Wammy's House
Wammy's House, un orphelinat pour les enfants les plus doués du monde. Leur but ? Succeder au plus célèbre detective de cette terre : L.
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Ni oui. Ni non. { PV

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Lust
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MessageSujet: Ni oui. Ni non. { PV   Sam 12 Juil - 1:40

    { J'ai préféré que ca se passe en Espagne, j'espère que tu ne m'en veux pas. Et voilà donc l'ultime sujet que personne ne doit manquer, parce que moi je sais que ça promet des bonnes barres. Sujet réservé à Near et Mello [intervention pour plus tard]. J'ai honteusement abusé d'Only, Matt et Mello, mais pas trop quand même...
    Enjoy ! }



    Découvrez The Cardigans!


    || Espagne, quelque part en Catalogne, 2007 |
    Lust : 14ans | Near : 12ans | Mello : 14ans ||

    C’était l’été. Un été chaud et très lourd. Mais c’était aussi les vacances scolaires et le début du très célèbre voyage annuel dans un autre pays que l’Angleterre. Cette année Roger avait choisi l’Espagne. Lust s’était levée aux premières lueurs, avait sauté sur Noodle et l’avait sommé de se réveiller sur le champ car elles allaient être en retard. Noodle grommela quelque chose comme « il est cinq heure du mat’ le car part à huit heures trente, laisse-moi dormir » et lui avait tourné le dos. Aux grands mots les grands remèdes, Lust sauta sur Noodle pour qu’elle se réveille définitivement. Après s’être fait joyeusement engueuler par notre lectrice de magazine de charme chronique, Lust s’habilla d’un petit short en jean accroché avec une ceinture rouge, des cuissardes assorties, un débardeur noir et son très célèbre collier de chien. Elle enfila ses cinq bracelet de force (deux à droite, trois à gauche ) et enfila une casquette écarlate et sortit au dehors, un sac à dos plutôt conséquent sur son dos. Cette année comme chaque année ils partaient en camping.

    Lust déglutit d’ailleurs, elle n’aimait pas les campings, les insectes grouillaient partout sous la tente et au final y’avait de quoi se tirer une balle pour un insectetophobe de la trempe de Lucyn. Mais elle survivrait. Elle croqua dans une barre de chocolat et alluma sa DS en attendant que tout le monde vienne. A huit heures ils étaient tous prêts à embarquer. Le bus les amena à Londres – avec un brouhaha défiant une salle de concert remplie – et de là ils prirent l’avion en direction de Paris. De Paris à un coin paumé de la Catalogne ils prirent le train. Et bien évidement, un orphelinat lâché dans un wagon pour eux tout seuls ça fait des étincelles. Si Near et Eris restaient dans leur coin sagement – l’un jouant probablement avec un robot, l’autre lisant les fourmis de Werber – d’autres, tels Only, s’adonnaient au plaisir sadique de frapper les plus petits que soi.

    Noodle lisait un énième magasine pornographique en tentant tant bien que mal de résister à l’envie d’étrangler Howl avec la anse de son sac à main. Quant à Lust elle était en train de se battre contre Matt à MarioKart sur DS, et il fallait l’avouer elle se ramassait la seconde place à chaque fois sous les rires triomphants de Mello qui n’avait pourtant pas participé à la course. Quoi qu’il en soit les orphelins étaient la plupart du temps déchainés à l’idée de se rendre dans un autre endroit que le grand manoir qui leur servait de maison. Manoir que certains voulaient mettre à feu et à sang. Et bien sûr mon regard ne se dirige pas vers une adolescente aux cheveux verts qui léchait une aiguille assisse à côté d’un grand brun classe lisant les Fleurs du Mal d’un air nonchalant. Je le jure. Lust cessa de jouer contre Matt après sa dix-septième défaite et demie ; et demie car elle avait abandonné en plein milieu de la dix-huitième course voyant qu’elle n’y arrivait pas.

    Le voyage dura toute la journée et les orphelins furent contraints de s’endormir dans le train, leur arrivée n’étant prévue que le lendemain à six heures*. Les insomniaques se livraient à quelques activités douteuses. En vrac : Lust qui cachait le chocolat de Mello quelque part dans le sac d’Only, Nitro qui dessinait des petites spirales sur le visage ses camarades de classe, Linda qui farfouillait dans le sac de Near... D’autres se contentaient simplement d’observer leur voisin dormir, comme Eris par exemple, jusqu'à qu’elle se lasse et aille contempler le visage endormi d’Abyss. Nitro dessinait ce qui semblait être des moustaches sur les joues de Matt pour finalement sombrer dans un sommeil de plomb où Cortex lui donnait les solutions pour dominer le monde. Un voyage somme toute normal, avec ces enfants hyperactifs et hyper excités qui savaient comment faire tourner en bourrique n’importe quel adulte tellement ils étaient beaux, intelligents et probablement prétentieux et égocentriques.

    Mais je suis en train de m’égarer et de taper n’importe quoi comme d’habitude et je reprends donc le cours de cette histoire. Ils arrivèrent donc enfin en Espagne, pays du soleil, des churros et des taureaux. Beaucoup se jetèrent sur les RedBulls qui étaient ici légales avant de se diriger vers le camping. Ah les joies du camping et de la nature. Rien de mieux pour se retrouver avec soi-même. Imaginez être plongé au cœur des cigales et des grillons, des petits oiseaux et des odeurs de pin frais. Les joies de la nature où quand on va aux WC on prévoit son petit rouleau de papier toilette et où l’on ne trouve jamais un buisson assez loin et assez grand pour nous cacher donc on se repli derrière un arbre… Oui voilà.

    C’était ça le camping. C’était ça et la corvée oblige de monter sa tente. Alors pour les grands, les beaux, les forts, tels que Mello, c’était simple et rapide, on ne mettait même pas quinze minutes et on se lançait le défi de finir de la monter avant Lust, par exemple. Mais quand on est était maligne, riche et futée comme Lust, on achetait les tentes « en boite » du genre hop je te jette et tu t’ouvres toute seule. Donc Mello avait perdu son pari, avait pesté contre vents et marées que la vie était injuste et finalement il avait volé la notice pour construire sa tente à Near. Puéril à souhait. Lust secoua la tête et s’installa dans sa tente, son ordinateur portable sous le bras. Elle commença à tenter une connexion à Internet puis finalement referma son ordinateur.

    Finalement elle décida qu’elle irait aller embêter Near. Parce qu’elle en était sûre, ce petit génie devait être en train de galérer avec sa tente, parce que c’était un surdoué qui n’était capable que de faire trois choses : réfléchir, monter des maquettes et faire des puzzles. Enfin selon elle. Puis de toute manière elle imaginait très mal Near entrain de monter sa tente aussi facilement qu’il résolvait ses puzzles. Allons lui apporter un peu d’aide n’est-ce pas ? "Il faut être gentil avec les plus petits que soi et en prendre soin" n’arrêtait pas de dire Maman Roger dans son esprit. Elle secoua la tête à cette pensée puis s’arrêta devant Near.


    « J’peux aider ? »

    { *Je ne sais pas combien de temps il faut pour aller en train de Paris à Barcelone ou par là, mais bon quoi qu'il en soit voila.
    Un peu court mais boon, tellement hâte en même temps. }

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Near
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MessageSujet: Re: Ni oui. Ni non. { PV   Sam 12 Juil - 16:24

    Le petit albinos, assis confortablement sur un fauteuil en simili-cuir beige de première classe, le genou relevé, sans se soucier de ce que pourraient dire les contrôleurs, regardait défiler les paysages à travers les fenêtres du train. Ils avançaient rapidement, régulièrement, lui donnant presque mal à la tête. Near avait les yeux fixés au loin : au bout de quelques longues minutes de ce qui pourrait paraître de la paresse, il avait compris que ses grands orbes argentés impassibles ne pouvaient pas restés concentrés sur un même point trop longtemps sans que son cerveau et les images que lui envoyaient ses yeux ne soient décalées et lui donnent la nausée– en effet, il fallait changer d’objet à fixer à peu près tous les centièmes de seconde-, et il avait penché sa tête sur son genou pour observer le ciel bleu plutôt que les forêts et les champs sans le moindre intérêt qui passaient à côté d’eux. Il n’écoutait rien de ce qui pouvait se passer près de lui dans le train. Il fallait profiter des derniers instants de répit.

    Au bout des rails, l’Espagne. Le camping. La folie. La nature. La jeunesse et l’engouement, les cris, les hurlements, l’amusement, la joie et la bonne humeur, et soyons fou, la violence gratuite. Les petits plaisirs de chacun, en somme. Chaque année le camping permettait à toutes ces jeunes âmes emprisonnées quasiment tout le reste de l’année dans le confinement intellectuel de la Wammy’s House d’enfin respirer, d’enfin se sentir vivants et peut-être même normaux. Est-ce que tous en profitaient ? Sans doute pas. Nombreux étaient ceux qui auraient donné n’importe quoi pour ne pas avoir à subir les désagréments du voyage : éviter les foules dans les gares et les aéroports, éviter les concentrations de personnes dans des espaces réduits tels que les bus ou les file d’attente, éviter d’avoir à porter ses bagages, éviter d’avoir à rester avec des gens qu’en temps normal ils auraient sans doute évité, que ce soit par peur ou parce que s’ils les croisaient ils étaient pris de pulsions de violence assez difficiles à contrôler. Emmener tout ce beau monde en camping relevait en fait du suicide collectif. Mais les adultes semblaient y tenir énormément. Les plus jeunes étaient aux anges. Peut-être que ça leur suffisait. « Ca les durcit de vivre en pleine nature », pouvait-on entendre parfois de la bouche des moins au courant des choses de la vie à la Wammy’s. Comme s’ils n’étaient pas assez coriaces, comme s’ils n’avaient pas déjà eu tant de choses pires que le camping à affronter. Les gens qui n’ont jamais souffert sont décidément bien simplets. A moins que le contact avec des personnes normales soit aussi une des choses que recherchent les adultes éduquant les petits génies ? Near ne voulait pas vraiment savoir pourquoi ils tenaient tant à les faire vivre dans des tentes. Moins cher ? Non, ils avaient de l’argent à jeter par les fenêtres. Moins risqué ? Pourquoi, ils n’auraient aucune chance d’être filmés ou pris en photo par des caméras de surveillance ? Peut-être bien.

    Tiens, Linda fouillait dans son sac. Il ne la regarda même pas. Il n’y avait rien à y trouver d’intéressant de toutes façons. Cette fille commençait presque à la fatiguer. Heureusement qu’elle n’était pas foncièrement méchante ni trop envahissante. Le fait qu’il ne lui dise rien sembla lui donner encore plus de motivation pour chercher ce qui pourrait lui faire plaisir pendant le voyage. Que pouvait-il bien se passer dans la tête de cette cruche ?

    Le ciel bleu semblait infini. Near se demandait vaguement s’il allait survivre à une nouvelle session de vie en pleine nature. Il n’avait jamais aimé ça. Les années précédentes, il y avait toujours eu un adulte pour lui rendre service, lui monter sa tente ou bien lui apporter ce dont il avait besoin. Cette fois, il lui avait semblé que l’aide était moins présente. Avaient-ils eu la stupide idée de vouloir le forcer à devenir autonome ? Il soupira discrètement. Il trouverait bien un autre moyen. Si personne ne venait le déranger.
    Bien évidemment, Near n’était pas foncièrement optimiste. Et il fallait l’être pour penser être tranquille dans un camping avec toute la clique de l’institution. L’espoir fait vivre, dit-on. La trajet en train touchait à sa fin. Le petit albinos demanda vaguement de l’aide au surveillant Tears pour qu’il lui porte sa valise, et si ce dernier consentit à porter tous leurs bagages et à se détruire le dos, c’était certainement parce que l’air naïf et encore emprunt des traits de l’enfance de Near, avant l’adolescence, avait eu raison de son autorité. Combien de temps le petit génie réussirait-il encore à avoir ce qu’il voulait simplement en ayant l’air un peu poupin ? Ca marchait à 12 ans, à 25 ans ça serait sans doute autre chose… ou pas.

    Arrivée à la zone où ils allaient s’installer. Near observa le bas de son pantalon. Tout brun. Le sol était son ennemi. Et le sol mouillé était sa hantise.
    Bref, après quelques paperasses à régler, le tout avec l’accent espagnol particulièrement risible de Roger qui se débrouillait pourtant très bien, tout le monde se dirigea vers son emplacement desséché par la chaleur du soleil planté en plein milieu du ciel. Tears, légèrement fatigué, déposa la valise de Near par terre, s’essuya le front, et s’en alla, sans même que le petit albinos ne prenne la peine de le remercier. Il s’était contenté de le fixer, et peut-être que ça avait fait peur au surveillant, qui n’avait pas eu le courage de lui construire sa tente. Peu importait : le génie vêtu de blanc dans cette atmosphère méditerranéenne s’était mis à fixer son sac et s’était lentement décidé à en extirper sa tente pour essayer de la mettre en état. Ca ne pouvait pas être compliqué : pourquoi Near pourrait-il construire des maquettes d’une complexité extrême et être parfaitement incapable de monter une simple tente composée de trois bâtons et deux tissus ? Il les avait étalés par terre et les regardait. Où était la notice ? D’un geste mou, Near souleva une des couches de la tente. Rien. Rien dans le sac, rien sur la route, rien dans sa poche. Il s’assit par terre, et s’empara de deux robots. L’un percuta l’autre, qui tomba en morceaux.


    Pas de notice voulait dire perte de temps à essayer de comprendre le mécanisme. Perte de temps insupportable. Quelqu’un allait bien finir par passer par là.
    Il se mit à reconstruire Optimus Prime que Megatron avait réduit en miettes, et il fut content de ne pas s’être mis à essayer de s’emmêler dans les toiles de la tente.
    La brunette aux iris de chat qui venait de s’approcher de lui aurait pu l’inquiéter, mais en changeant un peu le proverbe, on pouvait dire sans remords que l’été adoucit les mœurs.
    Il la fixa d’un œil torve sans expression, malgré qu’il aurait dû se montrer courtois. En fait, il n’en eut pas le besoin.


    Lust : « J’peux aider ? »

    Near : « … »

    Il la considéra. Il aurait voulu lui dire « oui » sans hésiter, mais quelque chose lui disait qu’il ferait peut-être bien de se méfier un peu. Question de prudence. Il décida de prendre les devants.


    Near : « Tu peux, mais j’imagine que tu voudras quelque chose en échange, n’est-ce pas ? »


    ***


    { hj : Je me souviens plus de ce qu'il se passait exactement ! ;_; donc je fais à peu près, et comme ça on accélère un peu. =D Vive ce topic x'D *caline Near. Pardonne-moi petit.* }

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Dernière édition par Near le Dim 20 Juil - 15:58, édité 1 fois
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Lust
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MessageSujet: Re: Ni oui. Ni non. { PV   Dim 13 Juil - 13:45

    { HJ : Ouais, plus vite on en vient à la partie intéressante, mieux c'est ^__^.
    Un peu court mais bon... }


    Il était là, assit sur son rocher, un jouet dans ses mains, à observer ses bagages même pas défait et sa tente qui ne se montait pas. Et non l’opération du Saint Esprit n’avait pas encore créé les tentes qui se montaient toutes seules. Dommage, ça aurait été l’invention du siècle. Lust je jurais d’y travailler un jour peut être. Elle observa le petit bonhome de neige, Prince sur son trône. Décidément ils avaient chacun leur manière de monter les tentes et Near était le plus… hum… Princier ? Oui. Petit prince qui attendait que les autres fassent le boulot à sa place. Donc Near ne savait rien faire de ses dix doigts. CQFD vous voyez ? Elle se pencha sur les deux morceaux de toiles et le maillet et soupira. Elle rit en entendant sa remarque

    « C’est donnant-donnant tu vois. Mais j’ai pas encore idée de comment tu va me rembourser cette aide. Mais je trouverais bien hein ? Je trouve tout pour vous pourrir la vie, minables mortels ! »

    Comme vous vous en doutez forcément, cette phrase fut suivie d’un rire démoniaque difficilement retranscriptible mais à faire pâlir d’envie les pires sadiques psychopathes. Elle s’accroupit donc près de la tente et commença à la monter. Bien sûr son esprit tordu et pervers imaginait mille et un plans pour mettre Near avec Mello, pour avoir Near à son service pour les décennies à venir ou tout simplement le voir se déhancher au rythme sexy de Toxic… Puis, alors qu’elle montait la tente avec peine et ardeur, l’idée du siècle lui vint. Elle avait trouvé un moyen de concilier tout cela ; Lust était donc vraiment un génie du mal après tout. Mais bon, elle excellait dans l’art et la manière de faire chier les gens profondément, de retourner toutes les situations à son avantage, même les merdes les plus profondes, il était donc évident qu’elle pouvait aisément trouver un moyen pour rendre Near ridicule à ses yeux non ?

    Tel fut donc sa tâche chevaleresque : sauver Near d’une nuit passé à la belle étoile et surtout d’un Mello en furie qui n’aurait pas hésité à passer ses nerfs sur Gertrude, la tente de Near – oui, Lust venait de lui donner un petit nom, ca rendait sa tâche comique. Elle rit toute seule en imaginant Gertrude épouser Near et se remit à la tâche, soupirant de la paresse naissante de Near. Oisiveté dont elle ne l’aurait jamais cru capable. Elle tendait quelque fois la main pour qu’il lui passe les sardines. Et oui elle le savait, si elle voulait mettre à exécution son plan démoniaque pour voir Near danser et boire un verre de téquila, elle se devait d’être courtoise, aimable, gentille et lui monter une tente digne de ce nom. Au bout d’une demie-heure, Near avait une Gertrude parfaite, prête à l’accueillir à bras ouvert.

    « Nyahahaha ! Regarde Gertrude comme tu es belle ! »

    Commença Lust, s’adressant à la tente, bien évidement. Puis elle se retourna vivement vers Near, un sourire carnassier sur les lèvres. Elle avait l’idée parfaite pour se faire rendre ce service hautement fatiguant qui lui avait fait mal à ses petites mains toutes boueuses à présent. Elle s’avança vers Near, avec la ferme intention de couvrir cet être immaculé de boue, justement, mais se retint. Ce n’était vraiment pas malin si elle voulait lui demander un service après. Elle se contenta donc d’essuyer ses mains sur la tente, de s’asseoir à côté de Near et d’ouvrir une nouvelle fois son ordinateur.

    « Tout travail mérite salaire, c’est connu non ? »
    Lust marqua une pause alors qu’elle s’acharnait sur une connexion réseau sans fil qui ne marchait pas « A ton avis y’a internet ou je dois aller me chercher une corde maintenant ? »

    Plaisanta-t-elle, connaissant parfaitement la réponse. Ca y’est, Lust détestait définitivement le camping. Cet endroit horrible, paumé en pleine nature, avec insectes inclus dans le lot & sans connexion WIFI à porté de main. Cet endroit ce n’était plus un camping, c’était l’enfer sur terre et le roi des démons se prénommait Mello, parce que ce rôle lui va somme toute très bien non ? Elle pesta contre ce foutu Roger qui n’était pas foutu de leur payer un hôtel de luxe, un palace avec vue sur la mer tout ca pour leur sécurité. Tu parles. Dans un hotel de luxe on est en sécurité aussi. Et dans un hôtel de Luxe, on avait le wifi au moins. Elle grogna quelque chose et referma son ordinateur.

    « Es-tu prêt donc a me donner mon salaire petit drap 100% coton ? ! »

    Lust resta un long moment silencieuse. Il était évident que si elle disait son idée comme ça, de but en blanc, Near allait refuser, et ce serait le drame parce que son plan machiavélique pour se taper une barre tomberait à l’eau. Il fallait faire en sorte donc que Near y trouve un avantage non négligeable dans cette histoire.


    « Near faisons un marché. On va jouer à Ni oui ni non. Sauf que ce sera juste ni non. Tu es du genre huitre frigide et glacée. On va te décongeler un peu, veux-tu ? Tu ne devras jamais dire non à tout ce que je te propose. Mais je te promets que ta virginité – si tu l’a conservé – sera sauve… On jouera à ca pendant deux semaines ok ? Et toi en échange tu auras … heu… je ne sais pas. Qu’est-ce que tu veux en échange ? »


    Plan démoniaque pour corrompre Near phase une, enclenchée.

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Near
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MessageSujet: Re: Ni oui. Ni non. { PV   Dim 13 Juil - 18:28

    La brune avait sans attendre imposé sa présence. Elle aurait pu être dérangeante, Near aurait pu la craindre, s’inquiéter, ou même l’ignorer royalement, mais il n’en ressentait pas le besoin. Cette fille était tout de même ex-aequo avec Mello dans le classement de la Wammy’s House, il n’y avait aucune raison de ne pas faire attention à elle et de la reléguer au second plan, n’est-ce pas ? Elle ne faisait pas partie des filles du genre Linda (-groupies sans cervelle pas méchantes mais agaçantes-), ou Breathless (- créatures étranges, gentilles sans doutes mais un peu stupides sur les bords-), elle était une des rares filles que Near estimait, du moins quand elle était seule. Pourquoi ? C’était une bonne question. A première vue, elle paraissait pourtant bien trop extravertie, trop franche et trop enjouée pour entrer dans les faveurs du petit albinos. Ils vivaient dans des mondes totalement différents. Mais finalement, peut-être était-ce ça justement qui faisait qu’ils pouvaient communiquer. Et par-delà les notions d’intelligence, Lust avait sa façon à elle de s’imposer sans être gênante lorsqu’elle était seule. Elle dégageait un charisme assez remarquable, même si elle ne semblait pas s’en rendre totalement compte, et si en plus elle pouvait se rendre utile, il n’y avait plus aucune raison de réfléchir au pourquoi du comment.

    Après sa réplique dont elle semblait être très fière, elle émit un rire peu féminin qui résonna autour d’elle dans la petite zone de camping où s’était installé Near, et le son diabolique fit légèrement froncer une arcade sourcilière au petit albinos qui continua ensuite tranquillement de jouer avec ses robots articulés. Sans doute que ce ricanement digne de Satan aurait dû lui indiquer qu’il n’allait certainement pas lui arriver que des bonnes choses s’il laissait Lust prendre en main son destin ; à 14 ans, on est immature. A 14 ans, on a beau être un génie, on n’a pas que des idées dignes d’Einstein. Et à 12 ans, on n’a pas forcément les moyens physiques de se défendre contre les idées relativement géniales auxquelles on est soumis. Surtout quand on s’appelle Near et qu’on est opposé à Lust.
    Alors autant favoriser l’association pour subir le moins de dommages possibles, n’est-ce pas ?
    Near n’avait donc pas cru bon de changer son attitude et de construire lui-même sa tente, malgré l’avertissement.
    Tout en finissant d’assembler son robot, il jetait parfois des petits coups d’œil au travail de la jolie brune qui semblait exagérément motivée. Que pouvait-il bien se tramer derrière les rideaux de ces yeux de chats ? Elle réfléchissait sans doute à ce qu’elle allait pouvoir lui faire subir. Evidemment, il se doutait bien que s’il n’était pas d’accord avec ce qu’elle proposerait, elle trouverait le moyen de le forcer. Il avait beau ne pas la connaître énormément, s’il y avait une chose qui était assez simple à comprendre du fonctionnement de la brunette, c’était qu’elle tenait beaucoup à avoir ce qu’elle voulait. Il espérait donc secrètement qu’elle ne se montrerait pas trop écervelée.

    Le soleil cognait sur sa peau blanche et il se déplaça un peu pour se mettre à l’ombre tandis qu’il laissait Lust admirer sa nouvelle amie qu’elle avait baptisée Gertrude. Near ne regrettait plus de ne pas savoir ce à quoi pensait la jeune fille. Ca ne pouvait pas être sain. Bon, point positif, la tente était dressée, fière, accueillante, et elle semblait même être stable. Le petit albinos la jaugea du regard pour voir si les sardines étaient plantées convenablement et si l’eau de pluie ne pourrait pas s’infiltrer entre les toiles. Il vit qu’elle avait approché ses mains de lui comme pour le salir mais elle avait sans doute changé d’avis au dernier moment. Bien pensé. On attire plus de mouches avec du miel qu’avec du vinaigre, n’est-ce pas ?

    Near « On est trop loin de la civilisation pour capter Internet. Evite tout de même la corde. »

    Elle semblait quand même particulièrement désappointée, c'en était presque comique.

    Lust « Near faisons un marché. On va jouer à Ni oui ni non. Sauf que ce sera juste ni non. Tu es du genre huître frigide et glacée. On va te décongeler un peu, veux-tu ? Tu ne devras jamais dire non à tout ce que je te propose. Mais je te promets que ta virginité – si tu l’as conservé – sera sauve… On jouera à ça pendant deux semaines ok ? Et toi en échange tu auras … heu… je ne sais pas. Qu’est-ce que tu veux en échange ? »


    Le petit albinos analysa mot à mot la phrase que venait de prononcer la jeune fille, dont les yeux pétillaient de malice sournoise et amicale à la fois. Machiavéliquement motivée. Sadiquement humoristique. Il ne baissa pas les yeux et la fixa. La première chose qui lui vint à l’esprit était « non. » coupant ainsi court au marché en répondant précisément le mot qu’il n’aurait pas le droit de dire s’il acceptait. Mais après tout, elle lui avait promis de sauver sa virginité, et par-là sans doute voulait-elle dire que son intégrité physique n’était pas en danger. Elle était sans doute immature mais pas inconsidérée. Mais valait-il mieux préserver son intégrité physique ou son intégrité mentale ? Ou plutôt : ne fallait-il pas mieux conserver les deux ?... Les risques étaient grands. Near n’aimait pas personnellement prendre des risques.
    De cette phrase naissait une autre réflexion : n’aimant pas se mettre à profit des dangers, pourquoi ne pas demander à quelqu’un de le faire pour vous ? Les adultes l’avaient abandonné, une auxiliaire servile se présentait d’office à ses pieds. Il aurait été stupide de ne pas en profiter.
    Le marché était-il équitable ? Pas de « non » aux questions et demandes de Lust, et elle devrait en contrepartie lui obéir et faire tout ce qu’il lui demanderait de faire ? C’était à peu près la même chose dans les deux camps, les mots tournés différemment, de toutes façons. Le tout était de manier l’autre à ses fins personnelles : le confort et l’oisiveté pour Near, et des motivations inconnues et certainement malsaines pour Lust. Le petit albinos sembla pensif un long moment. De toutes façons, c’était soit accepter et se lancer dans l’inconnu auquel il pourrait peut-être survivre sans dommages, soit refuser en sachant pertinemment qu’elle lui en ferait sans doute voir des vertes et des pas mûres s’il osait l’envoyer balader, notamment peut-être qu’elle déciderait de s’allier à Mello pour ôter la vie à Gertrude la nouvelle-née. Il opta donc pour les risques qui lui semblaient vaguement les moins dangereux. Il n’était pas tranquille de toutes façons, mais l’idée qu’elle soit son auxiliaire attitrée sans pouvoir rechigner était alléchante. –sans allusions perverses aucune, bande de vicieux que vous êtes-

    Near « Pendant deux semaines, je ne te réponds pas « non », mais seulement si tes demandes ne sont pas trop inconsidérées et dangereuses. Et toi tu dois me rendre tous les services que je te demande, avec les mêmes conditions. »

    Et elle avait de la chance qu’il ait été aussi malléable.
    Il se demandait si la dignité de la jeune fille allait lui faire refuser le marché. Sans doute pas. Elle serait certainement la première à jouir de son pouvoir. Il laissa s’échapper un petit courant d’air d’entre ses lèvres entr’ouvertes. Il se doutait à peine de ce qu’il pourrait lui arriver. Sans doute espérait-il intimement qu’elle le laisserait relativement en paix.

    Intelligent, certes. Froid, peut-être. Naïf, complètement.

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MessageSujet: Re: Ni oui. Ni non. { PV   Lun 14 Juil - 15:26

    Gertrude était probablement le premier élément pour faire pencher Near en sa faveur. Elle l’avait en otage, elle pouvait lui ôter la vie à tout moment – ou du moins les sardines et autres arcs qui maintenant Gertrude bien droite, fière et résistante face au vent, à la pluie, au désert cuisant… Et je m’égare. C’était déjà un premier point non négligeable. Car Lust n’était pas définitivement imbécile et savait s’y prendre pour tenir le monde dans sa main. A votre avis, pourquoi ce rire délicieusement diabolique tout à l’heure ? Parce que s’il y en a une qui pourrait dominer le monde, c’est bien elle. Remercions le ciel que ce ne soit pas là sa motivation et son ambition première. Imaginez : Lust en maîtresse suprême de l’univers. La terre gouvernée par des chats. Ca ferait un bon film. Catwoman ca claque comme titre non ? Oh, j’oubliais, c’est déjà pris…

    Lust avait ensuite prévue de laisser à Near le choix de ce qu’elle devrait faire pour lui. Et il avait visiblement choisi : la voici bonniche attitrée du Prince Near du Royaume des Jouets Glacés. A votre Service, Your Highness ! Cela confirmait à Lust l’imagine toute nouvelle qu’elle venait de se forger de lui : un prince naïf et glacé qui ne quitterait jamais l’oisiveté et qui décidément aimer se faire servir. Un petit plaisir malsain de Near qu’il avait jusque là réussi à tenir secret ; mais aucun secret ne résiste à Lust (muahahahaha !). Elle avait peut-être une tenue de soubrette quelque part ? Elle ouvrit une sucette au Coca qu’elle enfourna dans sa bouche tout en réfléchissant… Tenue de soubrette… Ca ne faisait pas partie de ses règles d’or de voyage ça (dont la première était un admirable : « avoir toujours un Hentai, Yaoi ou Yuri sur soi »).

    Mais elle se dit que si elle n’en avait pas, elle s’en fabriquerait une ou en achèterait une, au choix. Mais elle était presque sûre qu’il lui restait son cosplay de He is my master… Elle rit légèrement toute seule. La situation devenait exactement la même que ce manga : Near était devenu son maître, et il allait avoir pour lui une Super Lust en Super Tenue de Soubrette. Mais vu que ses hormones semblaient inexistantes, ca ne changeait pas grand-chose – sauf peut-être le fait de lui confirmer que Lust était complètement frappée… Elle acquiesça, faisant claquer sa langue sur le petit rond de sucre caramélisé et cocacolaté. Elle tendit une jumelle de sucette à Near, lui proposant très gentiment la petite douceur.


    « Hum… J’accepte alors. Marché conclu donc. Je suis ton admirable servante-garde-du-corps attitrée – j’ai pris la liberté de m’ajouter un titre en plus – et tu ne devras jamais dire non a tout ce que je te propose, et je te promets que ton intégrité physique est conservée aussi longtemps que possible. Mais je pense que si Mello est dans le coin, ça va être plus difficile que prévu… »

    Un petit rire sadique (du genre « kukuku ») résonna dans le camping alors que son cerveaux et ses neurones se branchaient enfin pour choisir qu’elle était la meilleure manière d’abuser de ce nouveau pouvoir tellement merveilleux. Lust était diaboliquement géniale. Elle allait pouvoir jouer à son jeu préféré : ridiculisons le drap sans trop de dégâts visibles, tout de même. Jeu au quel elle n’avait encore jamais réellement joué, mais l’occasion se présentait actuellement alors. Son cerveaux choisi enfin une option dans toute les alternatives auxquelles elle avait pensées. Et bien évidement, pour votre santé morale, je ne vous les énumère pas, ca risque d’être traumatisant. Son cerveau avait donc choisit l’alternative C54 : La boîte de nuit. Elle avait repéré une discothèque sur le chemin qui menait au camping et en avait rapidement dessinait l’itinéraire.

    C’était l’occasion rêvée pour initier Near à la vie, au monde, aux déboires adolescents et autre alcools super fort qui faisait super mal à la tête le matin au réveil. Puis en même temps, une fois que Near serait suffisamment bourré, il pourrait peut-être tenter le fameux déhanché ultra sexy dont Lust se persuadait qu’il était capable de faire… Et il se ferait molester dans un coin par un bel espagnol aux goûts très louche. Peut-être. Qu’en savait-elle. Il fallait déjà le convaincre d’aller en boite de nuit. Mais vu qu’il ne p
    ouvait pas dire non à tous ses caprices l’affaire était réglée, n’est-ce pas ?

    « J’ai même déjà une idée de comment abuser de mon suprême et ultime pouvoir sur toi – insérez ici un rire démoniaque. Ce soir je vais t’apprendre à t’amuser… Ou du moins je vais essayer, me planter royalement et je me serais tapé ma barre toute seule mais ce sera déjà ça. »

    Elle marqua une pause, histoire de reprendre son souffle qui s’était perdu dans sa réplique un peu plus longue et rapide que prévu. C’était Lust tout craché ça, elle commençait sur quelque chose et se perdait dans un flot de paroles vaines et inutiles mais qui la rendait comique, amusante et attachante, pour ceux qui avaient les nerfs préparés, évidement.

    « Donc, ce soir je viens te chercher dans ta tente (comprendre te réveiller à coup de poêle si tu dors), et on va a la discothèque que j’ai repéré ! Puisqu’il faut bien commencer par quelque chose non ? Comme ça tu verras le monde des grands. Et tu te sentiras enfin vivant… Ou alors tu t’évanouiras, on te piétinera et tu crèveras de façon pas du tout glorieuse. Ce qui peut aussi être une alternative… Et oui je sors… »

    Lorsqu’elle acheva sa phrase elle commença a faire demi-tour, mimant ainsi le geste de sortir par la grande porte puis revint vers Near, le sourire au x lèvres, toute fière de sa nouvelle trouvaille. Il n’y avait qu’elle pour oser demander à Near de sortir en boite, et réussir l’exploit qu’il accepte. Parce que bien évidement, « non » n’était pas une réponse possible à sa proposition qui sonnait déjà comme un ordre.

    Plan démoniaque pour corrompre Near phrase une : terminée. Plan démoniaque pour corrompre Near phase deux : activée.

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MessageSujet: Re: Ni oui. Ni non. { PV   Lun 14 Juil - 21:33

    Ainsi, elle n’avait pas refusé. C’était prévisible, de toutes façons. Il aurait fallu être fou pour ne pas profiter de ce pouvoir. Elle savait certainement que Near, malgré sa froideur et la très mauvaise habitude qu’il avait de manipuler son entourage pour son profit, n’était pas quelqu’un qui ne tenait pas sa parole. Elle n’avait donc rien à craindre. Un jeu n’était drôle que si les deux joueurs respectaient les règles à la lettre. Near avait horreur des tricheurs et des perdants, alors il n’avait pas de raison de devenir les deux en même temps en ne respectant pas les termes de leur accord.
    Se mettre à jouer avec un être aussi excentrique que Lust n’était certainement pas la meilleure chose à faire pour une personne comme Near (en effet, réunir ces deux personnages était un peu comme faire un cocktail avec du lait et des tas d’alcools différents : quelque chose d’explosif sur quelque chose de neutre, en somme), mais le premier orphelin pouvant potentiellement prétendre au titre de L, en bon successeur, aimait les défis. Et y en avait-il un de plus difficile à relever que celui de ne pas pouvoir refuser quelque chose à l’incarnation du machiavélisme qui mettait un point d’honneur à le réduire à l’état le plus ridicule possible ? Son instinct de survie lui hurlait de ne pas se laisser aller à son envie de jeu. Mais il ne criait pas assez fort, apparemment.


    Oh certes, le petit albinos aurait pu trouver mille et une façons de dire « non » de manière détournée. « Je ne pense pas être attiré par cette perspective » ou bien « je doute que je sois apte à faire cela » ou encore « Il me semble impossible que j’obéisse à ce genre de décrets » auraient pu être des alternatives convenables. Mais il lui avait dit qu’il ferait tout tant que ce n’était pas dangereux. Et s’il ne le faisait pas, elle ne voudrait pas lui obéir non plus. Donnant-donnant. Il avait tout à perdre et tout à gagner.
    Alea Jacta Est. Il était évident qu’il en profiterait au maximum. Justement, il avait pas mal de linge à faire. Il lui demanderait plus tard.

    L’admirable « servante-garde-du-corps-attitrée », resplendissante sous le soleil, près de Gertrude qui faisait pâle figure face à la beauté insolente de Lust, semblait très fière de son titre autoproclamé même si elle se contredisait elle-même en disant qu’elle ne pourrait pas défendre sa majesté albinos du courroux de Mello. Dire ça, c’était comme avouer qu’elle ne servait à rien. Car après tout, c’était un garde du corps contre des gens dans ce style dont le frêle petit génie vêtu de blanc avait le plus besoin. Si la brune voulait le protéger de larves molles ou autres personnes inutiles, elle ne s’exposait pas à de trop grands risques, et c’était sans doute une façon très maligne d’effectuer sa part du marché sans se mettre en danger. Near faillit presque l’admirer pour ce mesquin détournement de ses responsabilités. Pourtant, il ne doutait pas qu’elle était digne de confiance et que si elle avait à le défendre elle le ferait, ne serait-ce que pour qu’il ne résiste pas trop à sa proposition.


    Parlons en de cette proposition, qu’elle avait débitée rapidement, motivée, presque sans la moindre hésitation, comme si cela faisait des années que son plus grand rêve avait été de traîner Near dans une boîte de nuit et qu’elle avait préparé soigneusement ce qu’elle aurait pu lui dire le jour où elle aurait enfin l’occasion de le faire. Discothèque. Le mot même sonnait très mal aux oreilles de Near : « discothèque ». Ce terme évoquait à l’albinos asocial plusieurs mots tous plus reluisants les uns que les autres : stress, foule, sueur, bruit. Sentiment de compression, lumière blanche clignotante et aveuglante (quoique, les lumières stroboscopiques étaient interdites, non ? mais bref) relents d’alcool, attitudes malsaines, débauche, musique horripilante. Comment dire ? C’était vraiment le genre d’endroits dont le petit génie raffolait, oh oui, le genre de lieux où il aimerait passer sa vie tant il adorait être collé aux corps bouillants de parfaits inconnus adultes, tant il aimait boire à en perdre la raison, tant il était accro aux sensations qu’on ressentait en se trémoussant sur la piste.
    Bien, autant dire que l’idée ne l’enchantait pas le moins du monde. Mais bon, à quoi aurait-il dû s’attendre ? Elle aurait sans doute pu trouver bien pire. Enfin… Mieux valait ne pas y penser. Elle avait déjà trouvé le moyen de le traîner dans ce qui se rapprochait le plus des abîmes de l’Enfer pour Near, alors s’imaginer pire était à éviter.

    Il n’avait pas le choix. Il la regarda d’un air vide et reporta immédiatement son attention sur ses jouets, sans se préoccuper de son pantalon qui prenait la couleur du sol sur lequel il était installé depuis plusieurs heures maintenant. Le soir venu, elle le sortirait de sa protection de toile par la force de toutes façons, autant ne pas résister. Elle pensait qu’il se sentirait plus vivant, alors qu’il était presque certain qu’il finirait très vite mort. Elle pensait qu’il en mourrait, alors qu’au contraire il rentrerait sûrement vivant et en regrettant amèrement de l’être. Il restait encore plusieurs heures avant le soir, heures pendant lesquels le petit albinos se demanderait vaguement ce qui allait bien pouvoir lui arriver. Devait-il profiter de ces derniers moments de tranquillité? Le soleil dans le ciel semblait le narguer et lui dire à quel point il avait été idiot. Mais le moment n’était plus aux regrets. Il fallait affronter. Jouer le jeu jusqu’au bout. Cette soirée passerait soit inaperçue, dans le meilleur des cas, soit elle ruinerait sa vie, au pire.

    Near « J’espère que tu te rends bien compte que je ne viens pas de gaieté de cœur. Et s’il m’arrive quoi que ce soit, tu le paieras d’une façon ou d’une autre.»

    Sans doute n’était-il pas impressionnant pour un sou face à cette femelle endiablée prête à tout pour se moquer de lui et le faire subir tout ce qu’elle voulait qu’il fasse. Pourtant il savait que malgré son côté taquin elle l’écouterait. Elle ferait semblant de le narguer et de ne pas vouloir lui obéir, mais au fond, elle connaissait des limites.
    Elle s’était éloignée, de son pas léger, du pas de ceux qui ont réussi quelque chose qui leur tenait à cœur, une sorte de petite marche tranquille mais aérienne trahissant sa joie mal cachée. Near l’ignora et sortit une boîte de puzzle de sa tente, et s’installa par terre pour le faire et le défaire jusqu’à l’heure du repas, en espérant que personne ne viendrait troubler sa quiétude. Linda était passée pour le saluer et voir où il en était, et le petit albinos regretta vaguement qu’elle ne soit pas venue le voir avant Lust, c’était la candide demoiselle à couettes qui lui aurait monté sa tente sans rien demander en échange, et même le silence mutin de Near lui aurait mit le sourire aux lèvres. Mais le destin en avait voulu autrement…

    Le soleil continuait tranquillement sa course le long du ciel, et à part quelques adolescents qui discutaient et qui passèrent à côté de Near, personne ne l’empêcha de profiter de son puzzle. Complètement plongé dans la blancheur immaculée de ce jeu qui absorbait toutes ses pensées pendant des heures, il avait sauté le repas du soir, la faim ne se faisant absolument pas ressentir. Il savait que boire à jeûn était de la folie. Mais Lust ne le ferait pas boire, n’est-ce pas ?

    Lorsque les étoiles commencèrent à pétiller sur le plafond bleuté et sombre des cieux, une à une, et que la chaleur de la journée se transformait en fraîcheur désagréable, quand le chant des cigales se changeait en chant de crapauds et de grenouilles terrés dans leurs trous, Near s’abrita dans sa tente, en se disant qu’il n’aurait rien aimé de mieux que d’y rester. Y rester sagement, toute la nuit, comme il le faisait toujours et comme il l’avait toujours fait. Mais les autres soirs, il n’y avait pas Lust-garde-du-corps-maître-chanteur-machiavélique.
    Et ce genre de choses faisait quand même une énorme différence.

    Entouré par son duvet, il entendit des pas faire crisser des branches mortes près de sa tente. Il prit une profonde inspiration.


    Near « Lust ? »

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MessageSujet: Re: Ni oui. Ni non. { PV   Mar 15 Juil - 15:46


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    Et voila. Elle avait gagné. Personne ne pourrait plus jamais l’empêcher de faire ce qu’elle aime le plus au monde. Lust is the winner. Si seulement Near savait ce qu’elle avait prévu pour lui. C’était des années de fantasmes et rêves crétins qui allaient pouvoir être assouvis. Oh oui ! Comme elle avait rêvé d’avoir ce petit être à son service pour pouvoir lui faire faire nombre de choses affreusement ridicules et embarrassantes. Et la voici maintenant en pleine possession de ce pouvoir mortel. Tremblez, minable cloporte, Lust était de retour, plus puissante que jamais. Quoi qu’en fait, il n’y avait qu’une seule personne qui devait trembler ici : Near. Puisque après tout c’était lui qui allait subir ses caprices les plus sordide – enfin les plus idiots, ça c’est sûr. Pauvre, pauvre Near qui n’avait pourtant rien fait au monde. Qui n’aspirait qu’à la tranquillité… Trop tard pour toi, petite chose : Lust est passé. Et lorsque Lust passe, les Near trépassent kukuku.

    Elle tourna les talons et partit en direction de sa tente « hop je te jette, hop tu t’ouvres toute seule » qu’elle avait joyeusement baptisé Albertine, en l’honneur d’une vieille mamie qu’elle ne connaissait pas mais qui devait forcément s’appeler Albertine. Qui sait, peut-être qu’un jour Albertine et Gertrude seraient amies ? Lust se donna une gifle mentale. Ses idées et ses pensées devenaient de plus en plus crétine avec le temps. Elle enfonça son iPod sur les oreilles et pénétra Albertine*. Elle chercha un peu dans son sac pour voir si elle n’avait pas une robe de soubrette et fut ravie de constater que si : une joyeuse petite tenue noire, plus courte que la moyenne autorisée, l’attendait fièrement. Lust préparait toujours tout pour les grandes occasions. Sait-on jamais. Vous ne serez donc pas surpris de voir qu’elle avait aussi une robe de mariée taillée Vivienne Westwood dans ses bagages… Et on s’étonnait que Lust parte avec autant de bagage qu’un citadin lorsqu’il partait au pôle nord pour six mois. Mais valait mieux prévenir que guérir.

    Elle s’allongea dans sa tente et attendit. Elle attendit la nuit et minuit l’heure du crime. Sauf que lorsqu’elle alla chercher Near il n’était pas minuit mais bel et bien vingt-trois heures trente. Dommage, ça gâchait son effet de tueuse psychopathe (aux longs cheveux jades…) qui venait tuer lâchement le plus défavorisé physiquement des orphelins. Elle fit rapidement le tour du camping, contrôlant ainsi la ronde des adultes. Le plus dur serait de passer sans se faire chopper par Silence qui bénéficiait d’un sixième sens pour trouver les sales adolescents fugueurs. Mais quand on s’attaque à la seconde successeuse potentielle de L, on n’a pas beaucoup de chance de lui résister. Après tout la petite chatte était aussi rusée qu’un renard. Elle pénétra Gertrude* et fut déçue de constater que Near l’attendait, éveillé. Pas de coup de poêle ce soir. Dommage. C’était un drame social. Mais elle s’en remettre. Lust se remet toujours de tout.


    « Oui, c’est moi. La seule, l’unique, la grande, la sublime, la magnifique servante de sa majesté Near Prince du Royaume des Jouets Glacés, a votre service your Highness ! »


    Elle rit légèrement à son imbécilité – voir même connerie. Puis sorti de la tente du petit albinos, rapidement suivit par ce dernier. On pouvait voir que Lust avait troqué son short et son débardeur pour une robe noire asymétrique qui partait demi-cuisse pour s’arrêter un peu sous les genoux et dont le haut formait un ravissant décolleté en V et des cuissardes de la même couleur. Plus bien évidement tous les accessoires qu’elle met habituellement. Ou sort en boite ou en ne sort pas. Elle fut d’ailleurs déçue de voir Near dans cette habituelle tenue blanche…Son espèce de pyjama inutile. La chemise pouvait faire classe. Mais le bas… Si elle lui passait un jean, il le mettrait ? Elle rit à cette perspective, bien qu’elle était convaincue que cela lui irait comme un gant.

    « Near chéri. Si je t’offrais un jean, pour cette merveilleuse expédition qu’est ta première fois dans le vrai monde, tu le mettrais ? S’il te plait dit moi, que tu cesses de ressembler à un drap ou à un gamin en pyjama… »

    Surtout que, comme vous vous en doutez, Lust des jeans à la taille de Near, elle en avait. Elle avait toujours tout je vous dis. Sinon il serait bien simple de s’arrêter devant une boutique Levis en chemin et de lui en acheter un. Le temps que l’hermine se décide si oui ou non ça valait le coup. Lust se dirigea vers le petit bois et s’enfonça à l’intérieur, suivit de très près par le rat de laboratoire. Elle sourit et se tourna vers lui, marchant en reculons. Il ne fut pas très dur pour elle de lire le doute dans les yeux de Near et son envie folle de retrouver sa Gertrude qu’il devait maintenant beaucoup aimer… Après tout, y’avait-il meilleure compagne qu’une tente emplie de silence ? Non, pas pour Near. Surtout quand le choix se résumait à Gertrude ou la boite de nuit Nitro. Sauf que le choix, au final il ne l’avait pas. Hehe. Elle fit un sourire sadique en voyant que Near doutait réellement du fait que Lust savait où l’amener…

    « Non Near, en fait je t’éloigne du camping pour t’acculer dans un coin et te transformer en chair à pâté. Mon autre nom est Aphrodite, tu ne savais pas ? ! »

    Elle rit et continua sa route, pour finalement arriver sur le monde de la civilisation ! Prochaine étape, trouver un taxi qui les conduirait à Nitro – la boîte de nuit pour les imbéciles qui n’ont pas suivit – et y rentrer. Et là le plan démoniaque pour corrompre Near atteindrait sa phase trois. La première phase était d’amener Near à accepter tout ses désirs, la seconde consistait à l’amener dans une discothèque. La troisième à faire ce que les adolescents savaient faire de mieux dans cet endroit : se bourrer la gueule. Elle rit légèrement alors qu’elle héla un taxi qui les embarqua. Lust étant une quiche chronique en langue vivante – tant que ca touche pas au danois ou à l’anglais, elle ne sait pas parler – elle laissa le soin à l’albinos de le commander. Ils arrivèrent enfin devant l’endroit tant redouté. L’antre de la bête sans nom. L’enfer sur terre. L’endroit innommable mais qu’on pouvait appeler pourtant Nitro. Lust soudoya le videur pour pouvoir entrer et le prévint.


    « Ca va être trash et violent pour ton petit cerveau. Passe en premier, je te rattraperai si tu t’évanouis et on rentra directement. Are you ready ? »

    { *cette phrase hors contexte fait louche tu trouves pas ? ! hehe }

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MessageSujet: Re: Ni oui. Ni non. { PV   Jeu 17 Juil - 11:20

    Lust : « Near chéri. Si je t’offrais un jean, pour cette merveilleuse expédition qu’est ta première fois dans le vrai monde, tu le mettrais ? S’il te plait dit moi, que tu cesses de ressembler à un drap ou à un gamin en pyjama… »

    Ca commençait en beauté. Elle n’avait pas assez de l’amener dans un endroit qu’il répugnait plus que tout, il fallait en plus qu’elle commence à essayer de le changer physiquement. Il n’avait pas le droit de dire non. Mais il avait le droit de ne pas répondre du tout. Déjà que pour sortir aussi loin il allait devoir mettre des chaussures comme lors du voyage… Il se contenta donc de jeter un œil torve à la brunette motivée qui si elle ne la mettait pas un peu en sourdine allait sans doute réveiller tout le camping et la moitié du village adjacent. Une Lust déterminée est une Lust bruyante et enjouée, autrement dit une Lust dangereuse. Et en plus, le fait qu’elle le traite ouvertement, encore une fois, de drap et de gamin en pyjama lui donnait plus envie de le rester juste pour la taquiner qu’autre chose. Et bien quoi ? Elle voulait l’emmener en boîte ? Qu’elle le fasse. Elle ne voulait pas avoir honte du garçon fort charmant qui l’accompagnait ? Tant pis pour elle, elle n’avait qu’à demander à un beau gosse professionnel des boîtes de nuit de l’accompagner. Il se contenta donc de la regarder alors qu’elle exultait, et n’esquissa pas le moindre geste pour se changer, n’essayant même pas de discuter avec elle. Un peu plus et elle l’aurait habillé un tecktonik, si elle avait vraiment été sadique. De toutes façons, elle n’aurait pas osé l’agresser physiquement, n’est-ce pas ?...

    L’air frisquet de la nuit pénétrait Gertrude et commençait légèrement à titiller les sens de Near qui n’aimait pas être ainsi à la portée du froid. Même s’il n’avait pas sommeil du tout, il en pouvait pas nier que son duvet avait l’air horriblement accueillant. Il n’aimait même pas les couvertures, mais le camping était la seule période durant laquelle il ne pouvait pas faire autrement que l’apprécier, simplement pour le fait que sans elle, il finirait sa nuit complètement gelé, au sens propre du terme. Mais ce n’était pas encore maintenant qu’il pourrait profiter de la puissance chaude de ce duvet bleu. Il devrait attendre. Attendre longtemps sans doute. Si jamais il revenait, du moins. Lorsqu’ils sortirent de la tente, l’air froid lui donna des frissons, et l’ambiance nocturne n’était pas réellement rassurante. C’était presque comme si l’atmosphère essayait de prédire à Near qu’il se jetait dans le noir et dans l’inconnu et très certainement dans le danger. Une intuition, sans doute. Il avançait à pas tranquilles, précédé de Lust. Il la fixa. Malgré la pénombre, les iris de la féline brillaient de façon presque animale.


    Near : « Tu sais vraiment où se trouve l’endroit où tu veux m’emmener, j’espère ? »


    Les branches et les herbes mortes craquaient sous leurs pas tandis qu’ils traversaient un bois et que la brise fraîche transperçait les os du petit albinos.


    Lust : « Non Near, en fait je t’éloigne du camping pour t’acculer dans un coin et te transformer en chair à pâté. Mon autre nom est Aphrodite, tu ne savais pas ? ! »

    Near : « … »


    Peut-être que cette perspective eut été moins douloureuse que celle de l’affrontement avec la civilisation et le petit village décidément bien agité en ce début de nuit ? Les lumières des rues éclairaient les quelques voitures qui passaient, dans lesquelles s’ébattaient des jeunes qui semblaient se diriger vers un lieu de fête, ou dans lesquelles des personnes plus âgées retournaient chez elles après un dîner, ou encore des adultes et leurs enfants qui passaient par là pour partir en vacances de nuit. Les lueurs jaunes rendaient les lieux encore plus glauques.
    Lorsque Lust appela bruyamment un taxi, elle fit signe à son camarade aux cheveux blancs de demander au conducteur de les conduire à la boîte, et Near dut le faire à contrecoeur. C’était comme requêter soi-même d’être amené en Enfer. C’était comme demander soi-même au bourreau de nous couper la tête. La brune joliment habillée était décidément la reine du sadisme. Il se vengerait, oh oui.

    Durant le trajet en voiture, il n’émit pas le moindre son. Le conducteur tenta d’engager la conversation sur la question du « pourquoi des enfants si jeunes sortent-ils si tard ? » autrement dit en espagnol quelque chose qui ressemblait vaguement à une phrase du genre « ¿ Porqué niños tan jóvenes salen así tarde ? » mais le petit albinos n’était pas d’humeur à causer latino et Lust ne comprenait rien de toutes façons. Le chauffeur de taxi décida d’abandonner. Il s’en moquait éperdument tant qu’ils le payaient, donc inutile de se prendre la tête.

    En sortant de la voiture, Near ferma mollement la porte tandis que sa compagne payait l’homme dans le taxi, et le petit génie leva la tête pour observer la grande bâtisse qui se tenait devant lui, dont le nom était écrit en lettres illuminées, et devant laquelle se pressaient tout un tas de personnes, dont certaines semblaient déjà avoir un coup dans le nez. Near frissonna.


    Lust : « Ca va être trash et violent pour ton petit cerveau. Passe en premier, je te rattraperai si tu t’évanouis et on rentra directement. Are you ready ? »


    … Est-ce que ça l’amusait vraiment ?
    Le petit albinos frêle et faible par rapport à toutes les personnes brutales et motivées qui entraient dans la boîte se sentit plus que jamais attiré par l’idée de retourner au fond de Gertrude qui l’attendait patiemment, calme et rassurante. Les portes de la Géhenne étaient là, et Lust lui indiqua joyeusement qu’il devait s’y précipiter. Il ne pouvait plus dire non, ça relèverait de la couardise. Il fit un pas, puis un autre. Quelques personnes le dévisagèrent : et pour cause, il n’avait pas sa place dans cet endroit.
    Il avança, ferma les yeux, et les rouvrit quelques pas plus tard. La lumière clignotante et insupportable attaqua ses iris qu’il protégea rapidement de ses paupières, sans succès. Le monde fou qu’il y avait dans cette pièce était étouffant, insupportable. Comme prévu, des relents de sueur et d’alcool écorchèrent ses narines fragiles. Et le comble, c’était la musique, qui faisait exploser ses tympans. Manquant de tourner de l’œil, le petit génie tenta de retrouver une contenance et chercha Lust des yeux d’un air presque agacé. Sa voix était bien loin de couvrir le vacarme ambiant. Cela ne l’agaça que davantage. Il se prenait des coups de gens plus pressés que lui d’entrer et de bouger sur la piste, et se recroquevilla un peu sur lui-même.


    Near : « Fais-moi sortir d’ici, et vite. »


    Evidemment, il n’avait pas le moindre espoir que la brunette cède à sa requête. Même si elle était censée être son garde du corps.


    { HJ : N’empêche j’ai la rage, vu que c’est en Espagne on pourra pas faire Gevanni ! >3< XD }

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MessageSujet: Re: Ni oui. Ni non. { PV   Ven 18 Juil - 2:01


    Découvrez Indochine!


    { HJ : La chanson n'a rien a voir avec le post, mais je l'ai écrit avec ça en fond et je kiffe ! }

    Les boîtes de nuit ! Le summum de l’amusement. La crème des crèmes. Le monde coloré, flashy, vivant. Un monde qui changeait radicalement de l’orphelinat… Un monde qui changeait de la bulle d’impassibilité que se créait le drap. Ca devait être l’effet LeChat, la lessive plus blanc que blanc. Lust rit de sa remarque mentale et resta un instant devant l’entrée. Il fallait soudoyer le videur pour qui les laisse entrer, et Lust ne semblait pas super emballée par la perspective de dépenser de l’argent pour entrer dans Nitro. Mais l’idée de voir un Near peut-être bourré à la téquila la convaincue définitivement : elle donna au videur les cent euros durement acquis par la force de son héritage. Cher payé, pour faire entrer un bébé phoque. Et ainsi donc Near entra dans le monde adolescent, à son grand dam. Dieu que Gertrude devait être une bonne amie maintenant. Mais Gertrude était trop loin, et Lust ne le laisserai pas retourner dans sa stupide tente avant un bon moment… Jusqu'à qu’elle soit morte de rire, au moins.

    « Near, penses-tu réellement qu’il y a une chance que je te ramène à Gertrude ? Aucune. Suis-moi, on va au bar. »

    Et la phase trois de son plan démoniaque pour corrompre Near commença : lui faire boire de l’Alcool. Elle prit la petite main pâle et froide dans la sienne. Elle le savait, les bébés phoques indomptés n’aimaient pas qu’on les touche, mais comment faire autrement dans cet endroit ? Si elle ne voulait pas le perdre – aussi repérable soit-ils, z’en connaissez beaucoup, vous, des gamins en pyjama blancs dans les boites de nuit ? – elle se devait de le prendre par la main et de le guider au travers de la foule, ce qu’elle fit. La fendant comme si elle était une épée fière tranchant le dragon horrible nommé Adolescents Festifs, elle se dirigea vers le bar et s’y assit, invitant Near à faire de même, s’asseoir à côté d’elle. Histoire qu’une espèce de brun lourd ne les sépare pas elle posa son pied sur le tabouret et attendit que Near prenne place. Elle lui fit un clin d’œil qui n’indiquait rien de bon.


    « On va commander les boissons et se trouver un box où s’asseoir. »

    Et elle s’exécuta, commandant deux téquilas et deux bouteilles de vodka au barmaid. Elle paya et observa son verre. Aaah la téquila ! Quel ultime bonheur ! Ce petit verre avec ce petit peu d’alcool. Et hop on le boit d’un coup, secoue la tête, et on recommande un, ce que fit Lust… Une, deux, trois. Elle s’arrêta et se retourna vers Near, ne sentant pas encore l’alcool lui monter à la tête. Il lui en faudrait plus que ça pour devenir saoule quand même ! Elle lui tapa un peu dans le dos, affichant un sourire carnassier.

    « Mon prochain caprice pour sa majesté Near : boire un verre de téquila. Tu en es capable, je le sais ! »

    Oui, Near pouvait le faire. Near n’avait le choix, si Near ne le faisait pas, il trahissait leur marché, et s’il trahissait leur marché, hors de question qu’elle devienne sa soubrette. Donnant-donnant ! Puis si Near ne buvait pas sa téquila, comment pourrait-elle le convaincre de danser ? Hein ? HEIIIN ? ! CQFD, Near devait boire pour pouvoir danser pour que Lust se tape la barre de sa vie, le filme et en garde des vidéos souvenirs et qu’elle lui ressorte sadiquement l’année prochaine : « Souviens-toi, l’été dernier… ». Et elle remettrait en cause le peu de virilité qu’il avait, s’il osait refuser. On ne contredit pas Lust, on subit. Catwoman obtenait Batman, Lust obtenait un laps dance de Near. Il était bien évidement plus prestigieux de voir Near faire une danse de chippendales que d’obtenir Bruce Wayne. Lust aurait sa danse, quitte à réduire l’égo de Near en bouilli… Ou dans ce cas réduire ses fonctions cérébrales au niveau d’une huitre en plein coma éthylique.

    *Je suis diaboliquement diabolique. Je suis géniale.*

    Lust se félicita intérieurement. Pensez-vous qu’elle aurait le moindre regret ? Absolument pas, elle faisait son éducation là. Elle lui apprenait combien la vie en discothèque était horrible, et qu’il fallait mieux rester dans les bras chaud de Gertrude… Et que les hommes, ca portait toujours des chemises noires pour aller en boîte aussi, et que les filles avaient découvert la merveilleuse invention de Coco Chanel : les mini jupes. Mais elle doutait très sérieusement que Near s’intéresse de près ou de loin à l’anatomie féminine, étant intimement convaincue que lui et Mello était homosexuels… Et elle se jurait d’avoir les aveux un jour ou l’autre ! On préfère se faire interroger par la CIA que de faire passer à la casserole par Lust. Parce que Lust ne torture pas, elle épuise et fait tellement de démonstration, qu’au final elle a démontré toute seule qu’elle avait raison. Et on n’est plus que simple spectateur, se contentant d’acquiescer, parce que « non » et autres contradictions ne sont pas tolérés par Lust.


    « Near… Juste, un verre de téquila, qu’on en finisse enfin et qu’on aille au box. Ce n’est pas compliqué. Tu vas voir. Tu prends ton verre, tu le portes à tes lèvres, tu penches la tête en arrière, tu laisses le liquide couler et tu avales. Plus vite tu auras fait ça, plus vite nous sortirons. »

    La machiavélique observa Near d’un regard insistant, tout en préparant mentalement la suite de son plan. Evidement que Near ne danserait pas sous l’influence d’un seul verre. Et si en plus, manque de pot, il tenait bien l’alcool, elle serait obligée de le saouler à la vodka toute la nuit. Perspective peu alléchante, vu qu’elle aussi souhaitait s’éclater et qu’elle avait remarqué une fille pas mal au bar… Elle irait lui taxer son numéro plus tard. Pour commander au taxi, elle ne savait pas parler la langue, mais pour demander le numéro d’une jolie jeune fille, d’un seul coup l’espagnol lui apparaissait comme une seconde langue natale. Ben voyons. Ses yeux cessèrent de se perdre sur le décolleté de la très jolie créature blonde et se reposèrent sur Near et son verre de téquila. Near qui devait toucher le fond. Near qui demandait probablement une corde pour se pendre mentalement. Near qui subissait la furie de Lust… Et même les Erynes tremblaient devant elle…


    { Baaah il était en vacance en Espagne et voilà x) }

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Near
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MessageSujet: Re: Ni oui. Ni non. { PV   Lun 21 Juil - 20:26


Découvrez Benny Benassi!

    Le contact avec la main de Lust l’aurait rebuté s’ils n’étaient pas là où ils étaient. Ici, dans cette boîte de nuit, dont le nom seul exprimait tout le danger prêt à exploser qu’elle représentait. « Nitro ». Le même pseudonyme qu’une des habitantes de la Wammy’s House, d’ailleurs. Une autre folle, celle-là. Near frissonna vaguement. Les filles à fort caractère de l’orphelinat prenaient vraiment un malin plaisir à le traiter comme un abruti profond ou une peluche incapable… Et je vous vois, vous, vous dire que « mais c’est vrai voyons, qu’il n’est bon à rien dans le monde réel, ce mollasson » et comme je ne vous permets pas, je vous intime sauvagement de vous taire.

    Dans cette forêt tropicale et endiablée d’adolescents reluisants, soûls et gigotants, Near se sentait à peu près aussi à l’aise qu’une mouche dans une grande mare de crème glacée. C'est-à-dire très mal en point. Enserré, prisonnier, écrasé, prêt à se noyer sous la foule et la masse de ces corps en ébullition qui ne faisaient même pas attention à ce petit être fragile et nacré qui avançait péniblement parmi eux, tiré par la brunette attirée par l’alcool et ce qu’elle appelait un box. Un box était-il un endroit où il pourrait s’asseoir et se mettre à part de toute cette agitation insupportable qui lui déchiquetait les sens ? Etait-ce le havre de paix qu’il nécessitait ardemment à cet instant précis ?
    Il était traîné tel un sac à patates, chahuté, il recevait des coups de coude et de hanches, des êtres se retrouvaient collés contre lui par inadvertance. Des parfums et des odeurs, des voix et des mouvements brusques. Cette lumière déchirante et entêtante qui ne semblait pas vouloir s’arrêter. Et cette musique. Elles étaient loin, les mélodies compliquées et artistiques qu’Eris aimait lui faire écouter ou l’entendre jouer au piano. Il fallait croire que ce que voulait le peuple, c’était la simplicité. Faire la fête, écouter des rythmes faciles et répétitifs, quelques accords joués à l’infini et sans grand changement, et la fête était à son comble. Le moins ils utilisaient leurs neurones et le plus heureux ils étaient. Tsss.

    Même la voix de Linda paraissait hautement mélodieuse et attendrissante par rapport à ces horribles mélopées. Near regrettait le camping. Oui, vous avez bien entendu. Il regrettait l’agitation du camping, tellement elle lui paraissait idéalisée maintenant qu’elle était loin. Il prit une inspiration profonde et n’ouvrit les yeux que quand Lust s’arrêta et s’installa au bar. Near grimpa sur une chaise, légèrement dérangé par un type brun à l’air sympathique mais hautement banal voulut le séparer de la présence presque rassurante maintenant qu’était devenue Lust, cette dernière qui eut heureusement la présence d’esprit de l’en empêcher. Le brun semblait un peu déçu, mais il s’en alla sans demander son reste, même si l’on pouvait lire dans son regard, sous la lumière clignotante, qu’il n’était pas du genre à abandonner facilement. Abandonner quoi, le mieux était encore de ne pas s’en préoccuper.

    Near regarda Lust commander des boissons. Alors elle était bien décidée à le faire boire. Bien évidemment, il n’en avait pas la moindre envie. Il avait approché un peu son visage du verre qu’il avait saisi entre ses petites mains encore innocentes, et il observait fixement le liquide s’agiter dans le verre, la lumière des alentours s’y reflétant de façon presque magique. Nul ne savait ce qui pourrait arriver s’il portait ce poison populaire à ses lèvres. Son organisme résisterait-il ? C’était encore le meilleur des futurs possibles. Les autres n’étaient guère reluisants. L’alcool n’était pas réputé pour apporter le bonheur... Ou alors il n’était pas de longue durée. Et Near n’avait besoin d’aucun bonheur, et il n’avait certainement pas besoin de douleurs ou de problèmes causés par un état d’ébriété. Sans parler de sa dignité qui volerait en éclats. Mais ça il n’y pensait pas. Pas encore.

    Lust : « Near… Juste, un verre de téquila, qu’on en finisse enfin et qu’on aille au box. Ce n’est pas compliqué. Tu vas voir. Tu prends ton verre, tu le portes à tes lèvres, tu penches la tête en arrière, tu laisses le liquide couler et tu avales. Plus vite tu auras fait ça, plus vite nous sortirons. »

    Sortir. Sortir le plus vite possible.
    Il ne pouvait pas refuser, de toutes façons, non ? Il fixa le verre. Le verre qui semblait lui indiquer à quel point être un petit génie était inutile lorsqu’on était jeté au beau milieu de cette arène remplie de lions danseurs et lorsque César n’était autre que Lust. Mais il ne perdrait pas.


    Near : « Est-ce que c’est bon ?... »


    Après tout, quitte à boire de l’alcool, autant savoir s’il allait en profiter un tant soit peu. Il porta délicatement le verre à ses lèvres pâles et laissa couler quelques gouttes du liquide enflammé sur sa langue et dans sa gorge, ce qui provoqua sur son petit corps une toux incontrôlée. Fâché de cette mauvaise expérience et de sa gorge brûlée, il ne voulut pas finir son verre, mais Lust ne semblait pas de cet avis, et il ne pouvait toujours pas refuser. Stupide marché. Il aurait mieux fait d’aller réquisitionner Tears pour lui construire sa tente. Il fit une moue boudeuse, puis avala d’un trait le reste de son verre, pour que le goût ne s’attarde pas dans sa bouche.

    Il dût attendre quelques minutes avant de comprendre que malheureusement, non, il ne tenait pas l’alcool. Et encore, il aurait pu survivre si Lust n’avait pas décidé qu’elle ne l’amènerait pas au box avant qu’il ait ingurgité encore deux verres. DEUX verres. Ces petits objets en verre lui semblaient soudain d’immenses bocaux emplis de torture. Il n’en voulait plus, de cette infecte invention de l’homme pour s’enivrer et s’éloigner des réalités. Il n’en avait pas besoin et il ne voulait pas que sa tête se mette à tourner plus que ce qu’elle faisait déjà. Et il ne s’était même pas levé. Un seul verre, et il était déjà mal à l’aise. En boire d’autres était suicidaire. Il leva des yeux agacés vers Lust. Mais Lust était intransigeante. Ou diabolique, ou sadique, ou méchante, au choix. Et Near ne pouvait pas fuir. Il avait bien regardé la piste pour voir où se trouvait la sortie et voir s’il pouvait s’en aller, mais la simple idée d’avoir à affronter cette marée humaine tout seul le faisait frissonner.

    Un autre verre, alors. Et un troisième.
    Le liquide coulait dans sa gorge, traversait son corps, l’alcool se déversait dans ses veines, ses veines fragilisées par un régime alimentaire limité, par son jeune âge, et par sa mauvaise constitution naturelle…

    La boisson mesquine, qui cachait ses méfaits derrière des saveurs censées être agréables, avait envahi son sang et par là même, son cerveau. Sois fière, Lust, marche, lève la tête. Tu as réussi ton coup, Lust, vante-toi, exprime ta joie, et surtout, surtout, ne regrette rien.

    Nate River est en état d’ébriété grâce à toi, charmante enfant.

    Vacillant. Trouble. Hilarant. Le monde était flou. Une étrange force contrôlait l’esprit calme et réfléchi du petit albinos.


    Near : « …… Luuust... J’ai trop bu… je crois… huh… »

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Lust
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Message Perso: Near & Mello did what ? Oh God I want to see this !
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MessageSujet: Re: Ni oui. Ni non. { PV   Mar 22 Juil - 16:47


    Découvrez Royal Gigolos!


    Lust observa le petit albinos boire le contenu de son verre. Il semblait qu’il n’aimait pas la boisson alcoolisé. Et généralement quand on n’aime pas, on le tient plutôt mal… Non, ca voulait rien dire, Mello aimait l’alcool et le tenait tout aussi mal. Lust eut un petit rire sadique ( le même que son kukuku un peu plus haut ) en imaginant la tête de Mello si jamais il apparaissait. Allait-il se moquer de lui ou le violer sauvagement profitant salement de son état d’ébriété. Ohohoho, ce serait tellement bien, surtout si elle pouvait filmer la scène. Bah quoi, on trouve son bonheur personnel où on veut, même dans une petite cuillère. Cessez de la jugez, bande de vautour qui matez du hentai, porn et yaoi à trois heure du mat’. Haha ca vous la coupe hein que je sache ça ? Aaaah, si Mello était là, Near se pendrais avec le peu de dignité qui lui resterai. D’ailleurs sa fierté venait de voler en éclat, Lust prit une photo du drap en train de boire un verre. C’en était fini de lui, sa réputation était définitivement morte, enterré. Sa fierté pouvait aller se rhabillé, elle venait de mourir face à la terrible Lust.

    Pauvre, pauvre Near, qui avait dut subir le marché de Lust. Comme il devait maudire le ciel d’avoir fait en sorte qu’elle croise son chemin. Mais si Near savait que Lust complotait ce plan depuis environs un an, qu’aurait-il dit, aurait-il autant maudit le ciel ? Non, il se serait maudit lui… Car oui, cela faisait un an que Lust se persuadait que Mello et Near, c’était le plus beau couple de l’histoire des relations homosexuelles. La jolie danoise étant très attachée au yaoi, il était évident qu’elle en voyait partout. Et donc, son esprit n’avait pas chômé, il avait comploté de nombreux plan, tous plus tordus les uns que les autres. Et làààà ! Haaa, si elle lui posait la question « aimes-tu Mello » il serait incapable de répondre non, et son intégrité morale volerait un éclat. Ce qui était précisément le cas actuellement, et je me suis encore égarée, excusez-moi, je reprends. Après avoir pris une photo de qualité plus qu’excellente de Near buvant un verre – et l’envoyant sur ses trois compte e-mail histoire de ne pas la perdre.


    « Maintenant que tu sais quel goût merveilleux à la téquila, t’en bois deux autres. Et on sort, je te le promets. Juré craché, si je mens je vais en enfer. »

    Mais Lust étant une hérétique suicidaire, elle était déjà condamné à l’enfer par l’église, c’est pas comme si ca lui faisait quelque chose donc. Et elle n’avait nullement l’intention de le faire sortir de ce piège sans qu’il ait dansé. Oui Lust était sadique et méchante, et elle le tuerait probablement si elle le forçait à rester dans cet endroit. Mais elle était tellement excité a l’idée de l’avoir à sa merci que l’idée de se préoccuper de la santé mentale du petiot à coté d’elle n’effleura même pas ses trois neurones nommé Riri, Fifi et Loulou ( ne cherchez pas à comprendre les délires étranges de Lust, vous finirez en asile… ). Near but donc d’une traite les deux petits verres, sous le regard plutôt étonné de Lust qui ne l’en pensait pas capable. Ne jamais sous estimer un drap lavé avec la lessive Lechat plus blanc que blanc ( bah non, Near ne se lave pas avec Ariel éclat couleur hein… ). Lust s’en souviendrai.

    Mais Near commit une erreur, une grosse erreur, super gigantesque erreur. Admettre son état d’ébriété, admettre qu’il était saoul et par conséquent plus malléable. D’admettre que maintenant, il pourrait faire son lap dance. Oh mon dieu Near, si tu savais, si seulement tu savais ce que Lust et le bon dieu te réservaient, tu te la serais fermé. Malheureusement pour toi pauvre petite souris de laboratoire, tu n’es ni télépathe ni devin, tu ne sais donc rien et tu t’es trahi… Comme je n’aimerais pas être à ta place. Le vois-tu, le sourire démoniaque de Lust, vois-tu son regard vert pétillant de malice et de fourberie ? Peux-tu encore t’enfuir ou es-tu trop saoul pour ça… ? Lust passa sa langue sur ses lèvres et se leva de son tabouret. Son corps entier moulé dans sa robe de soirée, elle se déhanchait sur la piste de danse, gardant un œil sur Near, ne souhaitant pas le perdre de vue. Elle bu une gorgée de vodka et s’approcha du minimoys enneigé.


    « Next défi ! Danse Near, c’est simple comme bonjour, tu n’as qu’a prendre exemple sur moi ok ? »

    Et prendre exemple sur une fille qui danse, quand on est un garçon, ça fait forcement des ravages. Mais Near n’était pas Mickael Jackson, et Near n’aurait donc pas la classe du roi de la moon walk. Mais peut être que s’il prenait exemple sur Lust ( qui avait dégainé son portable pour une raison inconnue tout en se déhanchant ) il ressemblerait à autre chose qu’un drap. Et peut-être même qu’un beau brun le draguerai dangereusement. Car oui, les beaux bruns n’abandonnait jamais leur proie, et contrairement à ce qu’on pouvait penser, le type de toute à l’heure ne s’intéressait pas à la plastique de Lust, mais bien à celle du petit albinos. Petit albinos qui allait bientôt dire au seul morceau de dignité restant, car Lust n’abandonnait pas et insistait toujours autant pour le voir danser… Et il était évident qu’elle ne le laisserait pas juste danser. Elle le filmerai, aussi…

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