    Relations :

    Les seules vraies relations que Linda entretient se situent dans le cercle de son groupe. En dehors d’eux, elle ne s’est jamais vraiment attardée sur les autres pensionnaires, ne leur accordant d’attention que lorsque ceux-ci parviennent à réveiller sa curiosité sans cesse à l’affût d’une nouveauté ou d’une rumeur.
    Elle s’entend à ravir avec Rainbow qui est très vite devenu son meilleur ami et son meilleur confident. Si elle devait choisir une seule personne avec qui rester dans le pensionnat, il ne fait aucun doute que son choix se porterait sur ce jeune homme sans cesse souriant.
    Sugar a l’étoffe d’une petite sœur à ses yeux, elle la protège sans hésiter, acceptant sans sourciller son rôle de grande sœur et tentant de faire de son mieux. Elle a très vite remarqué l’admiration que lui porte la jeune fille et fait tout pour que celle-ci se sente bien avec elle, l’entraînant parfois avec elle dans ses « grandes aventures à la recherche de la meilleure rumeur ».
    A l’instar de Sugar, Vanilla tient plutôt le rôle de la petite sœur embêtante et capricieuse. Ce caractère de cochon n’a pas su, cependant, repousser Linda qui n’a pas l’ombre d’une hésitation lorsqu’il s’agit de hausser la voix pour remettre à sa place la si versatile petite fille. Elle l’apprécie beaucoup et lui témoigne de l’affection à n’en plus finir.

    Néanmoins, malgré ses relations se limitant à son groupe, certains ont réussi à trouver une place dans son cœur, qu’elle soit bonne ou mauvaise.
    Ainsi, Near a gagné la meilleure place, faisant de Linda une amoureuse transie qui lui coure sans cesse après dans l’espoir d’attirer son attention. La différence d’âge ne l’atteint pas, considérant ce détail comme futile et insignifiant. Rien ne saurait défaire l’adoration qu’elle porte pour le numéro un.
    Mello, quant à lui, a hérité du rôle de « meilleur ami de Near ». Elle l’aime beaucoup, bien que cette affection ne soit en rien réciproque. Sa curiosité maladive et insatiable lui a bien souvent attiré la colère du blond, mais de petits accès de rage ne suffisent pas à effrayer Linda qui a continué de poursuivre son but ultime : faire de Mello et Near les meilleurs amis du monde.
    Matt a l’apparence d’un geek à ses yeux. Il est trop absorbé par ses jeux vidéos pour qu’elle puisse tenter une quelconque approche et sa proximité avec Mello la gêne dans ses plans « meilleurs amis ». Elle n’a aucune opinion sur lui, ne sachant quoi en penser et ne lui ayant, d’ailleurs, jamais vraiment parlé.
    Zero tient le même rôle que Matt. Elle ne lui a jamais parlé et n’a jamais cherché à entretenir une relation particulière avec lui.
    Au dernier rang, ceux qu’elle n’aime pas particulièrement, se trouvent Lust, suivie par Poison et Justice. Elle déteste la première parce qu’elle la trouve trop proche de Mello et Near à son goût, et abhorre Aphrodite, Poison et Justice parce que tout le monde les déteste et qu’il n’en sera jamais autrement. De ce point de vue là, Linda a des allures de moutons suivant tranquillement le troupeau sans se poser de question.
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Invité
Sujet: Re: Linda Lun 25 Jan - 23:59

RP

    Vite ! Vite ! Les talons claquaient sur le sol à une vitesse effrénée, la robe de mousseline rose tournoyait dans les airs alors que le chapeau avait du mal à conserver sa place initiale. Vite ! Vite ! Le temps lui était compté, les minutes s’égrenaient, frustrantes, alors qu’elle consultait avec une frénésie à peine voilée les aguilles qui tournaient, inlassablement, sur le cadran de sa montre. Elle ne pouvait pas se permettre le moindre retard, elle ne pouvait pas se permettre la moindre erreur. Si ses informations étaient vraies, alors, elle le trouverait ici.
    Vite ! Vite ! Ses oreilles tintaient dangereusement tandis que son souffle allait en s’amenuisant, témoignage d’un corps qui entamait son déclin. Sa vigueur de départ n’était plus, ses jambes s’alourdissaient à mesure qu’elle approchait de l’endroit tant espéré, de cet havre de paix qu’elle était certaine de trouver. Son sourire s’illuminait un peu plus à chaque pas, contraste éclatant avec ses muscles qui la suppliaient de se calmer, de ralentir et de faire une pause, même très brève. Mais l’arrêt ne lui était pas permis. Si elle ratait le coche à présent, qui pourrait lui garantir que cette chance se reproduirait dans les heures qui viendraient ? Elle ne pouvait pas la manquer. Son esprit, son cœur, tout ce qui la composait, chaque fibre de son être la poussait à se rendre vers cet unique endroit.
    Son entrain redoubla alors qu’elle saluait des gens en passant. Certains lui sourirent, d’autres lui adressèrent une légère grimace à laquelle elle ne prêta pas attention. La valse du temps partirait sans elle si elle se permettait la moindre critique. Sa curiosité maladive ne lui permettait pas de reprendre son souffle. Elle la poussait, toujours plus loin, l’acculant dans ses derniers retranchements, faisant briller son regard d’une passion qui en déroutait plus d’un.

    Vite ! Vite !

    La porte tant espérée arriva enfin à sa portée. Elle se jeta telle une naufragée s’accrochant à sa bouée dessus, mais, ce fut dans un silence des plus troublants, qu’elle l’entrebâilla, veillant à ne pas déranger ceux qui auraient dû se trouver à l’intérieur. Ses yeux parcoururent la pièce, avides et gourmands. Des objets traînaient un peu partout, un jeu d’échec trônait fièrement sur une table, conséquence d’une partie entamée et jamais terminée. Pendant un bref instant, elle concentra ses pensées sur ce fait des plus étranges. Qui avait bien pu laisser en plan ce jeu ? Lust correspondait parfaitement à ce critère et c’est avec une mine dégoûtée qu’elle s’attarda sur l’immaturité dont faisait preuve cette jeune fille… Immaturité qui plaisait de toute évidence à Near, pour le plus grand désespoir de la demoiselle.
    Retroussant le nez, les sourcils froncés, elle osa poser une chaussure dans la salle, guettant, à l’affût du moindre son. Son information était donc fausse ? Poussant un soupir des plus bruyants, elle ouvrit en grand la porte, à présent désintéressée de cette salle qui l’avait tant attirée. Le monde lui semblait tout à coup moins intéressant.
    Entrant dans la pièce éclairée par les chauds rayons du soleil, elle s’attarda sous l’un d’eux, profitant de la chaleur qu’il dispensait pour chasser cette mauvaise graine. Elle qui avait tant espéré, elle regretta d’avoir prêté attention aux racontars qui disaient que Mello était en train de jouer avec Near dans la Common Room. Cette vision des plus exaltantes s’était tissée devant ses yeux, colorée et reluisante. Elle s’était tout de suite imaginée, les surprenants dans leur intimité, pour satisfaire une bonne fois pour toute ce fantasme toujours plus vivace, toujours plus féroce. Il était donc aisé d’imaginer à présent sa déception.

    C’est en traînant des pieds qu’elle se dirigea vers l’une des tables. Le jeu d’échec la narguait. Cette partie non achevée lui rappelait sa propre défaite et sa misère. Son joli film avait été réduit en miettes et elle tenait pour responsables ces pièces qui avaient refusé de bouger passé un certain cap. Elle les replaça dans leur position initiale, animée d’un sentiment de vengeance à leur égard, et observa les cavaliers se lorgner l’un l’autre, à présent séparés par plusieurs cases tandis que les tours se redressaient, fières, essayant à tout prix d’intimider l’autre. Bien fait !
    Se laissant tomber sur une chaise, elle sortit son objet favori et fouilla dans l’une de ses poches à la recherche d’un crayon. Aussi improbable que ce fut, elle en dénicha un et s’en saisit, avant de le laisser retomber sur la feuille blanche, le tenant férocement. Puisque la scène avait refusé de se jouer en sa présence, elle la construirait de toute pièce sur son carnet.
    Bien vite, la page se remplit. Les traits de Mello apparurent progressivement, l’une de ses mains se tendant vers les cheveux si attrayants de Near pour les caresser alors que la deuxième tenait un jouet des plus communs qu’il tendait à son camarade, à son meilleur ami. Ce dernier affichait un sourire et une joie atteignant leur apogée, allégresse qu’elle n’avait jamais eu le privilège de voir sur les traits de Near. Elle le représenta, heureux, exalté, cherchant à attraper le jouet de sa main gauche, ses cinq autres doigts étant trop occupés à empoigner le haut de Mello, le serrant avec force pour l’empêcher de s’échapper.
    Tout autour, elle bâtit les fondements de la pièce dans laquelle elle se trouvait, n’oubliant pas le jeu d’échec vers lequel elle jeta un coup d’œil avant de reprendre son esquisse là où elle l’avait arrêtée. Elle n’avait pas pour habitude de faire les choses à moitié.

    Lorsqu’elle se sentit satisfaite d’elle-même, elle referma d’un claquement sec le carnet et le déposa à côté d’elle, remettant le crayon là où elle l’avait trouvé.
    Les rumeurs les plus folles couraient dans tout le pensionnat, s’embellissant toujours plus. La jeune fille se faisait une priorité d’être au courant de tout, demandant des éclaircissements sur chaque pan obscur, n’hésitant pas à aller les dénicher à leur source. Si elle n’avait pas été aussi passionnée par le dessin, Linda aurait pu devenir une jeune journaliste en herbe tant sa soif de savoir et sa curiosité paraissaient inépuisables. Elle ne se sentait jamais rassasiée, son esprit l’embarquant dans les histoires les plus folles, lui bâtissant un univers toujours plus grandiose, toujours plus faste et glorieux.
    Les seules tâches d’ombre dans toute cette fantasmagorie étaient les imprévus. Lust en faisait partie. Celle-ci se permettait des gestes qui l’horripilaient toujours plus, s’octroyant le droit de lui voler Near et d’embarquer Mello avec elle. Si elle avait été à sa place, il était fort probable que Linda aurait agit autrement à l’égard de ces deux personnages.
    Se redressant, elle quitta sa chaise pour se rendre dans un fauteuil, plus confortable et plus tranquille. Situé dans un coin, elle était à l’abri des regards et elle se laissa tomber dedans, accordant enfin à ses muscles le repos qu’ils lui réclamaient tant.

    Les souvenirs affluèrent, vivaces et incandescents, lui brûlant l’esprit et la ramenant à sa petite enfance.

    . :.

    « Es-tu triste ainsi ? »

    Roger. Il avait mentionné ce nom lorsqu’il s’était présenté à l’orphelinat où elle résidait à présent. La raison de sa présence en ces lieux ? Elle préférait ne pas l’évoquer. Au mieux, elle tentait de l’oublier en faisant passer toute sa rancœur dans ses dessins. Au fil des jours, les visages de ceux qui l’avaient mise au monde se faisaient plus flous. Les couleurs chatoyantes et heureuses qui entouraient leur portrait se ternissaient, pour ne devenir, petit à petit, qu’une ombre malveillante flottant à la limite de son esprit, guettant le moindre signe de faiblesse.
    Si elle s’était laissée aller, si elle s’était abandonnée à ces images, sûrement que Lily Burrows serait devenue indéniablement et irrévocablement folle. Folle parce qu’au retour chez eux, dans le manoir qu’ils habitaient avec l’approbation de la famille que servait sa mère, la porte avait été enfoncée. Les objets gisaient par terre dans un capharnaüm inextricable. Le joli meuble en bois que la petite fille avait tant aimé avait été renversé sans ménagement et les bijoux de famille s’étaient envolés, disparus. Le tapis avait été chamboulé. L’ordre avait été brisé. Le monde avait été mis sens dessus dessous. Et, au milieu de tout ce fouillis qu’elle ne s’expliquait pas, elle avait distingué, une main blanchâtre perdue parmi les décombres. Vides et froids, les yeux de sa mère l’avaient fixée sans ciller, la regardant sans fin, dernière vision d’un univers auquel elle n’appartenait plus.
    Lily avait assisté sans sourciller au travail auquel la Mort se livrait avec plaisir. Elle avait cru la Faucheuse trop conformiste, voir inexistante. Elle avait espéré qu’elle ne viendrait pas frapper à leur porte avant des années… Et pourtant, au lieu de nier tout en bloc, de croire à un cauchemar et d’accuser son esprit d’un trop plein d’imagination, elle acceptait la réalité. Cruelle et dévastatrice, elle balaya toutes ses convictions. Ce simple regard suffit à la conforter dans son idée que ce monde n’était ni juste ni beau et elle se promit de tout oublier.
    Son père, quant à lui, eut moins de courage. Quelques jours après le drame, il se donna la mort, abandonnant sa fille unique qui se retrouva seule au monde, livrée à la pitié et à cette compassion qui l’angoissaient, à laquelle elle ne savait que répondre lorsque que ces démonstrations mielleuses lui étaient prodiguées. Lily Burrows était la petite fille que tous devaient plaindre et sur laquelle il était essentiel de s’apitoyer. Elle réconfortait les gens qui se persuadaient qu’ils avaient décidément de la chance et qui repartaient, heureux de voir que leur vie était si belle et si douce.

    Devait-elle être triste ? Elle secoua la tête tandis que ses mains, fébriles, manipulaient la boîte à musique que lui avait apporté le vieux bonhomme. Ses traits dégageaient une chaleur qui plaisait à la petite fille et c’est avec un ravissement non masqué qu’elle écouta ce qu’il avait à lui dire. Elle s’acharnait à maintenir un sourire heureux sur son visage, illuminant sans cesse ses traits d’une nouvelle chaleur, d’un nouveau réconfort. Elle se devait de sourire jusqu’à la toute fin, encore et encore.
    Lorsqu’elle serait au bord du précipice, lorsque toutes les fleurs autour d’elle auront perdu chacun de leur pétale et auront dépéri et, lorsque viendrait son tour de les rejoindre, elle partirait en riant.

    « L’orphelinat a accepté de te faire passer des tests. Est-ce que tu t’en souviens ? »

    Elle hocha la tête, les yeux concentrés sur la boîte dont elle cherchait l’ouverture.

    « Ton QI est étonnamment élevé et tu apprends à une vitesse époustouflante. Je dirige une école, la Wammy’s House, à Winchester. Si tu le désires, tu peux suivre tes études là-bas, te reconstruire une nouvelle vie avec les autres élèves. Qu’en penses-tu ? »

    La question ne se posait même pas. La petite fille laissa ses yeux se perdre dans les prunelles si douces de l’homme qui lui promettaient une nouvelle vie. Inconsciemment, elle hocha la tête, approuvant sans réfléchir sa demande. Il lui fallut quelques minutes pour se reprendre et daigner, pour la première fois depuis la mort de ses parents, adresser un sourire à quelqu’un. Roger assista à son réveil. La chenille devenait chrysalide et, bientôt, elle ne doutait pas qu’il en sortirait un magnifique papillon.

    « Oui ! »

    « C’est très bien, Linda. »

    « Non… Je m’appelle Lily. »


    Rectifia-t-elle.

    « A partir de maintenant, ce sera Linda. Lily doit cesser d’exister et personne ne doit savoir qu’elle a un jour vécu. Lily Burrows sera ton passé, ton secret et Linda l’identité que tu pourras montrer aux autres. »

    « Pourquoi ? »

    « Linda, concentre-toi juste sur ce surnom. »

    « Un surnom ? Qu’est-ce que c’est ? »

    « Un nouveau nom que l’on donne aux gens pour masquer l’ancien. Un pseudonyme. »

    « Linda… ? »

    « Oui. Linda. »


    Naquit Linda, ce 3 Janvier 1993, peu avant les deux ans de Lily Burrows.

    .:.
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Invité
Sujet: Re: Linda Mar 26 Jan - 0:02

    . :.

    Les yeux d’un marron chaud, rieurs et enjoués, avaient observé l’arrivée de tous les pensionnaires. Elle avait été l’une des premières à franchir les portes de l’école et, désormais, elle connaissait les diverses réactions qui passaient sur le visage des gens lorsque ceux-ci passaient les portes. Des pleurs, des cris de protestations, des traits résignés ou, au contraire, heureux de trouver un nouveau foyer, des embrassades à n’en plus finir, des visage figés par la peur ou tordus par la détresse… Les sentiments étaient divers et variés, semblables à une palette de couleurs sur laquelle il était possible d’en mélanger plusieurs pour en créer une nouvelle… Mais jamais elle n’avait porté une réelle d’attention à aucun d’eux. Tout au plus, elle s’était contentée d’un petit sourire timide pour ensuite mener par elle-même une recherche longue et fastidieuse. Elle savait tout. Tout sur tout le monde. Les manies, les petits tics, la moindre cicatrice, tout était passé au peigne fin et, pour cette curiosité maladive, beaucoup l’appréciait… Mais on la haïssait également. Linda la fouille tout.
    Son corps la propulsa en avant, avant même que son cerveau n’ait pris la peine de lui dicter ses ordres. Elle assistait à l’arrivée d’un être exceptionnel. Le rouge aux joues, ses yeux se dirigèrent vers Near, les rivant vers le sol pour échapper à son regard.

    « Bien… Bienvenue ! »

    S’exclama-t-elle promptement avant de s’enfuir en riant bêtement, sa robe voltigeant au gré de ses impulsions, ses cheveux capricieux s’éparpillant autour de sa tête. Même la venue de Mello lui avait fait moins d’effet. Un sourire cajoleur au visage, elle s’éprit d’une petite fille qui passait par là, et, véritablement heureuse, sécha ses pleurs. Si elle était d’une curiosité sans bornes, elle savait cependant se montrer douce et généreuse. Linda n’était pas foncièrement mauvaise. Elle était simplement agaçante. Soit on la supportait, soit on rejetait en bloc ce qu’elle était.

    « Ne pleure plus. »

    Murmura-t-elle.

    . :.

    « Tu devrais être plus proche d’elle. Je ne pense pas que ce soit la meilleure façon de procéder que de tout faire pour l’éviter. A mon avis… »

    Sa bouche était lancée et sa langue ne serait pleinement satisfaite qu’une fois qu’elle aurait dit tout ce qu’elle avait à dire. Ses traits fins étaient profondément résolus, persuadée que ce qu’elle disait ne pouvait qu’être juste et s’entichant du bien-fondé de ses actions. Oui, cette jeune fille était timide, mais il y avait d’autres moyens pour assurer sa socialisation avec les autres.
    Une moue craquante sur le visage, elle exposait point par point les meilleures façons de procéder, ses mains occupées à dessiner de vagues croquis sur un carnet dont elle ne se séparait jamais. Petite de taille – pour son plus grand désarroi - , elle avait opté pour une position assise qui cachait le fait que son interlocutrice mesurait six bons centimètres de plus qu’elle. Soupirant pour la toute dernière fois, elle acheva son monologue et se leva, prête à se diriger vers une autre partie de l’école jusqu’à ce qu’elle se retourne, rongée par la perplexité.

    « Crois-tu que ces conflits soient réellement utiles ? Je pense qu’il serait tout à fait possible de faire régner une meilleure entente si l’esprit de compétition disparaissait. »

    Devant l’absence de réponse de sa partenaire, elle grimaça et tourna les talons. Non. L’esprit qui régnait dans l’école ne la satisfaisait pas. Ce n’était pas le meilleur moyen à adopter, quoi qu’en dise les autres… Et elle prouverait qu’elle avait raison. Peu importe la façon.
    Deux jours plus tard, la demoiselle crée les pacifists et se chargeait de ranger le plus de personnes possibles derrière elle. Near n’accepta pas de la suivre, à son plus grand désarroi, se bornant à rester seul, et elle dû se résoudre à abandonner cette partie-là. Mais peu importait ! Ses sentiments pour Near grandissaient en même temps que son désir d’apaisait les tensions et elle ne tarissait plus d’éloges à son égard.

    . :.

    La porte s’ouvrit brusquement, révélant une Sugar tout essoufflée par sa course pour la retrouver. Linda sursauta et posa sur sa petite sœur de cœur un regard amusé.

    « Linda ! Je crois qu’ils sont dans une autre partie de l’école ! »

    Se levant d’un bond, elle se précipita hors de la salle, claquant la porte avec plus de forces que nécessaires derrière elle. La traque recommençait.



HJ

    Votre nom ou pseudo ? /
    Comment avez-vous découvert le forum ? Redécouvert. J'ai joué Linda et je reviens =) (grâce à Miru).
    Que pensez-vous du forum (design, intrigue..) ? *_* . Toujours aussi merveilleux !
    Comment l'améliorer ? Je n'ai aucune critique à formuler donc aucune suggestion à apporter.
    Des remarques ? Vu par l'emo
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Wammy’s: House
Double Compte:
Âge: 17
Sujet: Re: Linda Mar 26 Jan - 23:07

Re-Bienvenue sur WH*

*_____* ta fiche est une merveille, j'ai vraiment aimé te lire, sincèrement, et puis Linda est trop mignonne quand elle part dans ses délires.

Je te valide avec plaisir, allez, en espérant te garder longtemps.

Validée ~> Pacifists

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Sujet: Re: Linda

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Linda

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