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 Aphrodite_The beauty of the Beast.

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Invité
Sujet: Aphrodite_The beauty of the Beast. Jeu 8 Oct - 1:02

Oh it’s true we’re all a little insane
But it’s so clear now
That I’m unchained… (evanescence)



I. DON'T YOU KNOW WHO I AM?


    Nom : Wickedness

    Prénom : Alexandra

    Pseudonyme : Aphrodite

    Âge : 19 ans

    Date de naissance : 6 Janvier 1990

    Date d'arrivée à la Wammy's House : 20 octobre 2000, à l’âge de 10 ans

    Groupe : Others



II.JUST LOOK AT ME.



    Aphrodite. Douce et magnifique enfant. Quoi de mieux comme pseudonyme pour cette beauté que celle de la déesse de l’amour, me direz vous ? Mais méfiez vous, les apparences peuvent parfois se révéler être trompeuses, la demoiselle en est l’illustration même.
    Au premier abord, Alexandra pourrait passer pour une adolescente banale, si l’on ne tient compte de sa longue crinière émeraude, lui descendant jusqu’aux hanches. Un sourire léger ou taquin sur son visage pâle de poupée, un front un peu trop large, qu’elle s’efforce de cacher par quelque mèches vertes qu’elle laisse pendre à travers son visage, un petit nez fin, légèrement retroussée, une peau de porcelaine, des joues légèrement rondes, gracieusement modelées, des lèvres rosées, seule touche de couleur au milieu de cette peau blanchâtre, de grands yeux, ornés de sourcils fins et de longs cils noirs, le visage de la déesse a tout d’agréable. Si ce n’était ses yeux. Deux grandes pupilles mordorées, aux reflets dorés, bruns et roux, dont l’éternelle froideur contraste avec ses habituels sourires, deux lumières scrutatrices et glacées, qui vous fixent, vous jaugent, vous sondent en permanence, et semblent se rire de vous. Non, cela n’est pas une illusion, car au final, l’apparence d’Aphrodite n’est qu’hypocrisie. Pure mascarade, ses airs charmants et sa conversation légère n’étant que des moyens de se fondre dans la masse, de se faufiler entre les orphelins, de se rire d’eux, de la peur dans leur yeux, de leur innocence qu’elle ne tardera pas à briser, misérable vermine si inférieure à elle. Vous l’avez bien compris, chez la déesse tout n’est que mise en scène, due à sa démence.
    Oui, Aphrodite vous méprise, certaines de ses extravagances en témoignent, comme ses cheveux verts. Cette cascade capillaire, justement, parlons en. Magnifique chevelure, qu’elle laisse dénouée la plupart du temps, qui descend gracieusement le long de son dos, jusqu’à ses hanches, à travers de nombreuses mèches éparses, et que la jeune fille se plaît à colorer en vert régulièrement depuis son arrivée à l’orphelinat, d’une brillante couleur vert pomme, celle-ci étant justement un moyen d’affirmer sa différence par rapport aux autres, de ressortir de cette masse d’orphelins où l’on l’a placée de force. Quand à ses tenues, la jeune fille se plaît à porter des vêtements variés, des ensembles de cuirs moulants, gris ou noirs ornés de quelques touches de couleur, superposés à des chemisiers blancs, des jupes courtes, mettant en valeur son corps de nymphe, son cou de cygne, sa poitrine bien formée, ses hanches, ses fesses et ses cuisses légèrement arrondies, son ventre lisse et plat ses bras longs, fins et pâles, ses jambes graciles et élégante. Aphrodite est belle, et elle le sait, se plaisant souvent à user de ses charmes pour en troubler plus d’un, avant de leur éclater de rire au nez, satisfaite de l’effet provoqué. Cependant, ceux ayant eu le malheur de la voir en colère, savant que sous cette apparence, se dissimule une bête, incontrôlable et terriblement dangereuse. Quand son visage se ferme, que son regard froid se met à luire sous l’effet de la colère, que ses traits se crispent, et que le sourire laisse place à un rictus terrifiant et enragé, et que les vociférations se mêlent à un éclat de rire dément n’ayant plus rien d’humain, même la fuite n’est plus une issue. Il est déjà trop tard. Vous êtes finit.



III. I’M SUCH A SWEET LITTLE GIRL...



    Oh quelle délicieuse jeune fille…
    Adorable, ne trouvez vous pas? Aphrodite apparait d’abord comme une douce jeune fille, souriante, parfois taquine, un brin provocatrice, à la conversation agréable, aimant se joindre à divers groupes où elle se trouve être bien accueillie. En apparence. Car en réalité, la jeune fille a appris à se forger une apparence passe-partout, pure hypocrisie, qu’elle entretient avec plaisir, afin de mieux se dévoiler par la suite, glissant des allusions à travers ses phrases, se mettant elle-même en scène, en se promenant par exemple la nuit dans les couloirs de l’orphelinat, un couteau teinté de son propre sang à la main. Oui, tout n’est que mise en scène, voiles qu’elle se plaît à dévoiler peu à peu, ravie de son effet sur les autres orphelins. Car elle la voit bien, leur gêne en sa présence, la peur dans leur yeux, oui regardez moi, craignez moi, c’est si bon. Non, la demoiselle n’a rien d’une amie parfaite. Bien loin de là…
    Les autres, la déesse les méprise, se joue d’eux, les scrute, à la recherche de la moindre faiblesse qu’elle pourrait exploiter par la suite, pauvres petites créatures, misérables jouets entre ses mains, qu’elle détruira un à un, avant de pouvoir enfin s’échapper de cet endroit maudit. Les autres ne valent rien, avec leur faux-semblant, leur stupide compétition, leur sympathie feinte, oui ces derniers sont bien les pires, les niais, les faibles, les souriants, qui croient pouvoir l’atteindre avec leur fausse gentillesse, pauvres petites choses si faciles à briser. Pathétique. Les autres (à quelques exceptions près), Aphrodite les méprise, les déteste. Les autres qui lui ont fait du mal, mais qui n’aurons plus jamais cette chance. Que ceux qui essayent soit près à en subir les conséquences.
    Paradoxalement, malgré son dégoût envers les autres orphelins, la jeune fille tient absolument à être le centre de l’attention, à affirmer sa suprématie sur les autres et déteste particulièrement être ignorée. Oh, elle veut voir la peur dans leur yeux, sentir leurs tremblements à son passage, qu’ils la haïssent, qu’ils l’admirent, qu’ils la craignent, mais surtout qu’ils la regardent, rien d’autre ne compte. Narcissisme démesuré et paradoxal, né de sa démence. Aphrodite… comment a-t-on put nommer du nom de la déesse de l’amour, celle qui s’apparente à une incarnation du diable, me direz vous ? Et pourtant, selon la jeune fille, il n’y aurait pas de plus beau nom pour elle, elle était une déesse, la grande faucheuse dans ses plus beaux apparats, exerçant son art, car, qu’il y a t-il de plus beau que la mort, quand les corps, autrefois si misérables, se tordent sous la douleur, superbes et magnifiés, baignant dans leur sang, les cris de la victime, ses gémissements, une seule pensée qui palpite en elle, douleur, douleur, pauvre petite chose, qui ne regarde qu’elle, suppliante, sans défense, et elle pourrait presque l’entendre gémir, douleur, douleur, et elle, Aphrodite, lui porte enfin le coup fatal, la libération finale, et le rideau tombe, c’est l’apothéose, tragique et superbe. Plus qu’un moyen de défense, la destruction est un art, et les meurtres sont ses chefs d’œuvre.
    Si vous n’en étiez pas encore persuadés, oui, la demoiselle est bel et bien démente. Folie qui outre son narcissisme, son goût pour la destruction et son sadisme démesuré, se manifeste par sa paranoïa. Persuadée que les autres ne sont prêts qu’à lui faire du mal, Aphrodite est une personne nerveuse, et réagissant au quart de tour. Le moindre geste mal interprété pourrait très mal aboutir. Car contrairement à beaucoup d’autres, Aphrodite n’hésitera pas à mettre ses menaces de torture et de mort à exécution, un domaine où elle se trouve être experte, et garde cachés dans sa chambre de nombreux poisons et instruments de torture, concoctés en secret dans le laboratoire de chimie ou achetés à Poison, auxquels elle tient autant qu’à la prunelle de ses yeux. Très susceptible, la jeune fille est capable d’entrer dans de vives colères, véritables moments d’hystérie où elle vocifère des menaces, entre dans une crise destructrice saccageant tout autour d’elle, ou encore, se laisse tomber au sol, hurlant à pleins poumons, de manière stridente. Oui, Aphrodite est dangereuse, la plupart des orphelins l’ont bien compris et évitent de lui chercher des noises.


Dernière édition par Aphrodite le Sam 10 Oct - 15:08, édité 2 fois
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Sujet: Re: Aphrodite_The beauty of the Beast. Jeu 8 Oct - 1:14


IV. JUST WANT YOU TO DIE.



    QI : 167. Son plus grand complexe. Pourquoi devait-elle aller dans la classe 3, elle qui leur est si supérieure ? Oh maudit établissement, dont elle s’échappera un jour…

    Manie : Aphrodite aime régulièrement passer sa langue rosée contre une aiguille, qu’elle garde toujours sur elle. Provocation dont elle aime profiter en face des autres, jouissant secrètement de leurs frissons de dégoût, ou petit plaisir qu’elle s’accorde à elle-même, ce léger picotement, le goût du sang mêlé à la brûlure du métal glacé, ce filet rouge teintant sa pointe pour lequel elle éprouve une fascination morbide, oh c’est si bon. Si beau.

    Rêve, Ambition : Les flammes immenses et lumineuses s’élevant à travers la nuit. Les cris et l’odeur de la chair calcinée se mêlant aux crépitements du bois qui s’effondre. Et elle, seule, tel Néron devant Rome en flammes, et projetant sa tête en arrière, éclate d’un rire dément, animal, qui se perd à travers l’immensité. Libre, enfin.

    Cauchemar, Phobie : Claustrophobe, la jeune fille ne supporte pas l’enfermement, et si celle-ci se sent acculée ou retenue quelque part elle entera dans une crise d’hystérie aussi vive que terrible.



V. LISTEN TO THE SOUND OF AGONY.


    Famille :
    -David Wickedness (père): Homme colérique et impulsif, celui ci était le chef de l’une des branches de la mafia anglaise, où meurtres, proxénétisme et trafic de drogue se mêlaient. Frustré de ne pas avoir de garçon, sa femme ne pouvant lui donner un autre enfant, il éduqua la petite Alexandra avec sévérité et rudesse, afin que celle-ci puisse un jour lui succéder. Son corps fut retrouvé un matin d’octobre, affreusement mutilé, cependant l’autopsie révéla que sa mort fut sans doute due aux plusieurs coups de couteaux qu’il avait reçu à la poitrine.

    -Julia Wickedness (mère): Femme faible et timide, celle ci vécut jusqu’à sa mort sous le joug de son mari, qui la traitait avec dureté, allant parfois jusqu’à la battre dans des crises dues à l’alcool, mais resta tout de même, par crainte et par amour. Reportant toute sa douleur sur son enfant, elle éleva celle-ci avec tendresse, cependant à l’abri des regards de son mari, qui ne supportait pas ses démonstrations d’amour susceptibles de « ramollir » la petite. Elle fut retrouvée égorgée dans son lit, le corps en aussi piteux état que celui de son époux.

    Origine : Anglaise.

    Relations :-Lust/Mello : Trop vifs, trop bruyants à son goût, orphelins agaçant sans aucun intérêt. Qu’ils restent seulement à l’écart d’elle.

    -Near : Trop de mystères pour une seule personne. Elle se contente cependant de lui lancer quelques regards haineux au passage, mécontente de l’indifférence de l’albinos. Oh comme elle aimerait teinter enfin toute cette blancheur d’un beau rouge sanglant, entendre cette voix monocorde se briser en supplications et gémissement…

    -Matt : Encore une vermine sans grand intérêt. A détruire, comme tous les autres.

    -Ghost & Willow : Misérables créatures. Bruyants, tapageurs, une véritable abomination. Tant qu’ils se tiennent à l’écart d’elle leurs vies ne seront pas en danger.

    -Caramel et Sugar : Affreuses gamines, qui croyaient pouvoir l’atteindre avec leur niaiserie et leur sympathie. Comme si elle ne savait pas que les autres n’étaient qu’Hypocrisie. Sous le coup de la colère, la déesse a vociféré des menaces de mort à leur égard, et jouit maintenant avec délectation de la peur des petites qui l’évitent comme la peste.

    -Unknow : Etrangement, loin de l’agacer, sa camarade de chambre semble avoir un effet apaisant sur Alexandra, le fait que celle-ci soit encore vivante malgré les nombreuses crises de nerfs d’Aphrodite dont il lui est arrivé de subir en est la preuve. Celle-ci apprécie de l’effrayer, lui confiant souvent ses projets morbides, rien que pour le plaisir de voir la peur dans les yeux de la petite, qui reste cependant l’une des rares personnes qu’elle semble apprécier.

    -Justice : Etrange effet que celui du jeune homme sur la déesse. Celui-ci lui est une des rares, pour ne pas dire la seule, personne réellement intéressante de l’orphelinat. Un des seuls qu’elle n’a pas envie de détruire, qui ne la dégoûte pas. Sa simple vue la fascine, la trouble même, sans qu’elle ne sache cependant pourquoi.

    Histoire :

    Deep into a dying day
    I took a step outside an innocent heart
    Prepare to hate me, fall when I may
    This night will hurt you like never before…(nightwish)


    Alexandra 8 ans
    -Je vous présente Alexandra, votre nouvelle camarade. Je compte sur vous pour être gentils avec elle.

    Silence. Vingt paires d’yeux curieux qui se tournent vers elle.

    -Allez, va donc t’asseoir, ma puce.

    Elle frémit en entendant ce surnom, alors que doucement, une main étrangère la pousse vers les sièges, comment se permet-elle de la toucher, mais ne répondit pas, et avança en silence, parmi les rangées de tables. Combien de fois n’a-t-elle pas assisté à cette scène, toujours la même qui se répète en boucle, lors de chaque nouvelle installation, après chaque déménagement. Tant de têtes tournées vers elle, des chuchotements, des regards étonnés, oh elle les connait trop bien les Autres, ceux là ne sont pas différents, à la curiosité succédera la haine, les rires, les sarcasmes, les cris, et elle aura beau courir, se boucher les oreilles de ses petites mains frêles, ils seront toujours là derrière elle, avec leurs cris, tant de cris, trop de cris, oui les Autres ne sont que misère, que douleur.
    Les Autres ne servent qu’à lui faire du mal.

    Avisant une table libre au fond de la classe, elle s’assit et commença à déballer ses affaires, indifférente au reste. Oui, elle a vite appris qu’elle était différente, la petite Alexandra, si supérieure à eux aussi, lorsqu’elle s’isole, seule avec ses livres, étrange enfant qui n’aime ni courir, ni frapper dans un ballon, qui dénigre les poupées, les dînettes, les marelles, et refuse de se joindre aux autres enfants.
    Les Autres, si primitifs et bruyants qui n’ont aucune valeur.

    -Salut, moi c’est Annabelle.

    Doucement, elle leva les yeux. Tournée vers elle, une petite fille, une gamine comme tant d’autres, les cheveux bien tressés et retenus par deux rubans, sûrement noués avec soin par sa maman, une bouille d’ange dans sa petite robe à froufrous et à strass, si différente de la petite Alexandra, avec sa longue crinière brune emmêlée, qu’aucune mère ne vient coiffer, ses baskets élimées, « faudrait quand même pas trop la gâter celle là, quand même », et ses tee-shirts trop grands, « pour qu’elle grandisse dedans ».

    -Tu voudras jouer avec nous à la récré ? Je pourrai te prêter ma corde à sauter, si tu veux.

    Soupir. Elle n’a donc pas compris. Car la jeune Wickedness sait. Elle sait que les Autres ne sont qu’Hypocrisie, c’était bien essayé, elle croyait donc la tromper de cette façon, avec ses faux-semblants de gentillesse, mais Alexandra sait. Les Autres ne veulent qu’une chose, lui faire du mal.
    Les Autres ne sont bons qu’à être détruits
    Et avec un sourire sadique, elle saisit son compas et, sans un mot, le planta violemment dans la paume de sa camarade.

    ~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o

    -Tiens en voilà une drôle de petite souris ! Tu es perdue ?

    Assise sur le rebord du trottoir, les jambes entourées de ses bras, elle leva les yeux. Un adolescent, un garçon, grand les cheveux bruns, les yeux noisette, le visage constellé de tâches de rousseur est penché vers elle. Mais surtout, la première chose qu’elle aperçut, fut cette main. Cette main tendue vers elle.

    Elle ne répondit pas. Non, elle n’était pas perdue, elle avait simplement senti le besoin de s’arrêter un moment, parce qu’elle ne voulait pas rentrer tout de suite, retarder un peu le moment fatidique où elle ouvrirait la porte de chez elle, laissant rejaillir les cris et les sarcasmes de son père, les larmes de sa mère, sa mère qui la serrerait dans ses bras, qui la noyait dans son amour, son affection éperdue, « oh Alexandra, ma pauvre petite Alexandra », mais elle n’y croyait pas, mensonges, tout n’était que mensonges, les Autres, enfants ou adultes n’étaient jamais dignes de confiance, et elle l’enserrait, rien que pour mieux l’étouffer, et pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de l’aimer cette mère éperdue, alors il lui fallait une pause, le vide un instant, loin des cris, de tout ces cris…
    Et relevant la tête, elle saisit cette main qu’un inconnu, sans importance de tout façon, lui aussi faisait partie des Autres, et mordit sauvagement dedans. Mais là…
    Silence.

    Pas un cri, pas un geste, pas le moindre gémissement, alors que ses canines se plantèrent dans la chair blanche. Déconcertée par ce manque de réaction, elle lâcha prise, laissant à travers la paume, trois superbes gouttelettes rouges. D’habitude ses victimes criaient, pleuraient, puis couraient avertir la maîtresse, l’évitaient comme la peste, lui lançant quelques regards inquiets ou haineux au passage, qui ne cessaient de l’amuser. Alors, plantant ses prunelles mordorées dans celle du jeune homme, elle demanda d’une douce voix de petite fille innocente.

    -Tu n’as pas mal ?

    Il ne répondit pas, et farfouillant sa poche, sortit une barre étrange, c’était de forme rectangulaire, coloré, brillant, elle avait déjà vu ce genre de friandises dans les publicités, mais n’avais jamais eu l’occasion, ni le droit d’y goûter. Lançant un regard méfiant au carré de chocolat qu’il lui tendit, elle hésita, puis, quand la curiosité l’emporta, le porta à sa bouche.
    Et là, ce fut l’extase.
    Merveilleux mélange qui fondait contre sa langue, explosion de saveurs, fantastique douceur sucrée. Plaisir inconnu et nouveau qui l’envahissait.

    -Encore.

    Avec un sourire amusé, il lui tendit le reste de la barre, sur lequel elle se jeta avec avidité. Son festin finit, elle reporta son attention sur le garçon, lui lança un dernier regard alors qu’une ébauche de sourire se forma sur son visage poupin, et partit.
    Une manière de le remercier, en quelque sorte.

    ~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o


Dernière édition par Aphrodite le Jeu 8 Oct - 1:41, édité 3 fois
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Invité
Sujet: Re: Aphrodite_The beauty of the Beast. Jeu 8 Oct - 1:16

    Tête baissé, le menton rentré dans son écharpe, elle avançait, le long du trottoir, écrasant quelques feuilles mortes au passage. Plusieurs semaines avaient déjà passé depuis sa rencontre avec ce garçon étrange, et les arbres, autrefois vêtus de leurs plus belles parures commençaient maintenant à se dévêtir en vue de l’hiver. Elle n’a pas revu l’adolescent. Oh, cela n’a pas grande importance, et pourtant, elle ne pouvait s’empêcher d’y penser. Parce qu’étrangement, sa vision des Autres, qu’elle s’était si bien bâtie, ce mur imperméable qui la protégeait du monde extérieur, venait de prendre sa première brèche. Doute imperceptible qui s’était glissé en elle. Et si, les Autres pouvaient être plus que douleur ? Et si d’autres personnes pouvaient être… différentes ?

    Soudain, quelque chose attira son attention. A quelques mètres d’elle, devant un immeuble, un attroupement s’était formé. Mue par la curiosité, elle s’avança, se faufila entre les personnes, sans prendre garde ni aux murmures d’horreur, ni aux cris. Et c’est alors qu’elle le vit. Le corps.

    Gisant sur le bitume, le corps d’un garçon, non pas n’importe lequel, car elle le reconnut tout de suite, c’était ce garçon, carcasse désarticulée, baignant dans une flaque rouge. Dans un état particulièrement…piteux.

    Elle ne pleura pas, ne cria pas, ne ressentit aucun dégoût. Le visage totalement impassible elle observa le cadavre, fascinée, ce corps complètement détruit, saccagé, elle n’avait vu que les Autres pouvaient être aussi beaux, cette vision c’était si nouveau, enivrant, tout simplement extraordinaire, oh… Et tirant sur la manche d’un des badauds à côté d’elle, afin d’attirer son attention, elle demanda.

    -Qu’est ce qui lui est arrivé ?

    Baissant les yeux vers la gamine, la femme sursauta étonnée, puis répliqua avec un frisson de dégoût.

    -Pauvre petite, mais il est mort. Allez file, ce n’est pas un spectacle pour une enfant de ton âge.

    Satisfaite elle se détourna de la dame, méditant cette réponse. Ainsi, c’était cela la mort, ce dont les adultes parlaient en baissant la voix, avec la tristesse dans leur yeux, la mort, ce long sommeil éternel qui vous prenait à tout jamais. Et soudain, elle comprit. Les Autres ne savaient rien. La mort n’était pas Douleur. La mort était Beauté.
    Et fascinée par cette révélation, elle repartit, pas le moins du monde choquée par ce qu’elle venait de voir.

    ~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o

    -Mon dieu !

    Plaquant une main contre sa bouche, la maîtresse recula, horrifiée. Devant elle, sur la table gisait la carcasse de Léon, le hamster de la classe, retourné sur le dos, les yeux crevés, les pattes coupées, le ventre ouvert, d’où se déversait ses entrailles. Retenant la nausée qui l’envahissait, elle regarda autour d’elle. Tout les enfants, sortis pour la pause s’ébattaient joyeusement dans la cour, l’annonce allait leur faire un véritable choc. Mais qui aurait put ? Il n’y avait que, comme à son habitude, la petite Alexandra, seule au fond de la classe, avec son livre…

    ~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o

    -Dis, Léon, c’est toi qui l’a tué, hein ? Tu voulais le manger, sorcière !

    Ses petits poings serrées, les yeux pleins de rage, il lui avait craché cela au visage, sorcière, sorcière, mais il avait tort, comme tout les Autres, mais cela elle le comprendrait plus tard, non, elle n’était pas une sorcière, mais bel et bien une déesse, la Grande Faucheuse en personne, exerçant son art autour d’elle, cet art que seule elle pouvait comprendre, les Autres lui étaient trop inférieurs pour cela.
    Et se tournant vers son camarade, elle murmura avec un sourire sadique et réjouit.

    -Je m’ennuyais…

    ~o~ o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o

    Alexandra 9 ans

    Assise à côté de son mari en face de l’institutrice, Madame Wickedness serrait nerveusement son sac à main. Convoqués, ils avaient été convoqués. Craignant la colère de son mari, elle avait tout fait pour convaincre celui-ci que c’était sûrement pour leur vanter les mérites d’Alexandra, pourvu qu’il ne s’énerve pas sur la petite, et attendait maintenant le verdict. L’institutrice prit une grande inspiration, se préparant déjà à réciter un discours, longtemps préparé à l’avance, puis désigna la fillette attendant sagement, son livre à la main.

    -Ecoutez, depuis quelques temps Alexandra a un comportement étrange. Elle est taciturne, ne veut pas se joindre aux autres enfants, fait même parfois preuve de violence, ou lance des menaces à l’égard de ses camarades. Et pourtant, votre fille est une élève studieuse, polie, serviable, et ses notes sont tout à fait excellentes.

    Et la phrase finale claqua…

    -Vous devriez peut être consulter un psychologue.

    ~o~ o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o

    …tout comme la gifle qui s’abattit sur son visage.

    -Un psy ?! Et puis quoi encore ?! Maintenant tu te fais passer pour une barge !!

    Projetée sur le sol de sa chambre, Alexandra se serrait en boule, se mordant la lèvre de toutes ses forces pour ne pas pleurer, luttant contre la brûlure lancinante de sa joue, alors qu’un filet de sang envahissait déjà sa bouche.

    -Fichue gamine, on aura tout vu. Maugréera le père, qui sortit en claquant la porte.

    Et toutes les émotions retenues depuis trop longtemps, sa colère, sa haine, envers les Autres, envers ce père, envers la faiblesse de sa mère, qui devait sûrement se terrer quelque part afin de laisser libre cours à ses larmes, ces Autres stupides qui n’avaient absolument rien compris, mais cela ne tarderait pas, oh elle les détruirait tous, les empêcherait de leur faire du mal, cette rage implosa en elle, et soudain, ce fut comme si quelque chose se brisa en elle, et lançant un hurlement strident vers le plafond, elle se prit la tête à deux, et hurla, hurla, d’un cri hystérique et dément, qui se répercuta contre les murs, avant de résonner à travers toute la maison.

    ~o~ o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o

    Il y avait ces mains tendues vers elle, ces visages pâles aux allures fantomatique, cette foule qui la poursuivait, les murmures, les rires, les cris, qui se répercutaient à l’intérieur de son crâne et martelait l’intérieur de sa tête, et elle beau fuir, se projeter toujours plus en avant sur ses frêles jambes, ils étaient toujours là, derrière elle, leurs visages tordus par le mépris et la haine, du mal, ils allaient tous lui faire du mal… Et terrorisée, elle fuyait, quand soudain, elle s’arrêta net. Devant elle se dressait un mur, immense, infranchissable. Elle était prise au piège. Et subitement, dans son esprit, une voix résonna, une voix inconnue, qui lui sembla pourtant si familière.

    -Ne voudrais tu pas qu’ils disparaissent tous ?

    Oh si, elle le voulait tant.
    Et la conclusion retentit, dans un murmure.

    - Alors…détruis-les.

    Doucement, l’enfant se retourna, un sourire aux lèvres…

    …et ouvrant les yeux, saisit le couteau de cuisine qu’elle gardait toujours caché sous son oreiller, qui alla se planter droit dans la poitrine de son père.

    -Alexandra, que…

    Les yeux écarquillés, la lame profondément enfoncée à travers le poumon droit, Monsieur Wickedness s’écroula. Le lendemain les enquêteurs retrouveraient son corps dans la chambre, dans un état plus que piteux. Qu’était-il venu faire dans la chambre de sa fille au beau milieu de la nuit ? Pris de remords avait-il décidé de lui présenter ses excuses ? La question resterai sans réponse.

    Mais pour le moment, le corps de l’homme s’affala sur le plancher, un râle sortant de la gorge, alors que doucement, le sang s’épanchait sur sa poitrine. L’étonnement céda vite place à la fascination alors que la fillette observait ce liquide vermeil qui s’étendait et peu à peu, une jouissance nouvelle l’envahissait, ainsi, c’était si simple que cela, et surtout elle ne pouvait s’empêcher de sentir une fascination morbide face à ce spectacle, comme si tout son être en redemandait.
    Encore.

    Pour mieux explorer cette nouveauté, comme un enfant s’amusant à arracher les ailes d’un insecte, elle releva son couteau, oh elle était bien contente de l’avoir cette lame qu’elle avait chipé en douce à la cuisine, au cas où quelqu’un viendra lui faire du mal dans son sommeil un jour, et le planta de nouveau, une fois, deux fois, trois fois, à travers la poitrine paternelle, alors que le visage de ce dernier se tordit sous la douleur, et que le flot de sang redoubla.

    Et rejetant la tête en arrière, elle éclata de rire, un éclat de rire qui se brisa à travers le silence, comme des milliers d’éclats de verre, qu’elle leur planterait tous dans le cœur, tout ce sang vermillon qui couvrait le sol, teintait ses mains et ses vêtements, les gémissements de son père, cette sensation de toute puissance l’envahissant, c’était si nouveau, si magnifique, d’une telle jouissance absolue, de l’art à l’état pur…
    Et reportant son attention, sur le corps, encore agité de quelques soubresauts, trop faible cependant pour appeler à l’aide, elle commença à tester l’endurance de son nouveau jouet.

    ~o~ o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o

    Profondément endormie, Julia Wickdness ne remarqua pas l’absence de son mari, n’entendit pas ses gémissements. Ouvrant doucement les yeux, elle remarqua soudain la présence de sa fille, à côté du lit…

    -Que fais tu là ma chérie…tu as fait un cauchemar ? Mais tu saignes…aaaaaaaaah !

    … et poussa un hurlement de douleur, lorsque celle-ci lui enfonça profondément un couteau, récupéré à la cuisine, dans la main, qui transperça celle-ci, puis continua de s’enfoncer dans le matelas. Avec un sourire sadique, l’enfant fit subir le même sort à l’autre main de sa mère, immobilisant ainsi sa génitrice.
    Et la torture commença. Douloureuse. Lente. Méthodique.

    ~o~ o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o

    Elle n’eut aucune idée de combien de temps passa, il semblait que celui-ci c’était arrêtée, alors que captivée par son jeu, prise dans une transe macabre, la petite tranchait, découpait, déchirait, et le sang, les gémissements, les battements d’un cœur affolé qui ralentissaient peu à peu, tout la poussait au délire, encore, il lui en fallait encore, elle n’avait plus conscience de rien, et oh, elle ne les avait jamais aimé autant qu’à cet instant là, ces corps magnifiés, dans toute leur douleur, dans cette grandeur destructrice, de l’Art, immortalisé à tout jamais. Longtemps après que sa mère eut rendu son dernier souffle, elle resta près du corps méconnaissable, si tu savais maman comme tu es belle à cet instant précis, plus superbe que jamais, si tu savais comme je t’ai aimée lorsque tes traits se déformaient sous la douleur, que tu étais mienne, rien que mienne…
    Se promenant seule à travers la maison, un sourire aux lèvres, encore empreint de son ancienne jouissance, elle entendit soudain des coups violents frappés contre la porte.

    -Police ouvrez !

    De nouveaux coups retentirent, avec plus d’intensité, puis la porte sortit de ses gonds, laissant place à plusieurs hommes. Prévenue par un voisin, qui croyait avoir entendu des bruits étranges, la police débarquait.

    ~o~ o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o

    Le reste se passa très vite, et n’eut pas grande importance, ces hommes qui l’emportèrent dans la voiture malgré ces vociférations, « pauvre petite, le choc sûrement », murmuraient-ils, son placement en famille d’accueil qui, inquiète de son mutisme et de ses comportements violents, l’emmena chez un psychologue, pour découvrir avec surprise ses capacités au dessus de la normale, son arrivée à l’orphelinat, où un vieil homme lui annonça qu’à présent elle s’appellerai Aphrodite, ses tentatives d’évasion, toutes soldées par un échec. Avec le temps elle avait compris que la fuite était pour l’instant impossible, qu’elle ne pourrait plus tuer pour le plaisir, au risque de se voir enfermée ici jusqu’à la fin de ses jours, et qu’il lui fallait donc se fondre dans la masse, du moins en apparence, attendre que leur surveillance se relâche, afin qu’un jour, elle puisse enfin quitter cet endroit maudit. Cependant, en attendant, rien ne l’empêchait de s’amuser un peu…



VI. HJ


    Votre nom ou pseudo ?Sheina
    Comment avez-vous découvert le forum ?Troisième compte <3
    Que pensez-vous du forum (design, intrigue..) ?J’aime. =)
    Comment l'améliorer ? /
    Des remarques ? Vu par l'emo Quand à l’âge d’Aphrodite, je me suis permise de la « rajeunir » un peu, j’espère que ça ne posera pas de problèmes ^^.
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Wammy’s: House
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Âge: 17
Sujet: Re: Aphrodite_The beauty of the Beast. Sam 10 Oct - 14:59

Hey re-re-bienvenue dans ton orphelinat préféré *sbaf*

J'ai beaucoup aimé lire ta fiche, et puis le caractère de notre psychopathe est bien compris, et ta fiche est toute belle, toute bien présentée, et voilà quoi, et son papa c'est Lockon KYAAAA

Par contre je pense pas que ça soit possible de rajeunir Aphrodite... à moins que Lust donne son accord, mais sinon je te demanderai de changer l'âge et de lui remettre 19 ans.

Merci. Et après je te valide ♥
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Sujet: Re: Aphrodite_The beauty of the Beast. Sam 10 Oct - 15:10

Voilà c'est corrigé, désolééééééé x_X
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Feuille de personnage
Wammy’s: House
Double Compte:
Âge: 17
Sujet: Re: Aphrodite_The beauty of the Beast. Sam 10 Oct - 17:34

Merci bien.

Et donc Validée ~ > Others

Amuse toi bien o/
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Sujet: Re: Aphrodite_The beauty of the Beast.

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Aphrodite_The beauty of the Beast.

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