Wammy's House
Wammy's House, un orphelinat pour les enfants les plus doués du monde. Leur but ? Succeder au plus célèbre detective de cette terre : L.
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We heard the Melody ~ | Libre |

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Twilight
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MessageSujet: We heard the Melody ~ | Libre |   Ven 13 Juin - 19:02


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    Soleil. Il régnait en maître cette matinée là, le ciel tapissé d’un bleu azur, reposant flegmatique, un univers de quiétude. Quelques nuages cotonneux parsemés au sein de cette étendue infinie, l’on aurait dit qu’ils furent dessinés à la main par une quelconque présence divine. Ces dessins blancs aux allures si plaisantes, une légère brise matinale estivale venait les bercer et les porter, vers l’est ou l’ouest, à son gré. Sa chevelure nuancée de châtains, de blond et de roux, flottait avec totale légèreté sous d’infimes caresses prodiguées par cette même brise fraîche. Son regard, brillant bleuté, semblait perdu entre la magnificence de l’astre diurne et la beauté pure d’une page bleuâtre sans limite. Perdu, certes, mais ces pupilles turquoises étaient ornées de petites étoiles invisible à l’œil nu, soulignant toute une admiration et tout un lyrisme. De fines lèvres rosées s’arquaient en un sourire ensoleillé, tandis que le nez fin se permettait de désigner le ciel, tel un gagnant désigné du doigt. Sa main plongea dans le vide entre ciel et terre et, traça d’un geste doux et affectueux, les plaines au loin. Mille et une sensations se bousculèrent en son cœur, rare étaient les gens sachant toute l’étendue magnifique d’un paysage. Rare étaient ceux qui l’appréciaient à sa juste valeur. Elle, on lui avait apprit à être patiente et observer ce qui l’entoure ; c’est ainsi que l’on perçoit la beauté enfouie d’une quelconque chose ou personne. Une mélodie résonna dans son esprit, un doux son des mains d’une pianiste ; ses yeux se fermèrent machinalement, la musique aussi, était un des éclats divins du monde.

    Trêve de rêveries. Elle ouvrit ses paupières, un dernier regard demeura accrocher au loin. C’était étrange, ses gestes étaient toujours caressants et mesurés, elle se prenait d’affection même pour les objets, que pouvait-elle être étrange. Le silence était au rendez-vous, et ce n’était pas pour lui déplaire ; il faut comprendre que même les personnes les plus excitées et survoltées, avaient parfois un léger et passager besoin de calme, ne serait-ce que pour réfléchir ou juste admirer un ciel. Regardant tout ce qui l’entourait, le second sourire de cette journée dansa sur ses lippes, étrange personne. Une aussi belle journée que celle-ci, ne lui inspirait pas vraiment de se balader entre arbres et roses, mais lui insuffler une inspiration scintillante, si bien que ses mains délicates en trembler. Il lui fallait un simple piano.

    Nouvel objectif. Elle se retourna encore, pour une dernière fois et ferma ainsi la fenêtre. Il était temps de sortir et découvrir de nouveaux horizons. Les cheveux flottant, sur le côté une petite fleur accrochée, les bras tendus, l’un vers la gauche, l’autre vers la droite, elle marchait. D’un pas lent et léger, elle traçait son parcours, embaumant celui-ci d’une douce fragrance de vanille ; de sa silhouette fine et élancée, elle illuminait le long couloir silencieux, son regard s’ouvrait à chaque fois telle une fleur éclosant au soleil. Habillée d’une jupe longue aux tons chauds et clairs, d’un fin chemisier fleuri de dentelle, et d’éthérées petites ballerines, elle incarnait le crépuscule du printemps. Cette demoiselle aux allures agréables, semblait se déplacer tout en rêvant, la scène était adorable ; son visage gracieux et son sourire enfantin, son regard léger mais si intense, ses gestes fluides et doux. Elle n’était pas consciente de tout cela et ne savait faire que sourire et rendre le sourire. Un ange ? Certes.

    Ses pas se stoppèrent devant une porte. « Common Room ». Simple curiosité, elle voulait être fascinée encore une fois par la beauté d’un paysage. Un endroit spécialement aménagé pour les enfants, lui avait-on dit. Etait-il interdit aux adultes de s’y poser tranquillement quelques petits instants ? Elle ne savait pas. L’ignorance dans certaines situations journalières était pardonnable ; ainsi que la faute commise sous cette même ignorance. Tel un arc-en-ciel, elle saisit la poignée de cette porte en bois verni et découvrit enfin l’univers féerique des élèves de cet établissement. Que de beauté ! Fascinée. Elle était fascinée, comme elle le souhaitait tantôt. Il est vrai que l’on respirait toute une innocence et l’on entendait encore la berceuse de l’enfance. Les rêves sont si beaux mais si fragiles.
    Scrutant l’endroit curieusement mais joyeusement, son regard se posa sur l’instrument musical tant désiré. Un piano trônait fièrement. Le regard enjoué, la jeune femme glissa le couvercle et découvrit enfin le contraste entre blanc et noir, qu’elle chérissait tant. Elle n’avait nul besoin de lire telle ou telle partition, les notes glissaient à profusion des bouts de ses fins doigts. Cependant, à cet instant précis, seule une mélodie résonnait en elle ; celle des souvenirs et de la mémoire. Cette même mélodie s’échappait des touches de l’instrument et résonnait aux quatre coins de la salle.

    ...

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Sushi
† [ CLASSE 1 ] †


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MessageSujet: Re: We heard the Melody ~ | Libre |   Dim 15 Juin - 18:59

Il reguardait par sa fenêtre. Depuis maintenant deux heures. Le ciel chassait des nuages qui désiraient revenir sans cesse pour cacher ce superbe soleil des yeux en amande de ce jeune homme innocent nommé Sushi. Il n'était pas lassé de ce spectacle pourtant si monotone. Etonnant.

Cette énorme planète volcanique projettaient ses rayons avec force sur le visage de Sushi qui restait immobile. Soudain, il se retourna, stoppant sa rêverie nostalgique. Il était bien seul dans la chambre. Et personne n'était derrière lui. Rassuré, l'agoraphobe s'approcha de son lit et s'habilla. Ses cheveux noirs et teints par un rouge vif étaient dressés, à l'arrière, par un gel poisseux au toucher, et des mèches pendaient devant ses yeux maquillés de noir et de rouge. Une cravatte, où quelques têtes de Mr Jack se dessinaient, serrait son cou fragile de gamin et retombait misérablement devant une chemise à manches courtes, trop longue, qui lui arrivait au dessus des genoux. Un baggi large cachait ses jambes menues. Il resta pieds nus, et prit plaisir à sentir ce contact entre lui et ce sol frais mais chaleureux.

Il se dirigea, à pas lents, vers la porte menant au couloir, et partit ensuite vers le Common Room. Il appréciait se retrouver seul ici. Pour écouter de la musique - qu'il avait d'ailleurs en premanence dans les oreilles - sans être dérangé. Il marchait lentement dans le couloir - où personne ne passait - sans le moindre bruit. Il poussa alors la porte de la salle où étaient inscrites avec grace les lettres C-O-M-M-O-N R-O-O-M. Celle-ci grinça à son passage, comme si elles voulaient repousser Sushi qui semblait rêveur ce matin...

Quelques instruments de musique se dressaient maintenant devant lui et il partit s'asseoir dans un coin isolé de la pièce. Et ferma les yeux. Rien ne se passait. Il écoutait de la musique. Celle-ci résonnait dans son esprit et lui donnait des frissons et se mordit les ongles tellement cela lui faisait de bien. Ses pupilles s'entrouvrirent, et il ne put s'empêcher alors, de vouloir être à coté de quelqu'un à présent. Oui, il lui fallait une présence féminine.

Soudain, la porte pour entrer dans la salle grinça de nouveau, et parvint à faire légèrement sursauter Raito qui rêvassait de nouveau. Une jolie jeune femme entra. Elle semblait être adulte. Sushi n'avait jamais vraiment prêté attention à cette femme qui, dès qu'elle était entrée, fixa avec un mélange d'amour et de nostalgie l'unique piano du Common Room. Elle n'avait apparemment pas remarqué la présence de l'adolescent et s'assit avant de commencer à jouer.

Sushi enleva le casque qui lui serrait les oreilles, et mordit lentement son anneau à la lèvre en écoutant la douce mélodie qui s'écoulait comme une rivière, calme, apaisante, dans son esprit. Il se redressa, et, le sourire aux lèvres se dirigea vers la jeune femme. Les doigts de celle-ci parcouraient le clavier avec une grande dexterité. C'était beau. Il s'approcha d'elle lentement. Ses pieds, nus, sur le carelage ne faisaient pas le moindre bruit...Il la fixait, et continuait d'avancer. Jusqu'à ce qu'elle soit à portée de bras. Il l'écouta jouer, et sembla réfléchir avant de poser son doigt sur la note où la demoiselle allait le faire. Celle-ci dissimula un sursaut et s'arreta de jouer immédiatement. Sushi plongea son regard angélique dans celui de la belle. Et lui sourit avant de déclarer de la voix la plus calme, la plus délicate et amicale possible:
"Bonjour."
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Dolly
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MessageSujet: Re: We heard the Melody ~ | Libre |   Mer 18 Juin - 20:00

Le ciel bleu immaculé. Elle semblait le fusiller du regard. Des nuages vaporeux tentaient timidement de s’interposer entre la colère inexplicable de la demoiselle et le calme narquois du ciel. Le soleil, astre brûlant, observaient ce combat silencieux et puéril. Il paraissait encourager l’orpheline en lui réchauffant le visage au point de rougir ses joues auparavant blanches. Dolly, encore en pyjama ferma les vitres de sa chambre. Le paysage beau mais douloureux de ce temps magnifique la blessait trop pour qu’elle puisse supporter sa vue. Elle s’allongea sur son lit et referma ses yeux, miroirs de ses tristes pensées. Une sorte de mélancolie s’empara de son esprit, faisant virevolter et s’entrechoquer plusieurs souvenirs. Mais elle avait perdu trop de temps à essayer de savoir ce qui s’était vraiment passé pendant cette nuit de Noel. Il y a de cela cinq ans. Elle n’arrivait toujours pas à y croire vraiment. Cinq longues années s’étaient écoulées sans que personne ne sache comment cet horrible incendie s’était déclaré. Dolly y avait passé tout un mois mais sans témoins, elle ne pouvait pas avancer dans son enquête. Et malgré son intelligence et son statut de surdouée, personne n’avait voulu la laisser voir ce qui restait de son cocon familial. Au bout de plusieurs semaines, elle qui n’abandonnait jamais, mit son enquête ‘de côté’. Une façon indirecte de laisser tomber.

C’était une sorte de coup de poing qu’elle avait accepté sans même détourner le visage. Ce coup l’avait en quelque sorte coupée en deux. Un côté masqué, celui que tous les orphelins de la Wammy’s House connaissaient. Et puis, l’autre, plus secret. Enfoui au plus profond du cœur de cette jeune fille. C’était sans doute celui-là qui la poussa à se lever et à s’habiller. En quelques minutes, une robe de Maid noire cacha le corps svelte de l’adolescente. Un col en dentelle blanche entourait son cou délicat. Des gants d’un noir d’ébène réchauffèrent ses mains souvent froides qu’elle que soit le temps ou la température. Contrairement à beaucoup de ses camarades, Dolly n’aimait pas sentir le contact du sol. Une paires de bottines noires couvrit les pieds de la fragile demoiselle et celle-ci, enfin prête, se dirigea vers la porte de sa chambre. Rarement, elle eut à hésiter aussi longtemps. Devait-elle sortir ou laisser sa mélancolie l’emporter ? Sa main se leva timidement et se posa sur la poignée. Elle la serra, comme on serre la main de sa mère pour lui demander de l’aide. Mais cette comparaison effaça toute trace d’hésitation. La brune ne voulait pas finir comme d’autres qui s’enferment. Un jour ou l’autre, il faudra bien qu’elle accepte la réalité ou elle vivait, prisonnière de son Destin.

Le couloir vide la fit sourire. Un sourire à la fois déçu et soulagé. Même si elle craignait de trouver d’autres orphelins, au fond, elle aurait bien aimer se sentir moins seule en prononçant un petit bonjour. Maintenant qu’elle se trouvait dans ce lieu pouvant mener à bien des d’autres endroits, elle ne savait plus vraiment où aller. Sans vraiment y faire attention, elle descendit les escaliers avec cette lassitude que seuls les vieillards que la vie n’intéresse plus peuvent ressentir avec raison. Mais une enfant d’à peine quinze ans ?!

Arrivée au premier étage, elle eut comme un retour vers la réalité. Elle regarda autour d’elle comme si elle ne reconnaissait plus cet étage où elle avait souri tant de fois sans jamais rire. Pourquoi déjà ? Elle n’en savait rien. L’atmosphère de la Wammy’s House avait quelque chose de trop effrayant. C’est pour ça qu’elle avait rejoint son groupe actuel, non ? Pour agrandir cette sensation de sécurité qu’elle ressentait de plus en plus. Le temps réussissait à effacer les blessures du passé. Doucement mais sûrement.

Une musique douce emplissait le couloir vide. De piano, sans doute. Une mélodie teintée d’une sorte de nostalgie. Une mélodie du passé. Si douce que Dolly voulait voir sa source. Elle fit quelques pas et s’arrêta devant une porte. Celle de la Common Room. Un bouquet composé de cinq roses blanches dans la main, l’orpheline fit grincer la porte en entrant. Elle promenait son regard dans la grande pièce lorsque la musique s’arrêta soudainement. La jeune fille qui s’était habituée au chant clair de l’instrument tourna son doux visage vers le piano. Une pointe de curiosité alluma le feu sombre de ses yeux.

De la pianiste, elle ne voyait que la cascade de cheveux roux. Une rousseur mêlée à des mèches brunes. Des reflets joyeux dansaient aux rythme des mouvements fluides de la jeune femme. Sans être vraiment satisfaite de ce qu’elle avait vu, Dolly observa le garçon. Un des orphelins, certainement. En l’observant de plus prés, elle reconnut Sushi. La brune ne voulait pas vraiment casser l’ambiance ‘romantique’ mais elle ne se préoccupait pas assez des gens qu’elle ne connaissait pas beaucoup pour prendre la peine de les laisser seuls. Elle s’approcha et déposa une de ses roses sur les touches blanches de l’instrument.


-C’était très beau.

Sa voix, sorte de mélange entre douceur et indifférence, avait beau ne pas montrer l’admiration de la demoiselle mais Dolly comptait sur la discrétion de la belle jeune femme pour comprendre le remerciement indirectement exprimé derrière un compliment qui pouvait sembler faux.

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Twilight
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MessageSujet: Re: We heard the Melody ~ | Libre |   Ven 27 Juin - 0:53

    Souvenirs. Le monde pouvait se briser en mille et un petits fragments, qui s’éparpilleraient à travers le ciel, portés par les souffles légers du vent. Le monde pouvait s’écrouler, et être englouti sous les larmes des nuages tristes, cependant, les souvenirs enfouis de chacun vivraient encore. Tant que la vie était, les souvenirs resteraient et vivraient. Une mélodie renfermait tant de souvenirs, en seulement quelques notes musicales, tout un passé ressurgissait, joies et peines s’entremêlaient pour former ces différentes sensations, toutes celles qui l’envahissaient à ce moment précis. Ses doigts glissaient d’octave en octave, caressant avec douceur et fluidité les touches de l’instrument. Blanc, noir, musique. Ses cheveux tombant cachaient timidement ses yeux clos. Ses larmes réclamaient la liberté de tomber et voler au ciel, mais elle leur refusait cela ; le temps des larmes était révolu désormais, seule la volonté de continuer et se relever subsistait en elle et ce n’était pas le moment pour baisser les bras. Elle était tant absorbée par sa musique, qu’elle ne se rendait plus compte de la valeur du temps. Il pouvait bien s’écoulait deux heures, trois ou quatre, qu’est-ce que cela changera donc ? Elle ne sentait plus cela, ce n’était plus qu’un tic tac sans aucune importance, dénué de tout sens. Cet air si doux, débordant de sentiments touchait malheureusement à sa fin. Ses yeux s’ouvrirent afin de dire au revoir à la toute dernière touche, mais un doigt la devança et s’y posa doucement. La jeune femme ne put réprimer un sursaut et un frisson, sa musique l’emportait toujours très loin des terres, vers les cieux, mais cette personne la ramena subitement vers la brèche de la réalité.

    Calquant le premier geste que toute personne normalement constituée aurait appliqué, elle releva son regard bleuté, pour rencontrer celui sombre mais séraphique d’un jeune garçon. Ses pupilles s’élargirent légèrement, elle était surprise. Il esquissa un fin sourire et, une voix reflétant un calme impérial s’éleva doucement, en un léger « bonjour ». Elle ne resta pas longtemps prisonnière de sa surprise et lui offrit un de ses sourires, rayonnants et éclatant de joie. Elle n’eut cependant pas réellement le temps de répondre, une jeune fille, brune au visage candide de porcelaine vint poser une rose blanche sur le clavier de l’instrument, déclarant que la musique fut belle. Sa voix, douce mais légèrement blasée. La jeune femme posa son regard sur elle et la considéra, toujours cette brillance joyeuse luisant au fond de ses iris océans. Elle ne pouvait cacher l’admiration qu’elle ressentait à ce moment, quant à la beauté de cette jeune fille, elle était semblable à cette rose blanche qu’elle lui offrit. Le professeur prit la fleur et huma doucement le parfum fin et délicat, elle reporta par la suite son attention vers les deux enfants ; d’un regard associé à un sourire, elle transmit un remerciement, mais aussi un vague « Je t’en pris » à la demoiselle aux cheveux bruns.
    Elle leur glissa un « Bonjour » à son tour, avant de les détaillait encore. Le jeune homme avait une chevelure de couleur bien extravagante, et apparemment il appréciait rester pieds nus ; certes, elle n’était pas contre l’originalité et encore moins contre tout tic ou manie. Leurs visages ne lui disaient rien, sans doute n’avait-elle pas enseigné encore en compagnie de leurs classes respectives ou leur classe.

    Expansive. Oui, elle l’était et tous les jours que dieu faisait ; seulement, par moment, les paroles lui manquait cruellement et, à défauts de proférer des paroles insensées, elle communiquait avec le silence et les signes, non pas avec les mains, juste calmement, le regard et le sourire. Une langue silencieuse parlée de tous, le langage du monde. Ne se levant toujours pas de son banc, elle les regardait tour à tour, étant consciente du fait qu’ils allaient certainement la trouver étrange à les fixer ainsi, mais ce n’était là qu’une mémorisation de leurs traits, étrange certes. Le silence commença cependant à légèrement l’agacé, cela était rare, mais pas impossible. Ne se souciant guère de présentations ou autre, sachant qu’ils la connaissaient certainement, elle se retourna vers les touches contrastantes et un morceau des plus connu aux quatre coins du monde, cette symphonie si appréciée de tous, pure, simple, claire, apaisante et limpide, ce n’était autre que la célèbre « Fur Elise » du grandissime « Beethoven ». La musique classique la fascinait à telle point qu’elle pouvait jouer et rejouer ce morceau encore et encore, sans cesse et à jamais. Entre enivrement, nostalgie et joie, elle jouait cet air, un sourire vague flottant sur ses lèvres. Tandis qu’elle tapotait encore ce clavier, son regard était emporté, heureux et doux ; d’une voix semblable à son regard, elle demanda enfin :

    « Savez-vous jouer du piano ? »

    ...
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Sushi
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MessageSujet: Re: We heard the Melody ~ | Libre |   Ven 4 Juil - 18:15

La superbe adulte avait apparemment été agréablement surprise. Sushi déversait à présent son regard enfantin telle une vague de bonheur dans celui de la pianiste qui n'avait toujours pas répondu à son "bonjour" amical. Il étudiait son visage, ses traits fins, ses yeux doux. Elle était très belle. Et un large sourire pervers déforma les lèvres de Sushi quand il vit apparaitre une seconde pensionnaire derrière l'adulte...

Elle aussi était incroyablement jolie, et elle déposa avec toute la délicatesse dont pouvait faire preuve une demoiselle comme elle, une magnifique rose blanche sur les notes du piano.

C'était très beau.

Elle avait parlé avec calme et douceur, semblant tenter de dissimuler son admiration. Sushi ne répondit rien et continua d'étudier les deux jeunes femmes. Les deux étaient incroyablement soignées. Toutes deux blondes, bien habillées...A côté d'elles, Sushi, un jeune garçon aux traits fins, pieds nus, les cheveux en broussailles et vouté tel un mendiant...Spectacle étonnant.

Le slience pesait...durait...et personne ne semblait etre décidé à le briser d'une quelconque manière...Sauf...cette chère Twilight. Qui stoppa cet échange de regard d'un simple:

Savez-vous jouer du piano?

Sushi la fixa et répondit d'un simple "oui". Nouveau silence. Sushi s'empressa alors de continuer:

Mais je préfère la guitare. Par contre, auriez vous la gentillesse de me donner votre prénom, toutes les deux?

...


[HRP: Désolé, post TRES court, long temps de réponse. Mais grosse grosse panne d'inspi...j'ai honte!^^]
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Dolly
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MessageSujet: Re: We heard the Melody ~ | Libre |   Sam 5 Juil - 20:07

R egards échangés. La demoiselle aux fleurs n’avait pas eu le temps de voir le visage de la pianiste, elle comprenait mieux le sourire si indécent de son camarade. Tant de beauté en une seule personne alluma chez Dolly cette flamme admirative qui brûle dans les yeux des enfants. Ces petits êtres purs qui en découvrant quelque chose de précieux, ne peuvent que s’émerveiller. Il y avait tant de douceur dans les traits réguliers de la jeune femme. En levant les yeux vers le regard de cette dernière, la surdouée crut voir un instant la même couleur de la mer. Cette mer qu’elle n’avait jamais vue que derrière des écrans et des affiches. Elle continua à contempler la beauté délicate de l’adulte, presque hypnotisée par tant de grâce. Elle n’avait jamais vu d’égal. Tant de fluidité dans les mouvements, même pour prendre la simple rose. Et puis, il y avait ce remerciement si discret. Quoi de plus pour faire naître en cette enfant un sentiment de confiance ?

Silencieuse. Voilà ce qui la caractérisait le mieux en cette matinée de Juin. Elle aurait pu prononcer quelques mots, quelques phrases. Mais tout restait caché dans sa petite boite intérieure. Et, étrangement, elle ne trouvait pas la clef qui l’aurait aidée à ouvrir cette cachette. Non, elle ne voulait pas l’ouvrir. De simples phrases auraient brisé l’harmonie qui régnait. Ce simple langage, si utilisé mais qui, parfois, pouvait se montrer inutile. Ou pire. Pauvre. Vide. Le langage de la jeune femme était plus chaleureux. Plus amical. Les mots peuvent être trompeurs, faux, mensongers, chimériques… Mais le langage du corps ne pouvait pas mentir. Un sourire. Un regard.

La pianiste continua à les fixer, gênant un peu la brune qui baissa ses yeux dont la couleur sombre pouvait rivaliser avec celle des ténèbres qui enlaçaient le cœur de l’orpheline. L’examen de la jeune femme n’était pas la cause de l’embarras de Dolly mais c’était plutôt sa nouveauté. Les surdoués de la Wammy’s House n’avaient besoins que de quelques instants pour retenir un visage, un sourire, un regard. Juste une seconde et l’image restait gravée dans leur immense mémoire. Par habitude, les doigts gantés de la jeune fille se baladèrent sur les pétales de soie blanche. Ils caressaient doucement l’élément essentiel d’une fleur pour se glisser à la ‘racine’ et l’arracher avec une rage lente, qui pouvait étonner. Elle laissa ensuite le pétale passer sur la paume de sa main, et à ce moment-là, Dolly ne put en lever son regard. Ce blanc si pur, si immaculé… Il ressemblait tant au teint de la jeune femme bien que celui de cette dernière soit plus coloré.

Un silence s’était mis à régner, sans être brisé. Dolly n’était ni agacée ni même intéressée par le fait qu’aucune des deux personnes présentes ne prononce un mot. Elle était si habituée à ce mutisme qu’elle aurait été étonnée voir surprise si les jeunes gens s’étaient mis à parler et à rire. Elle pensait que c’était la même chose pour eux mais elle se trompait. La pianiste se plongea une fois de plus dans sa musique. Mais cette fois, notre petite débutante reconnut immédiatement la symphonie. Elle l’avait entendue tant de fois mais elle continuait à apprécier les mêmes sons, si clairs. Leur simplicité pure et enivrante emplissait le lieu d’une sorte de sérénité calme. «Beethoven» ne faisait pas partie de ceux que la surdouée comptait comme modèles ou idoles. Ces gens-là étaient rares et ils changeaient tellement. Fidèle à sa versatilité légendaire, la demoiselle s’amusait à apprécier des héros pour les critiquer juste après.

En temps normal, elle se serait plu à briser l’admiration visible de la rousse mais ce sourire, léger étirement des lèvres de la jeune femme et ce regard si rempli de bonheur arrivaient à faire hésiter l’enfant. Pourquoi faire cesser tant de joie alors que cette émotion était si rare ? Par jalousie ? Peut-être que la demoiselle ressentait cela, au milieu du flot quotidien de pensées. Elle ne savait plus ce qu’était la joie. Parfois, une émotion proche de cette gaieté intense la prenait. Mais elle disparaît petit à petit. Sauf avec lui. Mais à quoi bon y penser ?


« Savez-vous jouer du piano ? »

Elle n’avait pas ressenti l’arrêt de la musique, et ses doigts s’arrêtèrent subitement, alors qu’ils allaient arracher le sixième pétale. Après ce court moment d’étonnement, elle prit la peine de s’intéresser à la question. Jouer du piano… Cela aurait-il aidé Mello à gagner ? Probablement pas. Plus rapide qu’elle, le cher Sushi répondit favorablement et, en appréhendant un nouveau silence, se dépêcha d’ajouter certaines informations que la surdouée jugea inutiles et posa une nouvelle question, qui glaça le regard auparavant indifférent de Dolly. L’orpheline laissa un petit sourire sans sens se balader sur ses lèvres pour répondre avec son habituel timbre. Doux. Indifférent.

-Je me permets de répondre en premier à Mademoiselle…Twilight ? Je pense que c’est votre pseudonyme, vu que vous êtes le seul professeur que je ne connais pas… encore. Pour être franche, je n’ai jamais touché à un piano, même si je pense être capable de répéter les mêmes mouvements que vous pour avoir le même résultat. Peut-être moins bon, vu qu’il me manque l’habitude et l’expérience. Mais je pense qu’avec un professeur, l’apprentissage sera plus rapide.

La demoiselle huma l’odeur délicate des roses, ferma à demi ses yeux et lança un regard étrange à la jeune femme. Il était difficile de l’interpréter. Indifférence. Douceur. Hauteur. Un mélange si brumeux qu’il était impossible de le comprendre. Dolly prit la peine d’arborer un sourire timide, laissant pencher la balance pour un regard doux et intimidé.

-J’espère que vous accepterez de m’offrir un peu de votre temps.

Le regard ténébreux de la surdouée se posa ensuite sur son camarade. Toujours aussi extravagant. Elle n’avait jamais compris comment il pouvait passer des heurs les pieds nus, à gambader dans l’orphelinat sans montrer la moindre gêne. Il restait le dos voûté comme s’il portait tous les malheurs du monde.

-Sushi, je ne vois pas en quoi mon prénom pourrait te servir, vu que je ne représente aucun danger pour toi, je me trompe ? En cinq ans, je ne pense pas avoir eu à te défier un jour…

[Ce n’est pas grave mais tu as commis une petite erreur, Dolly n’est pas blonde et Twilight non plus donc… je ne vois pas pourquoi tu as mis : ‘Toutes deux blondes, bien habillées’…]

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