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 Si Deus me relinquit... || Howl || clos

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Sujet: Si Deus me relinquit... || Howl || clos Lun 28 Déc - 21:42

    { Un rêve. Oui, seulement un rêve… Heureux. Joyeux. Mon Dieu, je vous en prie, donnez-le moi… }

    Il faisait sombre dans la pièce, très sombre ; des sanglots y résonnaient, les sanglots d’une petite fille aux longs cheveux blonds, emmêlés et sales. Recroquevillée sur elle-même, dans un coin de la pièce, sans aucune lumière, elle pleurait à chaudes larmes. La porte, on ne la distinguait même pas, il faisait bien trop noir pour cela. Et puis il y eut un déclic, une poigné que l’on abaisse et la fillette lève la tête, cessant de se cacher derrière ses mains. Un rai de lumière qui illumine la pièce, détruit les ombres ancrées dans chaque recoin de cette dernière, venant l’éclairer aussi, pauvre petite demoiselle désespérée…
    Mais l’horreur ne faisait que commencer ; car dans l’encadrement de la porte, une personne l’observe. Un homme, grand, maigre et avec un sourire des plus faux ; il s’avance vers elle, elle qui se tasse un peu plus sur elle-même, de peur, tremblante petite poupée en haillons qui ne peut rien faire pour lutter contre la violence et la barbarie de ce monde ! Mais avant de l’avoir atteinte, l’homme pousse un gémissement rauque et s’effondre à terre. Alors, une plaque rouge et visqueuse tache sa chemise à l’endroit de la plaie. Elle lève les yeux, horrifiée par tant de haine, tant de méchanceté et elle la voit. Alors elle hurle et son cri résonne dans la pièce en même temps que le rire sadique de la fillette. Des yeux fous, autant que les siens criaient sa frayeur, de cette même couleur sublime qui faisait le bonheur de sa défunte mère, ces mêmes cheveux blonds, longs et soyeux, qu’elle prenait tant de temps à brosser auparavant : c’était elle, le reflet de ses jours heureux, abandonner, animé par la folie du meurtre, la folie de la liberté. Elle avait tué son oppresseur… Elle avait tué quelqu’un…


    Ses yeux s’ouvrirent d’un coup, son corps se redressant sèchement dans son lit, son cœur affolé lui donnant l’impression d’étouffer, de ne plus pouvoir respirer sans ouvrir la bouche. De la sueur qui coule sur sa peau, le long de ses tempes, de ses joues. Et ses yeux encore exorbités par la peur qu’elle venait d’avoir se fermèrent doucement.
    Inspire. Expire. Lentement.
    Un cauchemar, ce n’était rien qu’un cauchemar, un mauvais rêve, la déformation d’une réalité depuis longtemps abandonnée, oubliée. Elle ne serait plus jamais traité ainsi. Prisonnière de cette amour violent que son père leur vouait, à sa mère et elle.
    Dans la pièce, on entendait que sa respiration rauque et celle, lente et calme de sa camarade Night. La jeune fille qui partageait sa chambre semblait dormir à poings fermés et ne se réveillerait surement pas si elle se levait pour prendre rendez-vous avec la salle de bain ; oh ! elle ne comptait pas prendre sa douche, loin de la, elle voulait juste se passer un peu d’eau fraiche sur le visage.
    Ses pieds nus glissaient sur le sol froid de sa chambre, la faisant frissonner. Sa nuisette, légère comme une brise d’été, flottait sur son corps frêle, caressant ses jambes au moindre de ses gestes. Mais elle n’y prêtait aucune attention. Réfléchissant à ce cauchemar étrange qu’elle avait fait.
    Elle revint vite dans sa chambre, regarda l’heure. Il était bien trop tôt pour songer à se lever. Alors elle se coucha de nouveau et le sommeil la gagna une fois de plus pour lui permettre de finir sa nuit. Un sommeil léger pour qu’aucun rêve ne puisse venir le troubler jusqu’à son prochain levé.

    °°°

    Un soupir s’échappa d’entre ses lèvres. Elle était fatiguée. La nuit n’avait pas été très reposante et elle souffrait d’un manque de sommeil qu’elle essayait de dissimuler derrière ses sourires, ou en se concentrant sur ses cours. Mais les cours s’étaient tous achevés alors elle était venue perdre ses pensées dans la bibliothèque. Elle avait salué Nickolai avec son enthousiasme habituel et il n’eut pas l’air de se douter quoi que ce soit. Au départ, elle n’était pas la seule à occuper les lieux mais au fur et à mesure que le jour déclinait et que la nuit tombait, tous partir. Le bibliothécaire lui-même fut appelé ailleurs et la laissa seule. Mais elle s’était plongé dans une encyclopédie sur le fonctionnement du cerveau humain ; sujet très intéressant mais qu’en toute curiosité, elle avait déjà étudié. Mais relire des livres depuis longtemps achevés permettaient à sa mémoire phénoménale de se rafraichir un peu.
    Ainsi, la jeune blonde, son corps svelte et ses courbes adolescentes mis en valeur par l’une de ses sublimes robes noires ressemblait une fois de plus à une poupée gothique, l’innocence enfantine incarnée se lisant dans ses yeux clairs dénotant étrangement sur son visage concentré.
    Elle se savait seule au fond, mais sans y prêter la moindre attention. D’ailleurs, elle n’entendit même pas la porte s’ouvrir lorsque quelqu’un pénétra dans la bibliothèque, salle lumineuse et si calme. Un silence à la fois respectueux et léger planait dans ce lieu de repos, sacro-saint au cœur de la demoiselle. Mais son attention toute accaparée par sa lecture risquait de lui jouer de vilains tours.
    Un soupir. Une mèche de cheveux qui vient se loger entre ses lèvres, membres rouges se pinçant, comme un piège qui se referme. Tic. Ou toc. Qui peut savoir ?
    Et un sourire qui vint étirer les pécheresses, les obligeant à relâcher leur emprise sur la pauvre mèche innocente.


Dernière édition par Snow le Mar 1 Juin - 16:27, édité 1 fois
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Sujet: Re: Si Deus me relinquit... || Howl || clos Lun 28 Déc - 22:36

    Howl avait passé... une journée tout à fait ennuyante à vrai dire. Tandis que Cain avait disparu on ne sait où et Matt, épris d'une frénésie de geekage, l'avait littéralement envoyé paître, le pauvre garçon s'était retrouvé seul parmi les autres cas sociaux de la WH. Il avait beau chantonné et parlé à lui même, rien n'y faisait. Il avait alors changé de tactique, cherchant la compagnie féminine. Après une ou deux claques bien senties de la part de la populace féministe de l'institut, Howl avait décidé de se rapatrier sur des cibles... Moins mouvantew et certainement moins idéalistes. Bref, gagnant un peu de plomb dans la cervelle, il avait pris une grande résolution : arrêter de s'en prendre aux Deadly Sins seul! En tout cas, pour la journée. Avec Matt pour l'aider et Cain pour le couvrir, c'était bien différent, moins suicidaire.

    Ainsi, après les cours, Howl avait erré, tel un fantôme désœuvré. Comment pouvait-on s'ennuyer autant dans un tel manoir, la question fascinait Howl tout autant qu'elle le fatiguait. Il y a une dizaine d'années, il aurait su s'occuper, trop sidéré par la taille de sa nouvelle maison. Il aurait exploré, traversé en rampant les grands couloirs sombres et uniquement illuminés par une séries de chandelles, il aurait joué au funambule sur le rebord des vieilles fenêtres du premier étage. Avant, il savait s'extasier de cette nouvelle vie pleine de promesses...

    Howl s'arrêta net. Que lui arrivait-il? Ça ne lui ressemblait pas! Qu'est-ce qu'il avait à se morfondre pour une imbécillité pareille? Ce n'était pas lui ça! Mais sourit bon sang! Ce n'est pas le moment de t'ouvrir les veines parce que tu t'es laissé emporté par la douce amertume de la nostalgie.
    Secouant la tête comme un dément en vue d'effacer ses idées noires, Howl se remit à marcher à grand pas. Il fallait qu'il s'occupe où il allait devenir fou. Franchement, la solitude ne lui allait vraiment pas. Finalement résolu à ne pas se laisser emporté par des sentiments franchement dignes d'un emo, Howl s'engouffra dans la première salle venue qui s'avéra être... la bibliothèque.
    Et lui qui voulait fuir les pensées déprimantes! Mais non, le destin l'avait mené ici, c'était bien pour une raison. Refermant la porte avec délicatesse, Howl scruta les environs. Il avait l'air seul, même si la visibilité étant diminuée par le labyrinthe d'étagères, il était bien difficile de l'affirmer avec certitude. Tant mieux.
    Howl ne voulait pas qu'on le voit ici. Non pas à cause de sa réputation qui en prendrait sûrement un coup, mais surtout à cause de sa maladie. Dyslexique, il avait plus de difficulté que la moyenne pour lire et pour écrire, bien qu'un étrange hasard fit qu'il commença à écrire très tôt. S'il lui était facile de cacher son problème en parlant un dialecte de sa création, en revanche, il craignait être vu essayant de déchiffrer les mots dans cet orphelinat dédié aux surdoués. Feuilletant distraitement un livre sur les conquêtes Napoléoniennes, Howl sursauta quand il entendit un soupir. Il rattrapa alors de justesse l'ouvrage qui lui avait alors échappé des mains. Il n'était donc pas seul?! Reposant le livre avec délicatesse, il chercha rapidement la source de ce bruit. Cinéma... Philosophie... Psychanalyse... Tient Freud, un type marrant celui-là! Médecine... Non il n'y avait personne parmi les milliers d'ouvrages régnant en maître dans la bibliothèque. Howl s'apprêtait à retourner sur ses pas quand enfin il l'aperçut. Howl, l'une des rares filles qui avait voulu intégrer leur groupe de macho.

    Nonchalamment installée à une table, la jeune fille se concentrait sur un énorme pavé qui en aurait fait fuir plus d'un. La tête penchée, ses cheveux dorés coulaient comme attiré par l'encyclopédie laissant clairement entrevoir à l'adolescent en chaleur ses épaules et sa nuque dénudée. Tentation, belle tentation que voilà. Les japonais tendaient à considérer la base de la nuque comme la zone la plus sensuelle du corps. Et pour une fois, malgré sa petite Noodle et malgré son âge, il pouvait bien le croire.
    Désormais captivé, il laissa son regard glisser le long du corps de la demoiselle. Son regard enveloppa son corps à peine formé mais délicieusement souligné par la robe noire de la demoiselle.
    Il laissa, sans un bruit, descendre son regard avant de le remonter doucement, profitant de cette vision avec délectation. Un sourire pervers se dessina sur son visage, il observa la jeune fille attraper entre ses lèvres une mèche de cheveux. Un raie de lumière captivé par un coquelicot... C'est ce qu'aurait pu penser Howl s'il avait été romantique. Mais non, ne demandons pas trop à un adolescent bouffé par les hormones. Ne pouvant plus résister à la tentation qu'offrait cette innocente et studieuse élève, Howl, les yeux pétillants de malice, s'approcha de la demoiselle. Délicatement, pour ne pas la détourner de sa lecture, il frôla la bretelle de sa robe, la descendant doucement, très doucement. Trop absorbée par ce livre qu'elle avait pourtant déjà lu, elle ne réagit pas, mais alors absolument pas.

    Howl en soupira presque de déception.

    L'intérêt dans un tel jeu venait tout autant du défi qu'il présentait que de son but. Aussi, le jeune garçon ne put s'empêcher de corser l'affaire. Après avoir réussi à défaire l'une des bretelles, il souffla, amusé, dans l'oreille de la jeune adolescente, posant ses mains autour de sa taille :

«- Véreille toi, Sweety. »
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Sujet: Re: Si Deus me relinquit... || Howl || clos Lun 28 Déc - 23:20

    { L'homme n'est qu'un animal esclave de son désir. }

    Vraiment, elle se demandait comment les êtres humains faisaient pour exploiter si peu leur intelligence. Si elle avait pu, si elle avait su comment procéder, elle aurait voulu apprendre les secrets que renfermait la partie inactive de son intellect. Curieuse de nature, elle voulait tout savoir, tout connaître, tout apprendre d’une autre. Et peut-être qu’un jour elle serait apte à chercher par elle-même, à émettre des hypothèses et à guérir toutes ces maladies dont on ne savait encore que trop peu de choses.
    Elle tourna une page, au même rythme que les pas du blond, sans pour autant s’être rendue compte de sa présence, sans même s’être sentie observée. Un délicieux bruit que celui des pages d’un vieux livre que l’on tourne. Et quelle délicieuse odeur que celle du papier de la vieille encyclopédie !
    C’était ce genre de bonheur simple qu’Owan appréciait le plus. Elle qui dans sa prime jeunesse, avant de pouvoir arriver ici, avait été longtemps privée de la moindre lecture, du moindre plaisir…

    La bretelle glissa sur sa peau claire, légère comme une plume, la chatouillant à peine, provoquant juste un frémissement de sa peau, comme si elle avait voulu dire à une mouche de s’envoler. Après avoir pu détailler sa nuque et le haut de son dos Howl, devait maintenant avoir un magnifique aperçu du décolleté qu’offrait sa robe. Belle robe, de quoi attirer plus d’un pervers en réalité mais c’était un détail qui avait échappé à la demoiselle. Simplement par manque d’attention. Ou bien par nonchalance. Ce genre de choses n’était pas importantes, au contraire, cela lui permettait de sélectionner dans un coin de sa tête, les garçons agréables qui ne pensait pas qu’avec ce qui se trouvait dans leur pantalon de ceux qui, au contraire, devait posséder un cerveau se trouvant dans leurs parties génitales. Avouez que ce devait être sacrément handicapant pour eux !
    Ainsi, sursauta-t-elle lorsque des mains vicieuses se saisirent de ses hanches et que la voix du jeune homme la tira de sa concentration. Elle leva un regard teinté de curiosité et de surprise vers lui, avant de sourire légèrement en le reconnaissant. Même si les sbires de Mello n’étaient pas tous fréquentables – loin de là même – et qu’ils ne voulaient pas d’elle dans leur groupe exclusivement masculin, elle les appréciait tous plus ou moins. Et le joli blond n’échappait pas à la règle, bien qu’elle n’éprouva pour lui que de la sympathie et une amitié simple en bouton, qui ne demandait qu’à éclore.
    Elle avait toujours trouvé étrange sa manière de s’exprimer mais à quoi bon le reprendre alors qu’il parlait ainsi volontairement ? D’un certain côté elle trouvait cela drôle, et de l’autre touchant. Peut-être cherchait-il à dissimuler quelque chose, un tic ou un problème de langage sans doute. Mais qu’importait ce détail ? Pour le moment, ce qui la gênait, c’était la position de ses mains ; et puis, cette bretelle qui avait glissé le long de son bras, la vilaine qui ne tenait pas à sa place.
    Elle la repositionna sur son épaule, puis, après avoir marqué sa page et fermé l’énorme encyclopédie, elle glissa ses mains fines entre celle de l’adolescent et ses hanches, rompant le contact qu’il avait instauré, écartant doucement ses mains, comme si elle avait peur de le vexer en brusquant la chose.

    « Bonsoir, Howl. »

    Elle n’était pas dupe sur les intentions du jeune homme : il suffisait de voir son sourire ou de regarder l’étincelle qui pétillait au fond de ses pupilles pour comprendre où il voulait en venir. Et malgré sa douceur et sa gentillesse exemplaire, la jeune fille n’était pas du genre à dire oui à tout et à permettre à ce genre de malotru d’abuser d’elle sans opposer de résistance. Oui, contrairement à ce que certains pourrait penser, elle n’avait rien d’une fille facile ou d’une séductrice. Bien que ses tenues soient parfois un peu trop « légères » ; et elle l’avait salué poliment, sans froideur, parce qu’elle ne voulait pas le repousser brusquement au risque de lui faire du mal. De toute façon, elle était tout à fait capable de se défendre. Juste au cas où. Car l’idée lui effleura tout ce même l’esprit que son côté adorable pouvait lui apporter des ennuis. De sérieux ennuis. Après tout, que valait une faible fille comme elle – oui, il fallait le dire, ce n’était pas avec sa force de mouche qu’elle enverrait valser le jeune homme Uu’ – contre un adolescent comme Howl ? Pas grand-chose, question force physique, elle en avait bien peur. Enfin, ce n’était qu’une expression, la peur n’avait pas sa place dans cette histoire. Continuant sur sa lancée, elle posa une question sans aucune arrière-pensée.

    « C’est rare de te voir ici, es-tu venu lire ou bien… Cherchais-tu un peu de compagnie ? »


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Sujet: Re: Si Deus me relinquit... || Howl || clos Mar 29 Déc - 19:31

Je libère de la Testostérone et ça je ne contrôle pas.

    Observant avec un certain amusement le réveil de la jeune fille, il attendit avec impatience la réaction de cette dernière. Allait-elle se la jouer Kitty-Lust ou allait elle répondre avec une candeur provocante? Hum.. Tout était la question et c'était là que reposait l'enjeu de son aventure.
    Un sourire légèrement stupide, moins charismatique que pervers, l'adolescent ne comptait pas vraiment séduire la demoiselle. De toute façon, ce n'était pas son genre, préférant apercevoir une once de peau à une idylle. Il n'avait pas non plus vraiment envie de coucher avec elle. Bon si elle était d'accord, tant mieux, mais non, ce n'était pas dans ses priorités. Ce qui l'était par contre, c'était de voir jusqu'où il pourrait aller, jusqu'où il irait toucher sa proie, la contempler. Bref, jusqu'où elle se laisserait faire.
    Écartant sa tête de la douce oreille du petit ange tentateur, Howl déposa un léger baiser sur la joue de la jeune fille, retirant rapidement sa tête. Ne sait-on jamais. La jeune fille paraissait encore légèrement dans la lune, comme s'il avait quitté trop rapidement son monde, celui des livres. Toutefois, une fille à la WH savait généralement se défendre, vu le nombre de pervers retords qui erraient dans les couloirs la nuit tombé. Comme lui par exemple... Et encore, il était certain qu'il n'était pas le pire... Peut-être le plus stupide, mais le plus dangereux, bien sûr que non!

    Finalement, la jeune fille parut reprendre totalement possession de ses capacités et doucement mais fermement, éloigna les deux mains du garçon de sa taille. Celui-ci, comprenant bien le geste, la regarda avec une moue de chien battu. Ses yeux bleu arctique la regardaient avec une once de tristesse, comme si on venait le priver de son jouet favori. Mais la partie n'en était que remise. Il avait encore un long moment pour continuer son manège.

    « Bonsoir, Howl. »


    Au moins elle l'avait reconnu, non pas que ce soit si dur! Depuis le temps qu'il arpentait ces couloirs et qu'il enchainait connerie sur connerie, l'inverse eut été étonnant. Toutefois, c'est une voix dépourvu de méchanceté et de dédain qui s'adressa à lui et ça, Howl en avait déjà bien moins l'habitude. En même temps, si la petite avait décidé de rejoindre leur groupe, ce n'était pas non plus avec l'intention de s'engueuler avec les membres. Ça n'était bien sur pas complètement exclus, mais seul un fouteur de merde pouvait vraiment se vanter d'un tel exploit. Aussi, Howl lui adressa un sourire légèrement plus franc, moins stupide et légèrement plus charmeur, bien que sur le moment, il ne s'en rendit pas compte.

    « B'soir Snoopy! »

    Elle avait l'air tout de même un peu méfiante, ce qui n'aurait guère servi son plan, aussi il chercha à la rassurer, il retarda donc ses avances, profitant surtout de la vue qu'offrait son décolté. Attention Howl, discret, soit discret, tu ne veux pas finir à l'infirmerie... Nomnomnon! En même temps, quelle idée de s'habiller ainsi? Ce n'était pas qu'il était contre, au contraire, mais tout de même! Avec des jupes aussi courtes, elles ne devaient pas s'étonner après des réactions qu'elles provoquaient ensuite chez leur compatriote du même âge. Il accueillit donc avec bonne humeur la diversion offerte par sa proie.

    « C’est rare de te voir ici, es-tu venu lire ou bien… Cherchais-tu un peu de compagnie ? »

    Que répondre, que dire, que faire? Howl n'était pas vraiment ennuyé, mais il n'avait pas spécialement envie de livrer tous ses états d'âmes à une fille qui avait beau être dans sa classe, mais qu'il ne connaissait pas non plus énormément. Il n'avait pas envie de lui dire pourquoi il avait rejoint la bibliothèque, qu'il s'était senti seul, qu'il avait voulu affronter une de ses peurs. Elle n'avait pas à savoir tout cela. Paradoxalement, son sourire s'élargit, mais après tout, Howl lui même ne jouait pas de cela? Prenant un air légèrement stupide et faux, il lui offrit un sourire colgate et répondit d'un ton enjoué, comme à son habitude :

    « Mais moquant veut tu qu'this discothèque puisse sapper un jour without my génie? Je devais lui rendre naufrage! En plus, y a quelque books qui m'interrompent, je devais les entrumper. »

    Il accompagna sa réplique loufoque d'un clin d'œil. Comme s'il pouvait vraiment manquer à une bibliothèque! Howl était alors certain que la stupidité de son propos éloignerait les questions pour un petit moment encore, profitant à nouveau de son statut de Joker, d'abruti sans cervelle. Échappant d'autres questions, il enchaina, se rapprochant dangereusement de la demoiselle, sa main frôlant doucement ses cheveux d'or.

    « And toi? Tu must valoir un bon réseau pour nevir ici! Il est vraiment retard! »

    Il n'était pourtant pas aussi intrigué que sa camarade, une orpheline comme Snow appartenait bien plus au décor d'une bibliothèque que ce trublion de Howl, mais au moins, ça distrayait sa collègue et ça lui permettait de reprendre son jeu.
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Sujet: Re: Si Deus me relinquit... || Howl || clos Mar 29 Déc - 21:39

    Snoopy ? Ce nom ne la vexa pas, bien que ce ne fut pas le sien ; mais il ne lui sembla pas qu’elle possédait la moindre ressemblance avec le petit chien blanc du même nom, qui passait bien trop de temps à dormir à son goût. Certes, pour une fille de quinze ans, elle dormait beaucoup mais c’était aussi parce qu’elle possédait un sommeil de moindre qualité, qu’elle se réveillait souvent après de nombreux cauchemars et parce qu’elle avait des cycles du sommeil erratique. Que voulez-vous, on ne peut pas avoir l’intelligence et le sommeil parfait !
    Ainsi, se contenta-t-elle de le reprendre gentiment, n’ayant pas fait montre de la moindre vexation .


    « Snoopy ?… Hm, non moi c’est Snow. »

    Ses yeux turquoises toujours posés sur son visage, elle ne remarqua pas où il regardait, un peu absente ; elle qui pouvait se montrer pourtant très observatrice, semblait dormir à moitié. Et la manière de s’exprimer du jeune blond ne l’aidait en rien. Pourtant il était intelligent, il était même membre de sa classe, la numéro 1 celle où se trouvait aussi Near, Mello, Lust et tous les autres premiers candidats à la succession de L !
    Un cours instant, l’idée stupide qu’il fallait inventer le dictionnaire « spécial Howl » lui traversa l’esprit ; ayant, depuis son arrivé, très peu parler avec ce membre des Chocolates Rangers, elle avait du mal à comprendre tout ce qu’il essayait de lui dire. Oui, ce langage était comique mais en même temps trop incompréhensible pour qu’elle puisse avoir le temps d’en rire. Son cerveau travaillait à la traduction de cet amalgame de lettres désordonnées et de mots sans aucun sens dans ses phrases. Il lui fut facile de traduire « discothèque » par « bibliothèque », ainsi que le sens de la première réponse. Elle esquissa un sourire amusé à celle-ci d’ailleurs, baissant les yeux sur son propre livre qu’elle avait fermé ; son marque page – qu’elle avait elle-même « toshoper » et imprimé après des conseils avisés de pros de l’informatique et logiciels en tout genre – dépassant à peine pour montrer la page marquée. Elle posa une main sur la couverture, ses doigts glissant sur l’illustration et le titre en relief alors qu’elle écoutait la suite. Elle ne manqua pas son clin d’œil, eut un léger éclat de rire devant la tête que ça lui faisait puis elle repris un semblant de sérieux, un sourire doux et d’une certaine manière, triste, éclairant son fin visage de poupée. Elle ne se rendit pas vraiment compte que la distance entre leurs deux corps s’étaient de nouveau soudainement réduite et elle ne fit pas attention au frôlement contre ses boucles blondes. Après tout, ce n’était que des cheveux, de longues mèches soyeuses, extension de son corps… Il n’y avait pas de quoi s’inquiéter.
    On lui avait souvent reproché d’accorder bien trop facilement sa confiance aux autres, reproches justifiés par les nombreuses fois où elle était tombée dans de mauvaises situations ; elle avait le chic pour attirer tous les coureurs de jupons des environs, pour se jeter corps et âme dans une bagarre avec l’espoir vain de séparer les combattant et de leur faire résoudre leur conflit avec des mots – elle s’en prenait donc tout autant pleins la tête et par les deux parties, lui valant parfois quelques séances chez l’infirmier – alors elle n’avait pas vraiment de méfiance à l’égare de son camarade, disons juste qu’elle avait compris ses intentions, bien que celles-ci n’aient pas été révélées.
    Elle eut plus de mal à traduire sa dernière réplique, mais s’agissant d’une question, elle mit du cœur à comprendre et finis par songer à une interprétation qui devait être à peu près correcte.


    « Et bien, j’avoue être là depuis un long moment, au vu de la pénombre environnante ; mais, vois-tu, lorsque je lis, je ne vois pas le temps passer. Il n’est pas rare que Nickolai soit obliger de me faire sortir à 22h, sans quoi j’y passerai la nuit et mes journées suivantes jusqu’à la fin du livre… Je suis une bibliophile, une mangeuse de livre ! »


    Elle avait terminé elle aussi avec une note d’humour bien qu’en règle générale, ses blagues ne faisaient rires personnes. Au fond, Snow n’était pas quelqu’un de très drôle, elle était même plutôt ennuyeuse si on ne la sortait pas de son univers. Il fallait vraiment l’enlever à ses livres et à ses cours, l’emmener dans un lieu totalement exclu de ses fréquentations pour découvrir des facettes de son être jusqu’à lors inconnues ou inexplorée. Et peu l’avait fait, donc peu la connaissait vraiment réellement. Après tout, qui se douterait que derrière la fragile poupée se cachait une âme qui ne demandait qu’à vivre d’aventures, un corps réclamant de forte poussées d’adrénalines ?!
    Mais ce n’était pas dans ses lieux favoris qu’elle allait pouvoir découvrir ses besoins là. C’est pas comme si l’idée de jouer à l’alpiniste sur les nombreuses étagères lui effleurerait l’esprit une fois dans sa vie. Elle était bien trop respectueuse pour ça. Sentant ses pensées s’égarer dangereusement et pour ne pas laisser la conversation sombrer, elle la relança tout naturellement, sans aucune mauvaise intention, comme si la réponse était d’une importance capitale… Comme tout le reste en fait.


    « Quelles sont les livres que tu es venu emprunter ? Je serai curieuse de savoir quel genre de lecture tu aimes »

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Sujet: Re: Si Deus me relinquit... || Howl || clos Mer 30 Déc - 19:53

    « Snoopy ?… Hm, non moi c’est Snow. »

    Snow, Snoopy, mais c'était du pareil au même pour ce jeune homme. Pourquoi s'embarrasser d'un seul surnom, la chose devenait tellement... ennuyeuse! En même temps, ce n'était pas son nom à lui qu'on écorchait et si tel avait été le cas, il aurait été des plus humiliés. Après tout, pourquoi changer la perfection? Howl, c'était Ze nom, celui qui inspirait à la fois la sympathie et la terreur. Ce n'était pas un vulgaire patronyme mais une identité, son identité. Ça devait bien valoir quelque chose, non? Ouai bon.. ce n'était pas très convainquant, mais il aimait pensé ainsi et puis il avait décidé qu'il appellerait Snow Snoopy et ce n'était pas ces quelques protestations qui lui enlèverait cette idée de la tête! Namého, foi de pervers lubrique!

    « Mais Snoopy, c'est lettement plus fun quoi! Snow... c'est trou nabal! »


    Prenant visiblement peu compte de la remarque de la jeune fille plus par originalité que par méchanceté, l'adolescent laissa finalement couler la conversation. Qu'elle dise ce qu'elle veuille, il était borné.
    Profitant ensuite de la naïveté et de la placidité de la demoiselle, Howl continua ses avances. D'un air amical, il plaça l'une de ses mains sur son épaule et hocha la tête d'un air condescendant tandis que l'autre rejoignit le bas du dos. Non pas trop bas, malgré son manque certain de subtilité, il savait faire la différence entre impulsif et complètement suicidaire. Du moins... la plupart du temps. Entre temps, toujours dans son demi-sommeil la jeune fille continuait la conversation, sans trop se soucier des mains légèrement baladeuse de son compatriote.

    « Et bien, j’avoue être là depuis un long moment, au vu de la pénombre environnante ; mais, vois-tu, lorsque je lis, je ne vois pas le temps passer. Il n’est pas rare que Nickolai soit obliger de me faire sortir à 22h, sans quoi j’y passerai la nuit et mes journées suivantes jusqu’à la fin du livre… Je suis une bibliophile, une mangeuse de livre ! »


    Bibliophile... Était-ce une maladie incurable? Il ne pouvait voir autrement cette passion pour la littérature. Encore une fois ces pensées ne lui venaient pas à l'esprit sans une pointe de jalousie. Il aurait aimé pouvoir comprendre l'adolescente, il voudrait partager ce sentiment d'abandon qu'elle semblait rencontrer plongée dans son œuvre favorite alors que lui même lisait lentement, avec plus de difficulté, trébuchant sur des mots qui n'avaient pas le sens qu'il leur attribuait. Encore une fois, il ne détestait pas lire, il haïssait l'effort que lui prenait un tel acte qui semblait toujours tellement banal pour les autres. Alors quand Snow poursuivit son interrogation, il se sentit légèrement désabusé. Pas longtemps bien sûr, son sourire n'avait même pas eu le temps de le gâcher, mais il se sentait certainement mal à l'aise.

    « Quelles sont les livres que tu es venu emprunter ? Je serai curieuse de savoir quel genre de lecture tu aimes »


    Quel genre de lecture hein... Quelle bonne blague! Ne voulant pas non plus s'énerver ou s'attrister plus longtemps, Howl reprit son masque de Joker, préférant juste la renseigner sur ce dernier livre qu'il avait ouvert juste quelques minutes auparavant.

    « Un range de vrille? Je n'en have pas raivment, but, j'ai vrouté ce lèvre sur les War Napolitaine. C'est pas lame, j'ai bien lové. Mais si tu voupais traire ma visite here, je t'en resais correspondant. I've got une image to keep! »

    N'aimant finalement pas la tournure que prenait cette conversation qui pour lui tenait plus de la pente savonneuse que de la promenade champêtre, Howl décida d'accélérer ses affaires. Faisant mine d'enlever la main qui tenait le dos de la jeune fille comme tout bon gentleman qu'il cherchait à imiter, il plongea rapidement sa main dans sa poche pour en retirer un portable.
    Feignant regarder l'heure, il prit en photo le décolté plongeant de Snow pour lui exhiber ensuite la photo compromettante.

    « Pattrare moi si you can!! »

    Et comme l'imbécile heureux qu'il était, il se mit à courir, zigzaguant entre les rayons de la bibliothèque, ce rire déjanté qu'il adoptait toujours pendant de telles situations de crise.
    Oh il espérait bien lui changer les idées à cette petite. Des fois qu'elle se remette à lui parler livres et maisons d'édition. Et puis encore une fois, il y tenait à sa réputation d'imbécile fini. Il ne demandait qu'une chose : provoquer les gens et obtenir une réaction. Snow avait beau lui parler avec gentillesse et une patience infinie, Howl ne voulait pas que cela. Il voulait la voir rire, blaguer, se moquer de lui, s'énerver même. Il voulait voir sur son visage une autre expression que celle qui semblait lui faire défaut, quitte à se la mettre à dos. Puéril, désespéré?
    Peut-être, mais Howl était comme ça après tout.
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Sujet: Re: Si Deus me relinquit... || Howl || clos Mer 30 Déc - 21:58

    Sensible, la jolie lady ne remarqua pourtant pas la peine qu’elle avait causée chez son ami du jour ; heureusement d’ailleurs, sinon elle se serait confondue de mille excuses pendant cent ans au moins – quoi que ça aurait, sans aucun doute, pu plaire à Howl puisqu’elle se serait baissée plus d’une fois – le jeune blond échappait au moins à cette incessante myriade de pardons et autres désolés du même genre. Elle ne vit à la main sur son épaule rien d’inquiétant, elle trouvait ce geste amical plus que pervers elle ne dit donc rien. La main, vilaine et retors, posée dans son dos était plus gênante et elle s’avança légèrement sur sa chaise pour échapper à son contact, un geste infime, juste de quoi laisser quelques distances entre le jeune homme et elle, rien de grave. Son expression n’avait pas changé non plus, non rien n’indiquait ce léger changement de position si ce n’était qu’Howl n’avait plus la main mise sur le bas de son dos. Impulsif ? Suicidaire ? Il était encore loin des limites du suicides avec elle. Disons qu’avant, il aurait trouver la limite de la gifle.
    Mais ne tergiversons pas plus longtemps sur ces limites invisibles fixées par les seules êtres dotés d’une intelligence supérieure. Après tout, nous ne sommes point là pour ça.
    Le sourire du blond était toujours présent sur son visage alors qu’il répondait à sa question précédente ; elle ne sentit pas plus dans sa voix, le trouble qui avait pu le saisir peut de temps auparavant et qu’elle avait elle-même, sans le vouloir, occasionné. Il lui parla d’un livre sur Napoléon et elle acquiesça ; dans sa petite tête, sous sa longue chevelure blonde remontée en deux couettes, elle fit rapidement le lien entre le personnage historique, l’histoire et puis ensuite la France, et elle ne put s’empêcher de se demander, alors, si Howl aimait l’histoire, l’histoire de France plus précisément ou bien la France elle-même. L’idée qu’elle se trompait sur toute la ligne ne subsista pas très longtemps. De toute façon, elle n’eut pas le temps de s’occuper de ce problème plus longtemps ni de poser la moindre question supplémentaire car le Chocolate Rangers avait sortit son téléphone cellulaire et semblait occuper à écrire à quelqu’un d’autre.

    Du moins, c’est ce qu’elle crut jusqu’à ce qu’elle entende le petit bruit que produisait l’appareil photo et qu’il ne lui mit la photo embarrassante sous les yeux ; oh God, était-ce si décolleté que le montrait l’image ?! Ou bien n’était-ce qu’un effet d’optique dû à la plongé entreprise par la garçon ?! Mais heureusement qu’elle ne possédait pas une poitrine à la Lolo Ferrari !! Elle voulu lever les yeux sur lui, mais il était déjà parti en courant dans les rayons, lui criant d’un ton joyeux de le rattraper si elle le pouvait.
    Enfer et damnation ! Voilà ce qu’elle aurait dû se dire !
    Elle aurait pu se lever d’un bond et courir derrière le jeune homme en criant son nom comme une hystérique, une écervelée qui tendrait le bras en haletant et en le suppliant de se rendre. Elle aurait pu se lancer dans de prodigieux calculs digne de son QI pharamineux pour déterminer où il était le plus ingénieux de courir pour aller au-devant du garçon.
    Elle aurait pu encore se la jouer à la cow-boy voulant mater un cheval sauvage dans les premières années du far-west, étudiant ses mouvements pour pouvoir lancer son lasso au bon moment et l’attraper sans qu’il ne puisse se sauver…

    Oui, elle aurait pu. Elle aurait pu faire tant de choses, les solutions ne manquaient pas, étaient bien loin de manquer. Mais elle ne fit pas. Elle ne fit rien, ne bougea pas. Elle s’était contentée de quitter ses chaussures et de se tourner pour suivre ses mouvements d’un œil amusé, étouffant un rire en écoutant le sien. S’il voulait la faire marcher au chantage, elle pouvait le faire aussi. Mais l’imbécile heureux n’était pas aussi imbécile qu’il le laissait croire, la lolita n’était pas dupe. De plus, si elle l’avait voulu, elle aurait facilement pu le rattraper car elle possédait deux atouts : le premier c’est qu’elle possédaient de bonnes notes dans tous les domaines, et le sport était loin d’être la matière qui lui posait le plus de difficulté, surtout lorsqu’il s’agissait de courir. Son second atout résidait dans le fait qu’elle avait passé de très nombreuses heures à parcourir les rayons et qu’elle les connaissait presque par cœur ; il en valait de même pour la disposition des meubles dans la pièce. Ainsi, Howl était-il dans ce qu’elle aurait pu qualifié – si elle avait été arrogante et possessive – comme son domaine et il la provoquait dans une discipline qui ne lui demanderait aucun effort superflu.
    Un sourire gourmand étirant ses fines lèvres pâles elle finit par dire à haute voix, pour être sur qu’il pouvait l’entendre.

    « Tu sais, si tu veux jouer à ce genre de jeux, tu n’as pas besoin d’une photo telle que celle que tu as prise ; il t’aurais suffit de montrer ton ennui, d’exprimer un désir de jouer. Parce que cache-cache ou le loup à deux, ce n’est pas très amusant, non ? On manque de compagnon de jeu… »

    Sa voix résonnait dans la pièce, heurtait les étagères, s’éteignait dans les tréfonds de la salle. Elle avait fini par se lever, s’étirant, puis elle se dirigea vers la porte, délaissant ses chaussures et son livre. Elle murmura quelques brèves excuses à l’intention du documentaliste absent et elle verrouilla la grande porte avant de se décider à aller à la rencontre du jeune-homme. Peut-être que c’était ce qu’il manquait le plus à sa vie : de l’action comme celle-ci.
    Vêtue de fines chaussettes de soie, ses pieds glissaient avec habileté et très peu de bruit sur le bois du parquet, lui offrant un déplacement fluide et rapide. Ses cheveux virevoltaient autour de son visage, sur ses épaules et dans son dos, l’auréolant d’une douce lumière, la faisant ressembler à un ange.
    Souriant comme l’enfant qu’elle était redevenue, juste le temps de ce jeu, une enfant qui n’avait pas eut la vie facile avant de venir ici – mais elle était loin d’être la seule et ne s’en plaignait pas - elle ne put s’empêcher d’éclater de rire à un moment, où, prise d’un trop grand élan, elle avait voulu tourner entre deux rayon et avait glissé, se retrouvant sur les fesses, renversée en arrière, en appuie sur ses mains.
    Et son rire, comme un carillon qui tinte sous le joug d’une brise légère, résonnait dans ces lieux de quiétude habituellement si silencieux.

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Sujet: Re: Si Deus me relinquit... || Howl || clos Dim 3 Jan - 22:25

    Et tandis que cet imbécile heureux profitait de ces quelques moments d'euphorie, riant aux éclats, courant si vite dans un espace qu'il n'avait pas l'habitude de fréquenter et donc manquant de se prendre une ou deux bibliothèque en passant, la jeune fille, elle, resta immobile. Bien entendu, il ne s'en rendit pas tout de suite compte, mais après avoir traversé toute la pièce sans entendre le bruit des pieds martelant le sol, il finit par se rendre à l'évidence : elle l'avait planté là. Mais personne ne plantait Howl comme ça! C'était presqu'un crime contre sa lèse majesté, et non, il ne pouvait souffrir une telle humiliation.

    « Tu sais, si tu veux jouer à ce genre de jeux, tu n’as pas besoin d’une photo telle que celle que tu as prise ; il t’aurais suffit de montrer ton ennui, d’exprimer un désir de jouer. Parce que cache-cache ou le loup à deux, ce n’est pas très amusant, non ? On manque de compagnon de jeu… »

    L'entendant parfaitement, il poussa un soupir suffisamment bruyant qu'il résonna dans toute la pièce. Elle lui cassait son jeu là. Mais quelle rabats-joie! Pourquoi toujours utiliser sa raison? Pourquoi ne pouvait-elle pas se laisser emporter par l'instant et s'amuser comme l'adolescente qu'elle était? Mais non, elle était toujours là, calme, posée, impassible. Howl en avait presque envie de hurler. Il l'avait tripoté, il avait pris en photo sa poitrine, il avait fuit lâchement une colère hypothétique... Que lui fallait-il de plus? Pourquoi ne bougeait-elle pas bon sang! Il frappa son poing contre une étagère, avec toute sa force, comme un bœuf quoi. Cric... Ah oui... merde... C'était normal la couleur?

    « Shit Tupain! Ca fait lam derme! »
    Non sans rire! Oui, contrairement au bois, une main peut avoir mal, très mal même. Surtout que ce geste brusque ne l'avait mené à rien puisque sa camarade l'avait enfin rejoint. Là oui, il se sentait assez con, surtout que sa main enflait doucement. Il allait encore passer pour l'abruti de service. Non, il ne devait pas montrer sa 'blessure de guerre', ça ne le faisait pas devant les filles. Cherchant vite fait dans ses poches de quoi cacher sa connerie, il sorti une espèce de mitaine qu'il fourra vite sur ses deux mains. Histoire de faire identique quoi, parce que déjà la soudaine apparition de mitaines n'était pas des plus discrète, mais s'il fallait en plus que l'accent soit bien mis sur une seule de ses mains... D'autant plus qu'il avait sûrement déjà alerter tout l'orphelinat avec son hurlement de douleur. Vite, la jeune fille se rapprochait, il fallait trouver une solution... C'est alors qu'une idée lui vint. Frottant sa tête d'un air malheureux, faisant mine de souffrir le martyr, il essaya de détourna le regard de Snow qui pour une fois riait comme une gamine. Il était con aussi, pour une fois qu'il avait réussi à la détendre un peu, il avait fallu qu'il s'explose la main. Un bon moyen de gâcher l'ambiance oui!
    La voilà.. Vite, c'était le moment de mettre son plan à exécution. Geignant de manière exagérée, il commença à pleurer des larmes mi-crocodiles, mi-véritables en se tenant la tête où il n'y avait... rien. Espérant que cela convint la jeune fille qu'il n'était qu'une andouille un peu douillette, il sécha ses larmes et la regarda avec un grand sourire, un peu débile sur les bords mais également... victorieux? Faisant encore une fois preuve d'une logique étrange, il préférait faire passer sa douleur pour un piège stupide visant à l'attirer jusqu'à lui.
    Il se rapprocha ensuite d'elle, passa sa main sur sa joue d'un geste presque affectueux et lui souffla dans l'oreille. Finalement, reculant rapidement, il lui cria d'une voix toutefois un peu étranglée, trahissant légèrement sa douleur.

    « J't'ai got!! Ahaha d'toute faisselle, tu m'auras qas! »


    Se remettant à courir le portable à la main, il ne put s'empêcher de pousser un petit gémissement. Pressant le pas, il rejoint la table qu'ils avaient investi et en profita pour souffler, grimaçant légèrement quand sa main lui lança jusqu'au bras. Finalement, d'une voix un peu étrange, comme si le souffle lui avait été coupé, il nargua sa camarade de jeux qu'il avait laissée derrière lui.

    « Alors Snoopy, On se grandmafie? Tu t'escargottes, va falloir t'ennaitrer plus que ça! »

    Bien entendu, c'était surtout pour la frime qu'il disait ça, bien conscient des capacités de la jeune fille. Mais franchement, qu'est-ce que c'était amusant! Emmerder le monde, c'était vraiment le pied. D'autant plus que ça permettait même de faire rire les princesses au sang froid! Sans sa blessure, il aurait vraiment été un gamin comblé.
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Sujet: Re: Si Deus me relinquit... || Howl || clos Dim 28 Fév - 15:10

    (j’ai mal pour Howl T__T pardon de répondre si tard ><’ )

    Elle avait glissé, avait ris, par terre, assise sur le tissu léger de sa robe à volants ; et puis elle avait vu l’éclat de ses yeux bleus, la lumière de ses cheveux blonds et elle s’était relevée, continuant sa course jusqu’à lui, s’arrêtant à quelques mètres à peine de lui dans un glissement – sorte de dérapage contrôlé – sur ses chaussettes, se maintenant en équilibre grâce à ses bras qui firent quelques moulins. Elle devait être comique à voir, comme ça, la petite princesse en robe noire mais ça n’avait pas d’importance, l’apparence qu’elle lui donnait n’avait pas d’importance. Après tout, à quoi bon s’arrêter aux premiers contacts, aux premières impressions ? Les relations ne se construisaient pas comme ça, elle en était largement consciente. Alors elle pouvait bien, juste pour quelques minutes d’une joie folle, délaisser son calme et sa tranquillité habituels ; elle avait le droit, comme tout enfant qui se respecte, à un peu de démence un peu de rire dans sa vie, de se perdre dans des jeux si simples que l’esprit n’avait même plus à agir. Il fallait juste se laisser griser par le plaisir que procurait cette course, pour un but stupide peut-être, mais qui ne faisait que la faire sourire pourtant.
    Elle remarqua tout de suite les mitaines sur ses mains, s’interrogea. Sa mémoire fraiche et phénoménale lui indiquant qu’il ne les avait pas tout à l’heure… Surtout qu’elle l’avait entendu hurler un flot de ce qui lui avait semblé être des injures ; reconstituons les faits, dans l’esprit logique de Snow :
    1 – elle n’avait pas dit oui à sa provocation ouverte tout de suite ; il était parti avec la photo dans la bibliothèque.
    2 – elle s’était levé, décidée à jouer aussi avec lui, avait fermé la porte, était partie à sa suite.
    3 – elle l’avait entendu hurler après qu’un bruit sourd se soit fait entendre.
    4 – elle était arrivée, l’avait vu et avait noté de suite les mitaines.
    Il était donc tout aussi logique de penser, après avoir noté ces faits, que l’adolescent s’était fait mal et pour ne pas l’inquiéter – ou pour paraître fier ou fort ou… Bref fair eun truc de garçon – avait tenté de dissimulé sa blessure en enfilant ses mitaines. Peut-être qu’auprès de quelqu’un de très peu observateur et surtout quelqu’un d’extérieur à la Wammy’s House, cet astucieux stratagème serait passé inaperçu. Mais là, ce n’était nullement le cas.
    Snow n’était pas dupe ; pourtant elle n’en dit rien, le laissa s’approcher d’elle, le regardant en souriant toujours, faisant mine d’être toujours prise dans le jeu. Elle frissonna lorsqu’il la toucha, se demandant où il voulait en venir, prête à esquisser un mouvement de recule. Elle sentit son souffle chaud chatouiller son cou puis il lui souffla dans l’oreille et elle sursauta entre ses doigts, surprise, s’attendant à ce qu’il lui dise quelque chose, pas qu’il lui fasse ça.

    Et puis ce fut lui qui se détacha d’elle, qui recula et qui cria quelque chose d’une voix légèrement éraillée – la douleur sans doute, pensa-t-elle – la confortant dans son résonnement, un peu plus haut. Elle mit quelques secondes à déchiffrer ses paroles, son langage étrange puis elle le regarda prendre de l’avance, le portable – objet avec lequel il était censé la faire chanter mais dont, au fond, elle n’avait que faire – à la main, courant de nouveau entre les étagères de la grande bibliothèque. Elle décida de ne pas réfléchir, d’arrêter de se casser la tête sur des résonnements stupides et de le prendre par surprise à son tour, filant dans la direction opposée. Bien sûr, ça lui prendrait à peine plus de temps que lui, mais elle pourrait ainsi lui couper la route. Sans autres bruits que celui de ses volants flottant sur ses jambes, elle couru, légère poupée de dentelle, fragile comme une rose noire, ne tardant pas à l’apercevoir, ralentissant la course, marchant jusqu’à lui à pas de loup, dans son dos. Elle pressa doucement son corps contre le sien, récupérant habillement le téléphone d’une main – pour détourner son attention de son véritable but et de l’autre retira la mitaine de la main blessé.

    « Ca ne sert à rien de souffrir en silence, Howl »

    Elle avait retrouvé son calme et sa douceur. L’euphorie du jeu qui l’avait gagnée pendant quelques minutes à peine, était à présent retombée et son attitude était de nouveau ce qu’elle était avant qu’il ne vienne la déranger : placide. De plus, jouant avec son attention, elle avait habilement effacé la photo vicieuse qu’il avait d’elle. C’était une autre forme de jeu, mais un jeu pervers auquel elle n’aimait pas s’adonner : celui qui se montrerait plus malin que l’autre, serait le vrai gagnant de l’histoire.
    Au final, elle n’avait pas su faire la sourde et elle s’était laissée guider par les décisions que son intelligence avait raisonnablement suivies. Elle avait perdu contre elle-même mais ce n’était pas le moment de s’en occuper ; se détachant de lui, le contournant, elle attrapa son bras blessé avec une infinie douceur et le regarda droit dans les yeux, demandant d’une voix douce mais ferme.

    « Tu ne veux pas aller soigner ça ?… Je m’en voudrai si, par ma faute, tu devais souffrir ainsi… »


    Et, parce qu’elle avait très bien saisi ses intentions de bases, elle s’était légèrement penchée vers l’avant, juste assez pour qu’il n’en voit pas trop mais bien assez pour que ses hormones prennent le dessus sur son intelligence. Les hommes restaient des hommes, que leur QI soit supérieur à la moyenne ou pas. Et les femmes, des créatures du diable, surtout comme dans son cas, où elles se mettaient volontairement dans une situation audacieuse pour arriver à leurs fins. Peut-être était-elle un peu manipulatrice, sans s’en rendre compte, derrière son visage angélique la petite Snow. Peut-être qu’en grandissant elle perdait de son innocence et de sa pureté d’âme… Et que lorsqu’elle s’en rendrait compte, il serait trop tard pour faire machine arrière…
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Sujet: Re: Si Deus me relinquit... || Howl || clos Mar 6 Avr - 13:44

    Il courrait, courrait pour sa survie. Car évidement, le jeune homme pensait à avoir à faire avec une furie. C’était ce qu’il espérait ardemment car de toute façon, rien était plus amusant qu’une jeune fille les joues rouges, les yeux révolvers qui lui courrait après. Encore une fois, il avait sous-estimé la patience de son adversaire.
    Était-elle une sainte, avait-elle fait un pacte avec Dieu pour gagner une telle noblesse, un tel calme. Une telle vertu ? C’était là une question qui méritait d’être posée. Mais non, personne ne pouvait être aussi pure que la neige.. Qui elle-même, mélange de boue, d’eau et d’autres mille et une particules, ne l’était pas tant que ça. Mais là n’ était pas la question . En revanche, ce qui importait, c’était que Snow n’avait pas été si sage.
    Elle lui avait tendu un piège. C’était vil. Méchant. Immature, il aurait pu disserter pendant des heures de la vilénie de l’acte et de l’injustice qu’il provoquait.
    Au fond de lui, toutefois, il s’en fichait. Peu importait désormais . Il sentait contre son dos la douceur des courbes de la jeune fille, il sentait la fraicheur de son parfum, il sentait sa main prendre délicatement la sienne avant de le réprimander gentiment.

    « Ça ne sert à rien de souffrir en silence, Howl »

    La voix coupée par tant de douceur, il remarqua à peine que son élément de chantage avait disparu. Plus rien existait , plus rien si ce n’était cette voix chaleureuse. Il n’avait pas oublier Noodle, il ne l’avait pas remplacé dans son cœur, mais cette fois là, il sentit quelque chose se briser en lui. Snow n’avait rien d’un ange. Elle n’était pas non plus une vil tentatrice, une séductrice qui s’ignorait. Non.

    Elle lui rappelait autre chose, quelqu’un qui lui avait fait tant défaut ces dernières années. Maman. Il ne l’avait jamais remarqué, mais jamais la comparaison ne lui parut aussi évidente . Snow qui lui parlait comme à un enfant, qui ne se laissait pas prendre à ses farces et qui jamais n’avais élevé la voix. Il doutait que ce fut là le but de la jeune femme, mais il se sentait aussi confortable que dans l’étreinte d’une mère. Il se laissa aller quelques instants. A la Wammy’s, il n’y avait que des orphelins et la plupart d’entre eux s’en portaient fort bien. Personne n’osait vraiment avouer que la présence d’un être aussi cher puisse lui manquer et chacun se gaussait de leur indépendance. Cependant, combien étaient-ils à rêver de leur mère ?
    Ils n’étaient pourtant plus des gamins, lui-même était un adolescent plus proche de la majorité que de l’enfance. Toutefois, au fond de lui, il ne pouvait nier que malgré cette vie de rêve qu’il menait, il gardait au fond de lui une part de regret.

    Trop vite, Snow se détacha et Howl retint à grand peine un soupir résigné.

    Il ne pouvait pas contraindre une de ses camarades de jouer un pareil rôle. Elle le connaissait à peine, il avait joué avec elle, avait fait mine de la séduire. Non, il n’avait pas le droit de le lui demander . Il la laissa donc partir, déçu.

    « Tu ne veux pas aller soigner ça ?… Je m’en voudrai si, par ma faute, tu devais souffrir ainsi… »

    Il releva la tête. Un espoir brillant dans ses yeux quitte à surprendre la jeune fille qui devait être bien déboussolée face à un tel énergumène. D’ailleurs, lui-même était surpris. Il passait de la mélancolie, au rire, à la rage et à la nostalgie avec une telle rapidité que parfois, il se demandait même où il en était. Était-ce une nuit particulière ou bien sa blessure le rendait confus ?
    Peut-être aussi qu’à trop introspecter , Howl manquait de perdre son masque de Joker. De toute façon, il était trop tard pour y remédier. Il lui décrocha donc un sourire avant acquiescer. Elle avait percé toutes ses défenses. A quoi rimait ce jeu ? Plus fine ou plus vertueuse, elle avait gagné. Howl avouait sa défaite, non pas déçu, mais plutôt ému, comme s’il venait de retrouver une partie de lui-même.

    « J’te suit Snoopy. Digue moi jusqu’à la pansementerie ! »
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Sujet: Re: Si Deus me relinquit... || Howl || clos Mar 1 Juin - 16:27

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Sujet: Re: Si Deus me relinquit... || Howl || clos

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