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 I used to shot you down~ _Seth.

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Sujet: I used to shot you down~ _Seth. Dim 22 Nov - 20:02

    Bang Bang! He shot me down~

    Deux heures dix sept du matin. Elle se réveilla en sursaut, les cheveux collants par la sueur et les joues marquées de larmes. Il y avait longtemps qu’elle n’avait plus eu ces visions du passé. Cette nuit était la première depuis plus de quatre ans. Elle avait pourtant mis un point d’honneur à tout oublier et tout enfouir on ne sait où, c’était dur de se l’avouer, mais elle avait lamentablement échoué. Dégoûtée d’elle-même, de ses tremblements et de la peur qui la maintenait fermement clouée au lit, elle passa négligemment sa main sur son front, le dégageant de ses boucles blanches visiblement trop collantes pour qu’elle ne puisse les supporter. Avec ça, elle était à peu près certaine de flipper comme pas des masses devant un flingue ou une quelconque arme à feu –une véritable, bien entendu. Catherine soupira longuement et profondément, comme elle ne l’avait pas fait depuis quatre ans. Un travail acharné s’effondrait en cette heure tardive de la nuit, il fallait vraiment fêter ça. Sa terreur se dissipa avec son ironie si fidèle et elle bougea enfin… pour se pencher et attraper une bouteille d’alcool au hasard de sous son lit. Rien de mieux que d’arroser cet événement mémorable. Il lui faudrait certainement un petit tour chez la psy, c’était certain.

    A peine eut-elle ouvert un œil, qu’un mince rayon orangé l’agressa. Elle cligna plusieurs fois des yeux, avant de pouvoir les entrouvrir, cherchant à reconstituer ses souvenirs de la veille et le pourquoi d’un mal de tête si horrible. Clover balaya vaguement la pièce d’un regard nonchalant, trouvant l’ambiance qui régnait assez agréable : un silence royal s’imposait alors que les rayons du couché du soleil teintait la chambre de nuances chaudes. C’était beau, même si elle préférait le froid. D’un geste leste, elle rejeta la couverture et se leva lentement, avec la ferme intention d’éviter le cliché hideux de l’adolescente en crise qui reste cloitrée dans sa chambre à s’empiffrer de crème glacée. En passant près de la petite commode, elle aperçut un jouet fort intéressant, qui s’accordait parfaitement au thème du moment : un pistolet à peinture. Un sourire malicieux fendit ses lèvres, alors qu’elle le saisissait et s’en aller faire sa toilette et s’habiller pour prendre la direction de son endroit favori à cette heure de la journée. L’étang.

    Pour une fois, elle ne croisa personne sur son chemin. Quel dommage, elle aurait aimé peindre Halloween et voir la tête qu’elle tirerait après ça mais surtout, voir quel genre de vengeance elle lui concocterait, c’était vraiment dommage. C’était tout de même étrange, les jours où elle ne voulait voir la gueule de personne, elle croisait un nombre effrayant de gens mais les jours où elle voulait particulièrement s’amuser, non, il n’y avait pas un chat –ni une souris d’ailleurs-. Ça devait être ça, le destin. Elle fit une moue agacée et lâcha un long soupir, avant de reprendre son chemin. Doucement mais sûrement, elle finit par y arriver. Elle s’arrêta un instant à l’orée du petit bois, contemplant la beauté de l’endroit, appréciant la fraicheur du vent léger, ne pouvant s’empêcher de se rappeler quelques endroits similaires en Irlande. Ce n’était ni le moment, ni l’endroit d’être nostalgique ou de faire un saut aussi rapide soit-il dans le passé. Secouant la tête, ne manquant certainement pas de s’insulter un petit peu, elle s’engagea sur le petit sentier menant au cours d’eau qu’elle convoitait tant.

    Catherine agissait par défaut comme elle le sentait et donc, souvent sans gêne et très souvent, sans se soucier de ce que l’on pouvait bien dire ou penser de sa personne ou de ses actes. A cet instant précis d’ailleurs, elle s’apprêtait à accomplir l’une de ces fameuses actions si « irréfléchie » au goût de la populace. Elle pointa son arme sur le dos d’une personne assise près de l’étang, c’était apparemment, un jeune homme : les cheveux fins et bruns, des épaules fatiguées et affaissées, un dos qui la frappa, tant il était particulièrement captivant et délicat. C’était dommage, elle ne voyait pas plus de lui. Elle s’approcha de deux pas, avant de tirer.


    - Bang Bang! I shot you down~

    Avait-elle lancé, après lui avoir marqué le dos d’un joli pois de couleur bleue. Elle sourit, heureuse de ce qu’elle venait de faire, c’était la classe de flinguer un inconnu quoi, ça claque ! Clover s’approcha un peu plus de lui, se pencha juste assez pour lui murmurer à l’oreille :

    - Bang Bang! You hit the ground~

    Trop.la.classe.
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Sujet: Re: I used to shot you down~ _Seth. Sam 28 Nov - 11:48

Here you are,
Delight's star,
Made out of miracle.


    En cette heure reculée de la journée – approximativement dix-sept heure, jugeait Samaël de part le coucher de soleil qui s’offrait à lui – Seth s’était rendu à l’étang par un heureux hasard. La véritable histoire voulait qu’il se soit rendu à l’infirmerie, mais, s’étant égaré en chemin, il s’était retrouvé dans le parc. Non content, il n’était pas retourné à l’intérieur du grand manoir, non, non, il avait continué sa vie tranquille, traversant parc et bois, pour finalement arriver à l’étang. C’était une belle balade qui lui avait pris la moitié de son après-midi et donc, la moitié de sa force.

    Ainsi, en voyant la grande étendue d’eau probablement glacée, en entendant le chant lointain de quelques oiseaux, il ne put que se laisser emporter par le calme et la sérénité de l’endroit et s’endormit, comme d’habitude. Il y avait quelque chose de réellement frustrant à s’endormir n’importe où, n’importe comment. Il avait beau dire, il se damnerait pour enrayer la maladie qui le gangrenait à mesure du temps. Une véritable malédiction qui l’empêchait de vivre, qui le rendait apathique et hermétique aux contacts humains, puisque chez Samaël tout n’était qu’illusion et apparence. Tout n’était que masque feint et dérangeante hypocrisie.

    Samaël n’était pas heureux. Samaël n’était pas naïf. Samaël n’était pas stupide. Samaël n’était pas hyperactif. Non, ce que Samaël était, c’était dépressif, blasé, intelligent et amorphe. Il se donnait beaucoup de mal pour créer, jours à près jours, ce personnage aussi déjanté que les autres côtoyaient quotidiennement. La seule chose qui était vraie, chez Samaël était sa passion pour la baise. Le reste n’était que vent, que futilité. Et bien peu était au courant de son véritable lui. Même Leather, pourtant meilleur ami, avait rarement vu l’islandais tomber, avoir un moment de faiblesse où l’horrible masque se serait brisé.

    Samaël mettait un point d’honneur à être un autre. A ne pas montrer sa maladie, à ne pas montrer son désespoir et à cacher l’amour brûlant qui le consumait pour son frère, au point de le détruire de l’intérieur. Alors, quand il se trouvait dans ces moments de calme intense, de flottement, de vide, seulement il se laissait aller, seulement il se laissait tomber. Il ne pleurait pas, il ne se taillait pas les veines, non, il soufflait juste, il abandonnait pour une fois ce sourire sardonique, ou parfois imbécile, et se laissait tomber dans l’herbe verte et humide, rafraichissante.

    Et il s’endormait, il rêvait. Il rêvait à son frère, à leur séparation douloureuse. Il rêvait à ses amants déchus et ses clients désespérés. Il rêvait parfois de monde en pain d’épice, encore grand enfant. Il cauchemardait, bien souvent. Des horribles cris et coups de son père. Du sang qui se répandait dans la cuisine et du couteau meurtrier, que tenait son frère… Une réminiscence qu’il oublierait cependant au réveil, incapable de se souvenir de la véritable cause de la mort de son paternel : son bien aimé et tendre frère. Il refusait tout simplement de croire à pareille hérésie.

    Et quand il se réveillait, il oubliait tout. Et c’est là que nous sommes, à son réveil en sueur, en larme aussi. Il ne comprenait même pas pourquoi il pleurait. Merde. Samaël essuya ses larmes. Il ne savait pas de quoi il avait rêvé, mais ça l’avait foutu en vrac, en tout cas. Et il détestait se sentir ainsi faible, ainsi pathétique. Il fallait qu’il se rafraichisse les idées, qu’il oublie momentanément le fiasco qu’était devenue sa vie à partir de ses onze ans… A partir du moment où il était devenu orphelin de père. Quoi de mieux qu’un lac?

    Il retira sa chemise et sa montre, passa une main dans ses cheveux et contempla le lac. L’eau glacée ne pouvait lui faire que bien, n’est-ce pas ? Au pire, que risquait-il ? Un rhume ? Bah, Lucifel s’occuperait bien de lui, de toute manière, non? Oui… Piquer une tête lui serait bénéfique, qu’importe qu’il choppe la crève après ou pas. Et cependant, alors que la chemise blanche touchait à peine le sol, il sentit quelque chose d’affreusement froid percuter son épaule. Percuter son dos nu, empli de cicatrice. Une balle d’un pistolet à peinture. Quelqu’un avait aperçu ses marques.

    Il se retourna vivement vers la jolie adolescente qui chantait un vieil air de Nancy Sinatra. Son regard vert se posa sur ses perles améthyste, rappelant les yeux magnifiques de son frère. En d’autre circonstance, Samaël se serait affalé sur le sol en riant, jouant le jeu mais là… Cette inconnue avait aperçu son dos. Elle avait vu ses marques, ses coups de fouet qui s’était gravé dans sa chair à vie. Un de ses plus grands secrets après la maladie. Et elle osait en rire? Mais quel mauvais goût. Comme fou, le brun empoigna la belle par le coup.

    « Je ne sais pas à quoi tu joues, jolie jeune fille, mais tu t’aventures sur un terrain dangereux… Tu les as vues, pas vrai ? Et tu continues de rire ? »

    Il eut un sourire peu rassurant alors qu’il la plaquait sur le sol, la chevauchant sans honte, tenant toujours sa gorge dans sa poigne de fer. Assez pour l’étouffer, mais trop peu pour la tuer. Il ne comprenait pas pourquoi il devenait aussi violent dans ces circonstances. Pourquoi la rage et la peur l’envahissait, quand il sentait le regard des autres sur son dos meurtri à jamais.

    C’était juste… révulsant, non ?

    « Bang bang. He shot me down… »

    Continua-t-il, terriblement effrayant. Peut-être qu’au fond, cette jolie poupée était celle qui allait heurter le sol, aujourd’hui ?


Dernière édition par Seth le Sam 5 Déc - 11:12, édité 1 fois
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Sujet: Re: I used to shot you down~ _Seth. Jeu 3 Déc - 18:55

    'cause I want it now,
    I want it now.
    Give me your heart
    and your soul.


    Difficile de croire que, par une si belle journée, avec une si belle humeur, dans un si bel endroit, sous un si beau couché de soleil, on se ferait plaqué au sol par un si beau jeune homme et étranglé par ses si belles mains. Vraiment difficile, tant de beauté dans une seule pensée et pourtant, une poigne si ferme autour du cou. Son rire s’était apaisé pour laisser place à… comme de l’étonnement. Pas de peur, pas de frayeur sur le coup, non. Même, s’il croyait que son sourire peu amène la faisait frissonner, il se trompait lourdement. Elle les avait vues, oui, and ? Avait-elle envie de lui gueuler. Ce n’est pas comme ci elle en avait quelque chose à cirer de ses marques elle. Quel beau con. Beau, vraiment beau, mais vraiment con sur ce coup-ci. Là, c’était sa minute rebelle. La minute plus compréhensive et plus malicieuse se ferait une joie de prendre place.

    Ce n’est pas que cela l’ennuyait ou quoi, mais juste qu’elle étouffait là. Bon, elle pourrait tenir encore deux ou trois petites minutes, mais bon, c’était agaçant, surtout qu’il faisait son poids le brun. Elle sourit néanmoins, lorsqu’il continua les paroles, ce sera plus amusant s’ils chantaient ensemble. Il fallait avouer que Catherine était d’une constitution corporelle assez faible, ses muscles apparaissaient à peine. En d’autre terme, elle était quelque peu maigrichonne et ne pouvait donc absolument pas le pousser ou lui opposer la plus minime résistance. La ruse sera la meilleure solution dans un cas comme cela. Quoique non, rien de fixer le visage de ce jeune homme, de voir ses yeux verts d’une beauté rare, ses lèvres presque anémiées, elle avait envie d’être sincère et lui balancer le fond de sa pensée sur ses marques pour lesquelles il faisait tout un plat. Il était captivant. Elle sourit encore une fois et lâcha son pistolet pour avoir ses mains libres.

    Que faire de ses mains ? Simple comme bonjour. Caresser les mains de Seth, bien sûr. Elle ne le griffa pas, elle ne le pinça pas et ne le frappa pas, ne se débâtit même pas sous lui. En fait, elle se contentait de le fixer, lui sourire et caresser ses mains blanchâtres et fines. Oui, rien qu’ainsi, elle sentait la finesse de ses doigts apparemment longs. Il devait être pianiste. Après cette petite note pour elle-même, elle amena ses doigts vers les hanches dénudées du brun, les glissant doucement, telle une caresse vers son dos, du moins, le peu qu’elle pouvait atteindre dans sa position assez délicate. Heureusement que ce n’était pas cinq mètres à traverser pour atteindre une première marque, mais à peine quelques centimètres. Elle exécuta son envie, celle de caresser cette marque, en l’occurrence, ne le quittant pas des yeux, ne ravalant pas son sourire étrange.

    En effet. En y réfléchissant, en faisant cela, peut-être que ce sera réellement elle qui va heurter violemment le sol. Mais au fond, who cares ? Elle-même se fichait de ce qu’il pouvait bien lui faire. Qu’il l’étrangle ou la tabasse, qu’il la viole ou la tue, elle s’en fichait réellement. Dans la vie, il y a des jours comme ça. C’est donc sans se soucier du dénouement de son destin après ce téméraire acte qu’elle ne cesserait pas s’il la laissait faire qu’elle tenta de parler. Une voix enrouée, étouffée et entrecoupée parvint tout de même à sortir de sa gorge serrée :


    « Le bleu... va bien… avec ton dos. »

    Effort presque surhumain pour parler qui s’achève par une connerie pareille. Franchement, elle pouvait faire mieux. Non, elle n’avait pas fini de taper la discute en fait, elle reprenait juste un peu de souffle –difficilement, sois dit en passant- et libérait une main pour aller reprendre son arme et la pointer ensuite directement sur le cœur du jeune homme. Elle ne tira cependant pas, mais se contenta de l’observer. Elle ajouta, de la même voix que la précédente fois :

    « Bang Bang… My baby… shot me… down. »

    Pause.

    « Qu’est-ce qui… te met dans cet… état ? Le fait que… je les ai vues … ou le fait que… tu ne les aies pas… acceptées ? »

    Il est vrai que ses marques étaient quelques peu effrayantes. Pas effrayantes dans le sens de dégoûtantes, non, loin de là. Elle imaginait seulement la douleur que ressentit son corps lorsqu’on lui taguait la chair de pareilles meurtrissures. Cela a dû être horrible pour lui, dans son enfance. Elle se sentait d’un coup trop compréhensive, ça s’imposait un peu, non ? Par contre, pas de pitié dans le regard, ça, jamais. Elle-même haïssait cela. Elle joua donc aux psys avec lui, avec une question… digne d’un psy ? En effet. Elle lâcha une sorte de rire complètement atténué et déclara, simplement, le fixant dans les yeux, l’air sarcastique :

    « Tu m’étouffes~ »

    Simple and fast.
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Sujet: Re: I used to shot you down~ _Seth. Sam 5 Déc - 14:54

And we know that there's no one we can trust
Our ancient heroes
They are turning to dust


    Il y avait des choses que Seth aurait aimé garder secrètes toute sa vie. Ces cadavres, bien enfouis dans ses placards, sous une pile de vêtements crasseux, puis sous une pile de vêtements bien lavés et repassés, et enfin sous une pile de vêtements propres. De manière à ce que jamais personne ne découvre qui il était vraiment. A ce que personne ne s’attarde sur sa famille familiale, sur les marques étranges entr’aperçues à la douche ou sur les baisers trop langoureux qu’il donnait à son frère… Oh oui, Samaël aurait aimé cacher tant de chose au monde qui l’entourait…

    Chaque personne ici-bas à quelque chose à cacher, et toutes les vérités n’étaient pas bonnes à dire. Ainsi, Seth mettait un point d’honneur à ne jamais parler des sujets qui fâchent, qui attisent la compassion des gens. Il taisait sa maladie, qui dépassait de loin le simple syndrome Kleine-Levin. Il taisait son amour viscéral pour son frère. Et il ne montrait qu’à ses amants et amantes les marques de son dos mutilé. Et cette adolescente insouciante, dont l’haleine avait encore ces relans de vodkas, les avait vues. Et il ne comprenait même pas sa réaction, sûrement un peu trop excessive.

    L’islandais n’arrivait pas à relâcher sa prise. Bien au contraire, à mesure du temps, il semblait resserrer ses doigts fins sur le cou pâle de la jolie anglaise. Rester maître de soi, un exercice auquel Samaël échouait assez régulièrement. Il ne maîtrisait rien. Pas la rage qui s’emparait peu à peu de lui, tout comme la peur aussi, vicieuse, incontrôlée. Peur de quoi ? D’une fille dont il aurait pu briser les os si facilement ? Pourquoi craignait-il autant qu’on découvre ses secrets… ? Pourquoi avait-il tant honte de ce qu’il était ?

    Puis une main fine, remontant lentement sur son flanc, pour toucher ces saloperies. Seth frissonna. Tant par la caresse un peu trop douce de cette main féminine que par la peur, le dégoût. Il n’aimait pas sentir cette main sur son dos. Il n’aimait pas savoir qu’en faisant ça, elle s’octroyait le droit de le comprendre, un peu, de pénétrer son monde. Non. Il ne connaissait même pas cette fille allongée sous lui. Son nom lui était inconnu, son âge, son groupe. Elle n’était qu’un fantôme dans son existence. Une passante qu’il oublierait lorsqu’il se coucherait… C’était ainsi qu’il en avait décidé, c’est ainsi que tout cela aurait dû se passer.

    Mais non. Maintenant, il ne pourrait pas oublier ce sourire affable, cette voix chantonnant, ces doigts délicats… En l’espace de deux minutes, Clover avait percé sa bulle, avait pris une place bien plus importante dans sa vie qu’elle ne pourrait le croire. Tout ça parce qu’elle les avait vu… C’était stupide, de se laisser aller ainsi à la rage, de ne pas savoir se dominer. Il prit une profonde respiration. Sa calmer. Se dominer. Ne pas lui cracher au visage pour ces questions insensées et blessantes… Ca ne la concernait pas, n’est-ce pas ? Il pouvait faire ce qu’il voulait.

    « Tais-toi. T’es pas en position de faire la maligne. »

    Le cœur de l’islandais battait la chamade, et, petit à petit, il relâcha doucement sa prise autour du cou de l’adolescente et se releva doucement, retirant les mains de la jeune fille de son corps.

    « Ne touche pas ce qui ne t’appartiens pas. »


    Il alla chercher sa chemise pour la reboutonner lentement, avant de passer une main dans ses cheveux, dépité et désespéré. Qu’est-ce qu’il pourrait faire de cette fille singulière. Le brun s’approcha d’elle et l’aida doucement à se relever, avant de, sans prévenir, embrasser la peau pâle de son cou, sur les marques que ses mains frêles avaient laissé. Une manière comme une autre de se faire pardonner. Il murmura, ignorant la question précédente de cette petite curieuse

    « Je suis désolé pour ça. J’ai un peu exagéré la chose… »

    Il se recula de quelque pas, attrapa le pistolet à peinture et tira à bout portant sur son cœur.

    « Seth t’a vaincu ma jolie~ » lâcha-t-il avec un grand sourire, comme pour se faire pardonner de tout ça. Il suffisait de changer de sujet, de passer à autre chose. D’espérer que la belle ne s’attarde pas plus longtemps sur les restes des nombreux coups de fouet endurés.
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Sujet: Re: I used to shot you down~ _Seth. Dim 13 Déc - 21:07

    And he’s scared of waking in the dark,
    It hurts when the rain falls on his skin.


    Elle comprit. Oui, elle avait saisi l’étendue de l’importance de la chose, de cet acte en lui-même. Elle avait tout saisi rien qu’en le fixant à cet instant bien précis. Mitigé entre l’envie de se dominer et celle de la réduire à un silence éternel, il pensait et menait un combat intérieur intrépide, lui sembla-t-il. Il fallait le dire dès le départ, que ça le gênait extrêmement que l’on perce l’un de ses petits secrets. Mais là, ce n’était pas vraiment le moment, elle se demandait s’il le cachait à ses amantes ou amants, si oui, comment s’y prenait-il ? Elle eut envie de pouffer de rire. Vraiment, ce n’était pas son mois ce mois-ci. Elle jurerait presque que tout fil ou suite logique dans ses pensées avait foutu le camp trop vite pour qu’elle ne s’en rende compte. Là, encore, elle esquissa un sourire absent.

    Elle aussi. Elle faisait partie de ces gens qui n’aiment pas qu’on fouine dans leurs affaires personnelles et surtout, dans leur passé. Mais Catherine sut se montrer maline et se débarrassa de cela vite fait. Désormais, elle en parlait en riant aux éclats et en parsemant son conte avec le plus grand nombre de sarcasmes possible en une seconde. Et, il faut l’avouer, elle était incroyablement douée pour ça. Ce n’était pas tout ça, mais elle commençait vraiment à manquer d’air. Cela ne la dérangea pas plus que ça, puisqu’elle savait pertinemment qu’il desserrerait son emprise d’un moment à l’autre. Elle se contenta d’attendre que monsieur veuille bien se donner la peine de se dominer comme il cherchait tant à le faire depuis le début. En même temps, Catherine avait toujours attendu.

    Oui. Elle attendait et ne savait qu’attendre. Il y a de cela des années, elle avait attendu que ses parents daignent venir la chercher à l’école jusqu’à la tombée de la nuit. Elle attendait, encore et encore. Qu’on vienne lui tenir la main, qu’on lui offre une bouteille de Vodka, qu’on lui propose une cigarette, qu’on parle à sa place, qu’on lui offre un toit. C’était toujours ainsi. Même à présent, ça n’avait pas réellement changé. Seulement, avant, c’était parce que –d’après elle et son fort intérieur- elle était trop cruche, mais maintenant, c’est parce qu’elle se fiche de tout en réalité. Et plus que tout, c’était par pur flemme et fainéantise. Son regard se fit absent, tout comme son très léger sourire. Elle n’était plus véritablement présente près de l’étang.

    La voix du jeune brun la ramena à cet endroit. Elle était si bien, elle chantonnait presque avec des petits anges flottants. Clover lui porta un regard fatigué qui laissa bien vite place à un autre bien plus moqueur. Bien sûr que si, qu’elle était en « position » de faire la maligne –et elle excellait dans ce domaine, sans vantardise-. Pourquoi ? Parce que, même si elle était dominée, elle pouvait bien lui mettre un coup trop bien placé pour lui, qui était un pauvre homme. Néanmoins, elle se garda bien de lui montrer et se contenta de lui envoyer un sourire bien éloquent, avant de laisser échapper un long soupir de soulagement : Elle respirait mieux sans les mains de monsieur. Oh, que c’était blessant de se retirer ainsi de son semblant d’étreinte, elle qui voulait être douce, elle avait choisi la mauvaise personne. Elle leva les mains en l’air, pour lui qu’elle ne toucherait plus –jusqu’à nouvel ordre, cela va de soi.

    Tiens. Pourquoi il avait enlevé sa chemise ce taré ? Par un temps pareil, il voulait se baigner ? Cela devait finalement être vrai : la théorie de la Catherine qui attire les tarés. D’abord il manque de l’étouffer parce qu’elle a vu des marques sur son dos et ensuite ? Il viendra l’étriper dans son sommeil parce qu’elle a refusé de lui passer un bonbon ? Ce serait drôle comme motif de meurtre ça, la tête des autorités serait trop trippante. Elle en rit intérieurement mais n’eut pas le temps de s’y attarder plus que cela, puisque le jeune homme la releva en attrapant sa main avant de lui faire un bisou dans le cou ? Gentille façon de s’excuser tiens, originale aussi. Elle n’avait jamais eu droit à ça, c’était une première. Première qui lui plut énormément, soit dit en passant. Elle lui adressa un sourire radieux, avant de lancer :

    « Un peu ? L’euphémisme t’étouffe mon très cher~ »


    Mais non, elle rigolait, c’est tout. Mais lorsqu’elle vit le pistolet dirigé vers elle, elle ne rigolait plus. Son sourire s’effaça instantanément et sa figure se voila de panique. Elle avait encore un peu de mal avec les flingues, c’est vrai. Lorsqu’elle joue avec Hallo, ce n’était pas grave, puisque les rires et l’euphorie l’anesthésiaient, mais là, il y avait tout juste un semblant de discute. Mouvement inutile, elle se protégea le visage avec ses mains et ferma ses yeux, entendant encore l’horrible son d’un coup de feu. Elle tremblait carrément et n’arrivait même pas à bouger. Elle se reçut la peinture en plein cœur et put enfin –l’air béat et perdu- se laisser tomber à terre, le souffle trop court, le cœur battant à tout rompre. Bon sang, on aurait dit une crise de panique d’une gamine. Au moins, maintenant, ils étaient à arme égale : elle savait une chose sur lui qu’il tenait secrète et lui, venait d’avoir un bref aperçu de l’étendue de son handicape face aux armes à feu. Cool.

    « Seth a tapé dans le mille. Clover est K.O »

    Le Counter Strike réel, il n’y a que ça de vrai.
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Sujet: Re: I used to shot you down~ _Seth. Mar 29 Déc - 14:55

Well I can dance with you honey
If you think it's funny
Does your mother know that you're out?


    Samaël Esaias, l’art de faire tomber les femmes dans ses bras avec juste un sourire, une œillade charmante, une voix affable, une caresse bien placée… L’art d’entendre ces jolies pucelles gémir son nom dans un moment d’extase, les sentir s’endormir dans son étreinte soi-disant amoureuse… L’art de faire croire à la gente féminine qu’elle était belle et douce, qu’elle l’envoutait. Que nenni ! Il méprisait ces femmes qui se donnaient bien trop facilement à lui. Il ne leur vouait aucun respect, aucun culte, et même si l’espace d’une nuit il les aimait, le lendemain elles n’étaient plus que des déchets pour lui.

    Oui, on pouvait considérer l’islandais comme un beau salopard, mais que voulez-vous, même lui ne pouvait pas être parfait, malgré tout ses efforts. Et ce n’était pas comme s’il était un pur macho. Oh non, il était doux et affable avec elle, poli, charmant, un véritable amour. C’est d’ailleurs pour cela qu’elles tombaient facilement dans ses bras. Et il n’y avait rien de plus jouissif pour Samaël que de déflorer ces jeunes filles en manque d’amour… Il leur disait « Je t’aime » et elles étaient à ses pieds. Pourquoi était-ce si simple ? Il était lassé de tout ça.

    Y’avait-il une fille sur terre capable de lui résister réellement ? Les hommes avaient au moins le mérite d’être plus amusants, surtout lorsqu’ils étaient hétérosexuels. C’était vraiment drôle de les voir changer de bord car tombé amoureux de lui. Si stupide, à se prendre la tête et à se questionner, tandis qu’il défaisait leur braguette et les sucer jusqu’à n’en plus pouvoir. Généralement, ça suffisait à convaincre la gente masculine que l’homosexualité avait du bon. Quoi qu’il en soit Clover était une fille. Et de ce fait, elle ne valait pas plus que toutes les autres. Ou presque.

    Elle était bien mignonne, l’enfant qui s’amusait à découvrir impunément les secrets des autres. Elle était adorable, dans son pathétisme. A rire comme une enfant devant sa rage. Mais il le sentait, qu’elle se donnait un style. Cette jeune fille n’était pas dans son état normal. La vodka et la cigarette suintait aux travers les pores de sa peau. Peut-être que la jolie poupine n’était pas réellement consciente de ce qui se passait ? Pitoyable. Seth eut un sourire sardonique. Les gens pouvaient vraiment être vexant sans s’en rendre compte. Et il considérait ces personnes qui blessaient sans rendre compte comme des imbéciles.

    Les mots étaient la plus belle des armes que Dieu avait donnée à l’humanité, pourquoi la gâcher ainsi ?

    « Et toi, ma jolie, ce n’est pas l’intelligence qui t’étouffes. Enfin, je dis ça je dis rien~ »

    Et à ce moment précis, comme une pauvre petite chose fragile, l’adolescente se brisa. Elle tomba à genoux, alors qu’il la menaçait avec un simple jouet. Attendez, il y avait un problème là. C’était elle, qui avait lancé le jeu, c’était elle qui s’était attaqué à lui et c’était elle qui sombrait dans l’angoisse ? Il n’était pas d’accord.
    Mais au dela de ça, il vit un moyen de prendre sa vengeance. Car après tout, la petite insolente s’était montrée irrespectueuse envers lui et ses marques et étrangement, l’islandais ne se sentait pas d’humeur à s’inquiéter de sa santé mentale – il avait, à vrai dire, bien assez à faire avec son frère.

    « Seth a tapé dans le mille. Clover est K.O »

    Intéressant, elle connaissait son prénom sans même qu’il se soit présenté. Il sourit, et s’approcha d’elle à pas lent, le visage froid. Le brun lâcha :

    « Pas encore. La cible est toujours vivante ♥ »

    Et, pointant le revolver contre sa tempe, il tira. Ses traits restaient impassibles. Comme un meurtrier qui abattrait sa victime de sang froid. Ce qui était un peu le cas.

    Car il fallait savoir que Seth n’était pas un gentil petit garçon, et que ses vengeances étaient redoutées et redoutables. Et même s’il s’était excusé de sa réaction excessive, il tenait là le moyen de faire céder Clover et son affreux sourire insolent. Qui résisterait ?
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Invité
Sujet: Re: I used to shot you down~ _Seth. Lun 24 Mai - 18:06

Bye, Bye, Baby
Don’t be long…

    Clover, bien entendu. Elle devait bien être dérangée quelque part, elle en était consciente et ce, depuis toujours. A ce moment précis, elle se savait déjà hors de l’emprise de l’alcool depuis au moins six heures et donc, que ce n’était certainement pas la Vodka ingurgitée le soir qui la faisait rire à un moment pareil. Oh, tiens donc, ce beau brun savait donc se la jouer autant qu’elle. Constat bien inutile, avant de sombrer dans sa petite crise d’angoisse. Elle le voyait avancer quasiment au ralentit, tant elle redoutait ce qu’il allait faire, elle trembla de tout son long, lorsqu’elle sentit l’arme sur sa tempe, c’était exactement comme dans ses souvenirs, c’était exactement comme ça, que sa cervelle se répandrait et tout ce rouge la souillerait. Son cri resta bloquer dans sa gorge, alors que le froid de la peinture bleutée dévorait toute cette partie de son visage, l’engourdissant.

    Elle se réveilla soudainement, regarda ses mains, rien de rouge. Tout aillait bien alors. Elle passa sa main sur sa tempe et regarda avec joie le joli bleu. Elle éclata d’un rire presque trop enfantin, c’était juste un jeu, elle avait juste cru mourir, comme son père devant elle. Catherine rigola alors jusqu’à en avoir mal aux côtes, jusqu’à ce que ses joues s’engourdissent complètement. Elle s’allongea totalement sur l’herbe humide, fixant Samaël, reconnaissante. Reconnaissante ? Pourquoi ? Elle n’en savait rien. Elle lui était certainement reconnaissante de l’avoir crevée de rire de cette manière. Oui, certainement. D’une voix subitement douce, elle chantonna :


    « My baby shot me down ♪ »


    Elle se tut ensuite, se contentant de fixer le brun, le détaillant. C’est vrai qu’il était aussi séduisant que les rumeurs le décrivaient. C’est d’ailleurs grâce à cela –et à son dos qu’elle trouvait unique et magnifique- qu’elle le reconnut au premier regard. Elle fixa son air si froid, il semblait arrogant, ça lui allait très bien, ce genre de face glacée. Un sourire malicieux naquit sur son visage, tandis qu’un regard vaguement innocent erra de Seth, jusqu’à la rivière, puis de la rivière jusqu’à Seth. Elle lâcha, d’une voix toujours aussi douce :

    « Je ne voulais pas te vexer. Je n’ai pas fait exprès de rire. Ton dos était tellement beau. »


    Certes. Avec des phrases comme ça, elle confirmait la thèse du jeune homme : l’intelligence ne l’étouffait pas du tout. Mais en même temps, peut-être était-ce là ce qui faisait le charme de Catherine ? Dire des choses insensées, soudainement, sans avoir pris le temps d’y réfléchir au préalable. Ca devait être ça, ou alors son habileté à se lâcher un peu trop facilement ? Possible. Pour l’heure, elle trouva une occupation parfaitement à son goût : fixer Samaël. Elle ne le quittera des yeux que lorsqu’il lui criera qu’elle l’emmerde à le regarder comme ça. Finalement, elle bougea et changea de position. Cette fois, elle s’allongea sur le ventre, appuyant son menton sur sa main gauche, le regardant toujours, sans piper mot, pas gênée pour trois sous.

    Elle eut alors envie de le connaître et d’en savoir un peu plus sur lui. Mais ce qui l’intriguait, c’était surtout de savoir quelle genre de personne il était lorsqu’il se lâchait, buvait et s’amusait. Là, ça crevait les yeux qu’il était remonté contre elle, parce qu’elle avait été con avec lui, mais au moins, il lui montrait le vrai Seth, celui que peu de personnes ont eu le privilège d’entrevoir. C’est pour cette raison, qu’elle semblait sourire si bêtement. Catherine s’employa alors à l’imaginer en train de rire ou de chanter, complètement bourré. Il n’aurait certainement plus l’air de quelqu’un avec un balai coincé dans le c*l. Elle fronça les sourcils à cette dernière pensée, d’accord, elle avait saisi qu’elle avait gaffé, très bien. Il pourrait bien oublier, non ? Vu son air, ce n’était pas gagné. Oh, tant pis. Elle arrêta de le regarder et roula pour s’allonger sur le dos, fixant le ciel, sans se soucier de Seth.

I worry about you,
While you’re gone.

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I used to shot you down~ _Seth.

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